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Communications

Retrouvez les publications du SNCTA (Tracts, Conflits Dans l'Air, etc...)

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Recrutements 2019 et perspectives 2020

Alors que les résultats des concours interne et externe viennent d’être publiés, le SNCTA fait les comptes et prépare la suite.

Bilan des concours 2019

Comme les années précédentes, les places d’ICNA ouvertes aux différentes filières de promotion interne ne font pas le plein faute de candidats.

Concernant le concours externe, sur 623 inscrits cette année :

  • 74 candidats ont été reçus sous réserve de l’aptitude médicale et doivent maintenant confirmer leur volonté de devenir ICNA ;
  • 56 autres sont sur liste d’attente.

Pour compenser les places non pourvues en emplois réservés aux anciens militaires (ER), un arrêté enfin publié, officialise l’ouverture de deux places par recrutement sur titre aux contrôleurs de l’union européenne (RUE) en 2019. L’appel à candidature sera ouvert jusqu’au 11 juillet pour une rentrée à l’ÉNAC fin août. Si le SNCTA est satisfait de ce recrutement qu’il appelait de ses vœux, il s’inquiète du faible préavis entre l’ouverture de cette sélection et le début de la formation concernant des contrôleurs en cours de contrats.

Le tableau ci-dessous met en évidence les écarts entre les chiffres des postes ouverts et le nombre de reçus par filières de recrutements.

Concours externe Concours interne SP EP RUE/ER Totaux (Δ)
Postes ouverts 74 7 10 7 0-40- 102
Nombre de reçus 74 6 06 4 0+−2/2?0+ 94 ?

(-8 ?)

Le SNCTA demande à la DGAC d’officialiser au plus vite le report de l’ensemble des places non pourvues en interne sur le concours externe.

Recrutements 2020 hors Protocole

Les négociations du prochain Protocole devant commencer après l’été, les décisions concernant les recrutements de l’année 2020 se feront nécessairement hors Protocole. Celles-ci doivent même se faire dans les prochaines semaines afin d’être présentées par le Gouvernement au Parlement qui vote le plafond d’emplois de la DGAC dans le cadre du projet de loi de finances 2020.

Pour le SNCTA, il est nécessaire d’augmenter les recrutements afin de relever le défi de la croissance soutenue du trafic aérien alors que les contrôleurs subissent au quotidien les conséquences des recrutements insuffisants du Protocole 2013 (non signé par le SNCTA).

Il semble que le travail de démonstration mené par le SNCTA auprès des Pouvoirs publics depuis la signature du Protocole 2016 porte ses fruits. En 2018, le rapport du sénateur Capo-Canellas indiquait qu’il était nécessaire d’augmenter les recrutements de contrôleurs. Cette analyse est confortée par les rapporteurs spéciaux du budget annexe — les députés Cattelot et Simian — et par notre ministre qui est intervenue dans le même sens en commission des finances de l’Assemblée nationale :

« Le projet de loi de finances devra permettre des recrutements de contrôleurs aériens aussi dynamiques que dans les pays voisins : à titre d’exemple, l’Allemagne embauche actuellement au rythme de 120 contrôleurs par an. » — Élisabeth Borne – 28 mai 2019

4 promos dès 2020 !

Le SNCTA attend désormais des décisions politiques concrètes à la hauteur des enjeux du contrôle aérien français. Il demande un engagement clair dans les jours qui viennent : le recrutement de 4 promotions ICNA ab initio  en plus de la promotion « professionnelle » soit 140 à 150 ICNA en 2020.

Faire remonter significativement l’effectif opérationnel est la priorité du SNCTA. Pour cela, il est nécessaire d’augmenter les recrutements en contrôleurs dès 2020, et ceci, sans attendre les négociations protocolaires.

CDA 0794 2019-06-17 Recrutements 2019 et perspectives 2020 (0.1 MiB)

 

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Hommage à Daniel Gorin

Erquy, jeudi 16 mai 2019.

