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Archive for February 2018

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Équilibre social en danger

Mains liées

Lors du dernier CT DSNA, notre directeur a exprimé sa volonté de limiter la capacité des contrôleurs à muter. Alors que pour faire face à une hausse sans précédent du trafic, les efforts demandés aux contrôleurs n’ont jamais été aussi importants, la brutalité de ce projet arrive telle une véritable sanction pour les contrôleurs Rémois.

Contexte

La DSNA se retrouve face à un choix cornélien, conséquence d’une politique dogmatique de réduction des effectifs qui la contraint aujourd’hui à devoir conjuguer une chute importante des effectifs à une forte hausse du trafic en survol. Dans ce contexte alarmant, elle a annoncé :

  • vouloir maximiser le nombre d’ICNA « utiles », comprenez d’ICNA « qualifiés », ce qui revient à annoncer une limitation de la mobilité des contrôleurs ;
  • vouloir définir un effectif cible exprimé en nombre de PC par équipe à l’horizon 2023 dans les 5 CRNA, Roissy et Orly. Outre le caractère surprenant de telles annonces, les chiffres proposés, basés sur une méthode de calcul inconnue sont clairement insuffisants. De même, les menaces qu’elles font peser sur nos conditions de travail, sont inacceptables.

Quelles conséquences au CRNA-Est ?

• L’effet boule de neige
Qui veut maximiser le nombre d’ICNA qualifiés se doit de limiter le nombre d’ouvertures d’AVE. Une fois ce nombre contraint et la mobilité des agents réduite, les impacts pour la salle de Reims ne s’arrêteront malheureusement pas là.
Les centres habituellement receveurs d’AVE verraient leurs nombres ne plus satisfaire leurs besoins. Nul doute que cette baisse serait alors compensée par une sur-affectation de sortie ÉNAC vers ces centres dit attractifs. Le prochain GT effectif ne verra malheureusement que 49 sorties ÉNAC réparties dans toute la France. Une telle philosophie aurait ainsi pour conséquence immédiate la réduction drastique des sorties ENAC affectées à Reims.
Or celles-ci sont l’unique ressource en effectif du CRNA-Est, centre non attractif par excellence. Résoudre un problème à court terme au prix du sacrifice de l’effectif rémois dès 2022, est-ce là, la vision de notre DSNA ?
Cette rupture annoncée de l’équilibre entre mobilité et affectation des sorties ÉNAC dans le nord est inenvisageable. Tout particulièrement à Reims, où cela infligerait une double peine.

• Report du CT Local
Les annonces du DSNA sont intervenues en pleines négociations locales de l’expérimentation RH 2018/19, censée accueillir le début de la transformation 4F. Dans un tel contexte et devant l’ampleur que ces annonces auraient au CRNA-Est, la section locale du SNCTA a décidé d’interrompre toutes négociations. Elle a également obtenu du chef de centre que le CT local soit repoussé à une date ultérieure. Les efforts supplémentaires liés à une transformation 4F de plus de 2 ans ne sauraient être négociés sereinement alors que pèse sur les Rémois de telles menaces.

Le SNCTA au travail

Ces déclarations de notre directeur constituent une véritable déclaration de guerre faite à la mobilité et plus globalement à la paix sociale de la DSNA. Le SNCTA, garant des conditions de travail de tous les contrôleurs défend une politique juste et claire sur ce sujet.
Elle vise à une stricte limitation des sorties ÉNAC dans les centres attractifs afin d’assurer une mobilité indispensable à la paix sociale dans les centres du Nord. Le SNCTA fort de son expérience travaille d’arrache-pied pour convaincre notre administration du caractère dangereux que représenterait un tel plan. Pour les rémois, les conséquences sur la mobilité et sur les effectifs post 2022 seraient considérables. Il s’assurera au contraire qu’un équilibre convenable soit conservé. Le SNCTA réaffirme son attachement viscéral au droit à la mobilité et ne peut envisager une politique de régulation des départs que via des mesures incitatives.

L’âge moyen de départ en CAP est de plus en plus élevé et ne ferait qu’augmenter si le plan du DSNA devait s’appliquer. Le CRNA-Est, avide de mobilité et ultra-dépendant des ab-initio sera le principal centre touché par ces annonces, même si c’est l’ensemble de la profession qui pâtira du manque de vision de nos dirigeants. Pour faire face au problème d’effectif qui s’aggrave, le SNCTA continue de revendiquer la mise en place d’un mécanisme de fidélisation dans les centres définis comme non attractifs.

