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Conflits Dans l'Air

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Le SNCTA a commencé à négocier sur les thèmes qu’il a portés lors de la dernière campagne électorale

Lettre par avion

Après des semaines d’agitation, la situation se stabilise à la DGAC, ce qui permet enfin de travailler à la construction d’un accord qui devra permettre aux contrôleurs de négocier leur avenir au plus près de leurs attentes et des besoins de la navigation aérienne. Le SNCTA, soutenu par une majorité de contrôleurs, a créé les conditions qui conduisent aujourd’hui le ministre et la direction à proposer de nouvelles négociations dans un cadre respectueux des intérêts et de la représentativité de chacun.

Une méthode respectueuse des règles et des intérêts des personnels

Des accords négociés au niveau où les élections sont organisées garantissent le respect de la représentativité des personnels ainsi qu’un dialogue social équilibré et efficace.

Pour un équilibre des forces

Les protocoles DGAC sont en panne depuis 2008 avec pour conséquences des reculs sociaux en cascade et une dégradation des conditions d’emploi des personnels et des contrôleurs en particulier. Le temps est venu de repenser le dialogue social à la DGAC.

Des revendications claires plébiscitées par les contrôleurs

Les contrôleurs ont des revendications, ils ont majoritairement confié au SNCTA le soin de les défendre. Cela sera fait dans le cadre des négociations qui s’ouvrent.

Une négociation difficile, mais porteuse d’espoir

Malgré les difficultés, la nouvelle méthode de négociation ouvre des perspectives intéressantes pour tous et en particulier pour la prise en compte des attentes des contrôleurs.

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Fin de l’indemnité exceptionnelle : encore une attaque contre le pouvoir d’achat

Pickpocket

Quatre jours après la journée de mobilisation intersyndicale pour lutter contre l’austérité, la ministre de la fonction publique a répondu en supprimant une indemnité que touchaient plus de 700 000 fonctionnaires. Cette décision du gouvernement est, pour le SNCTA, inacceptable. La défense du pouvoir d’achat aura toute sa place parmi les revendications qu’il portera dans les espaces de négociations qui viennent de s’ouvrir.

C’est quoi l’indemnité exceptionnelle de compensation de la CSG ?

Cette indemnité bénéficiait aux fonctionnaires recrutés avant le 1er janvier 1998. Pour faire simple, à partir de cette date, les cotisations salariales d’assurance maladies (donc prélevées sur le salaire) ont cessé d’être calculées sur le traitement brut pour être intégrées dans la CSG (qui est, elle, calculée sur la totalité du revenu). L’indemnité visait à compenser la baisse de salaire qu’entrainait ce changement de mode de calcul. Les agents recrutés après le 1er janvier 1998 ne la touchaient donc pas car, n’ayant pas connu l’ancien mode de calcul, la fonction publique considérait qu’ils n’avaient pas subi de « baisse » de salaire justifiant une indemnisation.
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Un syndicalisme en questions

Étonnant spectacle qu’il nous est donné d’observer ces jours-ci d’un certain syndicalisme malade ou en tout cas tellement faible qu’il en oublie sa seule mission qui consiste à défendre coûte que coûte les intérêts des salariés. Inquiétante tendance qui vise à dénaturer ou travestir les actions conduites par d’autres organisations syndicales. Indécentes pratiques qui consistent à rejouer sur tapis vert les matchs perdus dans les urnes.

Le pouvoir et l’argent

Une observation attentive nous permet de mettre en évidence une similitude entre la mutation du paysage syndical et celle qui, depuis plus longtemps, touche la sphère économique ou industrielle : la concentration. Tout comme ces grandes entreprises qui ont pour objectif premier de grossir et prendre des parts de marché plutôt que de sécuriser un projet industriel, on observe les manœuvres des grandes enseignes syndicales pour assoir des positions dominantes plutôt que de concentrer leurs actions pour la défense des intérêts des salariés. Pour les grandes centrales syndicales, comme pour les grandes entreprises, les enjeux sont d’abord financiers et de pouvoir. Il faut capter les ressources financières publiques ou privées, obtenir la gestion de contrats mutualistes ou autres. Si la défense des intérêts des salariés reste une préoccupation pour ces centrales, elle cède du terrain à la recherche de plus de pouvoir et d’argent, deux choses que ces organisations ont, par nature, du mal à partager…

