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Archive for May 2018

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Flash Info CDG — Pause ou Briefing ?

Jamais à court de bonnes idées, la sub. contrôle a programmé des briefings sur le temps de pause du J1 de 9 h à 10 h. L’écrire sur le planning ne devait d’ailleurs pas être suffisant, puisque les équipes concernées ont reçu un mail de relance.

Les textes sont limpides : après 2 h 30 maximum de fréquence, il faut 30 min minimum de pause. 

Remplacer sa pause par un briefing est donc illégal, et vous expose personnellement pour le reste de la vacation, en cas d’incident de contrôle.

Nous avons donc alerté le service, qui a traité notre demande avec désinvolture : « c’est sur la base du volontariat » ! Comme si un volontaire avait le droit de déroger à la loi.

La méconnaissance des textes réglementaires par notre hiérarchie est grave, et elle s’accompagne d’un réel risque pénal pour les équipes concernées.

Au vu des compétences limitées de notre encadrement, nous ne pouvons que vous encourager à vous rapprocher des organisations syndicales au moindre doute, car si le pire venait à se produire, c’est votre responsabilité et celle de vos chefs d’équipe qui seraient engagées.

Remplacer son temps de pause réglementaire par un briefing, une simulation ou une réunion, c’est se mettre dans une position délicate qui peut être lourde de conséquences.

FI CDG : Pause ou Briefing ? (0.8 MiB)

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Communiqué de comité national

Comité national

Le comité national du SNCTA s’est réuni à Athis-Mons le 14 mai 2018.

Il déplore que le concours ICNA de 2017 n’ait pu pourvoir toutes les places offertes, faute de suffisamment de candidats. Les six ressources manquantes devront être intégralement compensées en 2018. Le comité national encourage, en outre, la refonte du concours ICNA sous banque de concours CCP (concours communs polytechniques) et demande que tout soit mis en œuvre pour que cette transition s’opère dès l’an prochain. Un effort de communication devra également être mené envers les étudiants pour augmenter la visibilité et l’attractivité du nouveau concours d’entrée.

Le comité national demande à la DSNA de reconsidérer la méthode d’affectation des lauréats des examens professionnels et sélections professionnelles, annoncée sans concertation. Dans un contexte de pénurie d’effectif où chaque ressource compte, renforcer l’attractivité de cette voie de promotion interne est essentiel. Il demande que la mise en place de listes prioritaire et secondaire d’affectation soit abandonnée.

Le comité national se félicite de la participation du SNCTA aux Assises du transport aérien et renouvelle son mandat au bureau national afin d’y porter le point de vue des contrôleurs et d’y défendre les intérêts de la profession. Pour un service public de qualité, et dans l’objectif de préparer le plan de performance RP3 (2020-2024), le budget de la navigation aérienne devra être soutenu afin de fournir aux contrôleurs les outils et les effectifs dont ils ont besoin pour gérer sûrement et efficacement le trafic aérien actuel et à venir.

Le comité national est préoccupé par l’ambiance délétère qui règne au centre d’Aix-en-Provence. Il salue les propositions de tours de service formulées par la section locale du SNCTA qui cherche à rétablir un dialogue social devenu impossible depuis plusieurs mois. 

Le comité national déplore par ailleurs les méthodes de désinformation qui ne devraient pas avoir leur place dans une salle de contrôle. Il tient à exprimer son soutien aux contrôleurs du CRNA SE attaqués pour leur appartenance syndicale ou leurs opinions.

Adopté à l’unanimité

Comm CN 2018-05-14 (68 KiB)

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Flash Info Aix — Consultation : les résultats

Urne et enveloppes bleues

Merci à tous ceux qui se sont exprimés !

Vous trouverez les résultats de la consultation sur le Flash Info ci-dessous.

