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Author: reichart_heiva

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LFEE CDA - Ne pas insulter l’avenir…

Depuis trois mois, notre activité tourne au ralenti. Le choc pandémique, soudain et brutal, stoppant les économies du monde entier, a cloué tous les avions au sol. Imprévisible était cette crise. Imprévisible sera la reprise à venir. Aucun expert ne peut aujourd’hui prédire quand et de quelle ampleur sera la reprise de l’activité aérienne.

Pourtant, certains fondamentaux n’ont pas changé et le transport aérien restera un vecteur important des activités humaines. Une chose est certaine, que la reprise soit lente ou rapide, en U ou en V, en 2021 ou 2022, l’administration aura besoin de partenaires fiables et compétents pour construire l’avenir.

Cet été 2020 sera inédit. S’inscrivant toujours dans un contexte sanitaire prégnant, le trafic devrait amorcer un rebond (offre-cible de 6 UCESO en juillet-août). Surtout, l’utilisation des simulateurs sera décuplée pour le maintien de compétence, la formation initiale, et la transformation 4-Flight. Les contrôleurs rémois resteront fortement sollicités !

Dans ce contexte, le service exploitation espère enjamber le dialogue social et déployer sa panoplie de flexibilité pour faire miroiter quelques droits à absences supplémentaires. Curieuse époque où le faible trafic devient prétexte à mettre en place un dispositif de flexibilité qui n’aurait même pas osé être présenté en négociation protocolaire ! Qu’adviendra-t-il de ce système pseudo-innovant  lorsque le trafic reviendra à son point d’équilibre ? Nul n’est dupe.

Le SNCTA appelle à mettre en place une organisation du travail robuste dans le cadre règlementaire actuel (qui permet d’ailleurs d’offrir ponctuellement du droit à absence supplémentaire).

Tout passage en force laissera des traces lorsque sera venu le temps positif de la reconstruction.

2020-05-25 FI LFEE Ne Pas Insulter L'avenir (0.8 MiB)

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LFEE CDA- Déconfinement : guide PRAtique

Depuis lundi, comme l’ensemble du pays, le CRNA Est et ses agents se déconfinent à pas feutrés. Passage en revue des nouvelles mesures qui s’appliquent au centre.

Au revoir PCA. Bonjour PRA.

Le plan de continuité d’activité (PCA) cède désormais sa place au plan de reprise d’activité (PRA) dont la philosophie est différente :

  • le PCA organisait un niveau de service de contrôle strictement nécessaire tout en limitant les risques de propagation du virus ;
  • le PRA est un plan évolutif qui accompagne la reprise. Il met en place des mesures de protections sanitaires et une organisation du travail adaptées à l’activité.

Ce n’est donc pas un retour à la normale : la transition sera progressive à mesure que le trafic reprendra et que l’épidémie sera jugulée.

Le PRA du centre découle du PRA DSNA. Celui-ci impose des mesures volontairement strictes pour pallier l’impossibilité de mettre en œuvre les mesures de distanciation physique sur position de contrôle. C’est la raison pour laquelle le port du masque est obligatoire dans tous les lieux partagés, dont la salle de contrôle et les salles de simulations.

L’organisation en salle

Le tour de service cloisonné, mis en place à l’initiative du SNCTA pour limiter au maximum les relèves entre équipes est conçu pour monter en puissance. Il doit continuer de s’appliquer le plus longtemps possible, tant que le trafic le permet.

Le SNCTA n’acceptera pas le retour à un tour de service plus capacitif si la demande ne l’impose pas !

Les plateaux repas continuent d’être distribués jusqu’au 2 juin. Passée cette date, le SNCTA demande que des plateaux individuels continuent d’être mis à disposition des équipes et que la cuisine demeure fermée.

Instruction : retour en présentiel

La formation est vitale pour un centre comme Reims. L’instruction n’a pas été complètement stoppée ces deux derniers mois : les enseignements théoriques ont pu être dispensés à distance et des théoriques PC ont été soutenus par visioconférence. Les enseignements pratiques sur simus ou en réel doivent maintenant reprendre au plus vite, dans des conditions sanitaires appropriées.

