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Archive for April 2016

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Communiqué du comité national

Comité national

L’été aéronautique débute par une forte croissance du trafic et les délais explosent. Ceci confirme la nécessité et l’urgence de négocier et de mettre en œuvre des expérimentations de l’organisation du travail dans certains centres. Le comité national partage l’impatience grandissante des contrôleurs, qui ont besoin de sécurité et de sérénité face à la pression du trafic, et dénonce la lenteur des négociations sociales en cours qui met en péril toute évolution satisfaisante pour cet été.

Au-delà de l’organisation du travail, d’autres sujets de court et de long termes doivent être rapidement traités :

  • gestion des effectifs et politique de recrutement des années à venir ;
  • évolution du règlement licence (registre des heures de contrôle et évaluations des compétences pratiques et linguistiques) ;
  • modernisation des systèmes techniques ;
  • expertise contrôle ;
  • simplification éventuelle du régime indemnitaire ;
  • question des retraites…

Par conséquent, le comité national enjoint au Gouvernement d’achever dans les plus brefs délais son cycle de négociation avec la DGAC afin que celle-ci soit en mesure de présenter au plus vite une version du protocole contenant enfin un volet social valorisant la performance croissante des contrôleurs, les contraintes qu’ils subissent et les efforts qu’ils sont prêts à consentir.

Dans le cas contraire, le comité national donne mandat au bureau national pour mobiliser la profession.

Adopté à l’unanimité

Communiqué du comité national (0.1 MiB)

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Lettre ouverte au directeur général de l'aviation civile

Logo CGT, UNSA, CFDT, FO et SNCTA

Face à l’absence de réponse des pouvoirs publics sur la problématique des recrutements, l’ensemble des organisations syndicales de la DGAC demandent la convocation d’un CT DGAC exceptionnel traitant de ce sujet dans le cadre des négociations protocolaires en cours.

Lettre ouverte au directeur général de l'aviation civile (0.4 MiB)

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Négocier c'est bien, agir c'est mieux

Table de réunion avec personnes autour

Alors que la préparation de l’été 2016 devrait être bouclée depuis des mois, les négociations protocolaires se poursuivent et l’administration locale ne sait toujours pas comment les contrôleurs Rémois vont pouvoir faire face à l’été qui approche et à la forte augmentation du trafic encore prévue cette année.

Bilan Expé 2015

Mardi 19 avril se tenait la 2e réunion du comité de suivi censée faire le bilan de l’expérimentation 2015. Ne tergiversons pas, les résultats sont bons. En terme de sécurité, depuis la mise en place, les dépassements d’UCESO ont disparu. Les délais RH ont quant à eux baissé de 42,25 % lors de la phase d’implémentation des JE et de 15,63 % sur l’ensemble de la période expérimentale.

Le CRNA-Est a ainsi vu, au cours de cette expérimentation, ses délais globaux (hors MTO, grève) baisser de 8,85 % alors que dans le même temps, l’augmentation du trafic faisait exploser les délais de nos voisins. Nous tenions à féliciter, une fois de plus, la cellule FMP du CRNA-Est qui a, par son efficacité et son avant-gardisme, participé activement à l’obtention de ces très bons résultats. La section tient à rappeler qu’une telle réorganisation du travail devait avant tout permettre aux contrôleurs Rémois de faire face au trafic estival en toute sécurité.

Le but principal du SNCTA est donc atteint, cette réorganisation ayant empêché tout dépassement d’UCESO. Elle a aussi permis de limiter drastiquement les occurrences et la durée où l’offre UCESO=UCESA, offrant une plus grande sérénité en salle.

Résultats des questionnaires

Pour rappel, cette étude visait à comparer la qualité de vie au travail et en dehors, ainsi que la fatigue ressentie dans le cadre de l’expérimentation en comparant les données de l’été et de l’automne 2014 ainsi que l’été 2015.

Sur les 271 ICNA du CRNA-Est, 57 ont eu le courage de le compléter jusqu’au bout. Ce pourcentage peut paraître modeste (21 %). Il a pourtant été jugé valide par les chercheuses du CNRS car la représentativité de l’échantillon des participants est conforme à la population globale rémoise. Les résultats du pré-rapport nous ont été rapidement présentés par le chef de centre en attente d’une synthèse globale du document qui sera plus largement diffusée.

