Username:

Password:

Mot de passe oublié ? / Help
Se Connecter / Créer un compte

Archive for February 2016

0

Quel écran EEE au printemps 2017 ?

Alors que depuis six mois, l’administration reconnait prendre en compte la demande de changement de taille et de dimensions des écrans de contrôle en mode EEE, les contrôleurs de Bordeaux et de Brest n’ont toujours pas de réponses : Seule certitude, les étés 2016 et 2017 seront bien là et le trafic aussi.

À propos des écrans 30 pouces

Lors des évènements « des écrans noirs » à Aix-en-Provence, la DSNA a remplacé en catastrophe les écrans mage 30 pouces par de nouveaux écrans 30 pouces. Une fois la panique passée, seul le SNCTA à l’époque s’était étonné que l’on remplace en 2014 des moniteurs d’ordinateur par des standards de 2006. Pour seules réponses nous avions eu une DO qui reprochait à la DTI ne de pas lui avoir dit que l’on aurait pu changer, et la DTI qui reprochait à la DO ne de pas le lui avoir demandé. Bien que dans l’urgence on a su trouver une solution (arrêter les pannes), on n’a pas su mettre en place une réponse acceptable sur le long terme. Tous les CRNA (enfin tous sauf un, puisque le CRNA Nord aura des écrans carrés 2K×2K, « 20 pouces carrés ») voient leurs anciens écrans MAGE, remplacés par des écrans NEC aux mêmes dimensions 30 pouces, 16/10.

Or en mode EEE, apparaissent de nombreuses fenêtres et de nouvelles lignes dans l’étiquette. Pour les fenêtres, on les dépose où on peut dans l’image radar, quant aux lignes, la DTI a validé une taille de police 11 au lieu de la taille de police 12. Hélas, c’était sans se rappeler que lors du déploiement de MAGE en 2007, on était passé d’une taille de police 11 à 12, à l’issue des « UOP MAGE » faites en centres de contrôle. Les informations dans l’étiquette étant trop petites. C’était sans se rappeler aussi de deux études de la DTI/SDER de 2005 et 2007 qui analysaient les écrans 30 pouces et les meubles ODS. Dans ces deux études, très critiques, il est explicité que l’ergonomie du meubles ODS n’est pas bonne (écran radar trop haut), et que l’écran 30 pouces est trop petit !

Ce qui est prévu en 2016…

Pour la mise en service de EEE : Depuis bientôt deux ans, le SNCTA relaie la demande des contrôleurs de disposer d’un écran adapté pour passer sous EEE. Malgré un décalage de la MESO fin 2016, non pas pour attendre l’inc. 4.0 comme peut l’écrire une OS de la DTI, mais tout simplement parce que le service technique n’était pas prêt, suite aux conséquences du mouvement social de la filière technique qui dure depuis juin 2015, nous savons que les contrôleurs n’aurons pas mieux qu’un écran 30 pouces pour le big-bang en novembre 2016.

… Pour préparer 2017

À l’automne 2015, les demandes du SNCTA appuyées par la totalité des chefs d’équipes EEE de bordeaux ont été reprises par le centre et voté à l’unanimité des syndicats au CT local. La DSNA a lancé une réflexion DO-DTI pour pouvoir saisir l’opportunité de trouver des écrans plus grands en travaillant avec les centres de contrôle de Brest et Bordeaux.

Cependant, fin janvier le directeur de programme EEE est venu à bordeaux pour annoncer un planning de remplacement des écrans MAGE. Hélas, dans sa mallette, en plus des retards de l’inc. 4.0, il y avait plus de questions que de réponses, au bout de deux ans de demandes des contrôleurs, Il propose :

  • qu’un écran 36 pouces soit mis en démonstration (en mode vidéo) au CRNA avant juin 2016 ;
  • qu’à l’automne 2016 une étude IHM soit faite pour choisir entre deux écrans.