Daniel,

Nous allons commencer par nous permettre de te gronder. Mais te gronder avec une infinie tendresse. Il fallait nous attendre, Daniel, nous attendre juste un peu. Juste le temps de te remettre ce que tu espérais tant depuis l’injustice qui t’avait été faite.

Sommes-nous arrivés trop tard ? Es-tu parti trop tôt ? Malgré cet ultime pied de nez du destin, nous voulons croire que tu as pu tirer ta révérence, apaisé et conscient que tu avais obtenu ce que tu souhaitais. Même si tu n’as pas vu la preuve écrite et signée : l’arrêté d’abrogation de ta révocation. Un bout de papier à la valeur hautement symbolique qui vient effacer, partiellement, la punition injuste et disproportionnée que t’avait infligée en 1973 un intouchable qui ne savait pas reconnaître ses erreurs. Ce papier, tu ne l’as hélas pas vu, c’est cruel, mais sache de là haut que tu es rétabli dans ton honneur, Daniel. Définitivement.

Tu nous quittes donc pour rejoindre Annie, celle qui a tout partagé avec toi. Derrière toi, tu laisses une vie riche de tout, familiale, professionnelle, syndicale, associative, qui t’a conduit de Brazzaville vers Athis-Mons pour t’établir au plus près de tes racines bretonnes, à Erquy, tout près de Dinard où tu fus commandant d’aérodrome.

Derrière toi, derrière ton rire si caractéristique, ta lueur de brillance dans le regard et ta mémoire éléphantesque, tu laisses tes quatre enfants et ta grande famille. Mais tu nous laisses aussi, nous, le SNCTA, le Syndicat national des contrôleurs du trafic aérien, ce syndicat que tu avais fondé avec quelques autres fous en 1965.

Toi et tes amis aviez considéré que les ressorts de la profession de contrôleur aérien sortaient d’un cadre classique qu’il est difficile de mesurer quand on ne l’a pas exercé. L’immédiateté dans la prise de décision, la responsabilité, le sang-froid, la maîtrise. Tout cela ancré sur un socle de connaissances sans cesse renouvelées. Crois bien que nous prenons conscience de l’étendue des travaux colossaux que vous avez dû mener à l’époque et l’énergie que vous avez dû déployer. Nous t’en serons éternellement reconnaissants.

Daniel, permets-nous en ce jour, et plus que jamais, de revendiquer ton héritage, toi qui as eu l’infinie élégance de prendre la peine de nous adresser dans tes derniers instants un mot d’adieu. Oui, un mot d’adieu adressé aux « serviteurs de la sécurité aérienne ». « Serviteurs de la sécurité aérienne », tels sont tes mots de grand monsieur. Un grand monsieur qui, il y a à peine quatre ans, n’avait pas hésité à traverser la France, la passion encore chevillée au corps, d’Erquy jusqu’à Bordeaux, seul et en voiture, pour les 50 ans du syndicat que tu avais créé. Un grand monsieur qui faisait croire malicieusement qu’il ne se rappelait plus de rien mais qui en fait, bouillonnait d’anecdotes oubliées. Un grand monsieur qui a pu recevoir l’hommage ultime, celui d’un des ses interlocuteurs de premier plan de la DNA louant, nous citons, « sa clairvoyance, sa lucidité autant que sa force naturelle ».

Car, Daniel, nous sommes tes héritiers, nous, dirigeants, militants et adhérents du SNCTA et plus largement toutes les contrôleuses et tous les contrôleurs aériens que tu as contribué à défendre. Puissions nous suivre la voie que tu nous as tracée faite de coeur, de convictions, de résilience, d’énergie et d’engagement.

En ce jour triste, nous avons également une pensée pour tous les anciens et les moins anciens qui nous ont également quittés.

Monsieur Daniel Gorin, secrétaire national du SNCTA, c’est avec une immense fierté que nous savons ce que nous te devons. 

