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Archive for November 2017

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Modernisation technique de la DSNA (2/2) : 2017, annus horribilis !

Thermomètre « risque » qui explose

Trafic en très forte hausse, effectifs atteignant leur point bas, pressions sur les délais, changements nécessaires des systèmes de contrôle, retards en cascade des programmes majeurs, tels sont les enjeux d’une modernisation qui n’est pas près d’atterrir. Quelles en seront les implications sur la DSNA ? Quels sont les risques identifiés et les demandes du SNCTA pour les contrôleurs aériens qui n’acceptent plus d’utiliser des moyens techniques du xxe siècle ?

De déconfitures en déconfitures

Malgré un départ difficile, le SNCTA a espéré que 4-Flight, navire amiral pour la modernisation des CRNA, n’allait pas connaître les affres de programmes à rallonge tels que EEE. Le forum de mars 2017 était censé lancer un compte à rebours J-1 000 permettant de créer un élan de confiance pour tous les acteurs. Le recodage de l’IHM de 4-Flight, a priori dû à un manque de robustesse du produit Thales, et le décalage qui en découle sont donc ressentis comme une déception d’autant plus forte.

Les péripéties liées au marché de SYSAT et la désignation de Saab/CS relèvent d’une deuxième déconfiture en peu de temps. Avoir laissé présenter aux personnels un produit qui s’est révélé non conforme en espérant que NavCanada/Airbus se soumettrait plus tard aux exigences de sécurité logicielle, a conduit à une grande frustration tant l’interface avait plu. Il devient donc nécessaire de laisser travailler les organismes parisiens avec Saab pour aboutir à une interface plus conviviale et plus intuitive. Le programme SYSAT doit faire en sorte que les échanges avec l’industriel soient productifs et que les opérationnels soient réellement impliqués dans la démarche.

La confiance dans la conduite de projet ne se décrète pas. Seuls des faits tangibles permettront d’en retrouver. En ce sens, le jalon du printemps 2018 sur SYSAT sera un marqueur décisif. Il en va de la poursuite du groupe 1 mais aussi, par ricochet, celle d’un groupe 2 qui n’en finit pas d’inquiéter vu la faiblesse de la stratégie de déploiement pour les 70 organismes des basses couches.

Audit sur les matériels en fin de vie

Jusqu’à fin septembre 2017, une seule FFT (fiche de fait technique) classée grave a été recensée en 2017, la panne STPV de juin au CRNA SO. Si on ne peut donc nier une robustesse globale, la statistique paraît néanmoins flatteuse au regard des difficultés techniques vécues par certains centres cette année. Des systèmes, les calculateurs CAUTRA en particulier, arriveront prochainement en fin de vie. La perte de confiance dans les systèmes et la crainte de pannes majeures (visu radar et système plan de vols) sont à terme des risques majeurs. Ils pourraient entraîner des mesures conservatoires fortes dès qu’un doute apparaît ou qu’un incident se produit.

Le SNCTA demande donc que soient présentés aux personnels, un audit sur la durée de vie de tous nos matériels et des plans d’actions, si nécessaire.
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Communiqué de la section SNCTA de CDG

CDG le 28 novembre 2017,

La section locale SNCTA s’est réunie ce jour à Roissy pour évoquer les problématiques locales des contrôleurs aériens de l’organisme de CDG.

La section locale SNCTA ne peut que se féliciter d’avoir insisté pour la mise en place du Comité de suivi des expérimentations. En effet, cette instance de dialogue a permis aux ICNA de faire évoluer les expérimentations qui sont devenues leur quotidien. Il est d’ailleurs possible d’améliorer encore certains items.

Beaucoup des évolutions adoptées jusqu’à présent ne concernent que les ICNA en équipe. Néanmoins, la section locale SNCTA a dès le début fait attention et insisté sur le fait que tous les ICNA de Roissy sont concernés et que, par conséquent, les efforts doivent être répartis entre tous. Aussi, il convient de chercher des réponses aux problématiques de chacun : des stagiaires aux encadrants.

Dans cette optique, la section SNCTA de CDG souhaite que soient débattues les conditions de travail et d’emploi des stagiaires et notamment des QICA. En effet, les échanges réguliers avec eux nous ont amenés à prendre conscience que certaines choses doivent au minimum être améliorées, voire largement repensées.