En arrivant à Reims, vous pensiez en prendre pour 15 ans maximum ? Le DSNA vous propose d’en prendre pour perpétuité. Vous n’êtes pas d’accord. Rejoignez-nous dans le combat !

CDA LFEE - Equilibre social en danger (0.1 MiB)

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Flash Info — GT 7 : voir plus loin que les « BO » en CRNA

Après plusieurs mois d’interruption, une nouvelle réunion du GT 7 s’est tenue mercredi 7 février. Après différentes tentatives infructueuses de définition de cadres expérimentaux alternatifs d’organisation du travail, ce GT se concentre enfin sur la définition d’effectifs opérationnels en CRNA.

Pour le SNCTA qui a fait inscrire ce mandat dans le protocole 2016, l’objectif est de définir une nouvelle méthode de gestion des effectifs. Celle-ci, pluriannuelle, devra prendre en compte les besoins en contrôleurs opérationnels en équipe et hors salle avec une vision à 5 ans afin de définir les recrutements nécessaires et une stratégie de répartition des ressources. Ainsi, les travaux du GT 7 (effectifs en CRNA), ceux du GT 8 (effectifs en approches) ainsi que les critères d’alimentation du GT effectif et du GS 32 heures doivent être coordonnés afin d’aboutir à une méthode globale efficace.

Les situations actuelles des organismes, extrapolées aux trois prochaines années, variant de « problématiques » à « critiques », démontrent à quel point une méthode basée sur l’anticipation des besoins est indispensable. Le SNCTA veut que celle-ci soit irréfutable face à un ministère du Budget qui a encore tendance à considérer l’activité de la navigation aérienne en très forte croissance comme une administration comme les autres.

Sur la méthode, le SNCTA rappelle ses exigences :

  • transparence et équité entre tous les organismes (CRNA et approches), toutes deux garantes de cohésion du corps et de paix sociale ;
  • garantie d’un dimensionnement permettant à chaque contrôleur d’effectuer ses formations statutaires dans de bonnes conditions et d’avoir au moins deux semaines de vacances en juillet – août.

La navigation aérienne a besoin d’une gestion des ressources humaines sûre et efficace basée sur l’anticipation des besoins à 5 ans et indépendante des politiques budgétaires des pouvoirs publics.

Pour qu’il n’y ait plus de protocole 2013*, le SNCTA travaille dans ces GT pour objectiver les besoins opérationnels. Il y défend le service public et les conditions de travail des contrôleurs.

seul protocole non signé par le SNCTA et qui entérinait une baisse significative des effectifs.

FI 2018-02-09 - GT 7 - Voir Plus Loin Que Les BO En CRNA (1.5 MiB)

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CT du CRNA SO du 1er février 2018 : la voix de la majorité des contrôleurs entendue

Main construisant un mur de briques

Le premier CT local de l’année vient de se tenir avec, à l’ordre du jour, un sujet déterminant pour les contrôleurs : le choix de leur tour de service et de leur cadre de travail pour l’été 2018.

Concernant le vote des expés, voici les résultats :

Pour : SNCTA

Contre : CGT

Absent : UNSA-ICNA

La poursuite des expérimentations RH jusqu’au 1er avril 2019 est donc actée et reste dans la logique de la consultation donnait 70 % de contrôleurs pour ce choix-là.

Les expé. permettent entre autre de préserver du droit à congé pendant la période de charge, de limiter les amplitudes horaires à 8 h 30 max. et une rémunération brute de 500 € supplémentaires.

Dans un cadre hors expé., le plan B de l’administration, soutenu par la CGT, avalisait 4 congés par équipe les week-ends pendant presque toute la période de charge, augmentait la durée des journées et prévoyait la vacation complémentaire reprogrammable. Le SNCTA ne s’est naturellement pas associé à un tel plan.

Maintenant que le choix de la salle a été entériné, le SNCTA regarde vers l’avenir et notamment vers les effectifs avec le GT du même nom prévu le 15 février. Le DSNA vient d’annoncer un changement de stratégie à moyen terme : des effectifs de référence dans les CRNA. Le SNCTA considère le principe comme une bonne nouvelle mais réclame de la transparence et de l’équilibre sur la méthode pour parvenir à des valeurs d’effectifs centre par centre. Il est à noter que, contrairement à ce que l’on peut entendre, ces chiffres ne tiennent jamais compte du fait qu’un centre soit en expé ou de la « facture » de minutes de délais réalisées.