Un monopole pour l’échec

Aidées par les gouvernements Villepin puis Fillon, les grandes centrales syndicales, et la première d’entre elles particulièrement, ont cherché à obtenir un quasi-monopole syndical, ou, du moins, celui de pouvoir signer seules des accords sociaux. Sans toutefois obtenir complètement satisfaction, notamment dans la fonction publique, ces centrales ont considérablement renforcé leur influence, non pas dans les urnes où elles sont en déclin, mais par leur lobbying dans les hautes sphères de l’État avec qui, par construction, elles sont les seules à discuter.
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La forme c’est fait... Parlons maintenant du fond

Ceux qui ont imaginé que les contrôleurs allaient regarder leurs chaussures pendant que d’autres traçaient leur avenir se sont trompés ! Leur mobilisation, à l’appel du SNCTA, permet aujourd’hui de rétablir un dialogue social respectueux des enjeux et des exigences de chacun des métiers de la DGAC. La mise en œuvre d’accords métiers (ICNA) ou grands services (DSNA) permettra de traiter au bon niveau les problématiques qui touchent les contrôleurs et les ICNA plus particulièrement.

Après de sévères turbulences, l’espoir d’une atmosphère plus calme

Il aura fallu, hélas, deux jours de grève pour que nos décideurs sortent de leurs postures dogmatiques et acceptent de considérer qu’il n’est pas raisonnable de s’accorder sur le dos des contrôleurs. Que le dernier protocole ne concerne pas les contrôleurs, passe, mais qu’il soit prétexte à les empêcher de négocier les conditions d’évolution de leur profession est, pour le SNCTA, inacceptable. Aujourd’hui, la donne change et un nouveau type de dialogue social est né. Il n’est plus confiscatoire : il permet, dans le respect de la représentativité de chacun, de négocier les conditions d’évolution des métiers non plus dans un cadre global, mais au niveau de représentativité considéré le plus pertinent. On négociera dorénavant avec les syndicats de contrôleurs des problèmes des ICNA et TSEEAC contrôleurs. Cette revendication forte portée par le SNCTA et, un temps, par une partie de l’UNSA Développement Durable est aujourd’hui satisfaite. Certaines voix s’opposent à cette nouvelle approche craignant jusqu’à la désintégration de la DGAC. Absurde !

En quoi conduire des négociations et signer des accords au niveau de représentativité des métiers ou des services serait-il un risque pour la cohésion de la DGAC ? En quoi la négociation du statut ICNA ou plus tard de l’accord licence a-t-elle altéré l’unité de la DGAC ? La DGAC est une unité de structure, ce n’est en aucun cas une unité fonctionnelle. Respecter les différences, l’expression et les aspirations de chacun, là est la garantie du bien-vivre ensemble.

Un cadre adapté qui doit apporter des réponses aux problématiques posées

La redéfinition du cadre de négociation doit nous permettre enfin de traiter du fond des difficultés qui frappent aujourd’hui les ICNA et les contrôleurs. Le SNCTA en a identifié trois principalement : l’organisation du travail, en et hors salle, les évolutions du référentiel réglementaire licence et les conditions de la fin de carrière des ICNA. Sur ces trois thématiques, des accords devront être signés d’ici la fin de l’année 2015, avec une priorité donnée à l’organisation du travail des ICNA en équipe afin de garantir les meilleures conditions d’exercice aux contrôleurs sur position dès cet été.

Nouveau cadre de négociation à la DGAC

CDA n° 734 — La forme c’est fait... Parlons maintenant du fond (2.1 MiB)

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23 mars 2015, échec d’une conciliation

Choississez votre chemin : échec ou succès

Le SNCTA avait déposé un préavis de grève pour les journées des 25, 26 et 27 mars. Ce préavis a été suspendu après l’évènement dramatique survenu dans la matinée du 24 mars. Tout le week-end précédent, le bureau national a tenté en vain d’obtenir du cabinet de M. Vidalies des avancées significatives sur chacun des points figurant à son préavis. Voici ici exposées les raisons de cet échec et les moyens que le SNCTA mettra en œuvre pour répondre aux attentes des contrôleurs.