D’après ces premiers résultats il semblerait que l’expérimentation ait eu un impact significatif sur la qualité de vie au travail de par la baisse de la charge de travail en salle de contrôle ainsi que de la fatigue ressentie en fin de vacation. Les résultats concernant la qualité de vie hors travail sont quant à eux plus nuancés avec des améliorations ou dégradations selon la vacation envisagée.

Compte tenu de la mise en place d’une 7e vacation, ces résultats semblent montrer que dans le cas de l’expérimentation rémoise, l’impact de l’ajout de ce 7e jour dans le cycle a pu être en partie compensé par la baisse de tension dans le reste du cycle.

Les négociations protocolaires

Alors qu’au niveau local, on se félicite de la réussite de l’expérimentation 2015 et de la sérénité retrouvée au CRNA-Est l’été dernier, les contrôleurs Rémois ne peuvent que s’indigner devant les lenteurs du processus protocolaire. La V1 du protocole censée préciser entre autre les grandes lignes du cadre expérimental et le volet social associé est annoncée depuis des mois mais tarde à venir.

Le CT initialement prévu le 27 avril a déjà été repoussé au 11 mai. Pendant ce temps là, le trafic remonte et les prémisses de ce que donnera notre futur été se font déjà sentir sur les secteurs depuis le mois de mars. Les prévisions de trafic ne sont d’ailleurs pas particulièrement rassurantes, le flux South-West axis étant prévu d’augmenter de 6,3 % en 2016. Les négociations protocolaires ont beau avancer, la section locale du SNCTA doute qu’en haut lieu, on prenne réellement conscience de l’urgence opérationnelle Rémoise. C’est inacceptable !

L’administration patine, tergiverse et les contrôleurs Rémois se demandent toujours quel va être le droit à congé cet été. Vont-ils devoir faire des JE ? Si oui à partir de quand ? Pour combien de temps ? Quel sera le volet social assujetti à cette nouvelle étape expérimentale ?

Ces questions ne peuvent rester éternellement sans réponses : les négociations protocolaires doivent rapidement se conclure afin qu’un éventuel accord puisse être trouvé en CT local. Sinon les rémois devront passer un été avec trop peu d’UCESO pour faire face au trafic estival, rendant les effets de bord des inévitables régulations difficilement maîtrisables et potentiellement dangereux.

Expé 2016 : À quoi s’attendre

Ne connaissant toujours pas quelle sera la boite à outil et la valorisation qui sera associée à une éventuelle mise en place, il nous est malheureusement difficile de rentrer dans les détails. Le bureau de section travaille depuis des mois sur divers tours de service permettant de faire face aux différentes conclusions des négociations protocolaires et à l’augmentation constante du trafic.

Lors des précédentes réunions de section, les grands axes de ce travail avaient été abordés. Vendredi dernier lors de la dernière réunion, ces TDS ont pu être présentés aux adhérents. Le bureau de section est resté dans la continuité du travail engagé l’année dernière tout en intégrant les attentes remontées par les chefs d’équipe lors des 2 réunions du comité de suivi. Pourtant si on veut qu’un tel changement se passe dans la sérénité et que les phases de transition soient acceptables, les Rémois ne peuvent pas attendre plus longtemps avant de se préparer.

L’administration doit comprendre qu’il ne suffit pas de vouloir mettre en place un nouveau TDS pour faire disparaître les contraintes engendrées par la mise en place d’un 7e jour dans le cycle et ce, durant la période la plus chargée de l’année. C’est pour cette raison que le SNCTA engage vivement les équipes à se préparer dès à présent à la mise en place d’une éventuelle expérimentation qui verrait inévitablement le retour des JE.

Comme nous l’annoncions dès le mois d’octobre dernier, l’administration, même si elle semble vouloir poursuivre les expérimentations à Reims, va finir par louper le créneau estival de par son manque de conviction, ses tergiversations et son manque d’anticipation.

CETTE SITUATION EST INACCEPTABLE !

Nous ne patienterons pas plus longtemps, messieurs, il est temps d’agir !

LFEE_CDA_NEGOCIER_C’EST_BIEN_AGIR_C’EST_MIEUX (0.4 MiB)

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Flash Info — Tentative de casse sociale du contrôle aérien en Belgique : inadmissible !

