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Archive for June 2017

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Bordeaux - Barcelone : l’interface vire à l’affrontement

Thermomètre « risque » qui explose

Comme le SNCTA le craignait et en dépit des alertes répétées (notamment lors du CT DO du 31 mars) depuis l’annonce de la reprise de la Release Box par LECB, les relations entre contrôleurs bordelais et barcelonais sur le secteur se dégradent dangereusement. Le SNCTA tire la sonnette d’alarme.

Reprise de la Release Box : les raisons officielles

À en croire le prestataire espagnol de la navigation aérienne (ENAIRE), le secteur P1U aurait besoin de cet espace pour terminer l’intégration et les montées aux niveaux de croisière des décollages des Baléares et de la région d’Alicante et Valence.

« …terminer l’intégration et les montées aux niveaux de croisière… »

Le nouveau découpage en couche de P1U, hot spot européen, conduirait à optimiser les profils de vols et décharger ainsi notre secteur N2. La régulation GO12, consistant à doser les flux pairs via GIROM et OKABI entre les FL195 et 345 avait été créée pour protéger notre couche 12 d’une complexité et d’un volume de trafic non maitrisé.

Les raisons officieuses

La décision unilatérale de la reprise d’un espace géré depuis des décennies par LFBB s’est fait dans un contexte de négociation entre les services bordelais et barcelonais.

« …le transfert de LECB vers LFBB d’une partie (voire la totalité) de la complexité… »

Ces discussions ont été exécutées sous la surveillance des échelons centraux respectifs et de l’opérateur du réseau européen Network Manager. Le cœur de la négo. consiste depuis des années en un transfert de LECB vers LFBB d’une partie (voire la totalité) de la complexité des croisements / intégrations des Baléares et Valence / Alicante. Les discussions ne progressant pas, ENAIRE a soudainement brandi la menace de la Release Box avant de l’appliquer brutalement quelques semaines plus tard.

Des raisons obscures

Sans plus d’explications, Barcelone reprend ses espaces. Le faible argumentaire espagnol n’a malgré tout que très peu convaincu les contrôleurs bordelais.

« …demander une rétribution des redevances perçues… »

Alors, si l’opérationnel n’explique pas ce choix, d’où peut provenir cette décision ? Est ce politique ? Est-ce lié à la crainte d’une demande légitime que pourrait avoir la France de demander une rétribution des redevances perçues pour le service fourni dans cet espace ?

Une situation intenable et dangereuse

Quelle que soit la raison à l’origine de ce projet et sans parler du timing choisi pour mettre en œuvre un changement majeur d’espace et de méthode de travail, les contrôleurs en première ligne se retrouvent confrontés à des tensions pouvant affecter indiscutablement la sécurité des vols.

Les incidents côté organique mais aussi côté radariste s’accumulent depuis le 22 juin. Nos collègues barcelonais manifestent une agressivité incomprise et incompréhensible. Les séquencements LEBL sont retoqués de manière injustifiée. Des coordinations bordelaises restent sans réponse ou au mieux sont refusées par principe.

« …affecter indiscutablement la sécurité des vols. »

S’il est trop tôt pour juger de l’efficacité réelle d’un meilleur respect des profils de vols, la situation actuelle correspond clairement à du PERDANT-PERDANT.

Le SNCTA déplore la situation critique dans laquelle les services espagnols nous ont conduits. Notre administration ne doit pas pour autant s’en laver les mains et rester inactive devant la dégradation des relations transfrontalières sur le secteur. Doit-on rappeler qu’un espace sûr n’est pas compatible avec des contrôleurs en conflits, qui plus est entre eux ?

Les contrôleurs bordelais en sont les victimes. La DO et la DSNA doivent impérativement exiger de leurs homologues espagnols un retour à la sérénité. Le meilleur chemin sera un retour à la logique opérationnelle, comprise et partagée de tous les contrôleurs, et ce dans les plus brefs délais.

SLLFBB 2017-06-29 Release Box Vdef (576.7 KiB)

29 juin 2017 Ecrit par vb dans Bordeaux
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Motion d'assemblée générale des contrôleurs

interdire5

Les contrôleurs aériens de Lyon Saint-Exupéry, réunis en assemblée générale le 26 juin 2017, ont pris connaissance des propositions de la direction des opérations concernant le besoin opérationnel lyonnais. Ils estiment que la proposition de la DO est inacceptable et ne permettra pas de répondre en toute sécurité à la demande croissante de trafic aérien dans les espaces lyonnais, compte tenu des ambitions de développement aéroportuaire et des projets espace (SMARTSKI) et techniques (CDM@LYS) en cours.