À propos de l’instruction sur position, le SNCTA conseille aux équipes d’attribuer à chaque contrôleur en formation, un binôme unique pendant le demi-cycle.

4-Flight : retards et transfo

La mise en service de 4-Flight en novembre 2021 est des mots même du DSNA, intenable. Le report dû au confinement est estimé entre 6 mois et 1 an.

Le SNCTA appelle l’administration à tirer profit de ce décalage et de l’effectif opérationnel disponible en salle pour adapter le planning de transformation aux contraintes sanitaires. Aussi, le planning envisagé qui brasse jusqu’à 11 équipes (!) par jour est inacceptable. Le planning doit être cohérent avec les restrictions imposées à juste titre en salle : cloisonnement des équipes, contrôleurs détachés recyclant dans une seule équipe, etc.

Le SNCTA est prêt à accompagner la reprise de la transformation 4-Flight, mais pas à n’importe quelle condition !

La section SNCTA reste mobilisée pour préparer le centre à la hausse du trafic et créer les conditions d’une reprise de la formation, dans le cadre de mesures de protection adaptées.

2020-05-13 CDA LFEE Déconfinement - Guide PRAtique (0.1 MiB)

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LFEE CDA - Le plan de contingence se met en place

Le CRNA Est s’organise pour faire face à la pandémie de Coronavirus tout en maintenant ses missions de service public d’intérêt vital. Le SNCTA fait l’état des mesures actuellement mises en place qui pourront évoluer rapidement selon l’évolution de la situation.

Priorité absolue à la prévention

Ne vous rendez pas au CRNA s’il y a un doute sur votre état de santé ou si vous êtes considérés comme personne fragile (par exemple : femmes enceintes, sujet à l’asthme).

Appliquez et exigez de chacun le respect des mesures barrières. En ce sens, la fermeture du gymnase a été décidée et le SNCTA demande la mise en place de plateaux-repas en soirée.

Si vous côtoyez une personne fragile dans votre foyer, consultez votre médecin traitant pour éventuellement obtenir un arrêt de travail.

Organisation du travail

Dès lundi, dans le cadre du plan de continuité d’activité (PCA), le tour de service de service minimum (sans extension) s’applique.

Actuellement, la demande reste soutenue par les nombreux rapatriements qui s’organisent. L’objectif de l’offre pourra ensuite être réexaminé selon le trafic qui s’effondre et/ou l’évolution de la situation. Faites remonter au plus vite, si ce n’est déjà fait, à votre chef RH-PCA les problèmes de garde d’enfants, en particulier si vous vivez avec une personne du milieu médical.

Des ASA (autorisations spéciales d’absences) seront accordées en fonction. Les personnes fragiles en bénéficient d’office.

D’autres mesures spéciales sont appliquées :

  • les annulations de congés après J-35 seront systématiquement autorisées ;
  • si l’effectif propose plus de 6 UCESO, des PC seront désignés d’astreintes opérationnelles ;
  • les extensions, remplacements et permutations sont tous annulés. Des ASA seront distribuées si le remplacé est dans l’impossibilité de se rendre au CRNA ;
  • l’ensemble des recyclages programmés est conservé. Il n’est plus possible de programmer de nouveaux recyclages. Les HA des contrôleurs recyclant deviennent des astreintes opérationnelles jusqu’à J-1 ;
  • les contrôleurs en formation qui dépendent encore de la subdivision instruction sont mis en ASA ou travaillent à domicile (théorie, mémoire de fin de formation). Ceux affectés en équipes sont gérés par leurs chefs équipe.
Objectif : mieux compartimenter !

Pour le SNCTA, le cloisonnement entre équipes, voire même au sein de l’équipe, doit être renforcée. Il demande la mise en place d’un tour de service adapté qui limite le plus possible les contacts entre les équipes et formulera ses propositions à l’administra-tion.

En attendant, le SNCTA conseille de travailler au sein de l’équipe avec le même binôme durant le demi-cycle.