Sans savoir à quel moment cet écran serait mis en service, cette décision relevant du niveau du CODIR (comité de direction) DSNA de début mars 2016.

De charybde en Scylla !

Oui, mais ce que le chef de programme ne nous a pas dit en janvier dernier, et que la DTI sait depuis plusieurs mois : l’écran 36 pouces n’existe plus sur le marché !

Donc, nous attendons de voir quelle voie va choisir le DSNA :

  • étudier un écran 42 pouces, si tant est que le meuble ODS soit encore adaptable, que ODS soit assez moderne pour utiliser une IHM 4K×2K et que l’offre industrielle convienne ;
  • nous laisser avec un écran réputé trop petit depuis 2007 en 30 pouces ? avec les conséquences à craindre sur la sécurité donc la capacité, sachant que d’autres informations tels les paramètres avions descendant seront probablement un jour rajoutées dans l’étiquette ; ou alors
  • pourquoi ne pas nous surprendre en allant explorer une nouvelle proposition : un écran carré de 20 pouces de côté et un écran adjacent, si tant est que l’écran 20 pouces soit encore produit dans 3 ou 5 ans et que le meuble ODS soit assez grand ?

Le SNCTA s’émeut que la DSNA lance un GT écran en 2016, alors que la problématique est connue depuis 2007.Le SNCTA ne comprend pas que la DTI vienne proposer des écrans qui n’existent plus et des études repoussées aux calendes grecques,

Le SNCTA n’acceptera pas un chantage entre un écran adapté ou une version débuguée, il demandera au CRNA et à la DO de tout mettre en œuvre pour ne pas avoir à choisir.

Le SNCTA se demande si l’histoire des écrans EEE ne se terminera pas comme l’histoire des souris EEE, où le service technique du CRNA SO a dû, en collaboration avec le service exploitation, acquérir sur le marché et mettre en service des souris que la DTI ne savait pas trouver.

Un seul calendrier est connu, celui de l’été 2017.

SL LFBB ACC Ecran EEEmars2016 (0.7 MiB)

0

Flash Info — La Commission européenne ou le syndrome du pompier pyromane !

Flamme

Dans un avis publié au Journal officiel du 15 janvier 2016, le conseil économique et social européen, s’émeut des risques de dumping social dans le domaine de l’aviation civile et des risques potentiels sur la sécurité.

Pourtant, l’action de la Commission européenne a toujours pour objectif de supprimer tout cadre protecteur et toute notion de « travail décent » pour les travailleurs.

Aujourd’hui, les salariés des compagnies aériennes sont particulièrement exposés à cette logique d’exploitation sans limite dont profitent certains patrons voyous.

Le SNCTA condamne fermement cette politique, conséquence de lobbies ultra-libéraux.

En 2014, avec le soutien des contrôleurs, il a su s’opposer à la baisse dogmatique des coûts exigée par la Commission et son plan de performance RP2.

En coordination avec ses homologues de l’ATCEUC* et du MARC**, le SNCTA continuera à combattre toute initiative ayant pour objectif de voir ces pratiques appliquées au contrôle aérien européen.

Si la Commission européenne veut vraiment éviter les risques de dumping social, qu’elle le prouve : qu’elle traite enfin de questions sociales y compris dans le domaine du contrôle aérien !

**  ATCEUC : Air Traffic Controllers European Unions Coordination

**  MARC : Coordination des syndicats de contrôleurs du FABEC

Flash Info — La Commission européenne ou le syndrome du pompier pyromane ! (2.6 MiB)

0

Lancement sans concertation, sans négociation des formations d'évaluateurs

La note d’appel à candidature pour les formations des évaluateurs en compétences linguistiques (ECL) vient d’être publiée à Aix. Si nous déplorons le manque d’anticipation et les méthodes de nos dirigeants, nous appelons les contrôleurs à se porter candidats pour ces formations. Nous ne laisserons personne d’autre que des contrôleurs évaluer nos compétences et nous veillerons à ce qu’aucune évaluation ne se déroule sans que le statut des évaluateurs, en cours de négociation, ne réponde à nos exigences.

