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Communications

Retrouvez les publications du SNCTA (Tracts, Conflits Dans l'Air, etc...)

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Modernisation : un souffle nouveau ?

Dans la trajectoire ô combien chaotique de la modernisation des systèmes de la DSNA, 2019 est donc une année de reprise en main et de relance. Ayant été passée au grill par le ministère des Transports suite au rapport du sénateur Capo-Canellas, la DSNA se voit désormais « conseillée », pour la suite de SYSAT et 4-Flight, par des aides extérieures : CGEDD (conseil général de l’environnement et du développement durable), SESAR et DGA (direction générale de l’armement). 

En attendant des implémentations encore lointaines, les contrôleurs aériens ont encore subi une panne majeure le 1er septembre 2019. En cause cette fois, un composant défaillant du STIP. Faut-il encore prouver l’urgente nécessité de changer le cœur de système ? 

En septembre, MESANGE déchante 

La plupart des contrôleurs aériens ont découvert l’existence d’un composant de l’architecture CAUTRA au petit matin du 1er septembre quand la panne de MESANGE, « boîte à lettres » du STIP, a conduit à une journée chaotique. La raison ? Un plan de vol vérolé qui aura provoqué des réactions en chaîne dont celle de finir par couper le STIP de son alimentation en plans de vol. Au final, pas de problème avéré de sécurité mais un manque d’informations et de consignes claires dans les vigies et les salles de contrôle ainsi que des retards très lourds.

Le REX qui découlera de ce fâcheux évènement devra également inclure les leçons à tirer d’une seconde panne de MESANGE le 15 septembre, résolue rapidement si bien qu’elle est passée inaperçue, opérationnellement parlant.

Le 1er septembre, le SNCTA a salué aussitôt dans un communiqué de presse le professionnalisme des contrôleurs aériens et des personnels de maintenance, notamment ceux du CESNAC. MESANGE est certes un logiciel « exogène » conçu par l’industriel Comsoft, mais la DSNA ne doit pas s’exonérer de ses responsabilités : cette panne met en évidence des problèmes de robustesse dans certaines architectures système et dans la gestion des pannes qui ne repose parfois que sur un seul spécialiste…

Le STIP au crash-test

Le STIP est décidément sous les feux de la rampe avec la mise en service, dans la nuit du 25 au 26 septembre, de la version i27. Celle-ci est notamment nécessaire pour permettre les discussions futures entre centres français, ceux passés en Coflight et ceux encore en CAUTRA. 

Les deux précédentes tentatives ayant conduit à un retentissant échec en juin 2018 puis à un retour arrière en avril 2019 malgré des mois de tests, cette opération sera scrutée. Une nouvelle défaillance sur ce cœur de système très vieillissant serait gravement problématique. Le niveau de confiance, déjà bas, dans cet élément central de CAUTRA ne s’en trouverait certainement pas renforcé…

La panne MESANGE a provoqué l’annulation de plus de 300 vols et près de 150 000 min de délais. 

4-Flight : go ministériel pour la transfo !

Le programme 4-Flight / Coflight est désormais mis sous tutelle gouvernementale : chaque étape doit obtenir l’approbation du ministère secondé par un comité de surveillance composé de membres de la DGA, du CGEDD et de SESAR. Ce fut le cas pour l’accord de financement en fin d’année dernière d’un avenant au contrat avec Thales qui a contraint d’aller piocher dans la trésorerie de la DGAC. Ce le fut encore en septembre quand il s’est agi de démontrer que le programme était suffisamment mature pour tenir les plannings MESO annoncés :

  • CRNA Est en fin d’année 2021 ;
  • CRNA Sud-Est en début d’année 2022 ;
  • CRNA Nord en fin d’année 2022.

Au final, les travaux menés avec les centres et les engagements renégociés avec Thales permettent d’envoyer un signal positif : il a été décidé de lancer le processus de « transformation » des salles d’Aix et Reims qui débutera par la formation des formateurs puis celle de tous les contrôleurs. Ces derniers vont entrer concrètement dans le vif du sujet en janvier pour Reims, en septembre pour Aix. 