Œil à l'iris drapeau belge avec une larme de sang

Une direction qui profite du contexte terrible et de la complicité d’un syndicat qui ne représente pas les contrôleurs pour dégrader leurs conditions de départ à la retraite. Aux pannes à répétions d’outils de contrôle vieillissants et à la baisse des effectifs s’ajoutent donc la trahison et la volonté de casse sociale !

Des contrôleurs choqués et désemparés qui craquent et sont jetés en pâture aux médias sur la base d’une campagne de dénigrement orchestrée.

Des contrôleurs qu’on méprise, qu’on ne respecte pas, qui ne sont qu’un coût qu’il faut réduire sans fin, un élastique sur lequel les compagnies aériennes et la Commission européenne tirent sans scrupule jusqu’à ce qu’il casse.

Le SNCTA, en coordination avec ses homologues de l’ATCEUC, a déjà entrepris un certain nombre d’actions de soutien à nos collègues belges et à leur organisation majoritaire (BGATC et ACV Transcom, membres de l’ATCEUC). Il invite tous les contrôleurs à leur adresser un message de soutien.

Le SNCTA apporte son soutien sans réserve aux contrôleurs aériens belges et plus largement aux contrôleurs européens qui font face à la même adversité, résultante de la stratégie comptable sans limite et sans issue de la commission européenne.

Flash Info — Tentative de casse sociale du contrôle aérien en Belgique : inadmissible ! (1.2 MiB)

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Le devoir d’agilité, la nécessité d’expertise

Engrenages

La stratégie technique de la DSNA est un enjeu crucial pour les contrôleurs aériens. Les errances des quinze dernières années sont la cause d’un retard technologique considérable. La réunion du 6 avril du groupe de suivi permanent de la stratégie technique (GSPST) semble confirmer une amélioration de la gestion des programmes de modernisation. Pour le SNCTA qui est particulièrement attentif aux budgets et à la prise en compte de l’expertise des contrôleurs dans les processus décisionnels, cela doit continuer.

Retour d’un budget ambitieux

Au début des années 2000 la DSNA, qui avait alors des outils de contrôle performants, a ralenti ses investissements et laissé « glisser » le programme ERATO… Cette période de somnolence a fait place à la crise économique et à des restrictions budgétaires sans précédent. En 2014, la mobilisation des contrôleurs « pour un juste prix de la navigation aérienne » en a fait l’année de la prise de conscience par les pouvoirs publics et a marqué un tournant. Les investissements retrouvent enfin le niveau nécessaire pour permettre de déployer les futurs outils rendus indispensables pour faire face aux augmentations de trafic des prochaines années. Les combats du SNCTA en la matière auront donc été fructueux ! Reste à utiliser efficacement cette manne financière et à la transformer en outils rapidement utilisables sur les positions.

De SESAR 1 à SESAR 2020

Si le coûteux programme de modernisation européen de la navigation européenne SESAR a fait l’objet de publications sur papier glacé ou dans des revues spécialisées, celui-ci n’a pas apporté aux salles de contrôle françaises de résultats probants. La suite de ce programme, SESAR 2020, avec un budget encore plus élevé, affiche pourtant de grandes ambitions.

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Écran noir !

Écran noir et cassé
  • 18 décembre 2015 : les deux écrans radar d’une position deviennent noirs ;
  • 7 avril 2016 : survenue d’un évènement identique ;
  • Entre décembre et avril : plusieurs écrans noirs mono-géode.

La perte de l’écran est le cauchemar du contrôleur !

Le SNCTA exige de l’administration la présentation d’une liste exhaustive des occurrences de pannes (mono ou bi-géode) connues afin que les contrôleurs sachent à quel risque l’administration les expose.

Afin de protéger les agents qui seront les prochains à subir un écran noir, le SNCTA appelle donc les contrôleurs à prendre, dés aujourd’hui, des marges de sécurité plus importantes que d’habitude dans leur gestion du trafic. Certes, cela se fera au détriment de la fluidité, mais la sécurité est à ce prix.

