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Author: MKL

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Flash Info Chambéry —VEILLER SUR VOUS, aussi à Chambéry

Le SNCTA ne s’intéresserait pas aux « petites » approches ? mais…

  • Qui a obtenu, dans le cadre de l’accord « licence », le titre de PC pour TOUS les ICNA, faisant gagner plusieurs années de déroulement de carrière aux collègues affectés sur les terrains de groupe D et E ?
  • Qui a obtenu, dans le cadre de l’accord « licence », la création du grade d’ingénieur en-chef et l’accès au HEA ?
  • Qui revendiquait, depuis 2014, le HEA pour tous et l’a obtenu, dans le cadre du protocole 2016-2019 au travers de l’élargissement des « fonctions compteur » (examinateur, facilitateur FH, évaluateur-contrôleur) et de la garantie d’au moins deux postes de chef de quart sur tous les terrains n’ayant pas de chefs de tour, dont Chambéry ?
  • À qui demande-t-on des conseils sur le système de nomination/rotation sur les « postes compteurs » et les postes de chef de quart pour permettre d’optimiser les passages au grade d’ingénieur en-chef de TOUS les ICNA de Chambéry ?

Le SNCTA est le syndicat de TOUS les contrôleurs aériens.
Donnez au SNCTA le poids et les moyens de VEILLER SUR VOUS : les 4, 5
et 6 décembre 2018, VOTEZ SNCTA.

20181112 FI Chambéry Veiller Sur Vous (0.4 MiB)

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Flash Info Chambéry — VOUS ACCOMPAGNER, aussi à Chambéry

On entend parfois dire que le SNCTA ne s’intéresse pas aux « petites approches »… mais à Chambéry :

  • le SNCTA a monté un dossier complet, défendu et obtenu le reclassement de la TMA en classe D durant les week-end charter ;
  • le SNCTA a défendu et obtenu, en CT DO, le remplacement du SLCT par DISCUS dont l’installation est désormais prévue mi-2019 ;
  • le SNCTA défend l’implémentation du WAM à Chambéry et Annecy à chaque CT local et national ;
  • le SNCTA relance systématiquement l’administration, à chaque CT et à chaque rencontre bilatérale, sur les sujets techniques propres à Chambéry (fréquences, ATIS, passage de la norme à 5 Nm…).

Le SNCTA est le syndicat de TOUS les contrôleurs aériens. Donnez au SNCTA le poids et les moyens de VEILLER SUR VOUS, à Chambéry : les 4, 5 et 6 décembre 2018, VOTEZ SNCTA.

20181112 FI Chambéry Vous Accompagner Actions Locales (0.2 MiB)

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VOUS VALORISER, aussi à Lyon (1/2)

Équation simple : Moins d’effectifs + trafic en hausse = plus d’efforts

À Lyon, la baisse du nombre de PC et l’augmentation du trafic vont augmenter les contraintes pesant sur les contrôleurs dans les années à venir. Pour le SNCTA, les efforts des contrôleurs doivent être valorisés. La section locale a donc travaillé à faire valider une proposition de tour de service « XP », alternative au tour de service «classique» où les contraintes nouvelles (dont la vacation complémentaire et les recyclages dirigés incités) n’étaient pas valorisées.

Des résultats tangibles

Le choix des contrôleurs, relayé en CT par le SNCTA, la signature de l’arrêté « XP Lyon » et sa publication au Journal officiel permettent désormais la mise en paiement du « complément XP » d’ici la fin de l’année 2018 (avec le rappel depuis le 19 septembre).

Pour le SNCTA, les efforts des contrôleurs aériens ne valent pas rien.
Donnez au SNCTA les moyens de VALORISER votre travail. Les 4, 5 et 6 décembre 2018, VOTEZ SNCTA !

20181107 FI Lyon Vous Valoriser à Lyon XP (0.4 MiB)

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VOUS RENFORCER, aussi à Lyon

Travailler à une vision long terme des effectifs, juste et équilibrée
Depuis plusieurs années, le SNCTA travaille à convaincre les pouvoirs publics que la question des effectifs doit faire l’objet d’une approche nationale transparente, juste et équilibrée entre les centres, à l’opposé de la logique comptable appliquée par la DO ou des actions clientélistes au profit d’un seul centre.
À Lyon, le SNCTA a travaillé plusieurs mois à la justification, chiffres à l’appui, d’un schéma d’armement, qui fait aujourd’hui consensus.

