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Archive for June 2017

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Bordeaux - Barcelone : l’interface vire à l’affrontement

Thermomètre « risque » qui explose

Comme le SNCTA le craignait et en dépit des alertes répétées (notamment lors du CT DO du 31 mars) depuis l’annonce de la reprise de la Release Box par LECB, les relations entre contrôleurs bordelais et barcelonais sur le secteur se dégradent dangereusement. Le SNCTA tire la sonnette d’alarme.

Reprise de la Release Box : les raisons officielles

À en croire le prestataire espagnol de la navigation aérienne (ENAIRE), le secteur P1U aurait besoin de cet espace pour terminer l’intégration et les montées aux niveaux de croisière des décollages des Baléares et de la région d’Alicante et Valence.

« …terminer l’intégration et les montées aux niveaux de croisière… »

Le nouveau découpage en couche de P1U, hot spot européen, conduirait à optimiser les profils de vols et décharger ainsi notre secteur N2. La régulation GO12, consistant à doser les flux pairs via GIROM et OKABI entre les FL195 et 345 avait été créée pour protéger notre couche 12 d’une complexité et d’un volume de trafic non maitrisé.

Les raisons officieuses

La décision unilatérale de la reprise d’un espace géré depuis des décennies par LFBB s’est fait dans un contexte de négociation entre les services bordelais et barcelonais.

« …le transfert de LECB vers LFBB d’une partie (voire la totalité) de la complexité… »

Ces discussions ont été exécutées sous la surveillance des échelons centraux respectifs et de l’opérateur du réseau européen Network Manager. Le cœur de la négo. consiste depuis des années en un transfert de LECB vers LFBB d’une partie (voire la totalité) de la complexité des croisements / intégrations des Baléares et Valence / Alicante. Les discussions ne progressant pas, ENAIRE a soudainement brandi la menace de la Release Box avant de l’appliquer brutalement quelques semaines plus tard.

Des raisons obscures

Sans plus d’explications, Barcelone reprend ses espaces. Le faible argumentaire espagnol n’a malgré tout que très peu convaincu les contrôleurs bordelais.

« …demander une rétribution des redevances perçues… »

Alors, si l’opérationnel n’explique pas ce choix, d’où peut provenir cette décision ? Est ce politique ? Est-ce lié à la crainte d’une demande légitime que pourrait avoir la France de demander une rétribution des redevances perçues pour le service fourni dans cet espace ?

Une situation intenable et dangereuse

Quelle que soit la raison à l’origine de ce projet et sans parler du timing choisi pour mettre en œuvre un changement majeur d’espace et de méthode de travail, les contrôleurs en première ligne se retrouvent confrontés à des tensions pouvant affecter indiscutablement la sécurité des vols.

Les incidents côté organique mais aussi côté radariste s’accumulent depuis le 22 juin. Nos collègues barcelonais manifestent une agressivité incomprise et incompréhensible. Les séquencements LEBL sont retoqués de manière injustifiée. Des coordinations bordelaises restent sans réponse ou au mieux sont refusées par principe.

« …affecter indiscutablement la sécurité des vols. »

S’il est trop tôt pour juger de l’efficacité réelle d’un meilleur respect des profils de vols, la situation actuelle correspond clairement à du PERDANT-PERDANT.

Le SNCTA déplore la situation critique dans laquelle les services espagnols nous ont conduits. Notre administration ne doit pas pour autant s’en laver les mains et rester inactive devant la dégradation des relations transfrontalières sur le secteur. Doit-on rappeler qu’un espace sûr n’est pas compatible avec des contrôleurs en conflits, qui plus est entre eux ?

Les contrôleurs bordelais en sont les victimes. La DO et la DSNA doivent impérativement exiger de leurs homologues espagnols un retour à la sérénité. Le meilleur chemin sera un retour à la logique opérationnelle, comprise et partagée de tous les contrôleurs, et ce dans les plus brefs délais.