FI Ecran Noir (0.4 MiB)

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Flash Info — Italie : la pression sur les contrôleurs et la grève comme unique arme pour se défendre

Cochon tirelire aux couleurs de l’Italie avec une pièce « risk »

Nos amis d’UNICA (syndicat majoritaire des contrôleurs italiens) sont depuis plusieurs mois en première ligne : retraite, protocole anti-contrôleur et privatisation de leur prestataire. Ils seront mobilisés le 9 avril pour dénoncer leurs conditions de départ à la retraite.

Le processus de privatisation du prestataire public de services de la navigation aérienne est aussi au cœur des inquiétudes.des contrôleurs Aujourd’hui un point de non-retour semble avoir été été atteint. C’est en 2013 que la décision a été prise de vendre 49 % du prestataire italien à des investisseurs privés. Ce processus doit malheureusement arriver à son terme avant la fin de l’année. Ce choix politique est uniquement motivé par des raisons financières. La maitrise des options stratégiques du développement du ciel italien serait ainsi cédée au plus offrant ou au mieux disant. Cette évolution est rejetée par les contrôleurs dont la convention collective est menacée par les tentations d’établir un contrôle aérien « low cost ».

Le SNCTA soutient sans réserve ses collègues de l’UNICA dans la défense de leur conception du service du contrôle aérien et de la juste reconnaissance de leurs compétences et de leurs responsabilités.

Flash Info — Italie : la pression sur les contrôleurs et la grève comme unique arme pour se défendre (0.8 MiB)

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Flash Info — Tahiti, Nouvelle Calédonie : sous la plage, les pavés (très mal posés) !

Plage avec un palmier sous un ciel bleu

Le 10 février, la durée du premier séjour à Tahiti ou Nouméa est passée de 2 à 4 ans. Cette mesure du protocole 2013 ne concerne que les ICNA.

S’agissant des modestes mesures ICNA, force est de constater que les travaux de suivi des organisations syndicales signataires, chargées de veiller à la mise en œuvre des mesures protocolaires, ont été légers :

  • aucune prise en compte de la phase de transition ;
  • aucune réflexion sur la nécessaire adaptation de l’indemnité d’éloignement à la nouvelle durée des séjours.

Conséquence : les ICNA affectés après le 10 février, pour une durée de 4 ans, ne toucheront que la moitié de l’indemnité d’éloignement perçue jusqu’à présent !

Consterné par ce manque de rigueur, le SNCTA est d’ores et déjà dans l’action pour obtenir la publication d’un décret correctif.

Avant d’envisager une mutation vers Tahiti ou Nouméa, informez-vous auprès du seul syndicat en mesure de vous renseigner !

Flash Info — Tahiti, Nouvelle Calédonie : sous la plage, les pavés (très mal posés) ! (1.6 MiB)

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La vérité, toute la vérité...

Loupe sur le mot « Faits » écrit en rouge

Alors que les négociations protocolaires sont en cours et que la profession sort, à nouveau, de plusieurs journées de grève, on entend une fois de plus tout et son contraire, notamment à Roissy où les rumeurs vont bon train. Alors plutôt que de laisser certains nous prêter des volontés auxquelles nous n’avons même pas pensé, autant tout mettre sur la table.

Une situation RH tendue

Ce n’est pas faute d’avoir alerté toute la DGAC depuis plusieurs années maintenant, de l’ICNA en salle au DG lui même. Et pourtant rien n’a réellement été fait pour endiguer cette baisse progressive et inéluctable. Car les chiffres sont implacables…

  • Besoin opérationnel du centre (BO calculé par l’administration elle même) = 236 dont 204 PC en équipe ;
  • Nb maxi atteint en équipe = 192 (ce qui explique que les équipes n’ont jamais pu être 17 et que le patch dit temporaire et prévu pour un an au maximum existe encore plus de 4 ans après) ;
  • Nb actuel de PC en équipe = 180 ;
  • Estimation de l’administration pour fin 2016 = 175 ;
  • Estimation de l’administration pour fin 2017 = 165.

Une simple division vous amènera à constater que nous sommes d’ores et déjà à la fin des équipes à 15 ! Alors maintenant que le constat est posé, reste la seule question qui vaille : que fait-on ?

Recrutement, recrutement, recrutement

Voilà le seul mot d’ordre lancé par certains syndicats : on recrute. Nous partageons leur constat quant au fait que nous ne pouvons laisser l’effectif global des ICNA continuer sa descente aux enfers. Là où nos avis divergent, c’est qu’il est illusoire de penser que nous allons infléchir la politique dogmatique menée par deux gouvernements successifs quant à la réduction des effectifs de la fonction publique.