 Pour autant, si le niveau de confiance est bon dans les équipes projets des CRNA, il n’en demeure pas moins que les marges sont faibles pour tenir des calendriers extrêmement tendus. À suivre…

SYSAT : chamboule-tout en province

SYSAT Groupe 2 doit permettre de moderniser toutes les tours et approches métropolitaines de province. Devant répondre à un double défi de conception d’un nouveau produit et d’une implémentation très large, il était à la dérive, techniquement et financièrement. Le CGEDD avait conseillé fin 2018 une profonde revue du programme qui a rendu son verdict en juin. Il est décidé :

  • l’arrêt du programme multi-attributaire ;
  • la passation d’un nouveau marché ;
  • la redéfinition d’une architecture technique globale à préciser dans le second semestre 2019 ;
  • la virtualisation des données et des déports Coflight ;
  • la définition d’une nouvelle IHM de type IRMA ;
  • la création de « briques fonctionnelles » (sur un mode « applications »), intégrables et dépendant des besoins des organismes. 

Le programme en version « grand soir » partait inexorablement dans le mur, en partie à cause de l’absence de solutions réalistes pour un très large déploiement de systèmes modernisés. Son arrêt-décollage paraît donc pragmatique. 

Si les idées avancées sont séduisantes (applications, briques fonctionnelles, virtualisation, utilisation de Coflight, etc.), le SNCTA reste prudent : l’architecture et la méthode globale du programme devront être définies dans les plus brefs délais pour une meilleure visibilité. Elles devront anticiper les problèmes techniques, logistiques et opérationnels pour envisager un déploiement réussi. Le nouveau SYSAT Groupe 2 ne devra pas être un simple programme de traitement d’obsolescence mais devra amener de la valeur ajoutée, de façon concrète et rapide. 

Le programme SYSAT Groupe 1 pour les approches de région parisienne continue. Il vise à remplacer « l’info géné » et le radar sol de CdG mais aussi à implémenter des systèmes intégrés tour-approche. Le tout selon les modalités de l’accord-cadre signé avec le consortium Saab-CS en novembre 2017. Le seul planning présenté comme consolidé concerne le projet Sol@CdG (remplacement du radar sol obsolescent) pour une mise en service en 2022, ce qui n’est pas sans susciter de nombreuses interrogations. 

Pour le reste, les dates annoncées doivent être consolidées :

  • début 2023 : eTWR@Orly (environnement tour) ;
  • début 2024 : eAPP@Orly (système approche) ;
  • début 2025 : SYSAT@Cdg (système intégré tour-approche à Roissy et Le Bourget).

Datalink FOC : satisfecit et moqueries

Le Datalink FOC (full operating capabilities) qui permet de transmettre des clairances de cap/FL/route est mis en service depuis ce printemps dans les CRNA équipés de EEE. Après un été entier d’utilisation, on peut affirmer que l’appropriation de l’outil par les contrôleurs est très bonne. La prochaine étape opérationnelle sera l’implémentation de la fonction « pilot request » fin 2020.

Le Datalink FOC dans les centres EEE est un succès que le SNCTA salue.

Dans les CRNA qui disposent encore des strips, la donne est très différente. Les ANSP européens se devaient réglementairement de fournir les services FOC au-dessus du FL285 dans tous leurs centres le 5 février 2018. Les compagnies aériennes doivent, quant à elles, être équipées dès le 5 février 2020. Si la Commission européenne s’est montrée accommodante avec les ANSP jusqu’à présent, la DSNA risque de fortes amendes. 

C’est dans ce contexte que la DSNA lance le projet    D-CARP (Datalink clairances à Aix, Reims, Paris) qui doit permettre la mise en service fin 2020, d’un « Datalink FOC papier » sans attendre 4-Flight. L’objectif n’est absolument pas opérationnel : il permettra juste d’éviter  (ou de modérer) les amendes. Les avertissements du SNCTA ont été entendus : pas question d’inventer des méthodes de travail incidentogènes. Au-delà du ridicule de la situation, il s’agira juste de mettre à disposition l’outil sans obligation d’utilisation et sans modification des méthodes de travail actuelles. Le SNCTA y veillera. 