Un choix légitimé par les urnes

Lors de la campagne pour les élections professionnelles en décembre dernier, le SNCTA a porté un projet devant les contrôleurs. Ce projet a fait l’objet d’une large diffusion et de nombreux débats dans l’ensemble des centres et tours de contrôle. La vision et les idées que le SNCTA a portées ont reçu un écho très favorable auprès des ICNA qui lui ont majoritairement apporté leurs suffrages. Fort de ce soutien, le SNCTA déploie les moyens qui permettront d’amener l’administration et les pouvoirs publics à entendre enfin les attentes des contrôleurs aériens.

Des projets et des attentes claires

Depuis de nombreux mois, le SNCTA recueille les attentes des contrôleurs, construit avec eux les projets et les stratégies qui permettront d’y répondre.

Les principaux thèmes qui touchent au cœur les contrôleurs aériens sont aujourd’hui : l’organisation du travail, la gestion des carrières et des licences, la reconnaissance de la fonction et de l’expertise contrôle, le glissement de l’âge de la retraite et la fin de carrière.

Au-delà de ces thématiques, il y a les questionnements sur l’organisation et le financement des activités de la DSNA. Aucun de ces points ne trouve naturellement grâce aux yeux de nos dirigeants, et ce n’est que contraints qu’ils ont concédé à y regarder de plus près en ouvrant, mi-2014, une mission sur les métiers des ICNA. Alors que les travaux de la mission RP2 se poursuivent, et que ceux-ci doivent maintenant déboucher sur une négociation sociale, l’administration et les pouvoirs publics entendent imposer leur tempo pour d’obscures raisons de méthode !

Le discours de la méthode

Le message des contrôleurs aux organisations syndicales et aux décideurs est clair : ils ont rejeté massivement le protocole 2013, ils ne veulent plus subir, et exigent maintenant de négocier les modalités de mise en œuvre des évolutions qui ne cessent d’impacter leurs conditions générales d’emploi. Le SNCTA les a entendus et les soutient. Face à l’entêtement des pouvoirs publics à jouer une partition qui les exclut, il a déposé, le jeudi 18 mars, un premier préavis de grève de trois jours. À la suite de ce préavis, le cabinet du ministre a mandaté le DGAC, le DSNA ainsi qu’un négociateur pour trouver une issue au conflit. Les négociations ont débuté vendredi soir pour se terminer par un échec lundi soir. Les discussions ont eu lieu exclusivement avec le négociateur en liaison permanente avec la direction et le ministère. Après plus de trois jours d’échange, le cabinet a soumis au SNCTA un projet de relevé de conciliation. Ce projet, présenté comme non négociable, était censé apporter les réponses à chacun des points du préavis. Très en deçà des attentes (voir le détail ci-après), les propositions ont été rejetées, le négociateur refusant d’y revenir, la conciliation s’est achevée avec pour conséquence le maintien du préavis de grève.

Pour le SNCTA, qui fait face à l’administration et aux pouvoirs publics, la situation est claire : vous voulez, nous voulons : négocions !

Pour nos dirigeants, elle est simple : nous voulons : vous faites ! Concernant l’idée même de négocier, leur réponse est lapidaire : nous n’avons pas de méthode pour négocier en dehors du protocole DGAC. Si vous voulez, on peut discuter de la méthode qui pourrait permettre d’entendre vos demandes mais, d’ici là, vous vous exécutez et, si vous avez des états d’âme, on peut prendre un peu plus de temps pour vous expliquer !

À entendre nos dirigeants, toutes nos difficultés se résumeraient donc à un problème de méthode. S’il n’y a que ça, le SNCTA va leur en imposer une et ira expliquer aux usagers et aux médias que des avions et des passagers restent au sol le temps que le Gouvernent trouve une méthode pour négocier avec une catégorie de personnel à qui il ne cesse de demander des adaptations ou des efforts particuliers.

CDA n° 733 — 23 mars 2015, échec d’une conciliation (1.6 MiB)

Q&R : Les questions du SNCTA, les réponses du Gouvernement. Échec de la conciliation, quelles suites à donner, pourquoi agir et comment ?

Ouvrir un espace de négociation pour traiter des problématiques qui touchent les contrôleurs et les ICNA plus particulièrement.
Il s’agit là de la revendication maitresse qui figurait au préavis déposé par le SNCTA le 18 mars dernier. Le SNCTA a fixé le cadre de cette négociation. Ce cadre intègre exclusivement des problématiques impactant les ICNA et les contrôleurs aériens. Il est en connexion avec les travaux de la mission RP2, mais pas seulement, les problématiques de fin de carrière et d’évolution des conditions de prorogation des licences y figurent également du fait des nouvelles exigences ou des conséquences de nouveaux règlements.La réponse du gouvernement à cette revendication est à ce stade la suivante : il propose d’ouvrir un espace de négociation avec toutes les organisations syndicales de la DSNA afin de définir une méthode sur la prise en compte de la spécificité des ICNA dans le cadre d’une négociation sociale. Cette méthode devra préciser les interlocuteurs de la négociation, les thèmes à aborder et un calendrier.