Et d’ailleurs, quand bien même on obtiendrait satisfaction, le laps de temps entre la prise de décision de recrutements et le moment où les ICNA sont opérationnels est de 6 à 8 ans. Que fait-on pendant ce temps là ? Un syndicat fait preuve de schizophrénie, prônant la scission des équipes et des vacations de 11 h dans un centre, alors que dans un autre CRNA ce même syndicat se dit attaché à l’équipe qu’il veut sanctuariser.

La fausse bonne idée

Elle n’est pas bien nouvelle : c’est le vieux serpent de mer des « régulations staffing ». C’est un message qu’on entend assez régulièrement : « Ce n’est pas de notre faute après tout, alors ils vont voir ce qu’ils vont voir, et on va poser des régulations, et là ils vont comprendre ». Une fois passés les coups de menton et les torses gonflés, qui peut croire que cette solution est réaliste ?

Car juste au cas où certains lèveraient la main, voici trois écueils :

  • 100 % des ICNA suivront-ils ? Ou bien trouvera-t-on quelques personnes zélées, de la salle et/ou de l’encadrement pour remplir les trous critiques ?
  • 3 petites heures de régulations en salle l’autre jour ont engendré un peu plus de 1 000 ’ de délai. À 80 € la minute, y a-t-il quelqu’un d’assez naïf pour croire que Roissy va tranquillement réguler, assez rapidement de manière quotidienne, sans que les compagnies aériennes (Air France en tête évidemment !) ne bougent ? Et à ce petit jeu là, ne doutons pas qu’elles trouvent auprès des pouvoirs publics une oreille plus attentive que nous…
  • dans l’optique de CDG2020 et ses 82 arrivées/h, qui sera capable d’assumer la stagnation, voire la régression de nos capacités quotidiennes ?

Le SNCTA soutient évidemment les responsables opérationnels qui poseront les régulations nécessaires à un écoulement sûr de la circulation aérienne. Ne pas le faire serait risquer de mettre tous les contrôleurs présents face à un trafic inadapté mais que nous nous efforcerions de traiter quand même, et cacherait donc sous le tapis les problèmes d’effectifs que nous rencontrons. Mais ça ne peut malheureusement pas être une solution de long-terme.

Les démons de l’administration

À force de dénigrement des ICNA dans les médias, ainsi qu’au sein même de la DGAC, notre administration a fini par s’auto-convaincre que nous sommes des privilégiés et qu’il y a des marges de manœuvre non négligeables. C’est pourquoi, au regard de la situation RH de Roissy, qui est la plus critique (nous sommes le seul centre de cette envergure à être déjà à 10 % sous le BO), ainsi que des impacts potentiels directs sur le trafic, notre encadrement local s’est vu assigner par sa hiérarchie la mission de trouver des solutions. C’est ainsi qu’ils nous ont déjà parlé :

  • de vacations plus longues et d’heures supplémentaires : on a légalement le droit de travailler jusqu’à 11 h par vacation et 48 h par semaine ;
  • d’individualisation des horaires comme pour le J6, mais en pire, et en le généralisant aux autres vacations : légalement l’équipe est une entité scindable jusqu’à… l’unité ;
  • de mutualisation des effectifs sur des groupes de vacations (J1 / J2 / J6 matin, J3 / J6 aprèm / J7) ;
  • de vacations complémentaires : le service peut imposer deux fois par an à chaque agent de venir travailler sur un jour de repos, contre une récupération (mesure offerte par la bienveillante CGT au dernier protocole) ;
  • de reports de nuit pour rajouter des effectifs le jour ;
  • de reports de J3 pour renforcer les effectifs de J1 et J2 et ainsi ne pas dégrader la P2 ;
  • d’une quarantaine de renforts dirigés pour les agents hors salle (on impose le jour, l’horaire et le lieu pour le maintien de qualification des détachés et des assistants de sub, en fonction des trous à boucher). Le travail des agents hors salle est-il à ce point anecdotique ?