Technologie remote tower : … ?

En dehors des projets Quai du Large à Cannes et Saint-Pierre et Miquelon qui avancent, que dire ? Rien.

Le chantier de modernisation des systèmes dans lequel est engagée la DSNA est long, poussif, très coûteux et encore extrêmement fragile. Mais il commence à produire des résultats.

Des éléments, dont certains n’ont certes rien de révolutionnaire, ont commencé à faciliter la vie de certaines salles et tours de contrôle : MODE S descendant, ALISEP, chaîne radio CLEOPATRE, ADS-B, EEE, 4me, Datalink FOC en centres EEE, 43’’, Petit prince, etc.

Le nouveau DTI tient un discours très volontariste. Seaflight, le SYSAT Outre-mer,sera installé aux Antilles dès 2020. Le comité innovation sponsorise des projets prometteurs. Le réseau ATM2 hébergeant des applications nouvelles se structure… Oui, un certain nombre d’éléments factuels permettent de croire à un rebond.

Pour autant, tout cela est fragile et ne peut être qu’un début : les besoins sont grands, les attentes immenses, les retards gigantesques et les incertitudes fortes. Le SNCTA continuera à se montrer extrêmement attentif à l’évolution des grands programmes dimensionnants qui feront enfin basculer la DSNA dans le XXIe siècle.

CDA 0796 2019-09-24 Modernisation un nouveau souffle (0.2 MiB)

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Communiqué du comité national

Bordeaux, mardi 17 septembre 2019.

Le comité national s’est réuni à Bordeaux les 16 et 17 septembre.

Le comité national se félicite de la décision du recrutement de quatre promotions ab-initio et d’une promotion EP/SP sur le concours ICNA 2020. Ceci constitue la première étape de l’objectif annoncé par le SNCTA lors des dernières élections professionnelles. Ce niveau de recrutement devra être maintenu dans les prochaines années afin de faire remonter au plus vite et sécuriser l’effectif qualifié dans les centres.

Suite à l’entrée en vigueur de la loi de transformation de la Fonction publique le 6 août 2019, le comité national suit avec attention sa mise en œuvre à la DGAC. Il réaffirme le mandat donné au bureau national pour faire valoir les sujétions des contrôleurs aériens qui justifient, en particulier, le maintien d’une CAP ICNA aux compétences spécifiques et élargies.

Le comité national a pris connaissance du rapport du Haut-Commissaire à la réforme des retraites qui établit que les missions régaliennes exercées par les ICNA justifient de conserver un âge anticipé d’ouverture des droits à la retraite. Aussi, il soutient le bureau national dans la poursuite de son travail pour que la réforme tienne compte, en tout point, des spécificités liées à la profession.

Le comité national souligne la croissance continue du trafic aérien pour une nouvelle année consécutive. Il félicite l’ensemble des contrôleurs aériens qui ont su assurer, par leur professionnalisme, un écoulement sûr et efficace du trafic aérien, y compris dans des conditions anormalement dégradées, en particulier durant la période estivale en cours marquée par la panne MESANGE du 1er septembre 2019.

Le comité national s’inquiète à nouveau de la dégradation des systèmes techniques et du vieillissement des outils à la disposition des contrôleurs. La modernisation technique est un enjeu majeur des prochaines années, tant pour les CRNA dont le lancement en 2020 de la transformation 4-Flight à Reims et à Aix est confirmé, que pour les approches, toujours en attente de l’annonce d’une stratégie et d’un calendrier consolidés pour SYSAT.

Adopté à l’unanimité.

Communiqué CN 2019-09-17 (0.1 MiB)

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Communiqué de presse

Aix-en-Provence, le 1er septembre 2019, 17 h.