Concernant les interlocuteurs, le gouvernement, cornaqué par notre direction générale, n’assume pas de discuter avec les représentants des ICNA des thématiques qui leur sont propres. Il propose donc de demander à des organisations syndicales, qui ne représentent pas les ICNA, si elles conviennent qu’une négociation entre leurs organisations représentatives et les pouvoirs publics ou la direction est envisageable. Ubuesque ! Pourquoi faudrait-il que les contrôleurs obtiennent d’autres l’autorisation de négocier leur avenir ?

Pour les thèmes abordés, c’est la même chose, les représentants des ICNA devraient donc soumettre les sujets qui les préoccupent à la validation d’autrui !
Enfin, concernant le calendrier, là encore, nous devrions obtenir le blanc-seing de tous pour déterminer quand mettre en œuvre les actions que nous jugeons pertinentes.

Le SNCTA refuse cette confiscation du dialogue social. Il ne déléguera pas son rôle de défenseur des contrôleurs à des organisations ou des instances où leur représentativité est diluée et volontairement réduite par une direction qui peut ainsi conduire à sa guise les politiques nuisibles dont nous subissons ou subirons tous les conséquences.

Dans la prolongation des travaux de la mission RP2, mettre en œuvre par la négociation :
  • les moyens permettant de satisfaire les demandes des usagers tout en améliorant les conditions d’exercice du métier de contrôleur sur position ;
  • les moyens permettant la reconnaissance et la mise en valeur de l’expertise acquise par les ICNA dans l’exercice de la fonction contrôle.

Point clef du travail de la mission RP2, le sujet de la gestion des ressources humaines, en et hors salle, est au cœur des enjeux auxquels la DSNA devra faire face dans les toutes prochaines années. Quel volume d’effectif nécessaire et comment l’utiliser ? Cette problématique, copieusement ignorée par notre direction jusqu’aux travaux de la mission RP2, est aujourd’hui clairement posée. Les ICNA, qui ont subi avec les corps administratifs les plus fortes baisses d’effectifs de la DGAC, sont les plus exposés notamment du fait de la variabilité croissante du trafic et de la croissance des besoins d’expertise ou de formation. Une évolution des conditions de travail des ICNA : pour le SNCTA, pourquoi pas ? À la condition que cela soit négocié et porteur de protections supplémentaires pour ceux qui exercent sur position, et de progrès social pour la profession.

Sur ce point, la réponse du gouvernement est la suivante : il propose la création immédiate d’un espace de discussion à la DSNA avec les représentants des contrôleurs aériens afin de définir un cadre d’expérimentation des évolutions en matière d’organisation du travail des ICNA s’appuyant sur les travaux de la mission sur les métiers des ICNA débutés en septembre 2014.

Cette proposition est en totale contradiction avec les engagements pris par le gouvernement lors de la crise de juin 2014. Il était clair, à ce moment-là, que les travaux de la mission RP2 devaient déboucher sur une négociation sociale et non permettre à l’administration d’expérimenter, en dehors de tout cadre de négociation, des modes alternatifs de fonctionnement qui plus est si ceux-ci dégradent encore les conditions d’emploi des contrôleurs.

Le SNCTA rejette donc cette provocation et invite tous les contrôleurs, dans tous les centres, à refuser toute adaptation de tableau de service.

Des expérimentations pourquoi pas, mais dans un cadre conventionnel strict élaboré entre les représentants des ICNA et les pouvoirs publics ou administratifs.