SLLFBB 2017-06-29 Release Box Vdef (576.7 KiB)

29 juin 2017 Ecrit par vb dans Bordeaux
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Motion d'assemblée générale des contrôleurs

interdire5

Les contrôleurs aériens de Lyon Saint-Exupéry, réunis en assemblée générale le 26 juin 2017, ont pris connaissance des propositions de la direction des opérations concernant le besoin opérationnel lyonnais. Ils estiment que la proposition de la DO est inacceptable et ne permettra pas de répondre en toute sécurité à la demande croissante de trafic aérien dans les espaces lyonnais, compte tenu des ambitions de développement aéroportuaire et des projets espace (SMARTSKI) et techniques (CDM@LYS) en cours.

Alors qu’au cours de la dernière réunion leurs représentants avaient offert de mener un travail de fond sur les schémas d’armement des positions, les contrôleurs lyonnais s’étonnent que cette proposition ait été déclinée par la direction des opérations.

En outre, ils condamnent le manque de transparence des « mesures de gestion » que la DO entend appliquer lors des prochains GS32h. Se basant sur l’histoire récente de Lyon Saint-Exupéry, ils rappellent que le gel dogmatique des arrivées dans un centre qui connait un nombre de départs significatif se traduit à court terme par des situations de sous-effectif ainsi que par une dégradation du service rendu et des conditions de formation.

En conséquence, les contrôleurs aériens lyonnais mandatent leurs organisations syndicales afin d’obtenir de la DO les garanties suffisantes en matière d’effectifs qualifiés permettant de faire face au développement du trafic, ceci devant se traduire dès le prochain GS32h.

Ils mettent en garde la DO sur les impacts que pourrait avoir sur l’exploitation de l’aéroport de Lyon Saint Exupéry et des espaces lyonnais une politique de gestion des ressources humaines déconnectée des réalités opérationnelles.

Ils demandent que la DO révise ses propositions sur les grilles d’armement à l’examen des propositions faites localement d’ici au 1er septembre 2017.

Adoptée à l’unanimité

20170626 SL Lyon Motion AG (43.5 KiB)

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Flex négociée ou flex imposée ?

Après avoir laissé planer le doute sur une réelle prise de conscience du problème RH qui touche les ICA et tout le département ATM, notre administration, muette depuis les dernières bilatérales avec les OS, revient aux affaires lors du CT Énac.

Mesures entérinées

En ce qui concerne les mesures expérimentales envisagées, pas de changement par rapport à la version précédente. Applicables sur une période de charge de 12 semaines par an maximum, sécables en 3 parties maximum sur 12 mois consécutifs, elles consistent en :

  • une augmentation de l’amplitude journalière à 10 h 15 sans dépasser 40 h hebdomadaire ;
  • une limitation du contact élève à 24 h au lieu de 20 h, sans excéder deux semaines consécutives ;
  • trois créneaux de 2 heures de simulation par jour au lieu de deux, limités à 3 jours maximum par semaine ;
  • une programmation possible sur 5 jours ;
  • un dépôt de congés sur ces périodes avec un préavis de 3 mois et planification autant que possible des maintiens de compétence hors période de charge.

Contreparties obtenues

Rappelons que l’objectif premier de la démarche est le maintien du suivi pédagogique, déjà mis à mal et qui risque d’être sacrifié demain. En contrepartie, l’administration propose des récupérations associées à chaque mesure ainsi qu’une prime.
La flexibilité négociée doit par ailleurs garantir un pourcentage normal de congés durant la période de charge et un report des congés au 31 mars pour les ICA.

Enfin, l’expérimentation prévoit un suivi semestriel obligatoire sur les mesures mises en œuvre et sur la gestion des congés des ICA.

Garanties manquantes

L’écriture actuelle du périmètre n’est plus du tout satisfaisante. Tel que décrit dans la dernière version, il exclut des agents ICNA directement liés à la formation pratique. Nous l’avons signalé lors du CT, et l’administration a elle-même reconnu qu’il fallait réécrire cette partie. La position du SNCTA est claire et reste ferme : 100 % des ICNA de l’ÉNAC devront être concernés par la revalorisation ! L’administration s’est engagée, dans le cadre de ces potentielles expérimentations, à garantir un retour rapide au BO par une affectation d’ICA suffisante. Le SNCTA attend les CAP et les réunions à suivre au mois de juillet pour être convaincu que cette volonté est bien celle de SDRH et de l’ÉNAC.