Vous en avez assez de ne pas pouvoir vous exprimer ? Que le débat soit confisqué ? Rejoignez-nous : lfmm@sncta.fr

 

LFMM FI Résultat Consultation (0.3 MiB)

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Flash Info CDG — Experts opérationnels : par les ICNA pour les ICNA

Le 23 Avril 2018 ont été ouverts les deux premiers postes d’experts opérationnels à CDG : « Formation et Changements » et « Pilotage de la performance ».

Ces nouveaux postes ouverts aux ICNA, négociés par le SNCTA lors du protocole 2016 ont pour objectif de permettre à des ICNA ayant une mention d’unité valide de s’impliquer sur des projets longs tout en maintenant leur licence.

Ces postes permettront de valoriser sur le long terme l’expertise contrôle. Ils ouvriront par ailleurs, pour certains contrôleurs retenus, l’accès à l’emploi fonctionnel CUTAC qui permet une accélération de carrière.

Le SNCTA se félicite que Roissy CDG puisse bénéficier de la mise en œuvre de cette mesure protocolaire, inspirée des travaux du syndicat lors du congrès de Bordeaux 2015.

FI - Experts Opérationnels (1.4 MiB)

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Force de travail ou culture du conflit ?

Avoir un mandat clair et travailler à des propositions socialement satisfaisantes afin d’arriver à un accord, voilà les préalables du SNCTA à des mouvements sociaux. Le déclenchement de ces derniers n’est pertinent qu’une fois les discussions techniques bloquées, les raisons et le niveau de blocage identifiés. En ce sens, la grève n’est pas son arme primaire, mais son arme ultime. Conscient des responsabilités qui lui incombent en tant que syndicat majoritaire, le SNCTA n’a pas la culture du « conflit pour le conflit », ce qui lui évite d’exposer inutilement les personnels qu’il représente. Dans un contexte de multiples préavis de grève et d’ouverture des Assises du transport aérien, le SNCTA apporte son analyse sur un point central : les effectifs.

Les sujets du moment

Les sujets d’actualité ne manquent pas en ce « chaud » printemps. Trafic, capacité, performance ou investissement, autant de thèmes qui résonnent avec insistance au sein des ateliers des Assises du transport aérien :

  • trafic : les croissances impressionnantes de 2016 et 2017 semblent se confirmer en ce début d’année ; celle de 2018 va une nouvelle fois mettre à l’épreuve le professionnalisme de contrôleurs qui ne peuvent toujours pas compter sur des moyens techniques performants ;
  • capacité : telle est la principale préoccupation des compagnies aériennes qui poursuivent commandes d’appareils et embauches de pilotes pour assurer leurs développements ;
  • performance : ce terme n’est pas un mot tabou, sauf à penser que la mission de sécurité, à jamais primordiale, ne peut s’accompagner de celle de performance. Le SNCTA considère néanmoins qu’on ne peut parler de performance collective qu’à deux conditions expresses : que les effectifs soient correctement dimensionnés et que les conditions de travail soient négociées ;
  • investissements : ce n’est qu’au prix du maintien voire de l’augmentation des 300 millions d’euros annuels que la très poussive modernisation de nos moyens techniques sera réalisée.

Convaincre les décideurs du transport aérien permettra indéniablement de faciliter des accords sociaux, en particulier sur l’épineux volet « effectifs », toujours délicat à négocier face à la direction du Budget et au ministère de la Fonction publique. C’est l’objectif que s’est assigné le SNCTA dans les Assises du transport aérien, où peuvent se rencontrer, dans un même lieu, acteurs politiques et économiques. À cette occasion, le SNCTA a réalisé le document « Assises du transport aérien – La situation vue par les contrôleurs aériens ».