lancement des formations évaluateurs (5.2 MiB)

0

Flash Info — Améliorer la conduite des projets en intégrant mieux l’expertise des contrôleurs

Boussole point vers « Expert »

La place centrale des contrôleurs : la principale mission de la DGAC est de rendre les services de la circulation aérienne. Donner aux contrôleurs les meilleures conditions techniques possibles doit donc être une priorité. Les projets techniques doivent répondre à leurs besoins. Les projets « espace » doivent avoir un sens opérationnel.

La gestion des grands programmes en question : trop de projets sont menés en faisant un appel insuffisant ou tardif à l’expertise des contrôleurs. Trop de directions travaillent à l’évolution de leur cadre de travail sans vraiment le connaître. Par conséquent, l’apport des contrôleurs est souvent secondaire, parfois symbolique, quelques fois inexistant… Leurs avis ne sont pas suffisamment suivis ! Comment s’étonner ensuite de l’inadéquation entre les aspects opérationnels et les résultats ? Comment s’étonner des reports ou des rejets ?

Une expertise contrôle qui ne doit pas se limiter à la DO : la DTI doit ouvrir d’avantage ses portes aux contrôleurs, mieux les reconnaître et plus les impliquer dans les processus de décision. À la DSAC ou à la DTA, les échanges avec les contrôleurs doivent être plus nombreux, voire systématisés.

La question du statut : certains des contrôleurs travaillant sur les projets 4-Flight et SysAT n’en ont pas (par exemple, le détachement n’existe pas en groupe D ou E). Le SNCTA défend un statut de contrôleur expert parfaitement adapté à ces missions ! Il doit permettre aux contrôleurs d’accompagner dans la durée un projet tout en exerçant leurs qualifications.

Pour le SNCTA, le recours à l’expertise des contrôleurs doit être systématique dans la conduite des projets ATM. Il en va de la capacité de la DGAC à les mener à terme. Cette expertise devra être reconnue par une accélération de carrière ou des emplois fonctionnels.

Flash Info — Améliorer la conduite des projets en intégrant mieux l’expertise des contrôleurs (1.3 MiB)

0

À la dérive...

« S’agit-il d’un manque de vision ? D’un manque de confiance envers les contrôleurs ?
— Les deux mon capitaine ! »
Le dernier CT local a fini d’acter la vision à court terme d’une administration rémoise, incapable d’anticiper sereinement la préparation de l’été prochain.

Reims dans l’incertitude

Depuis juillet 2015, la date de fin de la phase 1 de l’expé (le 31 mars 2016) est connue de tous. Devait lui succéder une phase 2, négociée, à partir du 1er avril. C’était sans compter sur l’encadrement central, préoccupé à temporiser les négociations. Le protocole piétine : la marge de négociation de la DSNA fait pour le moment pâle figure comparée à ses ambitions démesurées.

Reims se retrouve tributaire du national, en attente d’une décision qui tarde, pour lui permettre d’appliquer les outils de gestion qui ont su faire leurs preuves l’été dernier. Rappelons à notre encadrement que sans protocole, il n’y aura pas d’expé !

43 jours et 43 nuits

Dans ce contexte, il devenait urgent de prévoir le minimum vital pour permettre aux agents de s’organiser les six prochains mois, et de répondre aux questions incontournables pour gérer son équipe : Quand débute la période de charge ? Quels seront les droits à congés ? Peine perdue !

Le chef de centre proposait un ordre du jour bien modeste portant principalement sur la période du 1er avril au 13 mai. 43 tout-petits jours, à peine croyable !