Formation 4-Flight

La transformation 4-Flight est suspendue pour une semaine le temps de faire le point. Bien que la DGAC lui accorde le même niveau de priorité que la gestion de la salle, la formation ne pourra être maintenue, qu’en étant aménagée. Les mesures de cloisonnement des opérationnels en salle devront également être mises en place pour leur formation.

La section suit attentivement l’évolution de la situation locale et nationale. Elle est en étroite collaboration avec le bureau national et en contact permanent avec l’encadrement.

Devant cet épisode sans précédent, le SNCTA encourage les contrôleurs à anticiper au maximum les difficultés à venir par la prévention, l’organisation et la communication.

2020-03-15 CDA LFEE COVID-19 - Le Plan De Contingence Se Met En Place (0.1 MiB)

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LFEE FI - CT local : 
l’accord transfo sur les rails

Logo de la commission responsabilité

Avec ce CT local, l’ensemble de l’accord transfo est désormais décliné en notes de service. L’action de la section locale a permis d’aménager les contraintes liées aux récupérations dirigées et aux recyclages de catégorie D à pourvoi obligatoire :

  • pour les récupérations dirigées : l’ensemble des récupérations peut être utilisé par les équipes. Cela évite d’imposer la désignation aux seuls détenteurs d’une récup’ JE ;
  • pour les recyclages de catégorie D : le pré-positionnement des créneaux de ces recyclages à pourvoi obligatoire sera privilégié par le service. 120 % de créneaux seront proposés sur le site internet dédié – comme les RD A et B chaque début de mois, pour le mois M+2. Pour respecter les termes de l’accord le déclenchement de nouveaux RD D supplémentaires à J-30 reste possible mais devrait être limité.

Le SNCTA a obtenu qu’un comité d’évaluation se tienne courant juin avec les organisations syndicales pour faire le point sur la mise en œuvre des mesures de l’accord et en tirera tous les enseignements. Le comité de suivi avec les équipes, au dernier trimestre, permettra ensuite de dresser le bilan de l’année de ces expérimentations.

Moteur dans l’accord de transfo 4-Flight, le SNCTA assume son rôle et accompagne tous les contrôleurs, en cherchant à limiter au mieux les contraintes.

FI LFEE 2020-02-14 CT Local - L'accord Transfo Sur Les Rails (0.6 MiB)

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LFEE CDA-L’accord sur la transfo
 4-Flight validé en CT

Le comité technique local s’est tenu aujourd’hui.

En préalable, le SNCTA a rappelé fermement son opposition au principe de restriction de la mobilité. Notre déclaration liminaire lue en début de CT suite aux annonces inacceptables de SDRH lors de la dernière CAP est jointe à ce communiqué.

L’ensemble des notes de services relatives à la transformation   4-Flight ont été validées. Celles-ci déclinent les conditions de l’accord « transfo » négocié entre le SNCTA et la DGAC.

Les droits à congés et la mise hors quota des formations 4-Flight  ont été sécurisés. Cet accord accompagne les efforts des Rémois pour surmonter la transformation, dans un contexte de sous-effectif particulièrement tendu.

La section remercie les contrôleurs pour leur participation active durant cette période de négociations intenses qui permet de débuter plus sereinement la transformation4-Flight.

Bonnes fêtes de fin d’année à tous.

2019-10-20 FI LFEE Accord Transfo 4-Flight (0.6 MiB)

2019-12-20 CDA LFEE Déclaration Liminaire CT Local (0.1 MiB)

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CDA LFEE — Le déplafonnement débranché par la DO

Le CT DO du 7 octobre devait rendre son avis sur le projet de déplafonnement de la FIR Reims. Alors que les centres avaient réussi à s’accorder sur un dispositif CA, les aspects RH devaient être finalisés pour permettre la mise en place du projet. Las ! Le point est retiré de l’ordre du jour. Le déplafonnement ne se fera pas. Récit d’un fiasco.