Travailler pour que le sous-effectif ne mette pas en jeu la sécurité
Mais l’objectif d’effectif associé ne sera pas atteint avant plusieurs années. Afin de prévenir les débordements de capacité, la section lyonnaise a développé un outil permettant de définir la capacité en fonction des effectifs présents. Cet outil, en cours de test, sera sans doute bien utile, dès cet hiver.

La question des effectifs mérite mieux qu’une approche dogmatique ou clientéliste. Sur cette question, le SNCTA travaille sans relâche afin de convaincre les pouvoirs publics et de protéger les contrôleurs des conséquences du sous-effectif.
Donnez au SNCTA les moyens de VOUS RENFORCER. Les 4, 5 et 6 décembre 2018, VOTEZ SNCTA !

20181103 FI Lyon Vous Renforcer à Lyon (0.4 MiB)

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VOUS ACCOMPAGNER, aussi à Lyon

Des cellules nationales spécialisées
CÉSAME, ASAP… ces acronymes peuvent paraître obscurs mais…
Qui ne connaît pas les contrats de prévoyance HFP ATC ou le contrat référencé MGAS, dont la cellule CÉSAME a été la cheville ouvrière ?
Qui ne connaît pas un collègue ayant fait appel à ASAP pour obtenir une information sur sa carrière ou une intervention pour récupérer une prime ?

Présentes à Lyon
La cellule CÉSAME organise en moyenne une rencontre par an avec les contrôleurs lyonnais pour les informer sur les normes médicales, la prévoyance, la mutuelle.
La cellule ASAP a accompagné une vingtaine de collègues lyonnais depuis deux ans pour défendre leurs droits.

Le SNCTA est le syndicat de TOUS les contrôleurs : ces cellules sont ouvertes à tous, adhérents ou non.
Donnez au SNCTA le poids et les moyens de VOUS ACCOMPAGNER : les 4, 5 et 6 décembre 2018, VOTEZ SNCTA.

20181023 FI Lyon Vous Accompagner à Lyon (0.4 MiB)

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Publication de l'arrêté « XP Lyon » au Journal officiel

Organisation du travail

L’arrêté du 30 août 2018 ajoutant Lyon Saint-Exupéry à la liste des services menant une expérimentation d’évolutions de l’organisation du travail des contrôleurs aériens a été publié au Journal officiel du 12 octobre 2018.

La publication de ce texte acte la mise en œuvre d’un tour de service « XP » à Lyon Saint-Exupéry et va permettre la mise en paiement du complément associé à la part « fonction » du régime « RIST ».

Tous les ICNA affectés à Lyon Saint-Exupéry détenteurs de la MU_ZZ ou de la MUI « LOC » vont ainsi bénéficier de ce complément à compter de la date de mise en œuvre du tour de service « XP ». Cette mesure bénéficiera également aux personnels en charge de l’encadrement des ICNA.

La publication au Journal officiel de l’arrêté inscrivant Lyon parmi les centres menant une expérimentation ouvre la voie à la valorisation des efforts consentis par les contrôleurs.
Le SNCTA continuera à travailler à la préservation du cadre de travail des ICNA lyonnais et à défendre la juste rémunération de leurs efforts.

20181012 FI Lyon Arrete XP Publie (0.2 MiB)

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Tours de service : les résultats

XP ?

Du 28 juin au 4 juillet 2018, le SNCTA a organisé une consultation ouverte à tous les contrôleurs lyonnais afin de déterminer son positionnement lors du CT du 5 juillet.

Voici les données finales :

  • participation : 96,7 % ;
  • en faveur du TDS XP : 79 % ;
  • en faveur du TDS 2002 : 21 %.

Le SNCTA remercie tous les contrôleurs ayant participé à la consultation. Comme il s’y est engagé, le SNCTA suivra l’avis des contrôleurs et votera en faveur du tour XP lors du 5 juillet.

FI Lyon - Résultats Consultation (0.1 MiB)

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Tour de service : Renseignez-vous

XP ?