Dans un contexte d’une phase 2 non négociée, il était hors de question pour le SNCTA de répondre favorablement à une administration locale qui souhaitait maintenir un fonctionnement pourtant proche : aucune vacation complémentaire certes, mais un dépôt de congé pérennisé à un mois et la mise en place d’un système bâti sur des créneaux de recyclages dirigés, à pourvoir 1 mois et demi avant ! Plus d’une centaine de créneaux étaient demandés pour une gestion performante de l’effectif rémois.

Dans ces conditions, le SNCTA n’a pas vocation à offrir une souplesse RH visant toujours plus de performance sans contrepartie. Son rôle est de garantir aux agents la sécurité, rien que la sécurité. L’objectif de réduction des délais auxquelles l’administration est comptable envers Bruxelles ne fait pas partie de notre cahier des charges.

Fidèle à ses valeurs, le SNCTA a pourtant fait œuvre de conciliation en proposant un système non contraignant permettant d’assurer strictement la sécurité. Il aurait permis aux agents détachés de postuler volontairement sur des créneaux spécifiques n’ouvrant pas droit à congés, mais permettant en retour à ces agents de bénéficier de 3 HA, dans l’attente de la définition de la prochaine phase. Compte tenu du délai très court, il s’agissait de la seule alternative crédible, et l’administration a un temps semblé prête à franchir le pas.

Cependant, un ultime arbitrage voulait rendre contraignant le nombre de recyclages « volontaires » à pourvoir : l’administration n’était pas prête à accorder sa confiance aux agents. La nouvelle mouture devenait inacceptable. L’encadrement porte seul la responsabilité du retour en arrière.

Vac comp 2 – le retour

La non-décision du CT entraîne donc le retour de l’ancien régime, qui revient de plein droit. Le dépôt de congés repasse à 15 jours… et les vacations complémentaires refont surface !

Qu’on ne s’y trompe pas, il s’agit là d’une sérieuse entaille dans la démarche concertée qui devait s’annoncer pour mettre en place une nouvelle phase d’expérimentation cet été ! Le SNCTA sera extrêmement vigilant quant au nombre de vacations complémentaires imposées à la salle.

Et après ?

Les sujets de mécontentements s’amoncèlent pour les contrôleurs ! Un cadre réglementaire toujours plus contraignant au niveau européen appliqué avec un zèle déconcertant par l’administration : le passage en force du registre des heures de contrôle sectorisées en CT DO ; la parution de la note de service des évaluateurs linguistiques ; des outils de plus en plus dépassés et moqués par les prestataires étrangers 1 ; un trafic en augmentation constante, été comme hiver ; des incertitudes sur les conditions de travail… L’équation devient de plus en plus insoluble pour l’administration tant la colère gronde !

Le SNCTA ne se laissera pas dicter son agenda dans la précipitation et l’urgence ! Si la mise en place de l’été 2016 n’est pas négociée et actée avant le mois de mai, en attendant, le SNCTA appellera à la mise en place des mesures de protection drastiques essentielles à la sécurité et à la sérénité en salle, en dehors de toute considération de performance. L’occasion pour Reims de ravir peut-être le titre de champion d’Europe des délais, remis en jeu cet été.

▶ Pour que les agents et leurs équipes puissent un minimum s’organiser, le SNCTA exige que la période de charge ainsi que les droits à congés soient définis dans les plus brefs délais jusqu’au mois d’octobre inclus.

 Enaire : ATC magazine, hiver 2015.

LFEE_CDA_A_LA_DERIVE (0.6 MiB)

0

Flash Info — Protocole : Une V0 sans cadrage ni ébauche de contreparties sociales !