Il ne faut pas perdre de vue que les QICA, et les stagiaires de façon plus générale, sont notre avenir et que tout ce qui ralentit ou perturbe leur formation est complètement contre-productif.

En effet, les expérimentations ne sont qu’une méthode transitoire de gestion d’un effectif inférieur de presque 20 % au BO officiel du centre. L’objectif reste toujours d’augmenter l’effectif PC du centre pour revenir à une situation stable et saine.

C’est pourquoi nous souhaitons aujourd’hui interpeler notre encadrement sur les points suivants :

  • les QICA ne peuvent pas être la variable d’ajustement de l’effectif journalier. Les cas d’équipes à moins de 10 présents le jour J vont sans aucun doute augmenter. Il n’est pas selon nous envisageable de supprimer systématiquement l’instruction en salle IFR pour utiliser les stagiaires en tour. L’armement en tour centrale sur les vacations de J2 et J7 reste pour le SNCTA une éventualité à privilégier ;
  • nos discussions avec les QICA font apparaître un manque récurrent de densité dans la programmation quotidienne des stagiaires en salle IFR, notamment en fin de formation.

La section locale SNCTA se tient encore une fois à la disposition de la subdivision instruction afin de réfléchir conjointement à une meilleure gestion des ressources QICA et à l’amélioration du processus de formation des stagiaires.

La section locale SNCTA a étudié la proposition de tour de service issue du projet TDS. Celle-ci impliquerait une gestion opérationnelle en multi-sites, demanderait des efforts accrus aux QICA et hors salle et instaurerait la mise en place d’une vacation complémentaire pour les ICNA en équipe. Cette proposition ne saurait être satisfaisante. La section locale SNCTA propose donc la reconduction des expérimentations jusque début 2019 et affirme être contre leur pérennisation, pour permettre aux ICNA de continuer à décider de leurs conditions de travail.

Adopté à l’unanimité

Communique Section CDG 28 Nov (70 KiB)

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Résultats de la CAP à recouvrement du 28 novembre 2017

Les résultats de la CAP à recouvrement du 28 novembre 2017 sont disponibles. Ces résultats devront être confirmés par la CPE qui se tiendra le 11 décembre 2017.

Les résultats poste par poste sont aussi disponibles sur l’application du SNCTA.

En attendant, bravo aux agents retenus !

Résultats CAP RECOUVREMENT Décembre 2017 Vd (0.6 MiB)

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Projet « Aix 2018 » : Devoir de vérité — Épisode 1

Thermomètre « risque » qui explose

Tours de service du CT du 4 décembre 2017 : une copie à jeter

Les tours de service que l’administration entend nous imposer sont enfin sortis. Le SNCTA les rejette catégoriquement ainsi que la méthode employée. Quelques explications…

Le contenu des tours de service (TDS)

L’administration a envoyé comme documents de CT de nouveaux tours de service pour 2018 qu’elle compte passer en force. Elle introduit comme changement majeur dans son projet de réforme trois tours de service pour chaque zone :

  • un TDS hiver, d’une durée d’application de 15 semaines ;
  • un TDS mi-saison, d’une durée d’application de 23 semaines ;
  • un TDS été, d’une durée d’application de 14 semaines.

Le SNCTA n’est pas opposé à l’idée d’une troisième période, à condition que celle-ci permette d’améliorer les conditions de travail des contrôleurs et non de les dégrader davantage. Sans surprise, les TDS de l’administration ne vont pas dans ce sens, bien au contraire !

Zone Ouest
HiverMi-saisonÉté
Volume horaire hebdomadaire réel*32 h 20
(+0 h 20)
34 h35 h 30
(+1 h 30)
Nombre de vacations d’au moins 10 h235
(+2)
Nombre de vacations de 11 h233
Zone Est
HiverMi-saisonÉté
Volume horaire hebdomadaire réel*32 h 20
(+0 h 20)
34 h35 h 30
Nombre de vacations d’au moins 10 h3
(+1)
3
(+1)
4
Nombre de vacations de 11 h3
(+3)
2
(+2)

* Le service applique unilatéralement une nouvelle méthode de calcul, pioche arbitrairement dans des textes de lois opposés, et affiche des temps sous-estimés. Le SNCTA dénonce ce tour de passe-passe.