Les conditions de travail, préoccupation permanente du SNCTA

Le SNCTA a réalisé sa part de partenaire social responsable en promouvant les expérimentations dans le protocole 2016-2019 : celles déjà lancées ont amélioré la performance globale de la DSNA tout en améliorant les conditions de travail des contrôleurs grâce à la limitation de la fatigue dans un contexte de forte croissance du trafic. Le SNCTA le revendique, les conditions de travail ont progressé dans des centres opérationnels, à Reims, Roissy, Bordeaux, Nice ou Brest :

  • en limitant le temps de travail quotidien à 8 h 30 maximum (au lieu des 11 h de l’arrêté de 2002) et à 42 heures sur 7 jours glissants (plutôt que 50 heures dans certains centres) ;
  • en préservant des quotas de congés (plutôt que les abaisser en appliquant des tours de service issus de l’arrêté 2002) ;
  • en permettant de récupérer les jours supplémentaires effectués en période de charge ;
  • en préservant les jours de récupération pour les dépassements des 32 heures par semaine ;
  • en rémunérant les efforts des contrôleurs ;
  • en apportant de la sérénité dans les salles de contrôle pendant la période de charge.

Le SNCTA rappelle en outre qu’il est mandaté pour rejeter « la pérennisation des expérimentations en dehors d’un nouveau cadre national, actant au minimum une garantie à 25 % des droits à congés et une revalorisation significative » (résolution générale du congrès 2017).

Effectifs : sujet sérieux ou argument de vente ?

Malgré tous leurs bienfaits, les expérimentations RH ne sont pas un remède miracle. La capacité supplémentaire recherchée par les compagnies aériennes devra d’évidence s’accompagner de recrutements de contrôleurs aériens. Il paraît donc naturel que l’effectif soit au centre des prochaines négociations sociales que le SNCTA souhaite ouvrir dès 2019.

Sur la problématique essentielle des effectifs dans la Fonction publique, chacun doit commencer par prendre en compte les difficultés de négociation face aux diverses politiques publiques qui se succèdent depuis 2007 (RGPP, MAP puis AP 2022). Signe de complexité, lors du dernier protocole, la décision du remplacement de « 1 pour 1 », totalement singulière dans la Fonction publique, a dû remonter jusqu’à la présidence de la République. Convaincre le gouvernement actuel et les parties prenantes du transport aérien est un défi de taille. Il faut construire un argumentaire autrement plus abouti que le simple rapport de force à coups de grèves, locales ou interprofessionnelles, où le pouvoir ultime de revendication du contrôle aérien est instrumentalisé pour faire entendre d’autres revendications, parfois plus politiques. Ainsi la négociation des recrutements d’ICNA en 2021, deuxième année du prochain protocole, sera un cas d’école : aucun ICNA n’étant prévu à être radié des cadres cette année-là du fait du glissement de l’âge de retraite, la Fonction publique pourrait être tentée de ne recruter personne. Inenvisageable pour le SNCTA !

Le sujet « effectifs » est donc bel et bien un sujet sérieux, pas un simple argument de vente qui pourrait donner lieu à une « course à l’échalote » déconnectée de toute réalité pendant la campagne des élections professionnelles qui s’annonce.

Les GT 7 et GT 8, qui seront à nouveau réunis en mai et juin, doivent permettre d’élaborer des méthodes nationales de calcul d’effectifs de référence, en CRNA et en approches, réévaluables en fonction de l’augmentation de trafic. Ces travaux, c’est l’ambition du SNCTA, doivent aboutir à un objectif de référence global qui dimensionnera l’effectif national de contrôleurs aériens : in fine, celui-ci pourrait être « opposé » aux Pouvoirs publics. À la DSNA désormais de savoir quel niveau de service elle souhaite offrir à ceux qu’elle nomme « ses clients » dans les années qui viennent. À elle également d’assumer des délais qu’elle a provoqués par une gestion RH hasardeuse.

Effectifs : d’abord sécuriser l’existant

La première des priorités concernant les effectifs est de sécuriser les recrutements du protocole, actés sous le précédent quinquennat puis confirmés par le gouvernement actuel. Problème, la promotion 17C rentrée en avril n’est pas remplie, 6 postes n’ayant pu être pourvus ! Cet état de fait a deux causes cumulatives : un nombre de candidats en liste d’attente du concours externe trop faible et un nombre de places offertes à ce concours de près de 50 % supérieur à ce qui était prévu car la promotion interne (EP/SP notamment) n’attire plus.