Funanbule sur un trait de crayon

Près de dix mois après la première annonce de l’ouverture des négociations protocolaires et seulement six semaines avant la date prévue d’une éventuelle signature, la V0 du protocole a été présentée aux organisations syndicales. Faute d’arbitrage en réunion interministérielle, aucune contrepartie sociale ne figure dans ce document qui, par conséquent, se limite à une liste de contraintes pesant sur les personnels et plus particulièrement sur les contrôleurs exposés à un « contexte en forte évolution » :

  • augmentations du trafic et de sa variabilité saisonnière, hebdomadaire ou quotidienne ;
  • baisse des effectifs des contrôleurs ;
  • objectifs européens de performance (économique et capacité notamment) contraignants pour la DSNA menacée de pénalités financières ;
  • nouveau cadre règlementaire européen sur la gestion des compétences des contrôleurs (mise en place d’évaluations de compétences pratique et linguistique tous les trois ans) ;
  • transformation des contrôleurs aux nouveaux outils.

Un accord gagnant-gagnant est toujours possible mais il ne tient qu’à un fil… Conscient des problématiques et des enjeux, le SNCTA a, jusqu’ici, accepté de travailler les volets techniques de ces négociations. Ce travail n’est pas abouti et se heurte notamment à l’absence de négociations sur de justes contreparties sociales.

Si la DGAC souhaite améliorer la performance du contrôle aérien dès cet été, les contrôleurs ont, quant à eux, des attentes sociales fortes ! Les pouvoirs publics doivent maintenant apporter des réponses concrètes et démontrer leur volonté d’aboutir à un vrai accord social !

Flash Info — Protocole : Une V0 sans cadrage ni ébauche de contreparties sociales ! (0.7 MiB)

0

GS 32 heures

Groupe de personnes – ombres colorées

Ressources disponibles

Après le GT Effectif du 19 janvier, pour les ICNA, il reste à affecter pour les deux GS 32 heures de l’année : 8 élèves des promotions 14A et 14B (sur les 62 élèves, 4 postes sont réservés en cas de redoublements éventuels), ainsi que 9 EP / SP et 2 emplois réservés (L. 4139-2).

Pour les TSEEAC, il y a 7 postes de contrôle, qui seront proposés aux élèves de la promotion 13B, et 2 emplois réser­vés (L. 4139-3).

Reprises d’approches

Deux décisions sont en courte finale, pour La Rochelle et Rodez. Un CT DO devrait avoir lieu en mars. L’administra­tion devrait ouvrir deux postes en AVE TSEEAC dans chacun des organismes pour initier le mouvement et être dans de bonnes conditions au moment du transfert.

Révisions de BO

Les études ont été validées au CT DO du 13 novembre 2016, les BO d’Albert-Bray (0), Figari (+2), Merville (−4), Nîmes (+3), Martinique (−7) et Tahiti (−8) ont été revus.

Sont à l’étude et devraient être présentés en CT DO avant l’été 2016 : Meaux, Clermont-Ferrand, Metz-Nancy-Lorraine, Saint-Denis, Cannes, Rodez et La Rochelle ; puis devraient suivre : Agen, Saint-Étienne et Pointe-à-Pitre.

L’analyse sur les groupes A à C sera poursuivie et égale­ment présentée avant l’été 2016.

Fermetures des aérodromes TSEEAC

Sont désormais fermés conformément au protocole : Angoulême, Calais, Cherbourg, Habsheim, Lannion, Le Mans, Valence et Vannes ; il reste Le Havre, dont la fermeture est prévue le 27 juin, et Angers qui devrait fermer après l’été.

Répartition AVE / ÉNAC pour les ICNA

Alors que le SNCTA, suivi par la CGT, demande que les terrains attractifs soient destinataires exclusivement d’AVE, l’administration, toujours aidée en cela par les propositions de l’UNSA, réussit à imposer des sorties ÉNAC à Toulouse et Montpellier.

CDA n° 749 — GS 32 heures (0.5 MiB)


Read more

2

Remote tower : « on ne désinvente pas une invention »

Engrenages

Dans plusieurs pays, dont la France, un nouveau concept émerge : celui des « tours déportées », ou « remote towers ». L’administration a mis la question à l’ordre du jour du protocole. Le SNCTA présente donc ici aux contrôleurs l’essentiel de ce qui concerne cette nouvelle technologie.

