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Résultats de la CAP à recouvrement de novembre 2017

La CAP à recouvrement s’est tenue le 28 novembre, la CPE le 11 décembre. La CAP de corps aura lieu le 13 décembre.

CAP de décembre

Retraites

La retraite des ICNA est un sujet majeur de revendications pour le SNCTA.

Retraites

CESAME : Conseil Écoute SNCTA Affaires MÉdicales

Une question sur votre aptitude médicale ? Le SNCTA est à vos côtés. Écoute, Conseil, Confidentialité : cesame@sncta.fr

Césame

Conflits dans l'Air

Retrouvez les dernières communications et les prises de positions du SNCTA

Conflits dans l'Air

Premier syndicat des Contrôleurs du Trafic Aérien
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Modernisation technique de la DSNA (2/2) : 2017, annus horribilis !

Thermomètre « risque » qui explose

Trafic en très forte hausse, effectifs atteignant leur point bas, pressions sur les délais, changements nécessaires des systèmes de contrôle, retards en cascade des programmes majeurs, tels sont les enjeux d’une modernisation qui n’est pas près d’atterrir. Quelles en seront les implications sur la DSNA ? Quels sont les risques identifiés et les demandes du SNCTA pour les contrôleurs aériens qui n’acceptent plus d’utiliser des moyens techniques du xxe siècle ?

De déconfitures en déconfitures

Malgré un départ difficile, le SNCTA a espéré que 4-Flight, navire amiral pour la modernisation des CRNA, n’allait pas connaître les affres de programmes à rallonge tels que EEE. Le forum de mars 2017 était censé lancer un compte à rebours J-1 000 permettant de créer un élan de confiance pour tous les acteurs. Le recodage de l’IHM de 4-Flight, a priori dû à un manque de robustesse du produit Thales, et le décalage qui en découle sont donc ressentis comme une déception d’autant plus forte.

Les péripéties liées au marché de SYSAT et la désignation de Saab/CS relèvent d’une deuxième déconfiture en peu de temps. Avoir laissé présenter aux personnels un produit qui s’est révélé non conforme en espérant que NavCanada/Airbus se soumettrait plus tard aux exigences de sécurité logicielle, a conduit à une grande frustration tant l’interface avait plu. Il devient donc nécessaire de laisser travailler les organismes parisiens avec Saab pour aboutir à une interface plus conviviale et plus intuitive. Le programme SYSAT doit faire en sorte que les échanges avec l’industriel soient productifs et que les opérationnels soient réellement impliqués dans la démarche.

La confiance dans la conduite de projet ne se décrète pas. Seuls des faits tangibles permettront d’en retrouver. En ce sens, le jalon du printemps 2018 sur SYSAT sera un marqueur décisif. Il en va de la poursuite du groupe 1 mais aussi, par ricochet, celle d’un groupe 2 qui n’en finit pas d’inquiéter vu la faiblesse de la stratégie de déploiement pour les 70 organismes des basses couches.

Audit sur les matériels en fin de vie

Jusqu’à fin septembre 2017, une seule FFT (fiche de fait technique) classée grave a été recensée en 2017, la panne STPV de juin au CRNA SO. Si on ne peut donc nier une robustesse globale, la statistique paraît néanmoins flatteuse au regard des difficultés techniques vécues par certains centres cette année. Des systèmes, les calculateurs CAUTRA en particulier, arriveront prochainement en fin de vie. La perte de confiance dans les systèmes et la crainte de pannes majeures (visu radar et système plan de vols) sont à terme des risques majeurs. Ils pourraient entraîner des mesures conservatoires fortes dès qu’un doute apparaît ou qu’un incident se produit.

Le SNCTA demande donc que soient présentés aux personnels, un audit sur la durée de vie de tous nos matériels et des plans d’actions, si nécessaire.
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Résultats de la CAP à recouvrement du 28 novembre 2017

CAP

Les résultats de la CAP à recouvrement du 28 novembre 2017 sont disponibles. Ces résultats devront être confirmés par la CPE qui se tiendra le 11 décembre 2017.