Alors qu’au cours de la dernière réunion leurs représentants avaient offert de mener un travail de fond sur les schémas d’armement des positions, les contrôleurs lyonnais s’étonnent que cette proposition ait été déclinée par la direction des opérations.

En outre, ils condamnent le manque de transparence des « mesures de gestion » que la DO entend appliquer lors des prochains GS32h. Se basant sur l’histoire récente de Lyon Saint-Exupéry, ils rappellent que le gel dogmatique des arrivées dans un centre qui connait un nombre de départs significatif se traduit à court terme par des situations de sous-effectif ainsi que par une dégradation du service rendu et des conditions de formation.

En conséquence, les contrôleurs aériens lyonnais mandatent leurs organisations syndicales afin d’obtenir de la DO les garanties suffisantes en matière d’effectifs qualifiés permettant de faire face au développement du trafic, ceci devant se traduire dès le prochain GS32h.

Ils mettent en garde la DO sur les impacts que pourrait avoir sur l’exploitation de l’aéroport de Lyon Saint Exupéry et des espaces lyonnais une politique de gestion des ressources humaines déconnectée des réalités opérationnelles.

Ils demandent que la DO révise ses propositions sur les grilles d’armement à l’examen des propositions faites localement d’ici au 1er septembre 2017.

Adoptée à l’unanimité

20170626 SL Lyon Motion AG (43.5 KiB)

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Flex négociée ou flex imposée ?

Après avoir laissé planer le doute sur une réelle prise de conscience du problème RH qui touche les ICA et tout le département ATM, notre administration, muette depuis les dernières bilatérales avec les OS, revient aux affaires lors du CT Énac.

Mesures entérinées

En ce qui concerne les mesures expérimentales envisagées, pas de changement par rapport à la version précédente. Applicables sur une période de charge de 12 semaines par an maximum, sécables en 3 parties maximum sur 12 mois consécutifs, elles consistent en :

  • une augmentation de l’amplitude journalière à 10 h 15 sans dépasser 40 h hebdomadaire ;
  • une limitation du contact élève à 24 h au lieu de 20 h, sans excéder deux semaines consécutives ;
  • trois créneaux de 2 heures de simulation par jour au lieu de deux, limités à 3 jours maximum par semaine ;
  • une programmation possible sur 5 jours ;
  • un dépôt de congés sur ces périodes avec un préavis de 3 mois et planification autant que possible des maintiens de compétence hors période de charge.

Contreparties obtenues

Rappelons que l’objectif premier de la démarche est le maintien du suivi pédagogique, déjà mis à mal et qui risque d’être sacrifié demain. En contrepartie, l’administration propose des récupérations associées à chaque mesure ainsi qu’une prime.
La flexibilité négociée doit par ailleurs garantir un pourcentage normal de congés durant la période de charge et un report des congés au 31 mars pour les ICA.

Enfin, l’expérimentation prévoit un suivi semestriel obligatoire sur les mesures mises en œuvre et sur la gestion des congés des ICA.

Garanties manquantes

L’écriture actuelle du périmètre n’est plus du tout satisfaisante. Tel que décrit dans la dernière version, il exclut des agents ICNA directement liés à la formation pratique. Nous l’avons signalé lors du CT, et l’administration a elle-même reconnu qu’il fallait réécrire cette partie. La position du SNCTA est claire et reste ferme : 100 % des ICNA de l’ÉNAC devront être concernés par la revalorisation ! L’administration s’est engagée, dans le cadre de ces potentielles expérimentations, à garantir un retour rapide au BO par une affectation d’ICA suffisante. Le SNCTA attend les CAP et les réunions à suivre au mois de juillet pour être convaincu que cette volonté est bien celle de SDRH et de l’ÉNAC.

Les mesures envisagées par le chantier flex. sont partiellement appliquées aujourd’hui. Certains ICA font déjà les frais du manque d’effectifs dans leur planification quotidienne. Tous les ICA doivent dès à présent anticiper leurs congés et leurs maintiens de compétences pour le second semestre 2017. L’encadrement n’aura d’autre choix que de durcir ces contraintes pour répondre à la demande, avec ou sans export, avec ou sans flexibilité négociée.