Repose en paix, notre ami.

ARR 2019-05-07 abrogation révocation Daniel Gorin (0.2 MiB)

Hommage à Daniel Gorin 2019-05-16 (0.1 MiB)

 

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Communiqué du comité national - 30 avril 2019

Le comité national s’est réuni à Athis-Mons les 29 et 30 avril 2019.

Le comité national a pris connaissance du projet de loi de transformation de la Fonction publique qui sera examiné en Commission des lois de l’Assemblée nationale les 2 et 3 mai 2019. Il affiche sa détermination à défendre les spécificités liées aux sujétions des contrôleurs aériens et le principe de CAP de corps, compétentes en matière de mobilité, d’avancement et de discipline. En conséquence, il mandate son bureau national pour poursuivre les actions engagées et obtenir des garanties du Gouvernement en ce sens. Les discussions à venir détermineront l’attitude future du SNCTA.

Le comité national s’inquiète de la situation généralisée de sous-effectif de contrôleurs et des futurs départs en retraite auxquels la DSNA va devoir faire face. Avec près de 40 % du corps à renouveler entre 2025 et 2035, il exige des Pouvoirs publics un plan de recrutement à la hauteur des enjeux liés à la croissance du trafic aérien, lissé dans le temps et tenant compte des contraintes de durée de formation en centre et à l’ÉNAC.

Le comité national est satisfait des fonctionnalités offertes par le FOC Datalink (full operating capacity) implémenté dans les CRNA Sud-Ouest et Ouest ce printemps. Associé à un système ATM électronique, cet outil apporte une réelle plus-value aux méthodes de travail des contrôleurs aériens. En revanche, au regard de l’utilisation du CPDLC (controller pilot datalink communication) ailleurs en Europe, il réaffirme son opposition au principe de double saisie des instructions à l’écran et sur les strips, envisagé pour les autres CRNA français. Les potentielles amendes pour infraction au Data link services implementing rule ne doivent pas conduire à des méthodes de travail chronophages et incidentogènes.

Le 26 juin 2018, l’échec de la mise en service d’une version STIP avait placé les centres de contrôle en situation de crise. Le comité national se montre très critique après le nouvel échec de mise en service de la version 27.3 du STIP le 16 avril. Il estime qu’une nouvelle tentative ne serait pas compatible avec un trafic élevé. Si la DSNA confirme sa volonté d’implémenter une version corrigée durant la période de fort trafic, le comité national exige alors qu’elle prenne les mesures ATFCM nationales nécessaires à la protection des salles de contrôle.

Le comité national a pris connaissance des décisions relatives aux cibles européennes en matière de redevances et de délais dans le cadre de la préparation de RP3 (2020-2024). Le SNCTA veillera à ce que le plan de performance français, à transmettre à la Commission européenne avant le 1er octobre 2019, garantisse les moyens suffisants pour les recrutements nécessaires et pour poursuivre la modernisation technique des systèmes de contrôle et ainsi relever le défi de la croissance du transport aérien.

Adopté à l’unanimité

Communiqué CN 2019-04-30 (0.1 MiB)

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SNCTA — Press release

Aix-en-Provence, April 18, 2019

SNCTA, the biggest French air traffic controllers trade union, strongly denounces airlines misinformation disseminated to passengers regarding flights delays causes.

Over the past few months, there has been disinformation about flight delays and strikes of air traffic controllers. These messages have become increasingly frequent over the last few weeks in coincidence with new summer flight schedules.

Contrary to recent in-flight and airport announcements, as well as statements to the social media, French air traffic controllers are not currently on strike.

Official reports remind us that airlines themselves are the first to be blamed for flight delays (source: Eurocontrol – CODA Digest 2018). This report also mentions that half of these delays are due to reactionary delays throughout the day. The situation is getting worse today with the latest decisions of airlines to shorten turnaround times when time, at security and customs control, has been increased. By spreading misinformation on the real cause of flight delays, one may wonder if airlines are not misleading their unsatisfied customers in order to discharge their responsibilities and to avoid passengers rightful compensation. Which would be unacceptable.