Traiter, dans un espace de négociation, des problématiques qui touchent les contrôleurs et les ICNA plus particulièrement, de l’évolution des modalités de vérification des compétences des contrôleurs aériens dans le cadre des règlements actuels puis du règlement UE 2015/340 du 20 février 2015 qui s’appliquera prochainement.
Deux aspects dans cette revendication, le premier concerne la façon de répondre aux règlements actuels concernant la prorogation des licences, le second consiste à préparer la mise en œuvre des moyens de conformité consécutifs à la parution du nouveau règlement (UE 2015/340) qui s’appliquera progressivement d’ici à 2017.
C’est un fait, la mise en place de la licence de contrôle constitue une révolution pour les contrôleurs. Porteuses depuis 2006 d’évolutions d’abord lentes, les exigences se renforcent et deviennent de plus en plus contraignantes ces dernières années. Les nouveaux pouvoirs concédés par les États à l’EASA amplifient le phénomène et conduisent irrémédiablement à une convergence européenne des systèmes d’attribution et de contrôle des licences. Il y a ceux qui pensent pouvoir rejouer le match en s’isolant dans un monde parallèle, et il y a ceux qui, comme le SNCTA, sont sûrs des compétences des contrôleurs français et qui sont prêts à répondre aux exigences européennes sous certaines conditions. Parmi ces conditions, il y a le respect des intérêts des contrôleurs et de leur indépendance, la garantie de procédures équitables et qui ne fassent pas peser sur eux des risques professionnels, médicaux ou psychosociaux en général.Le SNCTA considère également que ces nouvelles exigences, uniques dans le cadre de la fonction publique, doivent s’accompagner d’avancées sociales significatives pour les détenteurs de licences de contrôle.La réponse du gouvernement concernant les licences est la suivante : il propose de préciser l’application du nouveau règlement UE 2015/340 relatif à la licence de contrôleur de la circulation aérienne (IR ATCO), lors d’une concertation mise en œuvre dans le cadre d’un groupe de dialogue social issu du CT DSNA relatif à la formation au contrôle. Il propose également un complément de concertation sur les modalités de corrections des écarts et non-conformités issus de l’audit réalisé par l’EASA (comptage des heures et zones de compétence).

Les pouvoirs publics et notre administration, qui imaginent apparemment les contrôleurs en Nicodème, estiment qu’une ou plusieurs séances d’explications permettront d’ouvrir leur champ de vision qu’ils pensent sans doute trop étroit.

Erreur d’appréciation ou mépris, comment peut-on décider unilatéralement de modifier le « contrat de travail » de toute une profession sans en négocier au préalable les conditions d’application ?

Le SNCTA refuse ce diktat. Il exige, en conséquence, que toute évolution du mode d’obtention ou de prorogation des licences soit traitée dans le cadre d’une négociation sociale. Hors de ce cadre, le SNCTA s’opposera à toute demande de changement, qu’elle émane de l’EASA, de la DSAC, de la DSNA ou de n’importe qui d’autre.

Traiter des conséquences du glissement de l’âge de départ en retraite des ICNA. Apporter des réponses claires sur les conséquences de la prolongation d’activité au-delà de 57 ans, préparer les mesures d’accompagnement si nécessaire et garantir le reclassement et le maintien de la rémunération entre 57 et 59 ans, quelle que soit la situation des agents.
Les ICNA sont parmi les fonctionnaires les plus exposés aux conséquences des réformes successives sur les retraites. Les contrôleurs français seront bientôt les seuls en Europe occidentale à devoir poursuivre leur activité jusqu’à 59 ans. Pensez-vous que cela interpelle notre administration ? Pas du tout ! Là encore, pour nos dirigeants, ce n’est pas un sujet, à tel point que la DGAC n’est même pas en mesure aujourd’hui d’indiquer à plusieurs centaines d’ICNA leur âge de départ en retraite !En septembre 2013, le SNCTA obtenait du secrétariat général de la DGAC, la mise en place d’un observatoire sur la fin de carrière des ICNA. À ce jour, il ne s’est toujours pas réuni !

En réponse au préavis du SNCTA, le gouvernement s’engage à réunir l’observatoire de la fin de carrière des ICNA à une fréquence trimestrielle dès le mois d’avril. Il lui confie l’étude des questions relatives au suivi et à l’accompagnement de l’évolution de la limite d’âge de 57 à 59 ans. Il engage également la DGAC à clarifier sans délai la situation des générations concernées par les évolutions de l’âge limite.

Le SNCTA note l’engagement du gouvernement à solder les arriérés de la DGAC datant de plus de vingt mois. Mais cela n’est pas suffisant, il faut maintenant traiter au fond ces problèmes qui touchent au cœur plusieurs générations d’ICNA.