Les résultats poste par poste sont aussi disponibles sur l’application du SNCTA.

En attendant, bravo aux agents retenus !

Résultats CAP RECOUVREMENT Décembre 2017 Vd (0.6 MiB)

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Modernisation technique de la DSNA (1/2) : des constats cinglants

Thermomètre « risque » qui explose

Le 18 octobre 2017, après un été de tous les records dans la navigation aérienne française, le directeur général de l’aviation civile recevait les organisations syndicales signataires du protocole 2016-2019, très inquiètes après les dernières annonces de dérapage des programmes majeurs de modernisation technique de la DSNA, 4-Flight et SYSAT. Le SNCTA dresse ici un état des lieux factuel de la modernisation qui conditionne l’avenir de la DSNA dans sa capacité à faire face à la très forte croissance du trafic aérien.

La modernisation, une nécessité vitale

La brutale croissance du trafic observée depuis le printemps 2016, s’est poursuivie en 2017, effaçant tous les records (+4,33 % depuis le début de l’année). Portée par les survols (+7 %), elle a été particulièrement notable en CRNA, notamment au CRNA Ouest (+9,53 %). De façon générale, presque tous les organismes voient leur trafic augmenter : à titre d’exemple, 8 journées et 8 semaines de 2017 sont classées dans les 10 les plus chargées historiquement. Dans le même temps, tous les indicateurs de sécurité s’améliorent, signe du haut degré de professionnalisme des contrôleurs aériens français.

Dans un contexte parallèle de pression grandissante sur les délais, en partie liée aux cibles RP2, et de baisse d’effectifs qualifiés qui atteindront un point bas en 2020, la performance de la DSNA, objet de toutes les attentions, a été le centre de la négociation protocolaire en termes de RH.

La DSNA, malgré son statut de prestataire écoulant le plus de trafic en Europe, ne peut que constater que tous ses homologues ANSP disposent de systèmes de contrôle bien plus performants et ce, depuis un temps certain.

En basses couches, la modernisation des matériels reste l’objectif majeur de la modernisation à l’heure où des SLCT sont encore mis à jour par… disquettes. En CRNA, le remplacement de vieux matériels mais également l’augmentation de productivité que doivent générer des outils plus performants, apparaissent tous deux comme vitaux pour faire face à un trafic en explosion.
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Flash Info — Service minimum à Bordeaux et Brest : démonstration par l’absurde

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Lors du préavis de grève interprofessionnelle du 16 novembre 2017, relayé par un seul syndicat de la DGAC, la DSNA a décidé de reconduire, dans les CRNA Ouest et Sud-Ouest, le dispositif à six secteurs d’astreintes (au lieu de quatre).

Dans un contexte de trafic peu chargé de mi-novembre, voici un premier bilan de ce préavis concernant ces deux CRNA :

  • Brest : 3 grévistes, 13 500 minutes de délai et plus de 600 vols annulés ou re-routés par les routes atlantiques ;
  • Bordeaux : 5 grévistes, 15 000 minutes de délai et près de 400 vols en moins ;
  • très grande difficulté à lever les astreintes malgré un mouvement extrêmement peu suivi.

Dans sa déclaration liminaire du CT DO du 16 octobre 2017, le SNCTA qualifiait cette mesure de « contre-productive, incompréhensible et vexatoire ». Au regard du bilan de cette journée, qui pourra désormais contester ces qualificatifs ?

Cette décision de la direction, soucieuse de donner des gages aux compagnies aériennes extrêmement agressives sur le droit de grève des contrôleurs aériens français, s’est donc révélée être une erreur d’appréciation majeure qu’il faut corriger d’urgence.