SNCTA does not deny delays caused by air navigation service providers. Quite the contrary, as, for several years now, SNCTA has warned decision makers and public authorities of this issue linked to network capacity shortage in relation with outdated control systems and proven short staffing. There has been a continuous decrease in the number of French air traffic controllers over the past few years, when at the same time air traffic has been on a substantial increase (+19% overflights in 3 years).

Safety being the prime mission of air traffic controllers, they cannot handle more planes in the air than the system can take into account. In such a case, planes wait safely on the ground.

Air traffic controllers are not on strike. Quite the opposite, they ensure a public service twenty four hours a day, seven days a week, with poor technical equipment and understaffing. They are weary of these smear campaigns while they guide as efficiently as possible a continuously increasing number of flights.

SNCTA asserts that spreading this fake news strongly undermines the profession of air traffic controller. SNCTA invites airlines to correct their announcements.

Press contact : presse@sncta.fr – +33 6 66 68 01 41

Press release (0.2 MiB)

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Communiqué de presse du SNCTA

Aix-en-Provence, le 18 avril 2019

Le SNCTA, syndicat autonome et majoritaire des contrôleurs aériens, dénonce une nouvelle fois la désinformation faite aux passagers par les compagnies aériennes s’agissant de la raison des retards des vols.

Depuis plusieurs mois, on assiste à une désinformation fondée sur des messages récurrents de retards liés à des grèves des contrôleurs aériens français. Ces messages sont en pleine recrudescence depuis quelques semaines, coïncidant avec le passage aux programmes de vols estivaux.

Contrairement à ce qui peut être annoncé dans les avions ou dans les aéroports et relayé sur les réseaux sociaux, il n’y a aucun mouvement de grève des contrôleurs aériens en France.

Pour rappel, la principale cause de retard des vols est due aux compagnies aériennes elles-mêmes (source : Eurocontrol – CODA Digest 2018). Ce rapport indique par ailleurs que la moitié des retards sont des « retards en chaîne » accumulés tout au long de la journée. Ceci est accentué par la stratégie des compagnies qui planifient des temps d’escale trop courts alors même que les passagers perdent de plus en plus de temps dans les différentes files d’attente des aéroports. En donnant de fausses informations à leurs clients, les compagnies aériennes semblent vouloir détourner le mécontentement légitime des passagers pour se dédouaner voire pour se soustraire à leurs obligations légales de les dédommager. Ceci est inacceptable.

Le SNCTA ne nie pas les retards générés par la navigation aérienne. Bien au contraire, cela fait plusieurs années qu’il alerte les décideurs et les Pouvoirs publics sur ce problème croissant lié à la sous-capacité du réseau dont l’origine est aussi bien la vétusté notoire des systèmes de contrôle français qu’un sous-effectif avéré. Les effectifs en contrôleurs aériens sont en effet en baisse continue depuis plusieurs années tandis que le trafic aérien est, quant à lui, en très forte croissance (+ 19 % de survols en 3 ans).

La mission première des contrôleurs aériens étant d’assurer la sécurité des vols, ils ne font pas décoller plus d’avions que le système ne leur permet de gérer. Les avions attendent donc au sol, en toute sécurité.

Les contrôleurs aériens ne sont pas en grève. Au contraire, ils assurent leurs missions de service public 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 dans des conditions dégradées par le manque de moyens techniques et humains. Ils sont lassés de ces campagnes de dénigrement alors qu’ils aiguillent, le plus efficacement possible, un nombre record de vols et en constante augmentation.

Le SNCTA considère que cette désinformation porte une véritable atteinte à l’ensemble de la profession qu’il représente et invite par conséquent les compagnies aériennes à corriger leurs éléments de communication.