Non seulement cette augmentation du temps de travail va générer plus de fatigue pour les contrôleurs mais elle s’accompagne d’autres mesures également condamnables :

  • le nombre d’heures au-delà des 32 h hebdomadaires réglementaires atteint 100 h, soit environ 40 h qui s’ajoutent encore à celles d’aujourd’hui et ce, sans compter le J0 !
  • les pauses d’« équipe » sont fractionnées à un niveau jamais atteint ;
  • le J0 s’effectue en binômes dont les montées sont davantage décalées et les horaires potentiellement variables d’un jour sur l’autre ;
  • la gestion de la salle par le chef de S2 de la zone Est un non-sens opérationnel avec plusieurs tenues de fonction CDS de 30 ou 45 minutes seulement ;
  • cerise sur le gâteau, les S1 de la zone Ouest qui débutent à midi n’ont aucune pause déjeuner prévue…

Dans le contexte d’un effectif toujours en baisse et d’un trafic qui explose, ces indicateurs défient toute logique en allant à l’encontre des enjeux sécuritaires et de maîtrise de la fatigue que notre profession requiert.

La méthode employée

La relation de confiance entre la salle et son encadrement est complètement rompue, et l’extrême tension qui règne ne saura être calmée par une démonstration de force de l’administration.

Le SNCTA revendique — depuis plus d’un an — un espace de dialogue adéquat pour chercher des solutions aux problèmes RH du CRNA-SE.

En ce sens nous regrettons :

  • le refus de notre encadrement local d’ouvrir à notre demande un GT Horaires dès la signature du protocole 2016 ;
  • le refus de nos administrations locale et centrale d’ouvrir un GT Horaires avant l’été 2017, conformément aux demandes de l’assemblée générale intersyndicale du 22 mai ;
  • la non-ouverture du GT Horaires convoqué le 22 septembre, à cause de son blocage par une partie des contrôleurs ;
  • la menace de passage en force d’un nouvel horaire en CT, qui représenterait un affront sans précédent.

Dans ce contexte, nous affirmons dès à présent que les propositions outrancières de l’administration décrites plus haut ne méritent pas d’être étudiées.

Le SNCTA maintient sa position : un espace de dialogue est nécessaire pour travailler avec l’encadrement, les organisations syndicales et des représentants d’équipes. En revanche, le SNCTA s’oppose à ce qu’une réforme ne dégrade davantage les conditions de travail du CRNA-SE. Il refuse toute évolution que les contrôleurs n’auraient pas validée.

Le SNCTA rejette sans appel les tours de service « proposés » par l’administration en préambule au CT du 4 décembre. Ils sont d’ores et déjà inacceptables en termes de conditions de travail et de maîtrise de la fatigue. Le SNCTA met en garde une nouvelle fois l’administration sur ce type de management sans vision ni dialogue, qui nous conduit droit dans le mur tant sur la sérénité nécessaire en salle pour un service de qualité que sur le plan de la sécurité.

CDA - Projet Aix 2018 (0.8 MiB)

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Modernisation technique de la DSNA (1/2) : des constats cinglants

Thermomètre « risque » qui explose

Le 18 octobre 2017, après un été de tous les records dans la navigation aérienne française, le directeur général de l’aviation civile recevait les organisations syndicales signataires du protocole 2016-2019, très inquiètes après les dernières annonces de dérapage des programmes majeurs de modernisation technique de la DSNA, 4-Flight et SYSAT. Le SNCTA dresse ici un état des lieux factuel de la modernisation qui conditionne l’avenir de la DSNA dans sa capacité à faire face à la très forte croissance du trafic aérien.

La modernisation, une nécessité vitale

La brutale croissance du trafic observée depuis le printemps 2016, s’est poursuivie en 2017, effaçant tous les records (+4,33 % depuis le début de l’année). Portée par les survols (+7 %), elle a été particulièrement notable en CRNA, notamment au CRNA Ouest (+9,53 %). De façon générale, presque tous les organismes voient leur trafic augmenter : à titre d’exemple, 8 journées et 8 semaines de 2017 sont classées dans les 10 les plus chargées historiquement. Dans le même temps, tous les indicateurs de sécurité s’améliorent, signe du haut degré de professionnalisme des contrôleurs aériens français.