La genèse

Une remote tower est une tour de contrôle déportée : des caméras filment une plateforme, et l’image est présentée aux contrôleurs sur des écrans, dans une salle qui peut être implantée ailleurs. La salle peut donc, depuis un ou plusieurs postes de travail, présenter un ou plusieurs aérodromes.

Historiquement, le concept de remotely operated towers a été initié et financé par la Commission européenne en 2006. L’objectif recherché était de pouvoir maintenir la viabilité économique des services du contrôle sur des aéroports à très faible trafic.

Le premier cas d’application pratique envisagé était un aéroport n’ayant qu’une ou deux rotations quotidiennes dans le nord de la Suède.

Ce système avait aussi pour but d’y résoudre un problème de ressources humaines, puisque les candidats ne se bousculaient pas pour aller y travailler.

La Suède a donc fait office de pionnier dans ce domaine. Elle fut bientôt rejointe par l’Allemagne, qui explore notamment les aspects cognitifs du concept sur les contrôleurs.

Aujourd’hui, plusieurs industriels qui développent des outils de contrôle aérien ont mis en place des dispositifs de remote tower. Certains de ces équipementiers sont d’ailleurs parallèlement candidats pour l’appel d’offre SYSAT (qui n’est cependant pas concerné par le concept remote).
Read more

0

CT du 19 janvier : Big bang au CRNA SO

Data link, étape 5 : le casque bleu indique un échec

Le big bang, ce n’est pas seulement le nom de la détonation entendue en salle de contrôle de bordeaux à l’annonce des 8 arrivées prévues du GT effectifs, c’est aussi le choix fait par la salle de contrôle pour basculer opérationnellement en une journée vers EEE en novembre 2016. À l’occasion de ce CT, entre autres étaient abordés la rotation des chefs de salle, et le plan d’action du CRNA SO pour 2016.

Nouvelle stratégie pour EEE

En décembre dernier, la décision a été prise de repousser à l’automne 2016 la mise en service d’ERATO. Lors de ce CT local, nous devions valider de nouveaux plannings de mise en service et de formation pour les contrôleurs. Pour le SNCTA, il fallait saisir cette opportunité pour que la mise en service se fasse en fonction des contraintes opérationnelles de la salle de contrôle, des chefs de salle et des contrôleurs. La DTI, le programme et le service technique avaient jusque-là imposé leurs contraintes, désormais, la salle de contrôle n’est plus une variable d’ajustement.

1er principe : Big bang

La veille du basculement, la salle de contrôle fonctionne à 100 % en mode papier. Le matin suivant le basculement, la salle de contrôle fonctionnera à 100 % sous EEE. Cette méthode permettra une gestion opérationnelle plus homogène et plus robuste de la salle de contrôle :

  • tous les contrôleurs sur le tour de service seront « EEE » et gérés de la même manière ;
  • les contraintes sur le trafic pour assurer la sécurité seront homogènes sur tout le centre ;
  • l’expérience des contrôleurs sur EEE sera comparable au fil des semaines qui suivront le big bang ;
  • la période de transition sera donc réduite de 6 semaines à 6 heures !

2e principe : réussir la transformation des contrôleurs

Pour que toute la salle bascule le même jour, il est nécessaire que tout le monde soit prêt ce jour-là. Pour s’assurer que les contrôleurs seront prêts mi-novembre, la fin de formation a été visée à la fin du printemps. Ensuite des séances de révision auront lieu à l’automne. De plus, pour permettre de disposer de créneaux de formation complémentaires, un secteur de simulateur sera disponible à la demande du lundi au vendredi au printemps et à l’automne jusqu’après la mise en service.