Bien seul, le SNCTA l’a signifié en CT DGAC du 6 avril puis a renouvelé ses demandes en GS Formation le 20 avril. Cela devra être suivi d’efforts sans précédent par la DSNA et l’ÉNAC.

Le SNCTA, forces de travail locales et nationale

Lors du GT Effectifs de février, déserté par ceux-là même qui avaient signé le protocole précédent et les 47 ressources ICNA à répartir, le SNCTA a œuvré, avec l’accord de ses sections, pour qu’une méthode pluriannuelle d’affectation soit enfin validée par SDRH. Celle-ci, basée sur des données objectives, est plus transparente et plus équitable. Elle n’a cependant d’intérêt que si les travaux du GT 7 et GT 8, devant définir un effectif de référence pour chaque centre, aboutissent eux aussi à quelque chose de transparent et équitable.

Ce travail a également permis de démontrer objectivement à la DSNA un certain nombre de situations préoccupantes dont celle de la salle d’Aix. Suite à l’évolution des tours de service en 2012, la DSNA y avait beaucoup promis en matière d’effectif, notamment une cible à 13 PC par équipe, très loin d’être atteinte. La méthode issue du GT Effectif 2018 aura permis au CRNA Sud-Est de définir l’affectation de 30 contrôleurs malgré des ressources contraintes ainsi qu’une projection claire d’alimentation pour les trois années à venir. Pour traiter le sujet des conditions de travail durant l’été, le SNCTA avait également obtenu le retrait du nouveau tour de service passé en force par la direction du centre avec une condition : que les syndicats se mettent autour de la table pour le corriger. Envahissements après envahissements d’instances locales, rien n’a avancé. Entre de multiples grèves locales sans porte de sortie et des attaques juridiques contre-productives, le SNCTA est décidé à offrir un débat sur les tours de service estivaux : il propose aux contrôleurs aixois une consultation du 10 au 14 mai entre des tours de service issus de l’arrêté 2002 et des tours de services expérimentaux cadrés par l’option 1 du protocole.

La situation du CRNA SE est sérieuse mais ne constitue pas un cas isolé. La réponse à la problématique « effectifs » ne peut être que nationale grâce à des recrutements à la hauteur des enjeux et à une méthode de répartition transparente et équitable.

Nouvelles attaques sur le service minimum

Qu’on ne s’y trompe pas, les attaques grossières contre le droit de grève de la part du quarteron de lobbyistes d’A4E ne sont que la partie émergée de l’iceberg : le droit de grève des contrôleurs est attaqué tout azimut par la Commission européenne, les compagnies, les politiques, les acteurs économiques et désormais les autres prestataires de navigation aérienne. Le SNCTA en est très conscient et à ce titre, a activement participé à la campagne « Our rights, your safety » pour la préservation du droit de grève des contrôleurs.

En pleine période des Assises du transport aérien et, dans le contexte évoqué ci-dessus bien connu de tous, des syndicats déposent des préavis de manière répétée. Il s’agit pour certains de mener une lutte politique transverse dont l’efficacité est inversement proportionnelle à la dégradation de l’image des contrôleurs aériens français, ce qui a le don d’exaspérer les salles de contrôle. Pour d’autres, il s’agit de préserver un dernier bastion électoral par la récupération d’une colère légitime, tout en sachant pertinemment que les avancées, réalistes, ont déjà été annoncées.

À force d’être déclenché pour des grèves qui ne concernent pas la DGAC ou pour des grèves inconciliables, le service minimum est régulièrement scruté à la loupe et progressivement modifié malgré l’opposition des syndicats. Ainsi, les CRNA Ouest et Sud-Ouest ont vu leurs astreintes passer de 32 à 40 en 2017, le CRNA Sud-Est a vu ses secteurs d’astreintes augmenter en 2018. Le SNCTA s’engage à travailler à restaurer le service minimum qui prévalait jusqu’à présent.