Traiter de l’évolution du régime indemnitaire des ICNA, notamment dans le cadre de l’application du RIFSEEP.
Le régime indemnitaire des ICNA a été mis à mal en 2009 avec la fin du processus d’indexation en place depuis des décennies. Le protocole 2010 engageait le gouvernement à mettre en œuvre un système de substitution qui devait permettre une revalorisation périodique des primes. Cet engagement n’a jamais été tenu, un de plus !Avec l’arrivée du RIFSEEP, une réforme administrative appliquée à toute la fonction publique, c’est une incertitude de plus qui pèse sur la plus grosse part de la rémunération des ICNA. Une fois encore, notre gouvernement, véritable handicapé du dialogue social, impose, sans la moindre concertation une vision monolithique de la fonction publique.

Fort de ce constat et sans visibilité sur les objectifs et les conséquences de la réforme, le SNCTA a exigé dans son préavis que les ICNA et TSEEAC contrôleurs en soient exclus. Le gouvernement a, en réponse, demandé à la DGAC de proposer au ministère de la fonction publique l’exclusion du corps des ICNA du RIFSEEP.

Il est intéressant de se pencher un instant plus avant sur la problématique compliquée du RIFSEEP et de son traitement par la DGAC.

Ce sujet n’est pas nouveau, il est inscrit au protocole 2013 et a fait l’objet de réunions dans le cadre d’un GT protocolaire sans causer au début trop d’émois, même si les syndicats signataires du protocole demeuraient tous attentifs à l’évolution du dossier (cf. les comptes-rendus de nos collègues de FO, de la CGT et de la CFDT). Au début du mois de février, l’affaire s’emballe et les syndicats qui travaillaient à cette réforme se retirent du piège.

Et le SNCTA dans tout ça ? Une des nombreuses raisons de son refus de signer l’accord 2013 tenait justement à cette volonté de la DGAC de passer en force sur les régimes indemnitaires. Sur ce point comme sur beaucoup d’autres, on voit bien que ce protocole est un support de réformes à sens unique au bénéfice quasi exclusif de l’administration.

Analysons maintenant le positionnement sur ce dossier de la DGAC et celui de son chef suprême : le directeur général. Comme indiqué plus haut, la fronde contre le RIFSEEP gagne mi-février tous les syndicats à l’exception de la CFDT qui, bien que critique, s’interroge sur les vertus potentielles possibles de cette réforme. Le directeur général, qui entend depuis des mois les doutes des confédérations syndicales et qui fait face depuis des semaines à leur fronde sans réagir, prend soudain la décision, la veille de la grève annoncée par le SNCTA, de publier un courrier demandant l’exemption ou le report du RIFSEEP pour les corps de la DGAC, dont bien évidemment les ICNA. Pour le SNCTA, la manœuvre est claire, il s’agissait pour M. le directeur de tenter de « déminer » une partie du préavis tout en donnant une prime au syndicat majoritaire de la DGAC pour son opposition à ce mouvement de grève (voir paragraphe 5 du courrier précité)… Pas cool pour les autres syndicats qui se sont tout autant mobilisés contre le RIFSEEP sans retenir l’attention de notre DG : UNSA DD, FO et CFDT dans une moindre mesure. Étrange conception du dialogue social !

Quels moyens d’action et quelle stratégie pour le SNCTA ?
Face à l’attitude totalement fermée des pouvoirs publics et de la direction, le SNCTA n’a pas d’autres choix que de mettre tous les moyens à sa disposition pour renverser une situation qui ne fait que peu de cas des attentes des contrôleurs. Comme à chaque moment clef de l’histoire de la navigation aérienne, le SNCTA sera présent pour défendre ceux qui sont toujours les premiers exposés. Le gouvernement semble attendre l’épreuve de force, dont acte ! 
Le SNCTA appelle les contrôleurs à la grève en trois premières salves :

  • les 8 et 9 avril 2015. Constatant une convergence avec certaines revendications avec l’USAC CGT : amélioration du service et des conditions de travail des personnels, abrogation du décret sur le nouveau régime indemnitaire RIFSEEP, amélioration des conditions d’avancement, amélioration des droits à pension, le SNCTA fait le choix de rejoindre le préavis déposé le 9 avril par cette organisation. Conscient toutefois du peu d’impact d’une seule journée de grève, le SNCTA appliquera une sanction plus lourde de deux jours ;
  • sans avancées concrètes avant ou après les journées d’actions des 8 et 9 avril, le SNCTA déposera trois jours de grève les 16, 17 et 18 avril ;
  • si les pouvoirs publics persistaient dans leur refus, le SNCTA déposera quatre jours de grève les 29 et 30 avril ainsi que les 1er et 2 mai.
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La DGAC a 70 ans