Genèse du déplafonnement 2.0

Le projet de déléguer les espaces du CRNA Est en dessous du FL195 a connu un premier échec en 2016, officiellement, pour incompatibilité avec les échéances de 4-Flight. De retards en retards, le projet refait surface et est réactualisé en décembre 2018 sous la forme d’un nouveau mandat DO.

L’objectif est louable : délester Reims d’une partie d’un secteur pour se con-centrer sur le trafic en UIR en croissance, faciliter la mise en place du free route et contribuer à réduire le temps de formation.

Le mandat est relancé mais le déplafon-nement reste plus que jamais contraint par 4-Flight. Les experts des trois centres vont consacrer une partie de leur été à répondre au cahier des charges dans les temps impartis.

Un communiqué d’AG prétexte

Arrive le CT DO. Le DO évoque un communiqué d’assemblée générale à Bâle intervenue une semaine plus tôt pour justifier l’abandon du projet. Un passage sur le « planning utopique » du déplafonnement (prévu en décembre 2020) retient son attention. Le signal envoyé montre que la motivation sur place semble insuffisante et introduit un risque extérieur à 4-Flight qu’il ne veut assumer.

L’UNSA-ICNA et surtout la CGT qui a mené cette AG sur la base d’informations parcellaires, disent apprécier le report, sans bien mesurer les conséquences sur les deux approches. Les ressources sûres (sorties ÉNAC, EP/SP, RUE) et les plans d’affectation prévus sur plusieurs années pour augmenter leurs effectifs et pouvoir récupérer ces espaces sont annulés !

Que de temps perdu… Le SNCTA s’inter-roge sur l’opportunité d’avoir réouvert le dossier alors que les raisons invoquées à l’arrêt du projet étaient dès le départ identifiées.

Aucun élément déjà connu n’a été présenté en CT DO. Rien de nouveau ne justifiait ce coup d’arrêt brutal.

Bon courage pour motiver les personnels à s’investir dans cette arlésienne une troisième fois !

Dérisquer 4-Flight, vraiment ?

Il n’est pas sûr pour autant que cet abandon facilite la mise en place de 4-Flight à Reims. Cela va plutôt entraîner un surcroît de travail :

  • en subdivision étude d’abord pour paramétrer les secteurs FIR alors que le poste est pour l’heure vacant !
  • en subdivision instruction ensuite pour intégrer la FIR dans le planning de transformation et créer des simulations supplémentaires.

Il n’était pas non plus nécessaire de rajouter du mécontentement à Reims tant l’absence de réponse devant l’immense défi que représente la transformation des contrôleurs exaspère.

Reims demande des réponses

Ce projet devenu caduc pouvait donner un appel d’air bienvenu dans un centre confronté à un niveau d’effectif qui dépasse le seuil d’alerte.

L’administration doit maintenant assumer cet échec et se donner les moyens de conserver la FIR à Reims. Le SNCTA attend ainsi que l’effort sur les effectifs soit redoublé : les ressources supplémentaires qui étaient réservées aux deux approches dans le cadre du transfert doivent désormais être attribuées au CRNA-Est.

4-Flight devenant l’unique horizon du centre, le SNCTA déconseille à l’adminis-tration de troubler cette priorité affichée par des projets d’importances secondaires et l’enjoint plutôt de s’activer à proposer un plan de transformation cohérent !

Le SNCTA regrette le temps perdu dans ce projet qui fait pschitt. La DO doit assumer cet échec qui reporte au mieux le déplafonnement aux calendes grecques, voire signe son arrêt définitif.

Le CRNA Est continuera de contrôler sa FIR pendant longtemps et l’administration doit s’en donner les moyens ! Les ressources humaines prévues dans la mise en œuvre du projet devront notamment être redéployées à Reims.

2019-10-13 CDA LFEE Déplafonnement (0.2 MiB)

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CDA LFEE - Déclaration liminaire CT local

Monsieur le président du comité technique,

Aujourd’hui, le SNCTA ne siègera pas et le CT n’aura donc pas lieu.