Les engagements du protocole 2016-2019 en terme d’effectifs sont tenus : ils permettront de faire remonter les effectifs opérationnels dès 2020. Pour autant, la DSNA devra assumer ses errements en matière de ressources humaines pendant des années et les délais qui en sont la conséquence. Le SNCTA est aux côtés de tous les contrôleurs aériens, seulement animé par la défense permanente de leurs conditions de travail et des intérêts de la profession.

CDA N°783 — Force de travail ou culture du conflit ? (0.8 MiB)

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Flash Info — EP/SP 2018 : une incompréhension à lever

Depuis plusieurs années, l’examen professionnel (EP) et la sélection professionnelle (SP) ne font hélas plus recette. En 2018, ce mode de recrutement offrait 29 places. Parmi les 14 TSEEAC inscrits, 11 se sont présentés aux épreuves, 9 les ont réussies. À noter que les postes EP/SP non pourvus seront ouverts au concours externe en surnuméraire.

À ce stade, il ne reste plus qu’à organiser les affectations des 9 lauréats en fonction de leur classement sur les postes déterminés par anticipation lors du GS 32 heures de février. Cependant, le 3 mai, lors de la téléconférence officielle de présentation des postes aux bénéficiaires du concours, SDRH a présenté une nouvelle politique DSNA pour attribuer les 10 postes ouverts aux bénéficiaires des concours EP/SP. Les postes sont classés en deux listes :

  • les 3 postes à Cayenne (1 EP, 2 SP) et les 2 postes SP à Brest sont considérés comme prioritaires ;
  • les postes à Beauvais (SP), Fort-de-France (SP), Le Bourget (EP), Saint-Yan (EP) et Strasbourg (SP) seraient retirés si la liste prioritaire n’était pas pourvue.

Les lauréats ont jusqu’au 31 mai pour se prononcer.

Le SNCTA connaît la nécessité d’affecter régulièrement des contrôleurs à Cayenne. Si de nouvelles mesures d’attractivité sont en place suite au plan Cayenne signé en octobre, il faudra du temps pour améliorer l’attractivité de cet organisme. De fait, penser que les 3 postes seront pourvus parmi 9 candidats semble démesurément optimiste.

La nouvelle politique annoncée par SDRH, si elle se mettait en œuvre, serait contre-productive à plusieurs titres :

  • potentiellement, deux postes EP/SP seulement seraient pourvus ayant pour conséquence un sous-recrutement d’ICNA. En effet, le concours externe ne pourra pas compenser la perte en EP/SP faute d’un nombre de candidats suffisant. Le corps des ICNA perdrait à nouveau quelques unités (rappelons que la promo 17 C n’a pas fait le plein), ce qui, dans un contexte de restrictions d’alimentation et de fort trafic, constituerait une décision incompréhensible ;
  • le schéma d’emploi pourrait être dégradé car, contrairement à la promotion interne, recruter en externe représente des emplois en plus pour la DGAC. Ceci aurait inévitablement des conséquences pour les autres corps ;
  • le message envoyé par cette modification des règles conduirait à écœurer un peu plus une population de TSEEAC déjà peu nombreuse à se lancer dans cette voie de promotion interne. La popularité des concours EP/SP en pâtirait de façon extrêmement fâcheuse.

Le SNCTA en appelle au DSNA pour reconsidérer cette stratégie contre-productive pour le recrutement des ICNA.

FI 2018-05-08 EP SP Une Incompréhension à Lever (1.4 MiB)

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Flash Info — À lire dans « Assises du transport aérien – La situation vue par les contrôleurs aériens »

Impliqué dans les assises du transport aérien, le SNCTA prépare le prochain protocole et le plan de performance européen RP3. Lors du séminaire « performance de la navigation aérienne » qui s’est tenu le 13 avril, les différents acteurs du transport aérien (IATA1, FNAM2, UAF3, Network Manager, DGAC) ont exprimé un besoin de plus de capacité pour le réseau français. Pour le SNCTA, ce besoin passe nécessairement par des moyens humains et financiers afin de poursuivre les investissements dans les nouveaux systèmes de contrôle.