Face aux nouvelles contraintes qui sont apparues lors de la refonte de notre tour de service, la section locale SNCTA a étudié la possibilité de proposer une expérimentation RH à Lyon. Cette proposition est désormais validée par la direction des opérations et vous pourrez d’ici quelques semaines choisir entre deux options : le tour issu du GT « TDS » et le tour « XP ».

Afin de vous permettre de faire un choix éclairé, le SNCTA vous propose des permanences d’information sur le tour « XP ». Même si vous ne pouvez venir que pour quelques minutes, nous serons présents pour répondre à toutes vos questions.

  • jeudi 14 juin
  • vendredi 15 juin
  • lundi 18 juin
  • mardi 19 juin
  • jeudi 21 juin
  • lundi 25 juin
  • mardi 26 juin
  • vendredi 29 juin

De 10 h à 15 h 30, salle Berlioz

Le SNCTA proposera une alternative « XP » au tour de service issu du GT « TDS ». Nous aurons l’occasion, au cours des prochaines semaines, de détailler comment pourrait fonctionner cette XP. Il reviendra ensuite aux contrôleurs lyonnais de choisir entre les deux options et le SNCTA s’engage à respecter l’avis de la majorité.

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Tour de service Lyon : les pauses (identifiées) s’imposent

Know the rules!

Dans le cadre des travaux actuels sur le tour de service, la DO a confirmé que les critères applicables à Lyon sont ceux dits de l’ex-liste 1. Tour d’horizon des conséquences de ce changement à venir.

Listes, groupes, critères

Les conditions de travail des contrôleurs aériens sont encadrées par un certain nombre de textes réglementaires, en particulier par l’arrêté du 19 novembre 2002. Celui-ci fixe des critères en fonction de la « taille » des centres. À l’époque de sa rédaction, les centres étaient classés en listes. Or, depuis 2008 et l’accord « licence », le classement s’effectue selon une logique de groupes. Lyon ayant à cette occasion intégré le groupe A, le SNCTA demandait depuis plusieurs années à ce que notre tour de service respecte les critères applicables en ex-liste 1. Jusque là, cette demande avait été poliment renvoyée à plus tard.

À l’occasion du démarrage des travaux sur notre nouveau tour de service, l’encadrement local a interrogé la DO sur les critères à appliquer : celle-ci a confirmé que les critères à utiliser sont bien ceux de l’ex-liste 1. Le SNCTA se félicite de cette réponse. Ce choix confirme que la DSNA continue à avoir des ambitions pour Lyon. Mais au-delà du symbole, les critères ex-liste 1 offrent surtout des garanties différentes lorsque l’on parle des tours de service.

Vous avez dit pauses ?

Par exemple, pour les centres ex-liste 1, les pauses doivent être régulièrement réparties et représenter 25 % de la durée totale des vacations du cycle. Concrètement, dans ces centres, cela se traduit généralement par le fait que chaque vacation comporte 25 % de temps de pause. Pour les centres ex-liste 2, par contre, la notion de répartition régulière disparait.

C’est d’ailleurs le cas de notre tour de service actuel qui comporte des vacations dont les temps de pause varient entre 15,8 % (SN) à 41,7 % (Nuit), soit un rapport de 1 à 3. Jusqu’à présent, cette distribution inégale passait inaperçue : le schéma d’armement de Lyon correspondant mal au trafic traité, des pauses supplémentaires pouvaient être aménagées car tous les secteurs prévus n’ouvraient pas. Mais dans le contexte d’ajustement des effectifs que nous connaissons, l’armement théorique va se rapprocher de plus en plus de l’armement réel.

Dans le cadre d’un tour de service « classique », où les vacations sont longues, le SNCTA soutient donc l’application des critères ex-liste 1. Il est important que dans le futur, des pauses soient garanties, identifiables, et en nombre suffisant. Il ne serait pas acceptable de moyenner ces temps de pause sur l’ensemble du cycle dans la mesure où cela conduirait à diminuer le nombre de pauses lorsque les contrôleurs en ont véritablement besoin, c’est-à-dire de jour, durant les vacations longues, lorsque le trafic est important.

Manque de sécurité juridique

Le problème n’est d’ailleurs pas lié qu’à la seule gestion de la fatigue. Tout comme les règlementations sur les temps de vol des équipages, l’arrêté de novembre 2002 définit des butées à ne pas dépasser. Ne pas les respecter engage la responsabilité des contrôleurs et des chefs de tour.