La question est donc de savoir si, comme certains le proposent, nous ferons ces efforts sans suivi de qualité et sans contrepartie… ou si nous exigeons un pilotage de cette période et des mesures d’accompagnement.

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Je marche seul !

Panneau « Stop », « wrong way »

Alors que le déroulement des commissions de détachement était un exercice jusque là consensuel et que l’ensemble des participants adhérait unanimement au principe d’optimisation des carrières des contrôleurs, l’administration locale a décidé, mardi 6 juin 2017, de rompre avec cet usage.

Inventant un pseudo-principe de « poste à profil », valable uniquement pour la subdivision « contrôle », l’administration est passée en force, contre l’avis unanime des représentants des contrôleurs.
Les organisations syndicales ont toujours œuvré à ce que les détachements permettent l’optimisation de la carrière du plus grand nombre à Lyon. Nous ne cautionnons pas des décisions unilatérales et arbitraires. Les arguments présentés en commission ne nous ont pas convaincu et nous regrettons que l’administration fragilise un système qui a fait ses preuves jusqu’à présent.

20170608 SL Lyon Tract Intersyndical Commission Détachements (275.5 KiB)

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LFST - CT SNA-NE et révisions de BO

Main avec un panneau « stop » écrit « Staff shortage !!! » sur la paume

UNE SEULE REELLE BONNE NOUVELLE PARMI BEAUCOUP D’INCERTITUDES ET DE DESILLUSIONS

RENCONTRES LOCALES DO ET REVISION DE BO

CT SNA-NE du 5 mai

Interceptions à 2500 ft : enfin ! Cela fait maintenant plus de 2 ans que la section locale du SNCTA œuvre sans relâche afin que l’altitude d’interception à 2500 ft en QFU 23 réapparaisse sur les cartes. C’est maintenant chose faite et les contrôleurs peuvent à nouveau utiliser cette possibilité pour assurer la gestion du trafic en toute sécurité et en toute sérénité. Et il aura fallu de multiples bilatérales, un GT méthode et plusieurs relances en CT pour arriver à ce résultat : le SNCTA, qui s’est battu seul sur ce sujet, ne peut que regretter qu’il soit si fastidieux et si long d’assurer aux contrôleurs les moyens de travailler surtout quand on constate que la suppression de cette possibilité s’est faite en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire…

Procédures en Allemagne : Encore un dossier que le SNCTA porte seul depuis 2 ans. Toujours aucune amélioration en vue puisque les annonces faites au CT SNA-NE d’avril 2016 sont loin de s’être concrétisées! En effet, non seulement les procédures permettant aux contrôleurs strasbourgeois de retrouver une méthode de travail sûre et efficace en Allemagne n’ont pas été publiées mais la DFS nous a gratifié de modifications de procédures majeures du jour au lendemain sans aucune coordination préalable avec notre administration locale.

Ni les tentatives de la subdivision contrôle, ni celles de notre ancien chef de service exploitation, ni même celle promise par le Directeur des Opérations n’ont abouti.
Il est donc plus que temps que ce problème soit traité dans les plus brefs délais au niveau de l’échelon central.

Un gonio pour hier : Comme à chaque CT local, le SNCTA (souvent rejoint en séance par d’autres OS) demande que le gonio de Lorraine soit maintenu et même remplacé. Par ailleurs, le SNCTA demande à ce que ce même gonio soit utilisé pour enfin bénéficier de cet outil dans notre SIV.

Compte tenu du retard colossal de l’arrivée de SYSAT (groupe2) et du coût très modéré de cet outil dont l’utilité pour les contrôleurs n’est plus à démontrer, le SNCTA exige que la DO révise sa politique de déploiement ou plutôt de démontage des gonios.

Stage chef de tour local: Une note de service obligeant les CDQ à suivre le stage CDT local dans la première année de leur mandat a été « validée » en CT contre l’avis du SNCTA. Nous regrettons que cette note soutenue sans réserve par l’USAC CGT n’ait pas du tout été discutée au préalable avec les OS et qu’aucun amendement n’ait pu être ne serait-ce qu’envisagé en séance.A la fin du CT, le chef SE nous a proposé ainsi qu’à l’USAC de travailler ensemble afin de voir comment la note pouvait être amendée. Nous avons particulièrement apprécié que la note initiale soit publiée la veille de notre bilatérale devant, entre autres, porter sur ce sujet. Encore un bel exemple du respect du dialogue social à Strasbourg.