À lire dans le livret rédigé par le SNCTA bientôt dans les salles :

« … il est crucial que les Pouvoirs publics comprennent la nécessité d’un pilotage des effectifs de contrôleurs aériens différent des usages habituels de la Fonction publique. »

« … les Pouvoirs publics devront, dans l’avenir, poursuivre et même intensifier les recrutements de contrôleurs aériens. »

« Dans un environnement électronique moderne, le système de contrôle a connaissance des instructions données aux avions. […] En France, c’est le strip papier qui a connaissance des instructions de contrôle… »

Le SNCTA participe aux assises du transport aérien pour y défendre un service public de qualité et les moyens financiers nécessaires aux futurs recrutements et à la modernisation cruciale des systèmes de contrôle.

  1.  : International Air Transport Association ;
  2.  : Fédération nationale de l’aviation marchande ;
  3.  : Union des aéroports français

FI 2018-05-07 - Livret ATA (1.9 MiB)

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Les défis du quotidien

Au-delà des nombreuses réunions nationales, dans lesquelles le SNCTA défend et cherche à sécuriser l’avenir de notre profession, c’est aussi au niveau local que le syndicat accompagne l’ensemble des contrôleurs aériens.

Alors que le point bas des effectifs à CDG est, semble-t-il, enfin derrière nous, il nous semblait important de revenir sur un certain nombre de sujets sur lesquels le SNCTA poursuit son travail.

Technique : (enfin) ça bouge !

L’accord cadre pour le programme SYSAT a été signé en fin d’année dernière afin de remplacer les systèmes en voie d’obsolescence : l’A-SMGCS et ISATIS.

L’A-SMGCS ne sera remplacé qu’à iso-fonctionnalité et le travail a déjà commencé afin de fournir un nouvel outil au plus vite.

Les doutes sur la capacité de Saab à fournir un système intégré tour / approche ont été levés en début d’année et le directeur de programme SYSAT a annoncé en mars 2018 que Saab était retenu afin de mener à bien la transformation électronique des organismes CDG-LB et Orly.

Cette modernisation ne sera pleinement effective à CDG qu’après les Jeux olympiques de 2024. Cependant, afin de mener au mieux ce changement, les systèmes de Saab seront installés sur place dès que possible, afin de tester le fonctionnement de la plateforme technique et son intégration à l’environnement existant.

Par ailleurs, le nouvel outil d’informations générales (incluant notamment ISATIS et DECOR) sera développé parallèlement avec une mise en service prévue avant les JO. Ce changement, n’impactant pas directement l’opérationnel, permettra aux différentes équipes (DSNA/DTI et Saab) de travailler ensemble sur un premier outil non critique.

Une transformation technique réussie n’est cependant pas possible sans une formation adéquate. Nous avions milité lors de la mise en place de RECAT-EU pour qu’une réelle formation soit mise en place pour tous les contrôleurs. Cela sera d’autant plus vrai pour la transformation majeure que sera SYSAT. Le SNCTA se félicite d’avoir obtenu l’ouverture d’un poste expert opérationnel « Formation et changements » dont la tâche sera majoritairement consacrée à définir et quantifier la formation nécessaire pour cette transformation.

N’ayant que trop connaissance des dérives possibles de tels programmes de modernisation, le SNCTA a demandé et obtenu la relance du groupe de suivi SYSAT entre les organisations syndicales et l’administration afin d’être régulièrement informé de l’avancée du programme et des difficultés potentiellement rencontrées.

Nous saurons garder un regard critique sur ce programme qui a perdu tant de temps et prendrons toute notre part afin d’en faire une réussite.