Les mesures envisagées par le chantier flex. sont partiellement appliquées aujourd’hui. Certains ICA font déjà les frais du manque d’effectifs dans leur planification quotidienne. Tous les ICA doivent dès à présent anticiper leurs congés et leurs maintiens de compétences pour le second semestre 2017. L’encadrement n’aura d’autre choix que de durcir ces contraintes pour répondre à la demande, avec ou sans export, avec ou sans flexibilité négociée.

La question est donc de savoir si, comme certains le proposent, nous ferons ces efforts sans suivi de qualité et sans contrepartie… ou si nous exigeons un pilotage de cette période et des mesures d’accompagnement.

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Je marche seul !

Panneau « Stop », « wrong way »

Alors que le déroulement des commissions de détachement était un exercice jusque là consensuel et que l’ensemble des participants adhérait unanimement au principe d’optimisation des carrières des contrôleurs, l’administration locale a décidé, mardi 6 juin 2017, de rompre avec cet usage.

Inventant un pseudo-principe de « poste à profil », valable uniquement pour la subdivision « contrôle », l’administration est passée en force, contre l’avis unanime des représentants des contrôleurs.
Les organisations syndicales ont toujours œuvré à ce que les détachements permettent l’optimisation de la carrière du plus grand nombre à Lyon. Nous ne cautionnons pas des décisions unilatérales et arbitraires. Les arguments présentés en commission ne nous ont pas convaincu et nous regrettons que l’administration fragilise un système qui a fait ses preuves jusqu’à présent.

20170608 SL Lyon Tract Intersyndical Commission Détachements (275.5 KiB)

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Communiqué du comité national

Comité national

Le comité national du SNCTA s’est réuni à Athis-Mons le 20 juin 2017.

Le comité national salue le retour d’un ministère chargé des Transports. Il espère que la DGAC bénéficiera ainsi d’une plus grande autonomie pour faire face aux enjeux de la navigation aérienne et du contrôle aérien en particulier.

Le comité national souligne sa volonté de voir le protocole 2016 respecté, notamment s’agissant des recrutements et des mesures sociales. Il constate, enfin, la concrétisation des premières revalorisations protocolaires qui seront mises en œuvre le 1er juillet 2017 avec le nouveau régime indemnitaire.
Il se satisfait de la mise en place au CRNA-Ouest, dès cet été, d’expérimentations de l’organisation du travail. Ces expérimentations respectent la volonté des contrôleurs et maintiennent un équilibre entre leurs conditions de travail et l’organisation de leurs vies personnelles.
En revanche, le comité national rejette les projets de grilles indiciaires ICNA proposées par la direction générale de l’administration et de la fonction publique. Il dénonce le dogmatisme de celle-ci et rappelle sa détermination à ne voir aucun contrôleur aérien lésé, conformément aux engagements pris en 2016.

Dans un contexte où la croissance du trafic aérien dépasse tout ce qui a été connu et où le maintien en conditions opérationnelles des systèmes actuels, très coûteux, semble montrer des signes de faiblesse, le comité national revendique le maintien d’un haut niveau d’investissements. Ces dépenses sont indispensables pour moderniser des systèmes de contrôle obsolètes et qui auraient dû être remplacés depuis longtemps. Un manque d’efficacité dans la gestion de ces investissements rendrait cette modernisation incertaine.
S’agissant du programme SYSAT, pour lequel une décision cruciale est attendue prochainement, le comité national rappelle que les contrôleurs ont besoin rapidement d’un système efficace, adapté à l’opérationnel et de nature à permettre l’accompagnement de la croissance du trafic.

Le comité national condamne les communiqués de la Commission européenne et des lobbies des compagnies aériennes qui remettent en cause les conditions d’exercice du droit de grève des contrôleurs aériens. Ces campagnes de communication, parfois calomnieuses, sont inacceptables. Le SNCTA et les contrôleurs qu’il représente seront déterminés à défendre ce droit fondamental !

Adopté à l’unanimité

Communiqué du comité national (64.5 KiB)

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Résultats de la CAP de corps du 16 juin 2017

CAP

La CAP de corps s’est tenue aujourd’hui, vendredi 16 juin. Les résultats sont désormais disponibles.

Félicitations aux candidates et candidats retenus!