NBT Le chef SNA-NE l’a assuré, les contrôleurs peuvent toujours compter sur une « entrée » dans le NBT en février 2018. Les problèmes d’étanchéité ont été réglés, les meubles de la salle IFR et ceux de la vigie sont en cours d’installation. Concernant le plastique des stores, une solution serait en passe d’être trouvée… Néanmoins, l’espace (en termes de bureaux) disponible dans le NBT s’avère insuffisant depuis de nombreux mois. Le SNCTA avait déjà demandé à ce que l’extension (prévue dans le projet initial) soit étudiée et qu’un dossier soit préparé. Le dossier est en cours mais très loin d’être finalisé et il est certain que les travaux ne débuteront pas en 2018.

Local syndical Depuis plusieurs années maintenant, la section locale se fait promener d’un interlocuteur à un autre afin d’obtenir un local syndical dédié tel que le prévoit la convention de dialogue social. Si d’autres sujets plus importants ont pris le pas localement, la façon dont est traité ce dossier rajoute encore au ‘’ras-le-bol’’ qui se fait de plus en plus ressentir. La section locale exige que le dossier pour l’extension du NBT soit établi et examiné rapidement, en tenant compte de nos droits.

Effectifs et révisions de BO 

Dans le cadre du protocole, l’administration mène une campagne de révision de la méthode de calcul des BO et par là même une révision des BO. A ce titre, la section locale a rencontré la DO à deux reprises : une première fois pour que l’on nous présente les travaux statistiques effectués et le BO en découlant, une seconde fois afin de discuter des spécificités locales. Comme cela était prévisible, il a été impossible de se mettre d’accord sur un nouveau chiffre de BO. Tout d’abord parce que la politique d’affectation employée jusqu’à présent n’est pas bonne : comment valider une baisse de BO alors même que de par la politique actuelle un agent qui part en mutation n’est effectivement remplacé que 2 ans après (temps d’affectation + temps de qualification) ?

Par ailleurs, il paraissait illusoire de valider un nouveau chiffre alors même que le GT issu du protocole n’a pas encore statué sur le sujet… C’est la raison pour laquelle aucun nouveau BO n’a été validé lors du dernier CT DO.

Pendant ce temps, les campagnes de mutation se poursuivent et le centre va devoir continuer à faire face à la baisse des effectifs. Si l’on ne peut que se réjouir que les agents aient obtenu leur nouveau poste, la section locale s’inquiète de la chute drastique des effectifs subie par le centre. Sans nouveau qualifié et une fois les mutations de la dernière CAP de juin effectuées, toutes les équipes seront à 8, soit un effectif en équipes de 48 (voire même 47+1 décharge d’activité syndicale) pour un BO reconnu de 58 ! Il est urgent que le GT avance afin de pouvoir travailler sereinement sur un nouveau tour de service.

Seul point positif au tableau : notre travail au niveau local et national a fait changer les lignes de l’administration et va certainement permettre d’assurer les droits à congés tels que la loi nous l’autorise. Il ne sera donc pas possible de limiter les absences à 2 dans les équipes à 8 plus de 4 mois dans l’année.Ce droit indispensable a été notre préoccupation principale des dernières semaines et nous sommes satisfaits d’avoir obtenu gain de cause sur ce point.

La situation des effectifs est maintenant critique à Strasbourg, il est urgent d’y affecter de nouvelles ressources. En attendant, le SNCTA ne transigera pas sur les droits à absences des contrôleurs tout en s’assurant que les conditions de travail ne soient pas dégradées en salle. Les contrôleurs ne paieront pas, sur position, la politique d’affectation calamiteuse de l’administration.

LFST2017- 0623 CDA 64 (1.7 MiB)

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Communiqué du comité national

Comité national

Le comité national du SNCTA s’est réuni à Athis-Mons le 20 juin 2017.

Le comité national salue le retour d’un ministère chargé des Transports. Il espère que la DGAC bénéficiera ainsi d’une plus grande autonomie pour faire face aux enjeux de la navigation aérienne et du contrôle aérien en particulier.