Vieille dame sur laquelle le temps a fait son effet, la DGAC perd aujourd’hui la tête jusqu’à en oublier les premiers de ses enfants, les contrôleurs aériens. Ceux qui en ont conscience sont majoritaires et soutiennent l’action du SNCTA. Ils refusent l’omerta, gardent un œil critique et sans concession sur une famille qui n’a pas su s’adapter, quitter ses archaïsmes. Les premiers responsables : nos dirigeants et ceux qui les soutiennent et se complaisent dans l’auto satisfecit permanent.

Des dirigeants fiers de leur bilan !

La lecture du dernier numéro d’Aviation civile magazine(*) nous apprend que la DGAC a su s’adapter aux évolutions permanentes du secteur de l’aviation civile. C’est du moins ce qu’a énoncé notre ministre en écho à une interrogation du directeur général de l’aviation civile. Preuve de cette adaptation, la réponse par la DGAC à de nombreux défis : la reconstruction de l’aviation civile après la Seconde Guerre mondiale, la construction d’un système de navigation aérienne fondé sur les radars et l’informatique, le ciel unique puis SESAR cette année.

Notre ministre et son directeur font ici un brillant résumé de la trajectoire de la DGAC et de la navigation aérienne en particulier : on a installé des radars et on attend SESAR !

C’est vrai qu’entre ces deux points il ne s’est finalement pas passé grand-chose pour les contrôleurs aériens français… Mais ça va venir ! Notre ministre annonce même que les personnels sont appelés à s’adapter aux évolutions actuelles et les rassure en promettant qu’il veillera à ce que chacun puisse assumer ses missions de manière optimale. Méthode Coué ou réelle déconnexion des réalités, nos dirigeants sont contents d’eux. Pourtant, il aura fallu l’action forte du SNCTA l’an dernier pour que notre direction concède publiquement que la navigation aérienne française était déclassée technologiquement. C’est également après une mobilisation engagée par le SNCTA, dès janvier 2014, que les redevances ont été significativement augmentées ce qui permettra, dès 2015, des recettes supplémentaires nécessaires à la modernisation de la DSNA.

Étonnante posture, qui dure et qui dure, des ministres qui passent et d’une direction qui lasse et qui casse. Elle est là la réalité de la DGAC : une vieille dame qui fait plus que son âge. Et pourtant nous l’aimons n’en déplaise à certains, nous la voulons seulement plus belle et pour qu’elle nous fasse à nouveau rêver, nous l’emmènerons se faire lifter.

Des syndicats qui jouent à vous faire peur

Le débat d’idées qui cède place à la vindicte et parfois même à la calomnie, c’est cela le syndicalisme à la DGAC. Aujourd’hui, dans notre administration, les tracts syndicaux fustigent autant, voire plus, l’action syndicale que l’action d’une direction pourtant pas exempte de tout reproche. C’est principalement le SNCTA qui en est la cible, car il réfléchit, agit et propose les améliorations ou les adaptations qu’il estime nécessaires pour renforcer le système français de navigation aérienne.
Dans un tel paysage où les agitateurs d’idées s’agitent plus qu’ils n’ont d’idées, où les grandes confédérations, en panne de projets et d’électeurs, cèdent sur tout au niveau national, le SNCTA reste une valeur sûre. Affaibli un temps, il a retrouvé ses couleurs et la confiance d’une majorité de contrôleurs. Seul syndicat en progression lors des dernières élections, il porte des revendications qui, loin d’être catégorielles, sont professionnelles et orientées pour la défense des intérêts de la DSNA.
En 1983, la DGAC a obtenu la création d’un budget annexe de la navigation aérienne (BANA), le budget général de l’État participe alors au financement des activités régaliennes. Pendant plus de dix ans, la navigation aérienne française disposait de son budget propre, ses systèmes étaient à la pointe et ses personnels bénéficiaient d’avancées sociales significatives. L’ÉNAC existait, tout comme les autres services métropolitains ou d’outre-mer. Le BANA n’a pas tué la DGAC, le BACEA, qui aujourd’hui nous régit, nuit gravement à la DSNA, pour cette raison le SNCTA le combattra.