Dans un contexte parallèle de pression grandissante sur les délais, en partie liée aux cibles RP2, et de baisse d’effectifs qualifiés qui atteindront un point bas en 2020, la performance de la DSNA, objet de toutes les attentions, a été le centre de la négociation protocolaire en termes de RH.

La DSNA, malgré son statut de prestataire écoulant le plus de trafic en Europe, ne peut que constater que tous ses homologues ANSP disposent de systèmes de contrôle bien plus performants et ce, depuis un temps certain.

En basses couches, la modernisation des matériels reste l’objectif majeur de la modernisation à l’heure où des SLCT sont encore mis à jour par… disquettes. En CRNA, le remplacement de vieux matériels mais également l’augmentation de productivité que doivent générer des outils plus performants, apparaissent tous deux comme vitaux pour faire face à un trafic en explosion.
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Flash Info — Service minimum à Bordeaux et Brest : démonstration par l’absurde

Lors du préavis de grève interprofessionnelle du 16 novembre 2017, relayé par un seul syndicat de la DGAC, la DSNA a décidé de reconduire, dans les CRNA Ouest et Sud-Ouest, le dispositif à six secteurs d’astreintes (au lieu de quatre).

Dans un contexte de trafic peu chargé de mi-novembre, voici un premier bilan de ce préavis concernant ces deux CRNA :

  • Brest : 3 grévistes, 13 500 minutes de délai et plus de 600 vols annulés ou re-routés par les routes atlantiques ;
  • Bordeaux : 5 grévistes, 15 000 minutes de délai et près de 400 vols en moins ;
  • très grande difficulté à lever les astreintes malgré un mouvement extrêmement peu suivi.

Dans sa déclaration liminaire du CT DO du 16 octobre 2017, le SNCTA qualifiait cette mesure de « contre-productive, incompréhensible et vexatoire ». Au regard du bilan de cette journée, qui pourra désormais contester ces qualificatifs ?

Cette décision de la direction, soucieuse de donner des gages aux compagnies aériennes extrêmement agressives sur le droit de grève des contrôleurs aériens français, s’est donc révélée être une erreur d’appréciation majeure qu’il faut corriger d’urgence.

Le SNCTA déplore également l’usage inconsidéré du droit de grève, alors même que celui-ci est attaqué de toute part. Il note par ailleurs le silence d’organisations syndicales qui, par cette mesure de réduction du droit de grève, voient les conséquences d’un préavis peu suivi surmultipliées de façon artificielle et délétère à long terme.

Considérant l’incohérence de la mesure d’augmentation du nombre d’astreintes, le SNCTA exige le retour à 4 secteurs d’astreintes aux CRNA Ouest et Sud-Ouest.

FI 2017-11-22 Service Minimum à Bordeaux Et Brest (1.4 MiB)

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Flash Info — Entraînement aérien : l’enveloppe redécolle

Dès le 1er janvier 2018, l’allocation pour l’entraînement aérien sera revalorisée à 1 650 €. Cette augmentation de 220 € intervient après des années de stagnation. C’était une revendication du SNCTA pour encourager et maintenir les connaissances pratiques aéronautiques.

Le SNCTA a également obtenu, dans le protocole 2016, une somme supplémentaire de 380 € allouée au titre de l’initiation à l’IFR. Ce complément sera débloqué en volant sous régime IFR, ce qui implique du double-commande avec un instructeur IFR dans un avion équipé IFR. L’objectif de cette mesure est de sensibiliser les contrôleurs aux procédures aux instruments : guidage radar, ILS, navigation sous plan de vol IFR. Une nouvelle instruction DGAC relative à l’entraînement aérien en précisera les détails.

Autre nouveauté : tous les détenteurs d’une mention IFR valide bénéficieront d’une bonification de leur enveloppe qui sera portée à 2 480 €. Cela constitue une vraie incitation pour celles et ceux, qui souhaitent enrichir davantage leurs connaissances en pilotage.