Les nouvelles séances de formation sont :

  • bloc 5 : (février-mars 2016) comme prévu en décembre 2015 ;
  • bloc 6 : du 25 avril au 10 juin 2016, dernier bloc « dit de » formation
    • formation en « one to one » avec un IEEE,
    • demi-journée en dehors des jours de service de son équipe,
    • séances de réels pour les détachés EEE uniquement sous forme d’évaluations opérationnelles ;
  • maintien de compétences pratiques : 5 septembre au 19 octobre 2016, une journée en veille de cycle pour maintenir les acquis sur EEE obtenus jusque-là ;
  • séances de « refresh » après toussaint et jusqu’à la mise en service, sous forme de simuls les jours qui précèdent le passage en opérationnel.

Ce nouveau planning vise à réduire les contraintes lourdes qui ont pesé sur le tour de service des équipes depuis deux ans. Il cherche aussi à maintenir un minimum de pratique pour conserver l’autonomie sur le nouvel outil. Enfin, durant la mise en place de ce nouveau dispositif, chaque contrôleur aura l’opportunité d’adapter son volume de formation à ses besoins si toutefois il en exprimait le souhait. Pour le SNCTA, le déploiement de EEE ne peut se faire que si la salle de contrôle est unie et sereine. C’est le principe qui a guidé cette nouvelle stratégie.

Des avancées concrètes

Ce CT a aussi acté quelques revendications concrètes du SNCTA :

  • un report de la validité des récupérations obtenue pendant la transformation EEE à avril 2018 ;
  • des quotas de présents ramenés à 12 (éq. à 19) pendant les vacances de pâques ;
  • la formation ISP effectuée pour tous les contrôleurs sous forme d’un briefing adapté de 2 h.

À propos de EEE, toujours

Contrairement au calendrier de formation au service exploitation, le calendrier technique est moins serein. La date cible de mise en service technique de EEE vient de glisser de l’hiver 2016 à la mi-mai 2016. La livraison de l’inc. 4.0 vient de glisser du printemps 2016 à après l’été 2016 et l’inc. 4.1, dont le volume n’est pas encore tout à fait validé vient de glisser de début 2017 à mi 2017 ou plus…

Rotation CDS sous surveillance

Une fois de plus, nous avons alerté le service de la tendance à la baisse du nombre de candidatures à la fonction CDS. Fait nouveau, ce ralentissement se couple à une volonté d’un certain nombre de CDS de ne pas prolonger leur mandat CDS.

Conjointement, le vivier de PC non IC nominables CDS, cible principale des nominations, a fondu ces 12 derniers mois. C’est pourquoi nous observerons de près la commission locale du 3 mars 2016. Considérant ce contexte très particulier, nous étudierons la nécessité d’une évolution de la rotation. Toute évolution devra conserver une priorité à la population non IC tout en permettant un accès équilibré aux autres populations.

Nous rappelons cependant aux éventuels candidats IC que si le nombre de candidatures PC non IC est insuffisant, ces postes seront offerts aux candidats PC IC en plus des quotas fixés.

CDS : une fonction à reconnaitre, sécuriser et valoriser

Le CDS est la pierre angulaire de trois édifices cruciaux pour la navigation aérienne : les outils techniques, la gestion des flux de trafic et la gestion opérationnelle de la salle de contrôle. Toute fragilité au niveau des CDS met en péril le système global sur lequel repose la sécurité. Localement, le SNCTA a œuvré entre autre pour bâtir un big bang de EEE (avec tout le rétro-planning qui en découle), simplifiant grandement la gestion de la salle par les CDS pendant la délicate transition papier-EEE. Nationalement, nous défendons une valorisation de la fonction CDS à la hauteur de leurs responsabilités. En cette période de négociation protocolaire, notre administration centrale serait bien inspirée de prendre la pleine mesure des problématiques des CDS et de tout mettre en œuvre pour sécuriser leur fonction d’encadrement opérationnel.

L’année ne fait que commencer…

Lors de ce CT, le plan d’actions 2016 DSNA et CRNA SO nous a été présenté. Force est de constater que les priorités de l’administration ne sont pas que opérationnelles. Des contraintes réglementaires vont s’imposer à nous concernant la formation continue et le niveau linguistique, des contraintes de l’EASA via la DSAC vont aussi apparaître concernant le registre des heures. Pour la section locale, SEULE une négociation nationale dans le cadre du protocole pourra amener des solutions satisfaisantes.