Le SNCTA déplore également l’usage inconsidéré du droit de grève, alors même que celui-ci est attaqué de toute part. Il note par ailleurs le silence d’organisations syndicales qui, par cette mesure de réduction du droit de grève, voient les conséquences d’un préavis peu suivi surmultipliées de façon artificielle et délétère à long terme.

Considérant l’incohérence de la mesure d’augmentation du nombre d’astreintes, le SNCTA exige le retour à 4 secteurs d’astreintes aux CRNA Ouest et Sud-Ouest.

FI 2017-11-22 Service Minimum à Bordeaux Et Brest (1.4 MiB)

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Flash Info — Entraînement aérien : l’enveloppe redécolle

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Dès le 1er janvier 2018, l’allocation pour l’entraînement aérien sera revalorisée à 1 650 €. Cette augmentation de 220 € intervient après des années de stagnation. C’était une revendication du SNCTA pour encourager et maintenir les connaissances pratiques aéronautiques.

Le SNCTA a également obtenu, dans le protocole 2016, une somme supplémentaire de 380 € allouée au titre de l’initiation à l’IFR. Ce complément sera débloqué en volant sous régime IFR, ce qui implique du double-commande avec un instructeur IFR dans un avion équipé IFR. L’objectif de cette mesure est de sensibiliser les contrôleurs aux procédures aux instruments : guidage radar, ILS, navigation sous plan de vol IFR. Une nouvelle instruction DGAC relative à l’entraînement aérien en précisera les détails.

Autre nouveauté : tous les détenteurs d’une mention IFR valide bénéficieront d’une bonification de leur enveloppe qui sera portée à 2 480 €. Cela constitue une vraie incitation pour celles et ceux, qui souhaitent enrichir davantage leurs connaissances en pilotage.

Chiffres clés :

  • entraînement aérien 2017 : 1 430 € ;
  • entraînement aérien 2018 : 1 650 € ou 2 030 € en cas d’initiation IFR voire 2 480 € en cas de mention IFR valide.

Un retour d’expérience sera conduit par la DGAC fin 2018 pour vérifier si cette incitation à la pratique de l’IFR a été efficace, et si les contraintes réglementaires associées ne sont pas trop importantes. Le SNCTA vous invite à lui faire remonter toute difficulté rencontrée afin d’améliorer la mesure en 2019.

Le SNCTA se félicite d’avoir obtenu cette revalorisation très attendue. Pour 2019, il revendique une subvention à l’initiation IFR qui couvre intégralement le coût des trois heures de vol IFR inscrites dans le protocole.

FI 2017-11-21Entrainement Aérien, L'enveloppe Redécolle (1.6 MiB)

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Flash Info — Europe : Our rights – Your safety

logo

La Commission européenne cherche à améliorer la compétitivité du secteur aérien européen. Cependant, son analyse n’est ni aboutie ni pertinente puisqu‘elle considère que la restriction du droit de grève des contrôleurs est un axe majeur de cette amélioration.

Alors que 51 % des retards sont imputables aux compagnies aériennes, seulement 1 % des délais est dû à des grèves de contrôleurs. La Commission européenne attaque pourtant le droit de grève de ces derniers en prétextant une obligation de continuité de service sans réellement chercher à diminuer les délais globaux ni à améliorer le service aux passagers.

Cette politique est le résultat du lobby des compagnies aériennes et de leur officine A4E dans laquelle les meilleurs ennemis, Ryanair, easyJet, Air France-KLM, Lufthansa, British Airways ou encore Norwegian, font cause commune. Leur intention ? Attaquer les contrôleurs aériens pour mieux masquer leurs propres responsabilités et défaillances organisationnelles.

D’après les traités européens, le droit de grève est du strict ressort des États membres. Pourtant, en s’appuyant sur les conséquences économiques de préavis de grèves interprofessionnelles à répétition en France, ce lobby a amené la Commission à prendre position sur le sujet.