Or, comment un chef de tour peut-il gérer une salle alors que tous les contrôleurs n’appartiennent pas à son équipe, n’effectuent pas la même vacation, mais devront, à la fin de leur cycle, avoir bénéficié des 25 % de temps de pause ? C’est une équation quasi-impossible à résoudre.

Et la situation n’est pas complexe que pour les chefs de tour : vous souhaitez échanger votre nuit contre un SN ? Vous avez déjà fait un M, un J1 et un S ? Avec le tour de service actuel, cette permutation risque de vous faire passer en-dessous des 25 % de temps de pause sur le cycle…

Les pauses, un sujet parmi pleins

La question des pauses ne résume pas à elle seule, les différences entre les garde-fous applicables aux centres ex-liste 1 et ceux applicables aux centres ex-liste 2. Afin que chacun puisse mesurer les enjeux, nous reproduisons ci-dessous, pour chaque thème principal, les critères applicables.

CritèresGarde-fous applicables aux centres ex-liste 2 (tour de service actuel)Garde-fous applicables aux centres ex-liste 1 (futur tour de service)
Organisation du travailOrganisation du travail au choix de l’administration : en équipes ou individualiséeOrganisation du travail en équipes. 10 contrôleurs minimum par équipe.
Rythme de travail1 jour sur 2 moyenné sur deux cycles. Il peut être dérogé à cette règle en cas de recours à la vacation complémentaire1 jour sur 2 sur le cycle. Il peut être dérogé à cette règle en cas de recours à la vacation complémentaire
Fractionnement des vacationsTravail en équipe : les contrôleurs d’une même équipe peuvent avoir des heures de prise de service / fin de service différentes. Fractionnement de l’équipe possible pour armer une ou plusieurs positionsLes contrôleurs d’une même équipe peuvent avoir des heures de prise de service / fin de service différentes. Fractionnement de l’équipe possible pour armer une ou plusieurs positions
Durée de travail hebdomadaire32 heures en moyenne (minimum 28 h et maximum 36 h suivant les périodes). Le nombre d’heures au-delà de 32 heures est limité à 64 heures par an. Le maximum peut atteindre 43 heures en cas de recours à la vacation complémentaire.32 heures en moyenne (minimum 28 h et maximum 36 h suivant les périodes). Le maximum peut atteindre 43 heures en cas de recours à la vacation complémentaire.
Durée maximale des vacations11 heures de jour et 12 heures de nuit11 heures pour toutes les vacations
Temps de pause25 % de la durée des vacations du cycle (25 % moyennés sur le cycle)25 % de la durée des vacations du cycle répartis régulièrement (en pratique généralement 25 % sur chaque vacation)
Gestion des pausesPas d’identification obligatoire sur le tour de service. Le chef de tour les adapte en fonction des besoins du trafic.Les pauses sont identifiées sur le tour de service. Le chef de tour peut adapter la gestion en fonction des besoins du trafic.
Durée maximale de tenue de positionNon borné par l’arrêté. Règle fonction publique : 6 heures maximum2 h 30 maximum
Durée minimale entre deux vacations11 heures minimumNon borné par l’arrêté. Règle fonction publique : 11 heures minimum
Dans le cadre des travaux sur le nouveau tour de service « classique » de Lyon, le SNCTA soutiendra l’application des critères ex-liste 1.

20180118 SL Lyon CDA Pauses Et Liste 1 TdS V3 (0.6 MiB)

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Schéma d’armement, BO, tour de service : où en est-on ?

Après des annonces nombreuses et parfois inquiétantes au printemps 2017, le processus national de révision des BO semble marquer le pas. Pour autant, le travail continue localement, notamment au niveau du futur tour de service lyonnais.

Des annonces à l’emporte pièce du printemps…

Ayant mené une politique de diminution des effectifs ICNA sans trop prendre en compte les besoins opérationnels, la DGAC est confrontée depuis 2014 à une pénurie de contrôleurs dans ses centres en-route, faisant exploser les délais.

Si l’arrêt de la baisse des effectifs a été obtenu dans le cadre du protocole 2016-2019, la gestion des ressources humaines reste un casse-tête. Pendant 4 ans, chaque départ à la retraite sera compensé par un recrutement. Mais compte-tenu du temps de formation initiale, les effectifs opérationnels en salle vont continuer à baisser et ne se stabiliseront qu’en 2021.