C’est une décision que nous regrettons mais qui est la conséquence logique d’une situation méticuleusement instaurée par la DSNA :

  • d’abord en niant l’impact de la transformation 4-Flight sur les conditions de travail en salle de contrôle ;
  • ensuite en restant sourde aux alertes lancées régulièrement par les opérationnels et relayées par le SNCTA.

Ce déni et ce refus de créer des conditions favorables à la transformation conduisent à ce blocage. La DSNA en porte l’entière responsabilité.

À ce silence assourdissant s’ajoute les documents de travail soumis à l’avis des organisations syndicales. Ils confirment que la DSNA n’a aucun plan pour absorber la transformation si ce n’est par une baisse du droit à absence des contrôleurs. Baisse accentuée par le sous-effectif chronique dont souffre structurellement le centre, faute de mesures de fidélisations qui sont pourtant les seules à même de juguler le flux continuel de départs.

La situation est devenue inacceptable.

Rappelons quelques chiffres qui illustrent cet écart de perception :

  • jusqu’à 14 contrôleurs qualifiés seront sortis de salle chaque jour pour se former sur le premier bloc de simulation pendant 13 semaines, ce qui représente 624 créneaux de formation ;
  • 8 UCESOs seront offertes les jours où l’impact sera le plus fort alors que la demande pourra atteindre à certaines heures 12 UCESOs.

Les conditions de travail en salle vont se dégrader considérablement. L’écart entre l’offre et la demande ainsi qu’un trafic plus erratique en cette saison font craindre de nouveaux dépassements d’UCESOs. Il ne s’agit pourtant que de la période de moindre charge. Le bloc 2 prévu début-mai en plein été aéronautique promet un impact encore plus significatif.

Les contrôleurs attendent légitimement des réponses d’autant que dans un mois et demi, leur formation commence !

Le planning de transformation est connu depuis longtemps mais une fois de plus, rien n’a été anticipé. L’ambition de nos encadrants d’inclure un volet « transformation 4-Flight » dans les négociations protocolaires en cours se heurte aux réalités du calendrier. A minima, le planning de formation du bloc 1 n’est pas compatible avec cette tactique.

Levons tout doute : les contrôleurs rémois veulent se former pour basculer sur un système à environnement électronique dont la livraison a de trop nombreuses fois été repoussée. Ils veulent enfin bénéficier d’outils modernes qui leur ont très largement manqués ces dernières années alors que le trafic a lui bien augmenté. Mais ils ne sont pas prêts à toutes les concessions. L’effort doit être partagé.

Le travail du contrôleur consiste à savoir gérer ses priorités. La priorité pour l’administration consiste actuellement à garantir des conditions de travail les moins dégradées possibles et les plus socialement acceptables, soit :

  • un maintien du droit à absence des équipes ;
  • la mise hors quotas systématique des stages transformation,
  • et dans l’attente d’un accord satisfaisant, un plan de protection ATFCM drastique de la salle de contrôle.

Le SNCTA attend donc de l’administration qu’elle saisisse l’opportunité du report du CT pour présenter rapidement des solutions satisfaisantes aux contrôleurs du centre.

Dans le cas contraire, le SNCTA saura mobiliser fortement pour faire entendre la voix des Rémois si ces phases de dialogue atteignent leurs limites.

2019-11-18 CDA LFEE Déclaration Liminaire CT Local (0.1 MiB)

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LFEE Flash Info - 4Flight Mesures conservatoires

Chronomètre

Alors qu’il a été retardé maintes fois, l’horizon s’éclaircit pour 4-FlightUn dernier jalon technique fin septembre doit confirmer la décision de débuter la transformation. À cette date, si la fumée reste blanche, les premiers blocs de transformation commenceront dès le mois de janvier pour s’étaler sur quatre blocs plus deux « last-oil », jusqu’à la mise en service de 4-Flight prévue en novembre 2021.

Quelques mois avant le début de la formation 4-Flight, aucune concertation sur le sujet n’a encore eu lieu ! Lors du dernier CT Local il y a six mois, le sujet a été retiré de l’ordre du jour à la demande de la DO. Celle-ci avançait que le sujet devait être traité nationalement. Dont acte !

