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Archive for June 2018

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Communiqué de presse

Bureau national SNCTA

 

Aix-en-Provence, le 19 juin 2018.

Le rapport du Sénateur Vincent CAPO-CANELLAS concernant la modernisation des services de la navigation aérienne a été rendu public hier.

Ce rapport fait notamment les constats suivants :

  • un « trafic [aérien] en forte croissance » ;
  • « l’obsolescence des systèmes » de la navigation aérienne française ;
  • « des retards et des surcoûts » dans les programmes de modernisation des systèmes de contrôle ;
  • une baisse du nombre de contrôleurs aériens, une capacité « devenue inférieure aux besoins lors des périodes de pointes entraînant des retards importants » ;
  • le professionnalisme et le haut niveau de technicité des contrôleurs aériens français ;
  • une productivité des contrôleurs « très insuffisante » tout en reconnaissant une rémunération nettement inférieure à celle de leurs homologues européens ;
  • des grèves fréquentes sans dispositif de déclaration préalable mais avec la mise en place d’un service minimum garanti.

 Le SNCTA, syndicat professionnel, majoritaire chez les contrôleurs aériens, confirme les difficultés que connaissent les aiguilleurs du ciel dans l’exercice de leurs fonctions. Les vieux systèmes de contrôles en service sont jugés à la fois « résilients » et « obsolètes » par le rapporteur. Ils ne permettent plus de faire face à la forte augmentation du trafic aérien sans générer d’importants retards, en particulier sur certains axes dont la croissance peut atteindre jusqu’à 15 % sur un an.

Le SNCTA s’inquiète, depuis de nombreuses années, des retards des indispensables programmes de modernisation technique qui doivent permettre l’amélioration de la productivité des contrôleurs, tout en améliorant la sécurité des vols. Les sous-investissements intervenus entre 2008 et 2014 sont pour partie la cause de ces retards.

S’agissant des effectifs de contrôleurs aériens, force est de constater qu’appliquer dogmatiquement à cette profession des politiques publiques successives de réduction des effectifs n’a pas de sens au regard de la forte croissance de ce secteur d’activité et des enjeux économiques. Le SNCTA revendique depuis de nombreuses années une stratégie de recrutements pluriannuelle basée sur l’anticipation des besoins à l’horizon de cinq ans, temps nécessaire pour recruter et former un contrôleur aérien.

Faisant le triple constat de la forte augmentation du trafic aérien (+8 % en deux ans), de la diminution du nombre de contrôleurs aériens (-6,3 % depuis 2010) et des systèmes de contrôle inadaptés aux enjeux, le SNCTA a négocié, en 2016, un cadre expérimental de l’organisation du travail des contrôleurs pour mieux faire face à la saisonnalité du trafic aérien. D’après le rapport, ces expérimentations ont permis de « réduire considérablement les retards » et ont vocation à être pérennisées et étendues. Le SNCTA souhaite insister sur ce point qui montre l’engagement des contrôleurs à rendre un service public de qualité. Les chiffres de productivité présentés dans ce rapport ne prennent en effet pas en compte les résultats de ces expérimentations récentes.

Concernant les grèves fréquentes, le SNCTA rappelle que la très grande majorité des perturbations sont liées à des préavis de grève déposés par des syndicats de la Fonction publique dont les revendications sont parfois sans lien direct avec le contrôle aérien. Pour le SNCTA, la grève n’est pas une arme primaire mais un droit à n’utiliser que lorsque toutes les voies du dialogue social ont été épuisées. Depuis 2016 inclus, un seul jour de grève national est de la responsabilité du SNCTA. Le dernier mouvement d’ampleur dont le SNCTA est à l’origine date de 2014. Il s’agissait alors de mettre en lumière le manque de moyens de la navigation aérienne française et de revendiquer une augmentation des investissements à même d’assurer la modernisation technique des systèmes dont le rapport constate aujourd’hui l’obsolescence.

S’agissant des références à la loi « Diard », le SNCTA n’est pas dogmatiquement opposé au principe de déclaration préalable. Cependant, il rappelle que les contrôleurs aériens sont déjà soumis à une restriction du droit de grève par la loi de 1984 qui garantit un service minimum par des astreintes. La loi « Diard » a certes permis d’améliorer la prédictibilité du service rendu un jour de grève perturbant le transport ferroviaire ou les compagnies aériennes, mais il est important de noter que cette loi ne comporte pas de service minimum. Le SNCTA ne saurait envisager toute évolution du droit de grève des contrôleurs aériens qui ferait cohabiter le service minimum avec le principe de déclaration préalable.