Le comité national souligne sa volonté de voir le protocole 2016 respecté, notamment s’agissant des recrutements et des mesures sociales. Il constate, enfin, la concrétisation des premières revalorisations protocolaires qui seront mises en œuvre le 1er juillet 2017 avec le nouveau régime indemnitaire.
Il se satisfait de la mise en place au CRNA-Ouest, dès cet été, d’expérimentations de l’organisation du travail. Ces expérimentations respectent la volonté des contrôleurs et maintiennent un équilibre entre leurs conditions de travail et l’organisation de leurs vies personnelles.
En revanche, le comité national rejette les projets de grilles indiciaires ICNA proposées par la direction générale de l’administration et de la fonction publique. Il dénonce le dogmatisme de celle-ci et rappelle sa détermination à ne voir aucun contrôleur aérien lésé, conformément aux engagements pris en 2016.

Dans un contexte où la croissance du trafic aérien dépasse tout ce qui a été connu et où le maintien en conditions opérationnelles des systèmes actuels, très coûteux, semble montrer des signes de faiblesse, le comité national revendique le maintien d’un haut niveau d’investissements. Ces dépenses sont indispensables pour moderniser des systèmes de contrôle obsolètes et qui auraient dû être remplacés depuis longtemps. Un manque d’efficacité dans la gestion de ces investissements rendrait cette modernisation incertaine.
S’agissant du programme SYSAT, pour lequel une décision cruciale est attendue prochainement, le comité national rappelle que les contrôleurs ont besoin rapidement d’un système efficace, adapté à l’opérationnel et de nature à permettre l’accompagnement de la croissance du trafic.

Le comité national condamne les communiqués de la Commission européenne et des lobbies des compagnies aériennes qui remettent en cause les conditions d’exercice du droit de grève des contrôleurs aériens. Ces campagnes de communication, parfois calomnieuses, sont inacceptables. Le SNCTA et les contrôleurs qu’il représente seront déterminés à défendre ce droit fondamental !

Adopté à l’unanimité

Communiqué du comité national (64.5 KiB)

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L’avenir droit dans les yeux

Calendrier avec des shifts

La CAP de la semaine dernière accélère la fonte des effectifs du CRNA Nord. Après les 8 départs de décembre dernier, ce sont cette fois-ci 13 PC qui ont été mutes. Le faible nombre d’arrivées « dans les tuyaux » fait que dès l’été prochain, toutes ou quasiment toutes les équipes ne compteront plus que 11 PC ! Que faire dans un tel contexte pour garantir nos conditions de travail ? 

Tours de service « Expés » ?  Autour de nous, certains centres ont choisi d’entrer dans un « TDS expé » afin de s’adapter à la variabilité et l’augmentation du trafic dans un contexte où les effectifs opérationnels qualifiés d’ICNA vont diminuer d’environ 170 agents par rapport au nombre actuel à l’horizon 2020.

Ces « expés » sont en fait une modification de notre cycle de travail, contre rémunération et récupérations supplémentaires. A partir d’un socle national commun, un cadre local a été décliné et est actuellement en test dans trois CRNA (Reims, Bordeaux et Brest) et deux Approches (Roissy et Nice).

La durée de toutes les vacations, hors nuits, est limitée à 8h30 et sur chaque cycle une partie de l’équipe (à définir localement) travaille un septième jour supplémentaire, contre récupération. Ainsi, le nombre de cycles pendant lequel le rythme de travail passe à « 7 sur 12 » est calculé de manière à ce que chaque PC fasse 6 « septièmes jours ». Ceci étant, cela n’empêche pas aux PC choisis pour travailler ces journées supplémentaires de poser quand c’est possible une récup sur un autre jour du cycle, puisque chaque journée donne droit à récup. Le reste de l’année, le rythme de travail revient au « un jour sur deux » que nous connaissons

Partout où cette nouvelle formule a été testée, ces aménagements du tour de service ont permis de garantir à la fois une offre plus adaptée à la demande de trafic et d’offrir plus de congés que dans le cadre actuel.