Aujourd’hui, dimanche 1er septembre, alors que plusieurs centaines de milliers de passagers sont attendus dans les aéroports pour ce dernier jour des vacances scolaires, les services de contrôle de la navigation aérienne ont dû faire face à une panne informatique nationale intervenue au milieu de la nuit.

Cette panne, maintenant réparée, perturbe encore fortement les près de 11 000 vols prévus dans l’espace aérien français aujourd’hui et dont certains subissent malheureusement des retards conséquents.

Le SNCTA tient à souligner le professionnalisme des personnels qui sont intervenus pour traiter cette panne et, en particulier, celui des contrôleurs aériens qui exercent leurs missions de service public 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Avoir pour mission première la sécurité de plus de dix mille vols quotidiens est une lourde responsabilité, en particulier, comme ce dimanche, dans des conditions anormalement dégradées.

Aujourd’hui, comme tous les jours, les contrôleurs aériens veillent sur la sécurité des passagers. 

Contact presse : presse@sncta.fr

COM PRESSE 2019-09-01 (68 KiB)

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Aix-en-Provence, le 8 juillet 2019.

Vendredi 5 juillet, nouveau record dans le ciel français !

11 300 vols ont survolé la France.

Avec des survols en croissance de 19 % en 3 ans, le trafic aérien bat chaque année de nouveaux records mettant sous pression le réseau de navigation aérienne, inadapté pour absorber un trafic aérien aussi dense. Les contrôleurs aériens français connaissent d’une part un sous-effectif, reconnu par les Pouvoirs publics et, d’autre part, contrairement à la plupart de leurs homologues européens, ils ne disposent pas des systèmes de contrôle modernes pourtant nécessaires. Le SNCTA rappelle que :

  • la mission première des contrôleurs aériens étant d’assurer la sécurité des vols, ils ne peuvent faire décoller plus d’avions que le système ne leur permet de gérer. Les journées de fort trafic, certains avions doivent donc attendre au sol, en toute sécurité ;
  • la principale cause de retard des vols est due aux compagnies aériennes elles-mêmes (source : Eurocontrol – CODA Digest 2018). Ce rapport indique par ailleurs que la moitié des retards sont des « retards en chaîne » accumulés tout au long de la journée.

Le SNCTA souligne le professionnalisme des contrôleurs aériens français qui, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, assurent la sécurité des vols et remplissent efficacement leurs missions de service public en conciliant au mieux les enjeux de ponctualité et d’environnement.

Contact presse : presse@sncta.fr – 06 66 68 01 41

COM PRESSE 2019-07-08 (0.4 MiB)

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Flash Info — 4 promos ICNA dès 2020

Reçu ce mardi par le directeur général, le SNCTA a obtenu les garanties attendues en réponse à ses sollicitations faites depuis plusieurs semaines sur le recrutement de contrôleurs. Le courrier est annexé à ce communiqué.

Le SNCTA a obtenu pour les recrutements 2020 : 

  • 4 promotions ab initio et 1 promotion « professionnelle », conformément à ses engagements de campagne ;
  • l’ouverture de postes ICA supplémentaires à la CAP de décembre suite à la clause de revoyure obtenue au dernier GT Effectifs (voir CDA n°791). Ils permettront l’augmentation de la capacité de formation de l’ÉNAC à quatre promotions dès 2020.

Le SNCTA a également sécurisé pour les recrutements du concours 2019 :

  • le report sur le concours externe des postes non-pourvus par les différentes voies internes ;
  • quatre recrutements supplémentaires par la voie du concours sur titres des ressortissants de l’Union européenne (RUE). 

Le Protocole 2016-2019 signifiait déjà la remontée des effectifs. Le SNCTA veille à sécuriser cette dynamique et obtient, conformément à ses engagements de campagne, le recrutement de 4 promotions MCTA pour l’année 2020.

FI BN 2019-06-28 4 promos en 2020 (2.4 MiB)

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Flash Info — Concours ICNA 2020 : CCINP en vue

Alors que les résultats du concours ICNA 2019 sont connus depuis seulement quelques jours, la dynamique des préparatifs du concours 2020 continue avec le franchissement d’une nouvelle étape.