Pour plus d’informations, le SNCTA vous invite à lire son document publié à l’occasion des Assises du transport aérien.

COMPRESSE 2018-06-19 - Rapport Modernisation DSNA (76 KiB)

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Résultats de la CAP de recouvrement du 7 juin 2018

Les résultats de la CAP de recouvrement du 7 juin 2018 sont disponibles.

Félicitations aux heureux élus.

Attention, les résultats devront être confirmés par la CPE qui se tiendra le 18 juin.

CAP RECOUVREMENT Juin 18 (0.1 MiB)

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Flash Info LFBB — Mention CODE, anti-recouvrement d’étiquettes (ARE), relances PV-2k : ces petits soucis qui vous pourrissent la sécurité !

Le SNCTA alerte sur la recrudescence des incidents techniques non résolus au CRNA-SO, des dysfonctionnements certes moins visibles et moins impactant pour l’instant que la panne STPV du 13 juin 2017, mais qui pourraient devenir critiques à mesure que le trafic croit semaines après semaines.

  • Plots radar invisibles à l’interface de deux centres en raison d’une mention CODE qui ne s’affiche pas (malgré un patch livré le 21 mars) ;
  • Enchevêtrement des pistes empêchant l’identification d’un vol et la rentrée sûre et efficace des clairances dans l’étiquette ;
  • Phénomènes soudains d’ « écrans noirs » à répétition ;
  • Attribution inexpliquée d’un unique code de débordement par le STPV entraînant des pertes de corrélation.

Les contrôleurs bordelais s’inquiètent des délais de résolution de défauts majeurs de leurs outils primaires de contrôle. Le SNCTA exhorte la DO et la DTI à prendre la mesure de leurs impacts considérables sur la sécurité.Le SNCTA exige des réponses rapides et fiables. En attendant, les contrôleurs, en première ligne, n’auront pas d’autre choix que d’ajuster la hauteur de la capacité du centre en fonction de la gêne occasionnée en temps réel.

FI ARE-SL2-2 (0.5 MiB)

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Flash Info LFEE - Qualité de vie au travail au CRNA Est

L’attention de la section locale du SNCTA a récemment été attirée par une campagne d’affichage anonyme appelant les contrôleurs Rémois à s’indigner. Une partie des faits rapportés est indéniable. Le bureau de section considère également que la question de la qualité de vie au CRNA Est a trop longtemps été mise de côté.

Pour autant, le SNCTA reste convaincu que ces revendications, pour être efficacement portées, doivent être relayées par les organisations syndicales. Il est plus que jamais indispensable de rester soudés afin de trouver une issue positive aux problèmes rencontrés. Les avancées obtenues grâce à la mobilisation du SNCTA et de l’ensemble de la salle de contrôle en sont la preuve.

De nombreuses actions restent à mener. Tout n’est bien sûr pas parfait mais c’est toujours par l’écoute, le travail et l’unité que le SNCTA a pu faire avancer les revendications des ICNA. Conscient que le diagnostic du délabrement de nos locaux est partagé par le plus grand nombre, même s’il ne s’est pas forcément toujours exprimé, le bureau de section considère qu’il est urgent de prendre des dispositions pour répondre aux attentes des contrôleurs rémois.

Le SNCTA a ainsi exigé du chef de centre qu’il plaide la cause rémoise auprès de la DO, mercredi dernier, lors de la réunion de préparation du budget d’investissement 2019. Le déblocage d’une enveloppe pour l’amélioration des conditions de vie des rémois a été demandée.

Le SNCTA appelle désormais l’administration locale à ouvrir un espace de discussion afin de trouver une solution globale au problème de qualité de vie au travail.

Il n’est pas question de petits rafistolages pour faire plaisir à l’un ou l’autre mais bien d’une méthodologie innovante permettant une meilleure prise en compte des attentes de la salle de contrôle. Un groupe de travail, émanation directe du CHSCT, devra se réunir afin que les organisations syndicales représentatives des personnels fassent remonter les doléances des agents du CRNA Est.

Nous appelons l’ensemble des personnes intéressées par cette initiative à nous faire remonter toutes bonnes idées. Nous invitons également les adhérents qui souhaitent participer à ce travail à se mettre en relation avec la section.

FI LFEE Qualité De Vie Au Travail Au CRNA EST (7.0 MiB)