Chiffres clés :

  • entraînement aérien 2017 : 1 430 € ;
  • entraînement aérien 2018 : 1 650 € ou 2 030 € en cas d’initiation IFR voire 2 480 € en cas de mention IFR valide.

Un retour d’expérience sera conduit par la DGAC fin 2018 pour vérifier si cette incitation à la pratique de l’IFR a été efficace, et si les contraintes réglementaires associées ne sont pas trop importantes. Le SNCTA vous invite à lui faire remonter toute difficulté rencontrée afin d’améliorer la mesure en 2019.

Le SNCTA se félicite d’avoir obtenu cette revalorisation très attendue. Pour 2019, il revendique une subvention à l’initiation IFR qui couvre intégralement le coût des trois heures de vol IFR inscrites dans le protocole.

FI 2017-11-21Entrainement Aérien, L'enveloppe Redécolle (1.6 MiB)

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Flash Info — Europe : Our rights – Your safety

La Commission européenne cherche à améliorer la compétitivité du secteur aérien européen. Cependant, son analyse n’est ni aboutie ni pertinente puisqu‘elle considère que la restriction du droit de grève des contrôleurs est un axe majeur de cette amélioration.

Alors que 51 % des retards sont imputables aux compagnies aériennes, seulement 1 % des délais est dû à des grèves de contrôleurs. La Commission européenne attaque pourtant le droit de grève de ces derniers en prétextant une obligation de continuité de service sans réellement chercher à diminuer les délais globaux ni à améliorer le service aux passagers.

Cette politique est le résultat du lobby des compagnies aériennes et de leur officine A4E dans laquelle les meilleurs ennemis, Ryanair, easyJet, Air France-KLM, Lufthansa, British Airways ou encore Norwegian, font cause commune. Leur intention ? Attaquer les contrôleurs aériens pour mieux masquer leurs propres responsabilités et défaillances organisationnelles.

D’après les traités européens, le droit de grève est du strict ressort des États membres. Pourtant, en s’appuyant sur les conséquences économiques de préavis de grèves interprofessionnelles à répétition en France, ce lobby a amené la Commission à prendre position sur le sujet.

Afin de défendre ce droit fondamental, le SNCTA s’associe aux autres membres de l’ATCEUC pour lancer, en coordination avec ETF, une campagne de sensibilisation visant à protéger les droits des contrôleurs en Europe : signez la pétition sur www.atcorights.org.

Stigmatiser les contrôleurs aériens et vouloir restreindre leurs droits fondamentaux ne permettront aucunement d’accompagner les hausses de trafic et de capacité nécessaires à la croissance du transport aérien. Bien au contraire !

Le SNCTA, en coordination avec ses partenaires européens, saura s’opposer aux tentatives populistes des lobbies de compagnies aériennes qui devraient d’ailleurs commencer par s’occuper de leurs empennages !

FI 2017-11-20 Our Rights Your Safety (1.4 MiB)

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Communiqué - LFEE - Comité de Suivi

Main construisant un mur de briques

 

Alors que les assauts du trafic estival semblent finalement s’apaiser, les Rémois peuvent enfin un peu souffler. Après un été aéronautique toujours plus long (près de 7 mois cette année) et avant le retour des contraintes imposées par le trafic flux ski, le comité de suivi de l’expérimentation RH a enfin pu se tenir le 14 novembre dernier.

Rappel

Ce comité est en charge d’assurer le suivi des différentes phases d’expérimentation et de traiter toutes difficultés rencontrées en proposant les mesures d’adaptations nécessaires. Initialement conçu pour l’administration et les organisations syndicales représentatives des contrôleurs dans le centre, le SNCTA a souhaité dès sa création y associer l’ensemble des équipes par l’intermédiaire de leurs représentants.