Contact presse : presse@sncta.fr – 06 66 68 01 41

Communiqué de presse (0.2 MiB)

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Comité national

Comité national

À l’issue du XXXIIe congrès qui s’est tenu à Marseille du 18 au 22 mars 2019, ont été élus au comité national et au bureau national du SNCTA :

Stéphanie Bigot LFST
Philippe Biol ÉNAC
Thierry Buissonnet LFBB
Michel Coz-Elleouet LFRR
Simon Dezeix LFRR
Jérémy Duchatelard LFEE
Guilhem Faraldo LFMN
Guillaume Heiderijk LFPG
Tarik Houari LFRR
Mathilde Joly LFBO
Vincent Labonne LFRS
Jean-Denis Larrère LFEE
Jérôme Lautrette LFMM
Tiphaine Lemaire LFFF
Stéphane Lonné LFBB
Xavier Marie LFPM
Yannick Marty LFBB
Alexandre Monnet LFEE
Loïc Parisi LFPG
Charles Patissou LFRS
Matthieu Pedrosa LFFF
Thomas Perrot LFMT
Aude Praud LFPB
Stéphane Rozalen LFML
Benjamin Sintes LFMM
Guillaume Sintes LFMM
Benoît Van Hecke LFBI
Cyrille Vincent LFMN
Xavier Wirth LFFF
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Communiqué du comité national — 28 et 29 janvier 2019

Roissy, mardi 29 janvier 2019.

Le comité national s’est réuni à Roissy — Charles de Gaulle les 28 et 29 janvier 2019.

Le comité national prend acte de l’avancement des négociations entre les États et la Commission européenne concernant le prochain plan de performance RP3 (2020-2024). Il constate que les principes fondamentaux de RP2 y sont repris.

Le comité national et la cellule Europe du SNCTA seront particulièrement vigilants à ce que le plan RP3 permette à la DSNA de continuer à financer la modernisation technique ainsi que les recrutements des contrôleurs aériens et des fonctionnaires nécessaires pour relever le défi de la forte croissance actuelle et prévisionnelle du trafic aérien.

Le comité national s’alarme des conséquences de cette croissance dans un contexte de sous-effectif dans les organismes de contrôle :

  • nette dégradation de la qualité du service rendu (3,4 minutes de retard par vol prévues au niveau européen) ;
  • forte dégradation des conditions de travail des contrôleurs aériens (augmentation du stress et de la fatigue) qui assurent la sécurité de plus de 10 000 vols par jour dans le ciel français.

Le comité national accueille positivement l’implémentation du full data link dans les CRNA Ouest et Sud-Ouest au printemps 2019. En revanche, il s’opposera à toute volonté de mise en œuvre du full data link dans les autres CRNA fonctionnant encore aux strips. En effet, les doubles saisies de clairances vont à l’encontre de la sécurité et du besoin de capacité.

Le comité national attend de la revue de programme 4-Flight de mi-2019 une décision permettant de lancer enfin les formations des contrôleurs des CRNA Est, Sud-Est et Nord. 

Le comité national est en revanche consterné par les dernières informations en provenance du programme SYSAT. Initialement prévu en 2011 comme un système intégré Tour-Approche en « achat sur étagère » pour des raisons de coût et de temps de mise en œuvre, ce programme est à la dérive :

  • en région parisienne, l’industriel choisi ne semble plus être capable de mettre un tel système en service avant les Jeux olympiques de 2024 ;
  • en province, suite à l’audit ministériel, SYSAT groupe 2 va faire l’objet d’une revue de programme complète. Celle-ci doit être une opportunité pour tout reconsidérer et relancer ce programme avec une nouvelle structure et sur de nouvelles bases plus pragmatiques.

Le comité national refuse que la dérive des coûts des grands programmes techniques ait pour conséquence un gel des budgets locaux d’investissement ou de fonctionnement dans les organismes de contrôle. Le contexte de croissance actuel donne suffisamment d’assurance pour permettre à la DSNA d’assurer tous les financements prévus.