Penser autrement

Missionné par le ministère des transports, Jean-Michel Vernhes a publié un rapport fin 2014, intitulé « Table ronde sur les métiers des ICNA » . Il y constate la baisse des effectifs et la reprise du trafic à la hausse. Il conseille donc, dans le respect de ce qui est statutaire, de se montrer innovant quant aux méthodes de gestion des effectifs ICNA, en sachant que comme les problématiques sont différentes selon les centres, les solutions devront sûrement l’être aussi. Il prône également que ces solutions, locales et concertées, soient mises en place de façon temporaire et réversible, afin d’être testées.

C’est dans ce cadre que nos collègues de Reims ont mis en place leurs expérimentations en juillet 2015, jusqu’au 31 mars dernier. Le bilan en termes de délais générés, mais aussi de fatigue induite est, selon leurs mots, très positif. Ils attendent avec une certaine impatience le cadrage protocolaire national qui leur permettrait de poursuivre…

Les travaux de la section locale

Plutôt que de devoir subir les éléments cités précédemment, qui, une fois encore, sont strictement légaux et mettraient de facto fin à la notion même de travail en équipe, nous avons envisagé une autre façon d’utiliser la ressource RH. Il est encore trop tôt pour vous fournir un cycle tout à fait opérationnel, notamment dans la mesure où le protocole n’est ni définitif, ni signé… Néanmoins, voici les grandes lignes de notre contre-projet :

  • les vacations telles qu’on les connaît actuellement seraient conservées si ce n’est qu’elles seraient toutes bornées à 08 h 30 max ;
  • fin du patch soi-disant temporaire : toutes les vacations sont prévues pour se dérouler en équipe entière ou en demi-équipes, la notion de travail en équipe reprenant ainsi tout son sens ;
  • tenue de position bornée structurellement à 2 h 30 max d’affilée ;
  • création de ce qu’on appelle « J Supp » : 1/3 d’équipe vient sur un jour de repos encore non identifié pour renforcer en tour, afin que les agents présents puissent avoir toutes leurs pauses. Au final chaque ICNA aurait donc 8 vacations supplémentaires d’environ 5 h à effectuer par an, soit une chaque mois et demi. Ces vacations sont strictement compensées par 8 récupérations. Le 1 jour sur 2 deviendrait donc annualisé. Quant aux récupérations, après calcul, elles seraient toutes posables, ce qui est la condition sine qua non pour que le principe des 155 vacations par an soit respecté : il est impensable car illégal qu’il en aille autrement ;
  • négociation pour redonner un vrai pouvoir au CT et au CA quant à l’armement en leur donnant l’autorité, jusqu’à J-1, d’adapter l’effectif nécessaire aux conditions du jour. On imagine ainsi pouvoir adapter l’effectif mini selon les jours, et donc pouvoir poser des absences officielles jusqu’à la veille (favorisant ainsi la pose des récupérations acquises…) ;
  • expérimentation soumise à un cadrage national officiel puis à un accord social local ;
  • expérimentation bornée dans le temps : un comité de suivi serait mis en place afin d’évaluer les pertes et les gains. On pourra ainsi décider au terme prédéfini de la première phase si on active le retour arrière, ou bien si on propose aux personnels de poursuivre ;
  • limitation du recyclage dirigé pour les ICNA hors salle, qui pourraient ainsi correctement gérer les projets qui leurs sont dévolus, tout en participant à l’effort collectif du centre ;
  • forte revalorisation indemnitaire, rattachée uniquement au volet expérimentations : le SNCTA négocie indépendamment d’autres aspects indemnitaires potentiels (modification de l’accord licence et dossier RIFSEEP notamment).

Défense des contrôleurs et progrès social

Le SNCTA n’a attendu personne pour défendre les effectifs dans le corps des ICNA, comme le prouvent nos anciens communiqués depuis de nombreuses années. La force de notre corporatisme est qu’on ne peut que défendre au mieux les intérêts des ICNA. Depuis la création du corps, et grâce aux protocoles successifs que nous avons négociés et signés, nous avons fait évoluer notre statut jusqu’à ce qu’il est aujourd’hui. Nous sommes à une nouvelle croisée des chemins pour la profession, et continuons à tout mettre en œuvre pour que ce statut, tant combattu hier par ses prétendus défenseurs d’aujourd’hui, vous satisfasse encore plus demain. Nous défendons ardemment les principes que sont le travail en équipe et le 1 jour sur 2. Mais notre professionnalisme, notre fierté d’être contrôleurs et, quoi qu’en disent nos détracteurs, notre perception du monde dans lequel nous vivons nous obligent à dire qu’une fois ces aspects sécurisés, nos conditions de travail ne peuvent pas ne pas évoluer.