Bilan Estival

Au cours de la réunion, l’administration rémoise s’est félicitée des très bons résultats rémois.
Alors que nombre de nos voisins ont connu des difficultés importantes à faire face au contexte actuel de forte augmentation du trafic, ces résultats, fruits du travail considérable de la cellule ATFCM rémoise et des efforts consentis par la salle de contrôle, méritaient d’être signalés. Pour autant, leur analyse ne s’arrête pas là.
Les problèmes d’augmentation de la complexité du trafic, de surcharges de secteurs élémentaires ou indégroupables ainsi que le sentiment de s’approcher toujours plus des limites, sont partagés avec l’encadrement et ont été remontés en plus haut lieu.
Malgré l’expérimentation, le CRNA-Est semble atteindre un nouveau palier en terme de capacité. L’administration est pleinement consciente de ces limites qui peuvent contraster avec les chiffres pourtant affichés.

L’avis de la Salle

Les équipes ont unanimement exprimé que le gain d’UCESO offert par l’expérimentation avait apporté plus de sérénité, permettant en particulier aux chefs de salle de gérer plus aisément la salle de contrôle et ses multiples changements de configuration.
De même, le fait que ces évolutions soient négociées et validées dès le mois de février a facilité l’organisation des équipes.
Face à une telle augmentation de trafic, la solution proposée par le SNCTA pour faire face au manque d’effectif rémois leur semble désormais clairement incontournable. Les efforts demandés aux contrôleurs n’en restent pas moins importants et ils ont tenu à les rappeler.
Les équipes ont dans leur grande majorité, exprimé un sentiment croissant de tension en salle de contrôle, et de fatigue.
L’ampleur des efforts présents et futurs demandés pour faire face au trafic et à sa constante progression est également source d’inquiétudes. Les équipes craignent aussi que l’hiver soit désormais plus compliqué à gérer. Le dépôt des congés et des récups JE laisse parfois l’effectif opérationnel de certaines équipes à un niveau inquiétant même pour un trafic hivernal.
Face à un tel constat, et avant toute proposition de l’administration, la grande majorité des équipes a tenu à faire savoir qu’elle rejetait toute augmentation des contraintes en 2018. Certains chefs ont d’ailleurs fait remarquer que quelques voix se faisaient entendre au sein de leurs équipes pour demander un retour en arrière et un arrêt des expérimentations. Dans de telles conditions et alors que le CRNA-Est flirte avec ses nouvelles limites, la salle de contrôle envisage très clairement une poursuite de l’expérimentation mais ne souhaite pas faire plus de concessions pour compenser son sous-effectif.

L’avis du SNCTA

Le SNCTA partage dans l’ensemble ce point de vue.
Nos représentants au comité de suivi ont également souhaité rappeler à l’administration, l’absolue nécessité de respecter à la lettre les notes de service négociées et validées lors du CT. C’est une des conditions indispensables si elle souhaite garder la confiance de la salle de contrôle et des organisations syndicales. La libre interprétation des textes comme elle a pu le faire par exemple, lors de la définition des conditions de dépôts des recyclages dirigés ou lors de la transmission aux équipes du droit à absence, n’est pas concevable. D’ailleurs, le bureau de section attend toujours de sa part le nouvel amendement censé respecter cette fois les critères d’attribution de la 7e absence initialement prévus.

A quoi s’attendre en 2018?

Pour faire face aux prévisions de trafic toujours à la hausse, ainsi qu’à la baisse attendue de l’effectif opérationnel des années à venir, l’administration locale dit travailler sur plusieurs pistes :

    • d’éventuelles évolutions à la marge de l’expérimentation pour prendre en compte les évolutions du trafic ;
    • un outil d’aide à la gestion de la salle pour les chefs de salle ;
    • des modalités de gestion des recyclages dirigés modifiées.

De même, l’impact de la transformation 4-Flight prévue fin 2018 aura inévitablement un impact considérable sur la définition de l’expérimentation 2018/2019.

Quels que soient les prévisions et les besoins exprimés par l’administration pour faire face à la hausse de trafic, conjuguée au sous-effectif et à la transformation 4F, le SNCTA continuera de protéger au maximum les conditions de travail des contrôleurs Rémois. En ce sens, lors des négociations à venir, le bureau de section veillera à ce que les demandes de la salle de contrôle soient respectées et à ce que l’expérimentation 2018/2019 s’inscrive dans la continuité des avancées déjà obtenues l’année dernière. Dans le même temps, le SNCTA se battra aussi pour éviter que les Rémois ne subissent de plein fouet le résultat de la politique aveugle et dogmatique de réduction des effectifs que nous avons connu ces dernières années au sein de la DGAC.
Les négociations des futures expérimentations RH et la sécurisation de l’effectif rémois seront indubitablement les enjeux majeurs des mois et des années à venir.