Le comité national exprime son soutien au contrôleur suisse condamné par la justice pénale de son pays à la suite d’un incident de contrôle. Il s’inquiète des conséquences qu’une judiciarisation des évènements de contrôle aérien ferait courir sur la culture de report d’incidents, essentielle à l’amélioration constante du haut niveau de sécurité des vols.

Le comité national donne rendez-vous aux adhérents du SNCTA lors du XXXIIe congrès qui se déroulera à Marseille du 18 au 22 mars 2019. Un congrès est un moment crucial de démocratie sociale pour définir les orientations politiques du syndicat. Celui-ci intervient dans une année qui sera riche en négociations sociales, ce qui lui confère une importance particulière.

Communiqué CN 2019-01-29 (0.1 MiB)

Adopté à l’unanimité

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Communiqué du comité national

Le comité national s’est réuni à Athis-Mons le jeudi 13 décembre.

Le comité national se félicite du résultat des élections professionnelles où le SNCTA a renforcé sa position de syndicat majoritaire des contrôleurs aériens :

  • en CT DSNA, il redevient le premier syndicat (31,5 %, 3 sièges) et renforce sa majorité en CT DO (34,3 %, 4 sièges) ;
  • en CAP ICNA, il obtient 55,70 % des voix et 7 sièges. Il obtient la majorité simple ou absolue dans tous les CRNA, à l’ÉNAC et dans la quasi totalité des SNA ;
  • en CAP TSEEAC, le SNCTA recueille 84 voix soit près du double par rapport à 2014.

Le comité national s’inquiète de la situation des effectifs opérationnels dans l’ensemble des organismes — CRNA, approches et aérodromes — amenant différents services locaux à vouloir mettre en place des organisations opérationnelles plus contraignantes. Il est désormais impératif de finaliser les travaux de dimensionnement des effectifs opérationnel et hors salle ainsi que la méthode d’alimentation des organismes en ressources humaines. Le SNCTA reste dans l’attente d’un accord sur une répartition équitable et transparente de ces ressources. Conformément à ses engagements, il continuera de s’opposer à tout projet d’évolution qui ne ferait pas l’objet d’un consensus avec une majorité de contrôleurs.

Le comité national a pris connaissance des recommandations de la mission d’audit du CGEDD sur la modernisation technique de la DSNA :

  • il prend acte du choix de mettre en service 4-Flight et Coflight dans les CRNA Est, Nord et Sud-Est en remplacement du CAUTRA ;
  • il déplore la situation du programme SYSAT. Les travaux en région parisienne sont en effet très difficiles et prennent du retard. En province, une revue totale du programme est nécessaire.

Constatant le faible avancement et la mauvaise gestion du programme SYSAT, c’est donc un organisme extérieur à la DGAC qui l’a contrainte à reconsidérer la gestion du lot 2. Il est consternant de voir que la DGAC n’a pas su se remettre en question et prendre cette décision inéluctable. La gouvernance des programmes qui a conduit à ces échecs répétés doit être changée en profondeur.

Le SNCTA a assisté au débat sur la proposition de loi relative à l’obligation de déclaration de participation à une grève des contrôleurs aériens qui s’est tenu au Sénat mercredi 12 décembre. Le comité national soutient le bureau national dans ses actions pour défendre les intérêts des contrôleurs aériens et s’opposera à toute évolution non concertée de leur exercice du droit de grève.

Le SNCTA connaît les attentes des contrôleurs et les enjeux auxquels ils doivent faire face. Il travaillera à la construction d’un accord dans l’intérêt des contrôleurs et susceptible d’améliorer l’avenir de la navigation aérienne à court, moyen et long termes. Une nouvelle phase de travail commence, il invite tous les contrôleurs à le rejoindre pour travailler à ce projet. Le congrès du SNCTA prévu du 18 au 22 mars 2019 en sera une étape déterminante.