Les contrôleurs du CRNA Est font face à une dégradation de leurs conditions de travail avec la hausse continue du trafic combinée à une baisse sensible des effectifs du centre (la moyenne des équipes chutera à 15,3 PC au mois d’octobre). Si la mise en place d’un nouveau système de contrôle est un impératif absolu, hors de question dans ces conditions de faire porter l’effort de la transformation sur les équipes. L’administration devra assumer !

Sans accord, l’administration devra assumer seule, par des mesures de régulation drastiques, l’impact de la transformation 4-Flight au CRNA Est.

Sans accord, le SNCTA défendra la mise hors quota systématique des PC en formation 4-Flight.

2019-09-06 FI LFEE 4-Flight - Mesures Conservatoires (1.9 MiB)

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CDA — Espaces : ça suffit!

Figurine dans un interdit faisant le signe stop

Au début de l’été aéronautique, la salle découvre une nouvelle consigne d’exploitation qui impose une modification sensible des interfaces avec le centre de Maastricht. Deux points retiennent particulièrement l’attention du SNCTA : la « MEDIL climbing box » et la « FAMEN area ».

Énièmes concessions

Pour justifier ces énièmes concessions dans un espace rémois déjà largement mité par les délégations d’espace ou autres release box, le service s’appuie sur des conclusions du Groupe Espace Flux qui ne les a pourtant pas validées !
Le SNCTA est passablement excédé devant une subdivision contrôle qui redouble d’ingéniosité (et d’anglicisme) pour offrir de l’espace aux prestataires étrangers sans contrepartie équitable.
Le manque de lien évident avec la salle aboutit à des projets espaces et d’amendements des lettres d’accords qui présentent un intérêt opérationnel discutable au détriment de l’espace aérien utilisable, de la sécurité, ou d’une augmentation des contraintes.

Où sont les contreparties ?

Le SNCTA soutient tous les projets espaces qui améliorent les conditions de travail des Rémois ou réduisent la complexité sur secteur. Lors de négociation de LoA ou d’espace avec les partenaires étrangers, il attend des contreparties équivalentes. Elles ne manquent pas :

  • «CIV release line » ;
  • pérennisation de l’expérimentation DEVDI ;
  • réduction des zones PINOT et SORAL
    ou création de descending box ;
  • réduction de la délégation Londres ;
  • « Stuttgart », « Frankfurt-Hann », « Zurich»,  et « Geneva climbing box » ;
  • création de flux de sorties avec l’Allemagne ;

Une réduction des coordinations téléphoniques n’est pas suffisante pour donner de l’espace !

Les enjeux du eNM S19

Dans le cadre du « eNM Summer 19 », les prestataires de contrôle font en ce moment part de leurs besoins en espace aérien ou en scénarios pour améliorer la gestion de leur trafic. Nul doute que la DFS, Eurocontrol, Skyguide ou le NATS demanderont des concessions significatives au CRNA Est ! La DSNA sera-elle capable d’y faire face ?
Raison de plus pour refuser toute stratégie de l’administration nationale ou locale qui braderait l’espace rémois sans contreparties équivalentes.

Le SNCTA exige une nouvelle fois que la mise en place de chaque LoA ou projet espace soit conditionnée par l’accord express du Groupe Espace Flux.
Le SNCTA demande les retours arrières immédiats des « MEDIL climbing box » et « FAMEN area ». Il attend toujours les compensations de la « CMB release line ».
Il enjoint l’administration à mettre en place un détachement 12/36 à pourvoi obligatoire en subdivision contrôle.

2019-05-02 CDA LFEE Espaces, Ça Suffit (0.2 MiB)

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Quelles perspectives au CRNA Est ?