Copie De Résultats CAP CORPS Juin 2017 Vd (473.6 KiB)

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Résultats de la CPE du 9 juin 2017

CAP

Voici ci-joints les résultats de la CPE qui s’est tenue le 9 juin.

Félicitations aux candidats élus.

Petit rappel concernant la CAP de corps qui se tiendra vendredi 16 juin : les annulations sont possibles jusqu’à demain soir 23 h 59 (mercredi 14 juin)

12 juin 2017 Ecrit par Manu dans A la Une, CPE
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Communiqué de presse

Bureau national SNCTA

Le SNCTA, syndicat majoritaire des contrôleurs aériens, a pris connaissance de la communication de la Commission européenne intitulée Aviation: Open and Connected Europe qui fait écho à la campagne de désinformation et de lobbying des compagnies aériennes menée depuis plusieurs années par Ryanair ou A4E notamment.

Syndicat réformiste et constructif, principal négociateur et signataire du protocole d’accord DGAC signé le 19 juillet dernier avec les pouvoirs publics qui acte, entre autres, des réformes organisationnelles, le SNCTA ne saurait tolérer davantage les attaques répétées sur le droit de grève des contrôleurs aériens. Celui-ci est déjà très encadré par l’existence d’un service minimum permettant de gérer en toute sécurité la très grande majorité des survols et des vols à destination ou au départ de France.

Le SNCTA a, jusqu’à présent, indiqué qu’il était ouvert à la discussion s’agissant de la déclaration préalable en cas de grève à la condition intangible que celle-ci ne soit pas un dispositif qui s’ajoute au service minimum actuellement en vigueur et qui représente déjà une limitation conséquente du droit de grève des contrôleurs aériens.

Ni les compagnies aériennes, ni les pouvoirs publics français — le droit de grève est de leur compétence — n’ont, à ce jour, pris contact avec le SNCTA pour aborder ce sujet… Les compagnies aériennes veulent-elles réellement trouver des solutions ou souhaitent-elles seulement faire une campagne à charge pour discréditer une profession qui, de jour comme de nuit, 365 jours par an, assure la sécurité et la régularité de leurs vols ? Ou, tout simplement, cette stratégie de communication n’a-t-elle pas pour but de détourner l’attention de leurs propres insuffisances, elles qui sont responsables de la moitié des retards* ?

Le SNCTA travaille depuis des années à l’amélioration du service public du contrôle aérien avec une logique de coopération entre les prestataires européens de navigation aérienne. Le professionnalisme des contrôleurs aériens n’est pas à démontrer : l’aérien est actuellement le moyen de transport le plus sûr et le plus ponctuel malgré la très forte croissance de cette activité.

Les contrôleurs aériens français font aujourd’hui face à une très forte croissance du trafic aérien (supérieure à 10 % dans certaines zones) avec des effectifs insuffisants et des systèmes de contrôle obsolètes, conséquences d’un manque d’investissement consécutif à une régulation budgétaire franco-européenne sans vision à long terme. La sécurité est préservée mais les retards ne pourront pas être contenus par les réformes organisationnelles actées au protocole si les nouveaux systèmes informatiques ne sont pas rapidement opérationnels.

Le SNCTA privilégie systématiquement la recherche d’alternatives au conflit et n’est à l’origine que de deux jours de grève nationale sur les trois dernières années. Les propagandes agressives actuelles, loin d’intimider le SNCTA et les contrôleurs aériens qu’il représente, sont plutôt de nature à renforcer leur détermination et à les amener à reconsidérer l’intérêt de leur attitude constructive !

 : source Eurocontrol (données 2015). Les grèves du contrôle aérien sont à l’origine d’environ 1 % des retards.

Communiqué de presse (68.2 KiB)


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Résultats de la CAP à recouvrement du 2 juin 2017

CAP

Les résultats de la CAP à recouvrement du 2 juin 2017 ont été publiés. Ces résultats devront être confirmés par la CPE qui se tiendra le 9 juin.

Les résultats poste par poste sont aussi disponibles sur l’application du SNCTA.

En attendant, bravo aux agents retenus !

Résultats CAP RECOUVREMENT Juin 2017 (350.5 KiB)