Adopté à l’unanimité

Communiqué CN 2018-12-13 (0.1 MiB)

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Vous renforcer

Ce 2e thème de campagne est dévoilé aujourd’hui :

Plus de contrôleurs face au trafic

Très forte croissance du trafic aérien et baisse continue des effectifs de contrôleurs opérationnels depuis près de 10 ans : les contrôleurs n’arrivent plus à remplir efficacement leurs missions de service public (les retards explosent), leurs conditions de travail se dégradent et ils subissent injustement des attaques politico-médiatiques et les pressions des compagnies aériennes.

Retrouvez une vidéo de présentation de cette thématique et des informations détaillées sur sncta2018.fr.

Venez vous informer et parlez-en autour de vous !

Rendez-vous dès maintenant sur sncta2018.fr !

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Communiqué du comité national

Reims, le 14 septembre 2018.

Le comité national du SNCTA s’est réuni à Reims les 13 et 14 septembre 2018.

Le comité national veut saluer le professionnalisme des contrôleurs aériens qui ont dû faire face à un trafic record durant un été 2018 compliqué par de nombreuses conditions orageuses. Le manque criant de systèmes de contrôle modernes, la panne du STIP, la panne électrique de Lyon ou la mise en place de l’ALISEP erroné n’ont pas contribué à simplifier et améliorer la gestion quotidienne des vols dans les centres opérationnels.

Le niveau de délais enregistrés par la DSNA en cette fin d’été et plus largement sa performance globale sont autant d’éléments qui démontrent la nécessité de procéder à des recrutements et de sécuriser la modernisation technique.

Le comité national déplore que le déficit cumulé de 12 recrutements en 2017 et 2018, lié au manque de candidatures aux concours externe et EP/SP, ne soit pas compensé intégralement à cause des limitations de formation de l’ÉNAC. En effet, seules 5 ressources complémentaires pour 2019 ont été accordées en CT DGAC du 7 septembre. Dans un contexte de forte croissance du trafic, le comité national exige que toutes les hypothèses soient explorées pour un report intégral des 7 ressources manquantes, y compris le recours aux recrutements RUE (ressortissants de l’Union européenne).

Le comité national revendique la mise en place de 4 promotions ab initio par an. Ce renforcement de la capacité de formation de l’ÉNAC est indispensable pour pouvoir faire face aux besoins de la DSNA qui, outre le déficit actuel de contrôleurs, devra remplacer le départ de plus de 150 contrôleurs par an dans les années à venir.

Le comité national dénonce l’erreur administrative manifeste qui empêchera en 2019 le recrutement des ICNA par les concours communs polytechniques. Il demande que tout soit mis en œuvre pour le garantir pour les recrutements 2020. Il demande en outre à l’ÉNAC d’avoir une communication très active auprès des élèves des classes préparatoires afin de garantir un nombre de candidats satisfaisant.

Le comité national attend avec impatience la publication des textes permettant les paiements de la revalorisation protocolaire de 1 % avec effet rétroactif au 1er janvier 2018 et des PIPC 2016 et 2017 (200 € chacune). Il demande que tout soit mis en œuvre pour que ceux-ci se concrétisent le plus rapidement possible.

Le comité national suit de près les négociations concernant les plans de performance RP3. Il revendique une augmentation du budget de la navigation aérienne française nécessaire à la modernisation et aux recrutements. Il refuse le principe de pénalités liées à des objectifs de délais irréalistes.

Les élections professionnelles 2018 qui auront lieu les 4, 5 et 6 décembre constituent un moment important d’expression de la démocratie sociale. À cette occasion, le comité national appelle tous les contrôleurs aériens à venir à la rencontre des équipes du SNCTA qui se déplaceront à l’ÉNAC, à la DTI et dans tous les centres de contrôle de la DSNA, en métropole et en Outre-mer, pendant les mois d’octobre et de novembre. Discutez, échangez, partagez !

Adopté à l’unanimité

Communiqué CN 2018-09-14 (72 KiB)

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