En attendant cette modernisation, ODS devait être maintenu dans l’état actuel. Alors que les CRNA vont avoir accès au mode S descendant dans le courant de cette année, il était inenvisageable pour le SNCTA que CDG doive attendre 7 ans minimum ! En effet, dans un environnement où le trafic est aussi dense et évolutif que le nôtre, récupérer par exemple l’information du niveau sélecté serait évidemment un gain énorme en termes de sécurité.

Le SNCTA se félicite que cet argument ait été entendu et que la visualisation du mode S descendant à CDG soit programmée pour 2019.

Toutes ces évolutions techniques ne pourraient se faire sans l’expertise des contrôleurs en subdivisions ou à la DTI. Le SNCTA ne peut qu’encourager tous les contrôleurs intéressés par ces sujets à s’impliquer d’avantage pour que leurs besoins soient entendus.

La défense des stagiaires

Le SNCTA œuvrera toujours pour les stagiaires, qui, en se qualifiant mieux et plus vite sont les seuls à pouvoir nous permettre de retrouver rapidement des effectifs confortables.

Au niveau national, le SNCTA a travaillé à la mise en place d’un réel entretien de motivation lors des oraux et au transfert du concours ICNA dans la banque de concours CCP afin d’enrayer la chute du nombre de candidats.

Le SNCTA a également été moteur pour l’ouverture d’un poste expert opérationnel au niveau national, chargé d’aider les stagiaires ayant des difficultés de formation..

Il faut par ailleurs rappeler que le SNCTA a obtenu des avancées substantielles pour les élèves de CDG dans le dernier protocole, tant pour les stagiaires QICA (+494 €/mois après le LOC, +150 €/mois après le DEP, auxquels s’ajoutent les 550 €/mois d’expérimentations RH) que pour les AVE avec le maintien de la part fonction du terrain précédent 6 mois supplémentaires.

Au niveau local, le SNCTA a insisté pour que les QICA soient représentés dans le comité de suivi des expérimentations, première instance où des représentants des QICA siègent. Dans l’un de ces comités, il est apparu que la formation initiale des stagiaires, en salle notamment, pouvait être améliorée.

Le SNCTA a alors milité pour l’ouverture d’une réelle réflexion sur la formation initiale actuelle, qui s’est concrétisée avec la création du groupe de travail FI@CDG. Dans ce groupe, le SNCTA sait être force de propositions pour améliorer qualitativement et quantitativement la formation initiale.

Le SNCTA n’est pas que le porte parole des PC, il défend tous les contrôleurs.

Encadrement : cap, niveau, vitesse

Le SNCTA a longtemps reproché à l’administration son manque de communication vers les contrôleurs en sub ou en équipes et son manque de vision à moyen/long terme.

Les briefings organisés par le service exploitation ainsi que les séminaires internes aux équipes ou vers les équipes sont donc, pour le SNCTA, un pas dans la bonne direction.
La présentation d’une feuille de route CDM, même si l’effort de changement n’est pas équitablement partagé avec Air France ou ADP (et c’est un euphémisme), donne des jalons à la navigation aérienne pour avancer et améliorer son service.

Cependant, avant de mener des projets majeurs de refonte d’espace (vents arrières croisées) ou de méthode de travail (PBN), le SNCTA demande d’avoir des indicateurs clairs de suivi de sécurité et de performance.

Comment, sinon, suivre la mise en place d’un nouvel outil et détecter des signaux faibles ?

Le SNCTA a de fait été moteur dans l’ouverture d’un poste expert opérationnel « Pilotage de la performance » permettant d’avoir un suivi efficace à long terme.

Cette démarche de pilotage par objectif, vertueuse car facilement vérifiable, doit également être déployée à l’intérieur du service exploitation dans chacune des subdivisions et notamment à la subdivision instruction.

CHSC… quoi ?

Le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail est une instance de concertation où se réunissent organisations syndicales et administration au minimum une fois par trimestre.

Dans cet organe, le SNCTA ne cesse de promouvoir l’amélioration des conditions de travail des contrôleurs.