Afin de défendre ce droit fondamental, le SNCTA s’associe aux autres membres de l’ATCEUC pour lancer, en coordination avec ETF, une campagne de sensibilisation visant à protéger les droits des contrôleurs en Europe : signez la pétition sur www.atcorights.org.

Stigmatiser les contrôleurs aériens et vouloir restreindre leurs droits fondamentaux ne permettront aucunement d’accompagner les hausses de trafic et de capacité nécessaires à la croissance du transport aérien. Bien au contraire !

Le SNCTA, en coordination avec ses partenaires européens, saura s’opposer aux tentatives populistes des lobbies de compagnies aériennes qui devraient d’ailleurs commencer par s’occuper de leurs empennages !

FI 2017-11-20 Our Rights Your Safety (1.4 MiB)

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Communiqué du comité national

Comité national

Le comité national du SNCTA s’est réuni les 13 et 14 novembre 2017 à Aix-en-Provence.

Il se félicite de la sortie de crise concernant le centre de Cayenne – Félix Éboué. Après plus de deux mois de conflits, le plan de développement Cayenne, signé à la DGAC en présence de représentants des personnels locaux, apporte une nouvelle perspective positive. Le SNCTA sera vigilant quant à l’application de ce plan.

Le comité national se satisfait de l’aboutissement de l’appel d’offres ayant permis le référencement par la DGAC d’une mutuelle offrant un contrat couplé de santé et de prévoyance tenant compte des spécificités propres aux contrôleurs aériens. Cette mesure sociale forte, portée par le SNCTA, est issue du protocole 2016-2019 : elle se traduit concrètement par une amélioration des offres et une baisse significative du coût pour les personnels et leurs familles. Le comité national tient particulièrement à remercier la cellule CÉSAME pour l’énorme travail effectué dans ce dossier complexe.

Le comité national a pris connaissance du projet de loi de finances 2018 et constate avec satisfaction le maintien des recrutements prévus au protocole en cours ainsi que des investissements indispensables à la modernisation technique de la DSNA.

Le comité national est attentif aux différents projets de réforme de la Fonction publique. S’agissant de la CSG, le SNCTA attend du Gouvernement qu’il respecte son engagement de compensation intégrale, pérenne et s’appliquant aux futurs titulaires. S’agissant de la réforme des retraites, le SNCTA sera le garant d’une prise en compte des spécificités du métier de contrôleur aérien, reconnues partout en Europe.

Le comité national déplore la mise en place non maîtrisée de la nouvelle phraséologie SERA C dont certains aspects sont perçus par les contrôleurs aériens comme peu pertinents voire incompréhensibles, tant sur le plan de l’amélioration de la sécurité des vols que sur celui de la capacité des secteurs. Au regard des remarques constructives de la commission responsabilités du SNCTA, publiées dans son dernier communiqué, le comité national demande une nouvelle analyse sur le fond.

Le comité national dénonce l’augmentation du nombre de premiers contrôleurs astreints en cas de grève aux CRNA Ouest et Sud-Ouest. La pression des compagnies aériennes, générée par la régularité inconséquente de grèves inter-professionnelles, aboutit à ce résultat inadmissible et absurde, où les contrôleurs voient leurs droits réduits, et où le trafic aérien sera plus fortement pénalisé par un service minimum qui sera vraisemblablement maintenu toute la journée. Fort de ce constat, le comité national mandate le bureau national afin qu’il négocie auprès des Pouvoirs publics un retour au dispositif précédent.

Après l’annonce officielle des nouveaux retards des programmes de modernisation technique qui disposent pourtant de financements colossaux, le comité national exige un audit des systèmes techniques. Il demande également aux directeurs concernés de venir dans les centres opérationnels expliquer aux contrôleurs quels sont leurs plans en matière d’avancées techniques concrètes et de mesures de régulation des flux pour faire face à la très forte augmentation du trafic aérien.

Adopté à l’unanimité

Communiqué CN 2017-11-13&14 (67 KiB)