Mais alors que le CRNA Nord est l’organisme de la DSNA qui a connu la plus grosse baisse des effectifs – 40 PC en moins sur les cinq dernières années, et autant pour les cinq prochaines-, le sujet reste tabou. Quel est le plan de l’administration pour continuer à alimenter sans délais des plateformes parisiennes dont le trafic à la pointe est en augmentation ? Demain, quelle offre de secteurs minimale pour le CRNA Nord et ce pour combien de congés autorisés ?

Et le CRNA Nord ?  Notre centre n’a pas la saisonnalité très forte des centres du Sud et de l’Ouest, il n’a pas non plus la variabilité horaire de Reims, nos pointes d’arrivées et de départ se situent toujours aux mêmes horaires. Centre à l’i1 le plus faible de la DSNA, il fait figure d’exception. Pour autant, notre particularité s’explique aisément car nous avons besoin lors des pointes d’arrivées comme de départs d’assurer l’écoulement d’un grand nombre d’avions. Pour contrôler ces flux de trafic, nous devons travailler sur des secteurs a minima dégroupables, et dégroupés en fonction des conditions particulières de chaque jour. Sans quoi les capacités seraient mécaniquement plus faibles et les 71 à 73 arrivées par heure pour Roissy-CDG (80 visées à l’horizon 2020) ne pourraient être assurées ! Le CRNA Nord a donc une importance stratégique pour la DSNA et pour la desserte de la première plateforme française en particulier. Il est urgent de reconnaître ses besoins en offre de secteurs comme en effectif PC.

Dès aujourd’hui, en particulier pour certaines équipes en zone W (qui ponctuellement ont vu fondre leur effectif qualifié à 10 voire 9 PC !), puisqu’aucun cadre ne permet à l’administration locale d’amener de la robustesse à notre tour de service, et que son objectif reste d’assurer un écoulement sans délai du trafic, elle procède de manière insidieuse :

  • Pour pallier des absences imprévues, l’administration a trouvé un subterfuge et s’attache à équilibrer les équipes par binômes. Ensuite en cas de besoin, il n’y a plus qu’à faire un switch c’est à dire piocher dans l’équipe jumelle, mélangeant :
    • M : 6h15-14H et J1 : 7h-15h
    • J2 : 8h-18h et S1 : 11h-22h ou 14h-22h
    • S2 15h-23h ou 15h-23h30 et N : 19h-6h15

Cette flexibilité évite bien des retards cause staffing. 

  • Si aucune solution ne peut être trouvée dans l’équipe jumelle, l’administration recherche un shift, c’est à dire un renfort dans une équipe « voisine ». Un problème en J1 ? Si l’équipe de S2 la veille peut monter à un PC de moins, elle « propose » une dispense à l’un d’eux pour qu’en contrepartie il fasse le J1 du jour suivant. « A charge de revanche, hein ? »

Ainsi l’administration use et abuse des déplacements de vacation pour un agent l’amenant à travailler soit sur un horaire différent de celui initialement prévu sur une même journée, soit sur un de ses jours de repos. Elle est en train ainsi de systématiser des pratiques contraires au travail en équipe et à la prédictibilité des jours de travail que défend le SNCTA. A petites doses, cela pourrait nous sembler anodin, mais la chute des effectifs institutionnalisera ces pratiques de flexibilité sans cadre et donc sans limites.

 Le SNCTA dénonce l’hypocrisie avec laquelle l’administration tente de mettre en place à pas de loups un cadre de flexibilité qui avait été proposé comme un cadre expérimental alternatif en début d’année par la DO au plan national mais non validé par les syndicats : switchs, shifts, des limitations de congés à 20% en période de charge (3 pour 11) et 20%+1 en dehors (4 pour 11), des déclenchements de vacations complémentaires (septième jour de travail un lendemain de S2 ou une veille de J1 contre récupération, une fois par an et par PC)…  Et demain des recyclages dirigés ? Aucun système n’est actuellement en place mais lors de la dernière réunion sur la mise à jour des notes relatives aux détachements on a bien senti la
volonté de l’administration d’y arriver…. Le SNCTA dit STOP !