Pour limiter la casse, la DSNA a demandé, en contrepartie de la stabilisation des effectifs, l’ouverture d’un GT protocolaire (GT 8) devant discuter des modalités de calcul et de révision des besoins opérationnels (BO) des centres. Ce GT doit permettre de déterminer quelles seront les règles permettant de calculer l’effectif nécessaire afin d’armer les positions prévues par le schéma d’armement d’un centre. La tentation est cependant grande pour l’administration de se servir de ce GT 8 pour redéployer à marche forcée une partie des effectifs des approches vers les centres en-route, les délais en approche étant moins voyants et surtout moins coûteux. Ce fut notamment le cas à Lyon où, fin mars 2017, s’appuyant sur les seules statistiques d’ouverture des secteurs, la direction des opérations avait « trouvé » un nouveau BO de 60 PC.

… au travail des GT d’automne

Avant même cette première « proposition », le SNCTA avait mené un important travail afin que l’administration prenne conscience qu’un schéma d’armement ne peut pas être déterminé uniquement dans un bureau parisien sur la base de fichiers Excel. En analysant l’historique des ouvertures de position, du niveau d’occupation de fréquence et de la demande de trafic sur plusieurs années, nous avons élaboré des propositions concernant l’armement des secteurs lyonnais. Ce travail a été repris dans un cadre intersyndical large, les OS proposant un schéma d’armement aboutissant à un BO de 80.

L’administration semble avoir entendu nos arguments puisqu’elle a repris à son compte une bonne partie ces propositions. L’hypothèse d’un « effectif opérationnel » de 78 PC qualifiés en équipe retenue par notre encadrement local pour mener les travaux sur le futur tour de service est d’ailleurs en ligne avec le BO de 80 défendu au printemps par l’intersyndicale (voir encadré).

BO, effectif opérationnel : quelle différence ?

Pour calculer le nombre de contrôleurs affectés dans une approche, la DO utilise un schéma d’armement, qui indique quelles positions doivent être tenues au cours de la journée. En divisant le nombre total d’heures de tenue de position prévues au schéma d’armement par le nombre d’heures travaillées annuellement par un contrôleur, la DO obtient un effectif théorique. Jusqu’en 2017, pour obtenir le BO d’un centre, elle multipliait cet effectif théorique par 1,1. Le BO obtenu comprenait l’ensemble des PC qualifiés en équipe mais aussi les détachés et assistants de subdivision maintenant leur mention d’unité (comptés pour 200 heures de contrôle par an chacun) ainsi que les ICNA en formation à partir de la mention LO (442 heures de contrôle par an chacun). Suite aux travaux du GT 8, ce mode de calcul évoluera peut-être vers une méthode plus pragmatique ne prenant en compte que les PC qualifiés en équipe. On ne parlerait plus alors de « BO » mais « d’effectif opérationnel ». C’est ce que défend le SNCTA.

Et pour la suite ?

Il convient cependant de rester prudent : à cette heure, ni le schéma d’armement ni le nouvel effectif opérationnel lyonnais ne sont définitivement validés par la DO. Par ailleurs, même si la direction des opérations semble écouter nos arguments, la pilule risque d’avoir un goût amer : à terme, il y aura moins de contrôleurs à Lyon pour gérer un trafic à la hausse.

Pour justifier cette situation, la DO assume que l’armement ne s’effectuera plus « à la pointe » (voir encadré plus bas). Le nouveau schéma d’armement pourrait donc conduire à des régulations pour cause de capacités insuffisantes.

Mais il est probable qu’une partie de l’effort portera également sur les contrôleurs, au travers de contraintes nouvelles. En effet, une fois que le schéma d’armement et l’effectif opérationnel correspondant auront été validés par la DO, il restera à définir un nouveau tour de service. Vacations plus longues, diminution des droits à absence, voire vacations complémentaires risquent d’être au programme des discussions. Afin d’éviter que « l’ajustement » ne devienne inacceptable pour les contrôleurs, le SNCTA participera activement aux travaux du GT « tour de service ».

Si le travail de définition du schéma d’armement et de l’effectif opérationnel de Lyon semble mieux engagé qu’il y a un an, il ne faut toutefois pas baisser la garde : dans un contexte de pression  importante sur les effectifs de la fonction publique, le nouvel effectif opérationnel ne sera pas définitivement acquis.