La modification du décret ICNA nécessaire au passage du concours sous banque de concours commun INP (ex-CCP) vient de paraître au Journal officiel. Pour rappel, c’est l’absence de cette modification réglementaire qui avait contraint l’ÉNAC à organiser un concours « traditionnel » en 2019.

Il faut désormais déterminer le nombre de places pour chacune des filières MP, PSI, PC. Si le recrutement en filière PT ne sera pas possible en 2020, le SNCTA soutient cette possibilité de même qu’une voie de recrutement des élèves de l’université.

Pour le SNCTA, sécuriser les recrutements de contrôleurs aériens passe par un succès de ce nouveau concours ICNA et donc par une communication active et efficace à destination des jeunes notamment en classes préparatoires scientifiques. Le SNCTA soutient la stratégie dynamique et volontariste de communication de l’ÉNAC et de la DGAC.

La remontée des effectifs de contrôleurs passe par un recrutement efficace. Le SNCTA, conscient des enjeux, travaille à des mesures concrètes depuis plusieurs années.

Si une nouvelle étape est franchie, le SNCTA demeure mobilisé pour que ce nouveau concours soit un succès.

FI BN 2019-06-27 Concours ICNA 2020 - CCINP en vue (1.1 MiB)

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Communiqué du comité national

Roissy, mardi 25 juin 2019.

Le comité national s’est réuni à Roissy — Charles de Gaulle les 24 et 25 juin 2019.

Le comité national réaffirme que la remontée de l’effectif opérationnel est la priorité du SNCTA. À ce titre, il mandate le bureau national pour mener toutes les actions nécessaires à l’obtention du recrutement de quatre promotions MCTA sur le concours 2020. 

Le comité national veillera au report des postes non-pourvus par voies internes sur le concours externe 2019. Il mandate le bureau national pour étudier les différentes possibilités qu’offre le recrutement sur titres de contrôleurs aériens ressortissants de l’Union européenne et francophones (RUE) qui recueille déjà des candidatures variées.

Le comité national dénonce le recours aux objectifs de gestion en approches. Outre l’absence de concertation pour définir les schémas d’armement avec les contrôleurs concernés, il ne reconnaît pas la méthode de calcul employée servant à la définition du besoin en contrôleurs. Le comité national considère que ces objectifs de gestion, tels que définis, ne permettent pas aux contrôleurs de remplir pleinement leurs missions de service public.

Le comité national suit avec attention le processus législatif et l’évolution du projet de loi de transformation de la Fonction publique dont l’adoption, en première lecture par le Sénat, est attendue en fin de semaine. Il confirme le mandat donné à son bureau national pour défendre les sujétions particulières des contrôleurs aériens et obtenir le maintien de la CAP de corps et de ses compétences en matière de mobilité, d’avancement et de discipline.

Le comité national prend note de l’implication du directeur de la technique et de l’innovation nouvellement nommé et du conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) dans le programme SYSAT groupe 2. Le comité national attend l’annonce d’une réorientation stratégique de la modernisation technique dans les approches afin de donner aux contrôleurs des perspectives réalistes et à la hauteur de leurs  besoins et de leurs attentes.

Adopté à l’unanimité

2019-06-25 Communiqué CN (0.1 MiB)

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Communiqué du comité national

Roissy, lundi 24 juin 2019.

Réuni à Roissy, le comité national a pris connaissance des derniers éléments d’actualité relatifs aux recrutements de contrôleurs aériens pour l’année 2020.

Face à la croissance du trafic et à la pénurie de contrôleurs aériens, faire remonter l’effectif opérationnel reste la priorité du SNCTA.

Le comité national du SNCTA exige le recrutement de quatre promotions MCTA pour l’année 2020. Ces revendications ont été transmises depuis de nombreuses semaines à la DGAC qui doit communiquer ses perspectives dans les prochains jours.

Le comité national mandate son bureau national pour prendre toutes les actions nécessaires en l’absence de réponse adéquate à la problématique du recrutement de contrôleurs aériens.