Nous constatons quotidiennement la flexibilité croissante recherchée par l’administration face à la multiplication des impondérables que la baisse des effectifs empêche désormais d’absorber. Puisqu’il semble inenvisageable pour l’administration que notre centre devienne le goulot d’étranglement des arrivées parisiennes, nous devons ENSEMBLE prendre nos responsabilités et mettre la problématique du service rendu par le CRNA Nord, de ses effectifs et de leur gestion sur la table. Nous ne pouvons plus subir ; il est urgent de regarder en face notre avenir et d’obtenir des garanties sur l’effectif pour enrayer la baisse continue que nous subissons depuis 2008

LFFF17-0620 Avenir Et Effectifs VF (1.8 MiB)

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Résultats de la CAP de corps du 16 juin 2017

CAP

La CAP de corps s’est tenue aujourd’hui, vendredi 16 juin. Les résultats sont désormais disponibles.

Félicitations aux candidates et candidats retenus!

Copie De Résultats CAP CORPS Juin 2017 Vd (473.6 KiB)

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Résultats de la CPE du 9 juin 2017

CAP

Voici ci-joints les résultats de la CPE qui s’est tenue le 9 juin.

Félicitations aux candidats élus.

Petit rappel concernant la CAP de corps qui se tiendra vendredi 16 juin : les annulations sont possibles jusqu’à demain soir 23 h 59 (mercredi 14 juin)

12 juin 2017 Ecrit par Manu dans A la Une, CPE
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Communiqué de presse

Bureau national SNCTA

Le SNCTA, syndicat majoritaire des contrôleurs aériens, a pris connaissance de la communication de la Commission européenne intitulée Aviation: Open and Connected Europe qui fait écho à la campagne de désinformation et de lobbying des compagnies aériennes menée depuis plusieurs années par Ryanair ou A4E notamment.

Syndicat réformiste et constructif, principal négociateur et signataire du protocole d’accord DGAC signé le 19 juillet dernier avec les pouvoirs publics qui acte, entre autres, des réformes organisationnelles, le SNCTA ne saurait tolérer davantage les attaques répétées sur le droit de grève des contrôleurs aériens. Celui-ci est déjà très encadré par l’existence d’un service minimum permettant de gérer en toute sécurité la très grande majorité des survols et des vols à destination ou au départ de France.

Le SNCTA a, jusqu’à présent, indiqué qu’il était ouvert à la discussion s’agissant de la déclaration préalable en cas de grève à la condition intangible que celle-ci ne soit pas un dispositif qui s’ajoute au service minimum actuellement en vigueur et qui représente déjà une limitation conséquente du droit de grève des contrôleurs aériens.

Ni les compagnies aériennes, ni les pouvoirs publics français — le droit de grève est de leur compétence — n’ont, à ce jour, pris contact avec le SNCTA pour aborder ce sujet… Les compagnies aériennes veulent-elles réellement trouver des solutions ou souhaitent-elles seulement faire une campagne à charge pour discréditer une profession qui, de jour comme de nuit, 365 jours par an, assure la sécurité et la régularité de leurs vols ? Ou, tout simplement, cette stratégie de communication n’a-t-elle pas pour but de détourner l’attention de leurs propres insuffisances, elles qui sont responsables de la moitié des retards* ?

Le SNCTA travaille depuis des années à l’amélioration du service public du contrôle aérien avec une logique de coopération entre les prestataires européens de navigation aérienne. Le professionnalisme des contrôleurs aériens n’est pas à démontrer : l’aérien est actuellement le moyen de transport le plus sûr et le plus ponctuel malgré la très forte croissance de cette activité.

Les contrôleurs aériens français font aujourd’hui face à une très forte croissance du trafic aérien (supérieure à 10 % dans certaines zones) avec des effectifs insuffisants et des systèmes de contrôle obsolètes, conséquences d’un manque d’investissement consécutif à une régulation budgétaire franco-européenne sans vision à long terme. La sécurité est préservée mais les retards ne pourront pas être contenus par les réformes organisationnelles actées au protocole si les nouveaux systèmes informatiques ne sont pas rapidement opérationnels.

Le SNCTA privilégie systématiquement la recherche d’alternatives au conflit et n’est à l’origine que de deux jours de grève nationale sur les trois dernières années. Les propagandes agressives actuelles, loin d’intimider le SNCTA et les contrôleurs aériens qu’il représente, sont plutôt de nature à renforcer leur détermination et à les amener à reconsidérer l’intérêt de leur attitude constructive !

 : source Eurocontrol (données 2015). Les grèves du contrôle aérien sont à l’origine d’environ 1 % des retards.

Communiqué de presse (68.2 KiB)


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