Chaque année, le Parlement doit, dans le cadre de la loi de finances, se prononcer sur les plafonds d’emplois, dont le nombre maximal d’ICNA qu’est autorisée à employer la DGAC. Or, le seul indicateur à la disposition des parlementaires pour statuer est le PR/PT comparant le nombre d’heures de travail légales au nombre d’heures d’ouverture de positions de contrôle. Le SNCTA regrette cette vision purement comptable de la gestion des effectifs qui élude bien souvent les réalités opérationnelles, la complexité et la variabilité du trafic traité ne pouvant se réduire en une moyenne annuelle. Mais, aussi inadaptée soit-elle, cette pratique ne peut être ignorée. La DO n’a d’ailleurs pas caché que tous les schémas d’armement auront vocation à être revus régulièrement, en fonction des ouvertures de position constatées.

Soyons clairs : dans cet exercice, Lyon ne brille pas parmi les bons élèves de la classe. Cela s’explique principalement par l’inadaptation de notre schéma d’armement actuel au trafic que nous traitons. Mais cela tient également en partie au fait que, contrairement à d’autres centres, le SNA-CE ne s’est jamais véritablement préoccupé de cette question.

Le SNCTA continuera pour sa part à défendre, tant au plan local que national, une politique de gestion des ressources humaines cohérente, où les effectifs doivent être une conséquence des besoins identifiés, pas le simple résultat d’une analyse statistique.

Le nouveau schéma d’armement : comment ça marche ?

Le schéma d’armement est le document qui décrit quelles positions doivent pouvoir être ouvertes au cours de la journée. Le schéma d’armement lyonnais est en cours « d’ajustement ». Les principaux changements seraient les suivants :

CritèresSchéma d’armement actuelSchéma d’armement à venir (en cours de négociation)Commentaires du SNCTA
SaisonnalitéPas de saisonnalité. Le schéma d’armement est le même toute l’annéeDécoupage de l’année en trois périodes : chargée (été), intermédiaire (charters), creuse (automne)Ce « découpage » permet à l’administration de dimensionner au plus près des besoins. Il a des conséquences négatives (période creuse moins bien dimensionnée qu’actuellement, par exemple) mais également positives (meilleure prise en compte de l’armement du SIV l’été, par exemple).
Ouverture de la salle IFRSemaine : 6 h 30 – 23 h
Samedis : 6 h 30 – 21 h 30

Dimanches : 13 h 30 – 23 h

Semaine : 7 h – 21 h

Samedis : 7 h – 18 h (18 h 30 en été, 19 h en charters)

Dimanches : 8 h 30 (9 h en automne) – 21 h

Politique de « non dimensionnement à la pointe » assumée par la DO
Nombre de secteurs IFR ouverts

Semaine et samedis : 3 toute la journée, 4 en pointe (hubs)

Dimanches : 3 tout l’après-midi, 4 en pointe (hubs)

2 toute la journée, 3 en pointe

 

Pour les charters (samedis et dimanche) : jusqu’à 4 en pointe

Politique de « non dimensionnement à la pointe » assumée par la DO
Position « séquenceur »Ouverte de manière discontinueOuverte dès que la salle IFR est ouverteIl s’agit d’une avancée pour laquelle a plaidé le SNCTA : l’élargissement des compétences du séquenceur au rôle de « correspondant du chef de tour ».
Position INFOOuverte de 8 h à 21 h 30 (2 secteurs armés à un seul PC)Ouverture en fonction de la saison (2 secteurs l’été, 1 le reste du temps), armement incluant un PC assistant sur les plages chargées (y compris en période creuse)Il s’agit d’une avancée pour laquelle a plaidé le SNCTA : acter la transformation des secteurs d’info de vol (SIV) en secteurs de contrôle et d’info (SCIV) et faire reconnaitre l’existence d’un assistant sur les plages chargées.
Les travaux sur la révision du schéma d’armement lyonnais se prolongeront en 2018, avec la définition d’un nouvel effectif opérationnel et d’un nouveau tour de service. Le SNCTA participera activement à ces travaux.

20180106 SL Lyon CDA BO TdS V3 (0.6 MiB)

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