L’année précédente a été celle de tous les records : celui du trafic d’abord, avec plus de 960 000 vols contrôlés, en hausse de 4,3 % ; celui des départs en CAP ensuite, avec 26 mutations dont les conséquences ne se feront vraiment ressentir qu’après l’été 2019. Le trafic continue d’augmenter et Reims subit une tension de plus en plus forte. Il est urgent pour l’administration de réagir…

Un recrutement à la hauteur

À la demande du SNCTA, le GT Effectifs est enfin piloté selon une méthode de prévision des effectifs à long terme, avec des données d’entrées telles que le nombre moyen de mutations annuelles, le nombre de qualifications et leurs temps moyens, le taux d’échec en formation, les départs en retraites. Malgré cela, le CRNA Est a connu l’an dernier une vague de départs en CAP sensiblement plus élevée qu’anticipée. Cet écart devait être corrigé !

Ce sont au final 30 sorties ÉNAC qui seront affectées au CRNA Est pour les trois prochaines promotions 17 A, B et C. La section se satisfait du niveau des prochains recrutements qu’elle a d’ailleurs activement porté. Ce n’est d’ailleurs qu’une fois qualifiées, que ces nouvelles ressources permettront à l’effectif opérationnel du centre de remonter.

De nouveaux départs à prévoir

Le SNCTA a toujours prôné le droit à la mobilité et ne renoncera pas à ce droit. Sa mission première reste cependant de tout mettre en œuvre pour assurer de bonnes conditions de travail aux contrôleurs en salle.

Comment dès lors, maintenir un effectif opérationnel suffisant et éviter que les conditions de travail se dégradent avec un nombre significatif de postes attractifs ouverts en CAP ? Il n’existe qu’une seule solution socialement acceptable pour limiter le flux des départs et inciter les agents à rester : des mesures de fidélisation et d’attractivité !

Le CRNA Est ne pourra pas se permettre une nouvelle vague de départ de la hauteur de celle de l’an dernier sans altérer considérablement la qualité du service rendu et les conditions de travail des contrôleurs.

Les ambitions de la DSNA

La DSNA semble coûte-que-coûte vouloir aller au terme du Protocole actuel (2016-2019) avant d’engager de nouvelles discussions. Le SNCTA en prend acte et proposera en CT Local de reconduire à l’identique les expérimentations, conformément à la volonté de ses adhérents. Il soutiendra également toutes les mesures de protection qui seront inévitablement implémentées pour assurer un haut niveau de sécurité.

Le nouveau plan stratégique dévoilé en CT DSNA le 15 février laisse toutefois entrevoir les prochains axes de négociations protocolaires. Plusieurs points méritent l’attention des contrôleurs du centre :

  • Formation initiale : étude d’une « organisation plus efficiente » ;
  • 4-FLIGHT : « transformation pour la mise en œuvre des nouveaux systèmes, tout en garantissant un bon niveau de service pour gérer le trafic aérien »  ;
  • Déplafonnement de la FIR : « étude de la généralisation du déplafonnement […] au FL195 pour optimiser la capacité de l’espace aérien ».

Le SNCTA prévient que ces dossiers nécessiteront l’assentiment des personnels et devront faire l’objet de discussions avancées pour espérer aboutir !

Des projets locaux plein la tête

Lors de ses premiers vœux aux personnels, le chef de centre a fait part de sa volonté de mettre en place une mention d’unité intermédiaire. La philosophie du SNCTA est de ne jamais être a priori contre et étudie donc très attentivement ce dossier. Il est au travail et se prononcera en temps voulu selon l’évolution et la pertinence du projet.

De même, le projet de déplafonnement de la FIR a été relancé. Ce projet espace devra être profitable aux contrôleurs et notamment ne pas générer de complexité supplémentaire. Il enjoint à la DO de bien tenir compte de l’avis des contrôleurs experts du CRNA Est, sans quoi ce projet, comme tant d’autres avant, sera condamné.

Le CRNA Est sera une fois de plus au cœur des prochaines négociations protocolaires qui tardent à démarrer. En attendant, le SNCTA saura trouver les mesures de protection nécessaires si l’administration n’est pas à la hauteur de ce rendez-vous décisif pour l’avenir du contrôle français.

CDA LFEE Quelles Perspectives Au CRNA Est (0.1 MiB)

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