Après une année 2015 compliquée au niveau local notamment à cause des atermoiements sur le programme EEE, l’année 2016 s’ouvre pleine de promesses. La salle de contrôle redevient le cœur de la mise en service opérationnelle de EEE. Mais de nombreux chantiers sont attendus : nouveau registre des heures, nouvelles évaluations linguistique et pratique, définition d’un nouvel écran de contrôle, mise en service de RL5/P4…

Malheureusement, l’administration centrale et les pouvoirs publics n’entendent pas les contrôleurs bordelais. Les conclusions de la foire aux bestiaux du GT effectifs sont un clou supplémentaire sur le cercueil de la DSNA. Le coup de semonce du mouvement du 26 janvier doit interpeller nos dirigeants. Faute de quoi, nous rentrerions dans une ère trouble et incontrôlable.

LFBB 2016-01-19 CT Local (0.6 MiB)

0

EEE : Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup !

Le directeur de programme est venu à la rencontre des OS Bordelaises. Le SNCTA des représentants des sections bordelaise et brestoise) était bien évidemment présent pour cette réunion qui promettait d’être importante, mais qui nous a laissé sur notre faim.

Si quelques annonces satisfaisantes ont pu être faites, il subsiste de trop nombreuses incertitudes.

débuggages à Brest : work in progress

La DTI se félicite de réagir avec rapidité pour corriger les dysfonctionnements qu’elle n’avait pas vu venir.

Version EEE 3.2.3 et STPV V29.2.1 prévues fin février à LFRR pour corriger les bogues les plus importants. En espérant que ces nouvelles versions ne soient pas boguées à leur tour…

Incréments 4.0 et 4.1 : stop à la dérive SVP !

Suite aux nombreux dysfonctionnements découverts à la MESO (mise en service opérationnel) de LFRR, les incréments dérivent. La 4.0 vient donc de glisser à septembre 2016 (livraison centre pour validation), la 4.1 au printemps 2017. Enfin, pour le moment…

Écrans

Concernant les problématiques d’ergonomie, le SNCTA se félicite que cette demande, encore récemment considérée comme un caprice, soit enfin perçue comme un réel besoin.

Afin de répondre aux nombreux retours des contrôleurs sur la persistance d’une gêne visuelle sur les écrans actuels, seront testés à Brest :

  • la possibilité de régler les écrans individuellement (luminosité et contraste) comme c’est le cas sur les écrans BARCO. Mise en service prévu pour avril 2016 ;
  • le retour à une police de 12. Testé avant l’été 2016 ; si les retours sont positifs, le SNCTA exige une mise en service fin juin, dernier délai.

Concernant la taille des écrans, la DTI acte enfin le principe d’une expérimentation dans les mois à venir avec un écran de plus grande taille et de meilleure définition (type 36″ 2K4K présenté au salon de Madrid). Cette étude, menée dans les deux centres, impliquera le plus grand nombre de contrôleurs possible.

Malheureusement, à ce jour, le chef de programme se trouve dans l’incapacité de décliner un calendrier de déploiement final. Celui-ci devra être fixé lors du CODIR ATM national du 1er mars 2016.

Le chef de programme, lors de sa prochaine visite à qu’il nous promet courant mars, devra donc cette fois-ci apporter plus de réponses que de questionnements.L’objectif clair est de clôturer ce dossier avant l’été 2017.

Les sections locales du SNCTA Bretonne et Bordelaise parlent d’une et une seule voix. Nous refusons toute logique de mise en concurrence entre les besoins exprimés, légitimes, raisonnables et connus depuis longtemps. C’est à l’administration de se donner les moyens d’y répondre en respectant les délais.

CDABrestBordeaux01022016 (0.2 MiB)