Cependant, notre vision est très claire : les difficultés qui se dressent face à nous ne sont pas de notre fait. Nous n’avons aucune responsabilité dans la gestion calamiteuse dont fait preuve l’administration à son plus haut niveau depuis tant d’années. Et si les évolutions que nous consentons permettent de gérer sans délai une quantité équivalente ou supérieure de trafic malgré des effectifs moindres, l’administration doit mesurer l’effort considérable que cela représente. Lorsqu’une catégorie de personnels permet, seule, par les concessions qu’elle accepte, de résoudre de si gros problèmes, la reconnaissance doit être substantielle, aussi bien sur le plan moral que sur le plan social.

En particulier, si nos conditions d’emploi se rapprochent de celles de nos homologues européens en termes de souplesse et d’efficacité pour l’employeur, les points d’écart qui restent en notre défaveur, tels que la durée hebdomadaire du travail, l’âge tardif de départ à la retraite, et nos rémunérations inférieures, devront converger de manière immédiate et sensible.

À l’administration, comme aux détracteurs de toujours, qui prétendent défendre les avancées sociales que nous avons conquises, nous adressons un message sans équivoque. Nos intérêts et nos opinions peuvent diverger, et dénigrer le vrai travail accompli fait partie d’un certain « jeu ». Mais ceux qui ont la mémoire courte ou qui voudraient réécrire l’histoire, devraient se souvenir. Ils devraient se rappeler qui d’entre nous s’est battu, qui a obtenu le droit de grève aujourd’hui bafoué, qui a forgé le statut ICNA qu’ils tentent de faire leur, qui a négocié, pas à pas, envers et contre tout, et depuis toujours, les conditions d’emploi qu’ils nous accusent de vouloir trahir aujourd’hui. Et de l’autre côté, les chéfaillons, ceux qui se drapent de leurs galons et de leur importance toute relative, derrière lesquels ils voudraient cacher l’absence totale de gestion et de clairvoyance dont ils font preuve depuis tant d’années, devraient se reprendre. Ceux qui viennent à l’instant de s’offusquer, comme s’il était faux de dire qu’ils ont saccagé l’héritage dont ils avaient la charge, devraient se souvenir de ce qu’ils doivent aux ICNA. Ils devraient se rappeler combien ils demandent à cette profession, capable de travailler avec des outils d’un autre temps, aussi sûrement et pour moins cher que dans les autres pays. Et ils devraient surtout se souvenir de l’histoire, et ne pas douter un seul instant que le SNCTA défendra les contrôleurs jusqu’au bout, s’ils tentaient de passer en force.

Ne pas évoluer, c’est mourir. Et même si on préférerait pouvoir l’éviter en privilégiant un statu quo réconfortant, en cédant au chant des sirènes et aux belles promesses des bonimenteurs, on ne peut parfois pas y échapper. Nos racines syndicales parlent pour nous : nous regardons vers l’avant. Les avantages acquis ne sont rien : ce sont ceux à conquérir qui comptent.

CDG — La vérité, toute la vérité... (1.0 MiB)

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Postes ouverts à la CAP de printemps 2016

Voici les postes ouverts à la CAP de printemps 2016. Les CAP se tiendront les :

  • 31 mai 2016 pour la CAP à recouvrement → décalée le 16 juin
  • 10 juin 2016 pour la CPE → reportée au 24 juin
  • 14 juin 2016 pour la CAP de corps → décalée le 28 juin

Les candidatures peuvent se déposer dès aujourd’hui et jusqu’au 2 mai 2016 inclus.

Attention, toute annulation devra s’effectuer avant le :

  • 14 juin 2016 à 23 h 59 pour la CAP à recouvrement
  • 26 juin 2016 à 23 h 59 pour la CAP de corps.

Vous pouvez consulter les postes ouverts depuis l’application smartphone du SNCTA.

Bonne chance à tous !

CDA Sortie de Postes (0.8 MiB)

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