Si le principe de l’effectif de référence est bon, les cibles récemment annoncées par le DSNA pour LFBB, à savoir 19 à 21 PC par équipe, paraissent, à ce stade, très discutables et l’horizon 2023 trop lointain (pour rappel, cibles annoncées à LFRR 19 à 21 ; à LFMM 12 à 13 ; à LFEE 17 à 18 ; à LFFF 10,5 à 11,5). Mais elles permettent au minimum d’envisager la fin de la chute et un objectif de remontée rapide.

Le CT du 1er février a également confirmé un certain nombre d’avancées technologiques majeures qui seront déployées dans les semaines à venir au CRNA :

  • déploiement des écrans 43 pouces à partir du 9 avril rendu possible par la mise en service réussie des machines graphiques au 23 janvier : la concrétisation d’un combat âpre mené par le SNCTA depuis quelques années ;
  • déploiement simultané des écrans 4Me à compter de la même date ;
  • incrément 4.1 EEE qui embarque le Mode S descendant ;
  • une version corrective d’EXSA et la fin des soucis liés à la mention Code prévue pour début avril ;
  • assume-shoot avec Brest pour la mi-juin dans le meilleur des cas, au plus tard à l’automne 2018 ;
  • full data-link déployé d’ici à la fin de l’année.

Ce sont assurément d’excellentes nouvelles. Le service technique s’est mobilisé pour que ces projets aboutissent. Le SNCTA l’en remercie.

Le SNCTA, et les contrôleurs Bordelais, ont choisi pour l’année à venir de valider à nouveau une démarche gagnant-gagnant, porteuse de manière équilibrée de progrès sociaux mais aussi de contreparties.

Les contrôleurs bordelais ont beaucoup donné ces dernières années : transformation EEE exemplaire, adaptation saisonnière des tours de service, augmentations de trafic absorbées et délais contenus, procédures avec Barcelone dégradées, changements « espace », baisse d’effectif vertigineuse, contraintes réglementaires…

Soyons clairs : après avoir tant donné, le CRNA SO doit maintenant recevoir.

La balle est dans le camp de l’administration. C’est à elle d’envoyer des signes forts de reconnaissance du travail effectué par TOUS les agents, de la bonne volonté de chacun, et de prendre enfin en compte un ras-le-bol exprimé par toutes les organisations syndicales. Rendez-vous est pris le 15 février.

SL ACC LFBB CT 1-2-2018 (0.2 MiB)

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Actualité des terrains F et G (1/2) : GT permanent, GT DAT et stage FCTLA

Volonté du congrès de Bordeaux, le SNCTA a créé un lieu d’échange, de collecte de problématiques et de revendications pour et vers les contrôleurs d’aérodrome en mettant en place une nouvelle commission interne, la COM TS. Sous l’égide du bureau national et des conseils régionaux, elle intègre d’ores et déjà des contrôleurs aériens de tous horizons.

Les actions de la COM TS

Réunie périodiquement depuis octobre 2016 pour traiter exclusivement des problématiques des contrôleurs aériens TSEEAC, la COM TS suit de près l’actualité nationale abordée en GT nationaux : GT permanent des terrains de groupes F et G ou GT DAT. À la sortie du protocole social 2016-2019, elle a édité une plaquette résumant les mesures obtenues : recrutements supplémentaires, évolutions règlementaires liées au règlement 2015/340 (ECP et ECL notamment), mesures statutaires (emplois fonctionnels supplémentaires), indiciaires (PPCR) ou indemnitaires (RIS, augmentation d’ISQ et de prime de polyvalence, doublement de la PIPC, reconnaissance des ECP, ECL et FH), etc.

Elle analyse également les problématiques qui lui sont remontées de la tournée des terrains F et G que le SNCTA réalise grâce à ses trois conseils régionaux, Nord, Sud-Est et Grand-Ouest. Cette tournée, travail de longue haleine, a débuté dès la fin de la phase de négociation protocolaire. Elle permet au SNCTA de s’appuyer sur ses nombreuses sections pour établir un lien régulier entre les contrôleurs des terrains F et G et ceux des approches au sein d’un même SNA.