CDA REIMS - Comité De Suivi (0.3 MiB)

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La DO à la manœuvre, attention aux écueils !

Tour de Bordeaux

Mauvais Signal

La section locale du SNCTA, à l’instar des autres organisations syndicales, a pris connaissance de la décision de DO/SDRH de ne pas ouvrir un nouveau poste d’assistant de subdivision au SNA/SO. En guise de renforcement des subdivisions, la DO propose aux personnels de Mérignac, un poste d’expert opérationnel (nouveau statut, hybride entre le statut de détaché 12/36 et celui d’assistant de sub, permettant l’accès au 4e grade).

La manœuvre est faussement habile : dans la tête de la DO, il faut probablement rentabiliser les AVE et il s’agit donc d’occuper tout ce petit monde en attendant la reprise effective. Pour le SNCTA, la DO fait une triple bévue :

  • d’une part il va falloir encore attendre environ 18 mois avant que les AVE de juin 2017 commencent à se qualifier, donc pendant ce temps l’effectif opérationnel ne remontera pas, donc le détachement de l’expert opérationnel sera problématique, donc le dossier sera retardé ;
  • d’autre part le SNA/SO gagnant de l’envergure, il n’était pas nécessaire de prévoir « l’extinction » de ce poste supplémentaire car il sera largement mérité à l’issue de la reprise (en fait, de notre point de vue, il aurait déjà été mérité avant l’arrivée de ce dossier) ;
  • enfin, en faisant ce choix tiède, mou, désengagé, la DO envoie un signal très négatif vers notre centre mais également elle hypothèque les prochaines reprises d’approches en montrant que sa politique, c’est la politique petit-bras !

Restons vigilants !

Nous rappelons donc à la DO que nous ne transigerons pas sur le respect des prérequis et que le travail préparatoire nécessaire à cette reprise devra être fait et bien fait !

L’affichage de la DO au travers de cette décision est donc extrêmement négatif.

Nous rappelons aussi à la DO que le SNA/SO est lourdement engagé dans plusieurs projets structurants à l’échelle de la DSNA :

  • reprise de LFBH : travail déjà engagé mais il reste beaucoup de travail ;
  • projet DAT sur 3 sites (trois !) : LFBE, LFBP, LFBD qui nécessiteront a minima la coopération des agents de ces sites mais plus probablement un véritable engagement de ceux-ci si on veut avoir une chance de les faire aboutir ;
  • étude prospective sur la reprise de la FIR SO par un ou plusieurs centres d’APP : inenvisageable de commencer à travailler là-dessus au vu des moyens alloués, espérons que le CRNA/SO aura encore longtemps de la capacité à offrir… Où en est le CPDLC ?

Chacun dans son rôle !

Notre message à la DO est très simple : il reste possible d’avoir une politique ambitieuse mais celle-ci ne saurait se satisfaire d’un affichage flamboyant ! Le saupoudrage parcimonieux de ressources ne pourra constituer une solution de gestion. On ne peut pas faire tout le temps la même chose en espérant un résultat différent ! Devons-nous comprendre que les dossiers concernant le SNA/SO suivront le même chemin que les autres dossiers DSNA : retards et ambitions en berne ?

Le SNCTA ne transigera pas avec la sécurité et refusera les solutions bâclées, nous préférerons toujours le blocage du dossier si les solutions apportées ne permettaient pas aux contrôleurs de travailler dans la sérénité.

Après les vifs débats sur LFBH, les personnels de Bordeaux Mérignac ont retrouvé une sérénité nécessaire à leur tâche. Il serait particulièrement dommage que les arbitrages malheureux de la DO, associés aux perturbations inhérentes aux futurs changements de notre encadrement, la mettent à mal. La balle est dans le camp de la DO.

CDA Bdx La DO à La Manoeuvre, Attention Aux Ecueils (0.2 MiB)

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