Adopté à l’unanimité

2019-06-24 Communiqué du CN (0.1 MiB)

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Recrutements 2019 et perspectives 2020

Alors que les résultats des concours interne et externe viennent d’être publiés, le SNCTA fait les comptes et prépare la suite.

Bilan des concours 2019

Comme les années précédentes, les places d’ICNA ouvertes aux différentes filières de promotion interne ne font pas le plein faute de candidats.

Concernant le concours externe, sur 623 inscrits cette année :

  • 74 candidats ont été reçus sous réserve de l’aptitude médicale et doivent maintenant confirmer leur volonté de devenir ICNA ;
  • 56 autres sont sur liste d’attente.

Pour compenser les places non pourvues en emplois réservés aux anciens militaires (ER), un arrêté enfin publié, officialise l’ouverture de deux places par recrutement sur titre aux contrôleurs de l’union européenne (RUE) en 2019. L’appel à candidature sera ouvert jusqu’au 11 juillet pour une rentrée à l’ÉNAC fin août. Si le SNCTA est satisfait de ce recrutement qu’il appelait de ses vœux, il s’inquiète du faible préavis entre l’ouverture de cette sélection et le début de la formation concernant des contrôleurs en cours de contrats.

Le tableau ci-dessous met en évidence les écarts entre les chiffres des postes ouverts et le nombre de reçus par filières de recrutements.

Concours externe Concours interne SP EP RUE/ER Totaux (Δ)
Postes ouverts 74 7 10 7 0-40- 102
Nombre de reçus 74 6 06 4 0+−2/2?0+ 94 ?

(-8 ?)

Le SNCTA demande à la DGAC d’officialiser au plus vite le report de l’ensemble des places non pourvues en interne sur le concours externe.

Recrutements 2020 hors Protocole

Les négociations du prochain Protocole devant commencer après l’été, les décisions concernant les recrutements de l’année 2020 se feront nécessairement hors Protocole. Celles-ci doivent même se faire dans les prochaines semaines afin d’être présentées par le Gouvernement au Parlement qui vote le plafond d’emplois de la DGAC dans le cadre du projet de loi de finances 2020.

Pour le SNCTA, il est nécessaire d’augmenter les recrutements afin de relever le défi de la croissance soutenue du trafic aérien alors que les contrôleurs subissent au quotidien les conséquences des recrutements insuffisants du Protocole 2013 (non signé par le SNCTA).

Il semble que le travail de démonstration mené par le SNCTA auprès des Pouvoirs publics depuis la signature du Protocole 2016 porte ses fruits. En 2018, le rapport du sénateur Capo-Canellas indiquait qu’il était nécessaire d’augmenter les recrutements de contrôleurs. Cette analyse est confortée par les rapporteurs spéciaux du budget annexe — les députés Cattelot et Simian — et par notre ministre qui est intervenue dans le même sens en commission des finances de l’Assemblée nationale :

« Le projet de loi de finances devra permettre des recrutements de contrôleurs aériens aussi dynamiques que dans les pays voisins : à titre d’exemple, l’Allemagne embauche actuellement au rythme de 120 contrôleurs par an. » — Élisabeth Borne – 28 mai 2019

4 promos dès 2020 !

Le SNCTA attend désormais des décisions politiques concrètes à la hauteur des enjeux du contrôle aérien français. Il demande un engagement clair dans les jours qui viennent : le recrutement de 4 promotions ICNA ab initio  en plus de la promotion « professionnelle » soit 140 à 150 ICNA en 2020.

Faire remonter significativement l’effectif opérationnel est la priorité du SNCTA. Pour cela, il est nécessaire d’augmenter les recrutements en contrôleurs dès 2020, et ceci, sans attendre les négociations protocolaires.

CDA 0794 2019-06-17 Recrutements 2019 et perspectives 2020 (0.1 MiB)

 

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Hommage à Daniel Gorin

Erquy, jeudi 16 mai 2019.