Il fut un temps, il est vrai lointain, où la CGT signait des accords contrôleurs avec le SNCTA et ne les considérait pas comme des nantis parce qu’ils lui préféraient, déjà à l’époque, le SNCTA. Insulter le SNCTA c’est insulter une majorité de contrôleurs. Le SNCTA s’est engagé, pendant la campagne électorale, à aller chercher un accord pour la DSNA qui profite à tous les ICNA et contrôleurs de France et d’outre-mer, il le fera !

Face au drame qui vient d’endeuiller le monde de l’aviation et qui touche au cœur certains de nos collègues, notamment d’Aix en Provence, le SNCTA a mis en sommeil son action pour un temps. La douleur et l’émotion passées, il reprendra son combat pour la défense des intérêts des contrôleurs et de la DSNA. Il y mettra toutes ses forces et tous ses moyens. Il ne cédera pas et accueillera tous ceux qui voudront rejoindre son action. La direction et les pouvoirs publics semblent vouloir évaluer sa détermination, ils ne seront pas déçus.
* Aviation civile magazine, no 372 du 1er mars 2015

CDA n° 732 — La DGAC a 70 ans (1.5 MiB)

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Négos : c’est pour aujourd’hui, pas pour demain !

Les modalités de contrôle des heures sont le fruit de l’accord Licence de 2007. Si ce mot d’« accord » a un sens, cela suppose que son éventuelle révision soit à son tour négociée. Il existe des solutions qui permettent d’éviter un flicage pur et simple de la direction. Dans le cadre d’une négociation globale portant sur organisation du travail et sur les responsabilités des chefs de salle et des chefs de tour, le SNCTA est prêt à discuter. Si les pouvoirs publics ne le sont pas avant le 24 mars, ils peuvent se préparer au conflit !

Décompte des heures et des secteurs travaillés

Une remise en cause unilatérale et non négociée de l’accord Licence par l’administration, inacceptable pour le SNCTA.

Les autres points du CT DSNA

  • Le classement des organismes se fait selon un décompte trop imprécis.
  • MNL : la chute
  • Stop aux responsables opérationnels bons à tout faire.
  • Management de la DSNA : nouveau pilote, nouvelles méthodes ?

Retraite et limite d’âge

Aucune décision du Service des Retraites de l’État… Le SNCTA exige une réponse !

RIFSEEP : Louvois BIS ou une simplification salutaire ?

Le Gouvernement veut simplifier le régime indemnitaire des fonctionnaires. Chiche ? Mais le SNCTA pose ses conditions.

CDA n° 731 — Négos : c’est pour aujourd’hui, pas pour demain ! (0.2 MiB)

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GS 32 heures

Groupe de personnes – ombres colorées

Après le GT Effectif du 5 mars, ce GS 32 heures donne la répartition des affectations des sorties ÉNAC et des ouvertures de postes en AVE. Alors que les nouveaux BO ne sont pas encore actés, les baisses ou hausses pres­senties dans les études en cours ont été anticipées.

CDA n° 730 – GS 32 heures (0.3 MiB)

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Réglementation partout, concertation nulle part !

De l’EASA, nébuleuse constituée d’un échantillon représentatif de ce qu’une administration peut produire de plus tatillon, en passant par la PRB, quarteron de dirigeants d’entreprises du transport aérien en retraite, pour arriver au Network Manager, agglomérat de profils aux compétences pas toujours avérées, le contrôle aérien est aujourd’hui organisé par des personnes et des instances invisibles aux yeux de ceux qui, comme les contrôleurs, sont en charge du trafic aérien.

CDA n° 728 – Réglementation partout, concertation nulle part ! (1.5 MiB)

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Tracez votre voie avec le SNCTA

Flèches Past / Future

Après un protocole 2013 au goût amer pour les contrôleurs, le pré-rapport de la mission RP2 rappelle l’évidence : la DSNA a besoin d’eux ! Mais au-delà, il fait la preuve que les besoins en contrôleurs, en salle et hors salle, vont aller en s’accroissant. Recherche et développement, utilisation d’outils plus pointus, trafic plus variable, responsabilités accrues des CdT / CdS, le champ de compétence des contrôleurs s’accroît. Valoriser ces compétences par des avancées professionnelles et sociales, c’est la mission du SNCTA.
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