Qu’il s’agisse des conditions d’accès aux sites opérationnels, de l’ergonomie des positions de contrôle, des chaises ou encore de l’état des bâtiments, le SNCTA défend vos conditions de travail.

Si vous constatez des défaillances ou des points d’améliorations, n’hésitez pas à nous en parler ou à nous envoyer un mail à lfpg@sncta.fr

Le travail du SNCTA ne s’arrête pas aux expérimentations RH ou aux négociations nationales. Au quotidien, à CDG, nous défendons les contrôleurs et cherchons à améliorer vos conditions de travail.

Le SNCTA peut également répondre à toutes vos questions individuelles grâce à ses différentes cellules qui fournissent des conseils aux contrôleurs par des contrôleurs : Césame (médical), ASAP (administratif), Retraites.

N’hésitez pas à contacter le bureau de section pour plus d’informations !

LFPG - CDA 188 - Les Défis Du Quotidien (0.8 MiB)

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Droit de réponse du SNCTA à l’article du magazine Capital de mai 2018 sur les responsables syndicaux

Aix-en-Provence, le 4 mai 2018

Le magazine Capital, dans son numéro de mai 2018, prête au SNCTA, syndicat majoritaire représentant les 4 000 contrôleurs aériens français, une volonté d’aller vers le modèle « privatisé » espagnol de navigation aérienne (lire ici).

Le SNCTA s’étonne des méthodes du magazine Capital qui expose de prétendues orientations de la première organisation syndicale auprès des contrôleurs aériens sans avoir cherché à contacter le moindre de ses membres. Quelques recherches élémentaires sur le site internet sncta.fr auraient permis de rectifier les erreurs grossières de cet article.

Le SNCTA tient par ailleurs à rappeler quelques éléments sur le système de navigation aérienne espagnol, très peu enviable tant les conditions de travail y sont dégradées. Le sous-effectif en contrôleurs aériens qualifiés est tellement inquiétant que les heures supplémentaires imposées amènent les contrôleurs espagnols à travailler parfois sept jours d’affilée en pleine période de fort trafic. Cette situation est inacceptable aux yeux du SNCTA quand on connait les niveaux de stress et de fatigue générés par la pratique du contrôle aérien dont la mission est d’assurer en temps réel la sécurité de vols volant à plus de 800 km/h.

Le SNCTA est « attaché à un service public du contrôle aérien sûr et efficace » (extrait du communiqué du comité national du SNCTA du 20 mars 2018 sur la page d’accueil du site du SNCTA). En ce sens, il ne refuse pas les évolutions concertées mais est contre toute idée de privatisation. C’est donc une contre-vérité absolue d’écrire que dans ce contexte, il « est séduit par la privatisation du contrôle aérien en Espagne ».

Quant au chiffre accrocheur d’un milliard d’euros qui correspondrait au coût des mouvements de grève en question, ce chiffre est absurde et sans fondement. Il provient du travail peu scrupuleux des lobbyistes bien connus des compagnies aériennes dont Capital se fait le rapporteur sans même chercher à croiser des sources.

Le SNCTA rappelle enfin qu’un syndicat est une organisation conduite selon des décisions collectives. En ce sens, étriller un individu pour la simple administration de son syndicat est déplorable. Certaines divergences sont importantes entre le SNCTA et l’USAC CGT, en particulier sur l’instrumentalisation par cette dernière du droit de grève des contrôleurs aériens à des fins parfois politiques, ce qui contribue à dégrader considérablement l’image des contrôleurs aériens français. Pour autant, le SNCTA souhaite apporter son soutien au secrétaire national de l’USAC CGT ciblé par cette attaque ad hominem détestable.

Le SNCTA déplore donc un tel article basé sur des éléments faux, inventés, voire diffamatoires. Il demande à ce que ce droit de réponse paraisse dans le prochain numéro de Capital.

Contact presse : presse@sncta.fr – 06 66 68 01 41

2018-05-04 Droit De Réponse Capital (0.2 MiB)