GT permanent des groupes F et G

Ce GT, placé sous la houlette de la DO, permet d’étudier un éventail de problématiques concernant les terrains de groupes F et G. Voici un résumé des thèmes abordés :

Chargé d’affaires

La DSNA a créé un poste de chargé d’affaires dans chaque SNA (sauf SNA-RP et SNA-SE) permettant de faire le lien entre les divers terrains F et G. Force est de constater qu’un certain nombre de SNA se sont emparés de cette idée intéressante en ordre dispersé, si bien que les fiches de poste méritaient d’être homogénéisées. Ainsi le GT travaille sur un projet de fiche générique. Celle-ci doit devenir une fiche de référence : elle n’a pas vocation à remplacer les fiches de poste des personnels déjà en place mais doit permettre d’éviter quelques dérives déjà entrevues, où des chargés d’affaires s’occupent peu de traiter les problématiques F et G et davantage de venir en aide à leur service exploitation. Quant à déterminer le profil de ces chargés d’affaires dont la mission première est de soutenir des chefs et adjoints chef CA, le SNCTA considère qu’il est de bon sens de privilégier les candidatures de personnels ayant un passé de contrôleur d’aérodrome.

Expérimentation à Béziers

La DSNA cherche à améliorer l’interface entre les approches et les tours de terrains F et G en terme de conditions de transfert, de délégation de fréquence et de réductions de séparation aux abords des aérodromes. In fine, il s’agit de simplifier les méthodes de travail entre contrôleurs d’approche et d’aérodrome au départ et dans les segments terminaux. Pour cela, le choix de la DO s’est porté sur le terrain de Béziers afin d’expérimenter un certain nombre d’items puis de déterminer des recommandations et des consignes généralisables.

Pour rappel, à ce stade de la règlementation, les contrôleurs d’aérodrome ne peuvent pas vraiment agir sur la séparation des IFR en vol, celle-ci revenant aux contrôleurs d’approche. L’expérimentation devrait aboutir à transférer la responsabilité du segment terminal aux contrôleurs d’aérodrome en jouant sur les vitesses d’approche et à permettre de séparer deux départs grâce à la visualisation radar. Officialiser les méthodes de travail sécurisera la mission des TSEEAC contrôleurs d’aérodrome.

Le SNCTA entend la volonté de la DO de choisir un terrain appartenant à un SNA disposant d’un simulateur Scan Tower. Pour autant, il reste un peu dubitatif sur le choix de Béziers dont le taxiway central limite de facto la fluidité du trafic et dont le plafond de la CTR (1 500 ’) est bas pour mener une telle expérimentation. À ceci s’ajoutent les difficultés de la division CA de l’organisme de contrôle de Montpellier, facette importante de l’opération.

Tout ceci fait que l’expérimentation décidée en 2016 n’est pas encore prête à voir le jour. Au final, le SNCTA se pose la question de savoir s’il ne faudrait pas travailler à un chemin plus simple pour officialiser des pratiques optimisées aux abords des aérodromes.

Mission d’expertise en SNA-RP vers les chefs CA

Cinq aérodromes contrôlés dépendant du service d’Orly aviation générale (Saint-Cyr, Chavenay, Étampes, Issy-les-Moulineaux et Meaux) sont exclus du dispositif de chargés d’affaires pour les terrains F et G et ne disposent pas non plus d’adjoints chef CA.

Le SNCTA, alerté après divers contacts locaux, a œuvré pour obtenir un audit de ces cinq terrains : la DO a accepté de missionner deux experts (une contrôleuse d’aérodrome et un responsable RSMI) pour réaliser un état des lieux et pour évaluer les difficultés des chefs CA en terme de volume de tâches quotidiennes. Le SNCTA salue l’initiative et attend des propositions concrètes d’ici mi-février, soit à quelques jours de l’ouverture des postes en CAP.

CADAS

La tournée menée par le SNCTA a permis d’amener le sujet du manque d’ergonomie et de facilité d’utilisation de cet outil destiné à remplacer de façon standard les terminaux RSFTA. Il est étonnant de constater qu’un autre outil, VIGIE, développé dans le Sud-Est en particulier, recueille de son côté une satisfaction générale partout où il est utilisé.

À défaut de pouvoir installer VIGIE, le SNCTA demande à ce que le réseau de chargé d’affaires soit utilisé pour mieux former les contrôleurs et faire partager la compétence des quelques experts locaux qui ont su « dompter » CADAS.