Daniel,

Nous allons commencer par nous permettre de te gronder. Mais te gronder avec une infinie tendresse. Il fallait nous attendre, Daniel, nous attendre juste un peu. Juste le temps de te remettre ce que tu espérais tant depuis l’injustice qui t’avait été faite.

Sommes-nous arrivés trop tard ? Es-tu parti trop tôt ? Malgré cet ultime pied de nez du destin, nous voulons croire que tu as pu tirer ta révérence, apaisé et conscient que tu avais obtenu ce que tu souhaitais. Même si tu n’as pas vu la preuve écrite et signée : l’arrêté d’abrogation de ta révocation. Un bout de papier à la valeur hautement symbolique qui vient effacer, partiellement, la punition injuste et disproportionnée que t’avait infligée en 1973 un intouchable qui ne savait pas reconnaître ses erreurs. Ce papier, tu ne l’as hélas pas vu, c’est cruel, mais sache de là haut que tu es rétabli dans ton honneur, Daniel. Définitivement.

Tu nous quittes donc pour rejoindre Annie, celle qui a tout partagé avec toi. Derrière toi, tu laisses une vie riche de tout, familiale, professionnelle, syndicale, associative, qui t’a conduit de Brazzaville vers Athis-Mons pour t’établir au plus près de tes racines bretonnes, à Erquy, tout près de Dinard où tu fus commandant d’aérodrome.

Derrière toi, derrière ton rire si caractéristique, ta lueur de brillance dans le regard et ta mémoire éléphantesque, tu laisses tes quatre enfants et ta grande famille. Mais tu nous laisses aussi, nous, le SNCTA, le Syndicat national des contrôleurs du trafic aérien, ce syndicat que tu avais fondé avec quelques autres fous en 1965.

Toi et tes amis aviez considéré que les ressorts de la profession de contrôleur aérien sortaient d’un cadre classique qu’il est difficile de mesurer quand on ne l’a pas exercé. L’immédiateté dans la prise de décision, la responsabilité, le sang-froid, la maîtrise. Tout cela ancré sur un socle de connaissances sans cesse renouvelées. Crois bien que nous prenons conscience de l’étendue des travaux colossaux que vous avez dû mener à l’époque et l’énergie que vous avez dû déployer. Nous t’en serons éternellement reconnaissants.

Daniel, permets-nous en ce jour, et plus que jamais, de revendiquer ton héritage, toi qui as eu l’infinie élégance de prendre la peine de nous adresser dans tes derniers instants un mot d’adieu. Oui, un mot d’adieu adressé aux « serviteurs de la sécurité aérienne ». « Serviteurs de la sécurité aérienne », tels sont tes mots de grand monsieur. Un grand monsieur qui, il y a à peine quatre ans, n’avait pas hésité à traverser la France, la passion encore chevillée au corps, d’Erquy jusqu’à Bordeaux, seul et en voiture, pour les 50 ans du syndicat que tu avais créé. Un grand monsieur qui faisait croire malicieusement qu’il ne se rappelait plus de rien mais qui en fait, bouillonnait d’anecdotes oubliées. Un grand monsieur qui a pu recevoir l’hommage ultime, celui d’un des ses interlocuteurs de premier plan de la DNA louant, nous citons, « sa clairvoyance, sa lucidité autant que sa force naturelle ».

Car, Daniel, nous sommes tes héritiers, nous, dirigeants, militants et adhérents du SNCTA et plus largement toutes les contrôleuses et tous les contrôleurs aériens que tu as contribué à défendre. Puissions nous suivre la voie que tu nous as tracée faite de coeur, de convictions, de résilience, d’énergie et d’engagement.

En ce jour triste, nous avons également une pensée pour tous les anciens et les moins anciens qui nous ont également quittés.

Monsieur Daniel Gorin, secrétaire national du SNCTA, c’est avec une immense fierté que nous savons ce que nous te devons. 

Repose en paix, notre ami.

ARR 2019-05-07 abrogation révocation Daniel Gorin (0.2 MiB)

Hommage à Daniel Gorin 2019-05-16 (0.1 MiB)

 

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