Comptage des mouvements VFR sur les terrains d’Orly aviation générale

Deux nouveaux terrains de région parisienne, Chavenay et Saint-Cyr, qui ont encore vécu en 2018 un nombre important de jours en auto-information, étaient sur le point d’être déclassés de F en G lors du CT DSNA du 12 janvier. Un recalcul, tardif mais bienvenu, pour Saint-Cyr et l’action conjointe des syndicats pour Chavenay ont permis d’éviter le changement de groupe.

Il est flagrant qu’une baisse des jours d’auto-info sur les terrains d’Orly AG fait remonter les statistiques de trafic, ce qui amène la constatation : « si personne n’est là pour compter les mouvements, les statistiques chutent ». En CT DSNA, le SNCTA a donc obtenu que le coefficient d’extrapolation de comptage des jours en auto-info soit réétudié en GT permanent F et G.

FCTLA

Le stage FCTLA, à destination des TSEEAC qui postulent sur des emplois contrôle après une mutation ou après l’obtention de l’examen professionnel (EP) mais ne disposent pas du basic training, a été amendé. Sont directement concernés les TSEEAC issus des promotions d’avant 2008 pour lesquelles le basic training n’était pas partie intégrante de la formation. Le règlement 2015/340 impose en effet des modifications pour la délivrance d’une licence de contrôleur de la circulation aérienne stagiaire.

Changement majeur, la formation à l’anglais sera désormais traitée individuellement avant le stage et les stagiaires devront prouver qu’ils détiennent le niveau 4 en passant un MTF à leur arrivée à l’ENAC. Un bilan de compétences en anglais sera réalisé individuellement en amont du stage par des formateurs en anglais en centre puis, en fonction, un plan de formation sera élaboré à base de cours en one to one sur un site DSNA ou de e-learning (100 heures d’anglais professionnel). En cas d’échec au MTF, une formation complémentaire de 16 heures sera proposée, assortie d’un second passage de MTF.

Ce stage réformé, discuté en GS formation avec SDRH, a reçu l’agrément DSAC. Il débutera en février 2018. Sa durée s’établit désormais à 19 semaines et comportera, entre autres, six semaines pour le basic training, une semaine pour des simulations de contrôle d’aérodrome, les ratings ADV/ADI étant obtenus en formation conjointe avec une promotion TSEEAC ou ICNA.

GT DAT

Dans le GT Digital Advanced Tower, la DSNA tente de mener à bien divers projets en lien avec la technologie remote tower. À ce titre, sur les trois dossiers concernant les terrains F et G, seul celui consistant à contrôler l’héliport de Quai du Large depuis la vigie de Cannes a été validé. Le SNCTA, grâce au travail de ses COM TEC et COM TS, y a pesé de tout son poids pour accompagner les personnels locaux et protéger leurs méthodes de travail.

Le principe de la ground tower a, lui, été rejeté. D’une part, l’acceptation technique et sociale, indispensable pour mettre en service de tels projets, est absente. D’autre part, les coûts d’une solution DAT et d’une construction d’un nouveau bloc technique, sont comparables. Le SNCTA réclame que soient présentées des études sur la fatigue visuelle afin de rassurer les personnels et exige que, dans la perspective de nouveaux projets, la totalité de l’effectif d’un terrain aille découvrir des terrains fonctionnant déjà en remote tower.

Les dossiers de Saint-Étienne et Bergerac auront révélé au grand jour la vétusté de ces deux vigies, état que le SNCTA dénonce fermement. À l’écoute des débats sur l’investissement en génie civil au CT DSNA du 12 janvier, il s’inquiète que ne soit donnée aucune perspective sur le sujet aux contrôleurs de ces deux terrains.

Le travail du SNCTA envers les contrôleurs des terrains F et G ne se limite pas à des dossiers purement techniques.

Le travail du SNCTA, c’est aussi celui des cellules qui assurent un service syndical individuel de base :

  • CÉSAME (cesame@sncta.fr) répond en toute confidentialité aux questions relatives à la norme médicale et a longuement œuvré au référencement DGAC de la mutuelle MGAS (pour finir par être largement copié en retour) ;
  • ASAP (asap@sncta.fr) résout des problèmes de rémunérations et de carrière ;
  • la cellule retraite (retraite@sncta.fr) réalise des simulations retraite pour les ICNA et les TSEEAC.

Pour joindre la COM TS, une seule adresse : tseeac@sncta.fr.

CDA COMTS n° 001 2018-01-30 (0.3 MiB)

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