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Communications

Retrouvez les publications du SNCTA (Tracts, Conflits Dans l'Air, etc...)

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GT DAT : Point d'étape

Œil avec l'iris arc-en-ciel

Le GT DAT (didital advanced tower), réuni depuis octobre 2016, étudie plusieurs projets liés à la technologie remote tower (cf. CDA 774). Une première phase s’achève après le comité de pilotage du 12 décembre 2017 qui a rendu son verdict sur les projets ground towers.

Les projets retenus

Trois projets ont été retenus par le comité de pilotage après discussions en GT :

  • Bordeaux : le projet DAT de Mérignac consiste à déployer une solution aussi performante qu’un radar sol, basée sur l’implémentation de caméras. Elle devra être complétée par une solution MLAT (multilatération par réseau d’antennes) dont le prix est plus modeste qu’un radar primaire. Elle sera mise en œuvre en 2019 ;
  • Pyrénées : l’installation de caméras sur le terrain de Tarbes permettra à l’approche située à Pau de mieux visualiser les départs et donc d’améliorer les coordinations et la fluidité du trafic. Le projet sera réalisé en 2020 après la mise en service du nouveau bloc technique (NBT) ;
  • Quai du Large : l’explosion de trafic de cet héliport situé dans la CTR de Cannes complique considérablement le travail des contrôleurs cannois. Le SNCTA a pesé de tout son poids pour faire reconnaître ces difficultés qu’une solution DAT peut résoudre en permettant de disposer d’un visuel du quai du Large depuis la vigie de Cannes. Le comité de pilotage a donné son aval pour un lancement dès 2018. Un projet similaire se poursuit à Saint-Pierre-et-Miquelon où le contrôle d’aérodrome de Miquelon se fera depuis Saint-Pierre.

Les projets abandonnés

La vétusté des tours des terrains de Saint-Étienne et de Bergerac a conduit la DSNA à comparer une solution ground tower (solution remote tower située sur le terrain) avec la construction d’un NBT. Les études réalisées montrent que les coûts de ces deux options s’avèrent comparables.

Les contrôleurs des deux terrains ont constaté de surcroît, que la DSNA n’a pu :

  • leur fournir une étude claire sur la fatigue visuelle potentiellement générée par les écrans ;
  • leur assurer que l’outil serait utilisable pour faire face aux contraintes de terrains avec une forte mixité IFR/VFR ;
  • leur démontrer la viabilité de la vision à 225 ° proposée par Saab.

Pas de gain économique et des craintes affichées que la DSNA est incapable de dissiper : le comité de pilotage n’avait d’autre choix que de décider l’abandon de ces projets ground towers.

Il n’en reste pas moins que le SNCTA continue à déplorer les conditions de travail à Saint-Étienne et à Bergerac : il demande donc à la DSNA d’afficher, non pas des promesses intenables, mais des intentions claires et honnêtes en matière de génie civil pour ces deux terrains.

Le choix du pragmatisme

Le SNCTA s’est comporté, dans cette phase, comme un partenaire social exigeant, pragmatique et conscient du potentiel de la technologie remote tower. Pour autant, il rappelle que, condition sine qua non, de tels projets ne pourront se mettre en place qu’avec l’aval des personnels locaux.

Le SNCTA a en ce sens multiplié les contacts à Pau, Mérignac, Bergerac, Cannes et Saint-Étienne pour comprendre les enjeux techniques, sociaux et opérationnels de chacun de ces centres. Concernant l’hélistation du quai du Large, il choisit donc d’utiliser cette nouvelle technologie pour soutenir les personnels cannois en sécurisant leurs méthodes de travail. Quant aux dossiers ground towers de Saint-Étienne et Bergerac, il a accompagné, sans détours, les contrôleurs locaux que la DSNA n’a jamais été en capacité de rassurer.

Si les potentialités de la technologie remote tower sont grandes, l’analyse des premiers résultats de ce GT DAT montre que les contrôleurs aériens n’en sont pas béats pour autant.

La DSNA devra montrer bien plus d’engagement dans les projets à venir si elle croit réellement dans une technologie qui s’étend toutes les semaines, d’Auckland à Budapest, en passant par l’Inde, la Chine, les États-Unis, le Royaume-Uni ou l’Allemagne. Si tel n’est pas le cas, les prochains projets connaîtront le sort de ceux de Bergerac et de Saint-Étienne.

CDA n° 778 — GT DAT : point d'étape (0.8 MiB)

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ASAP Info — DIF, CPA, CPF, CEC… Quésaco ?

L’ordonnance no 2017-53 du 19 janvier 2017 vient renforcer le droit à la formation de tous les fonctionnaires en créant pour chacun un compte personnel d’activité (CPA). Ce compte indiquera le total des heures acquises pour pouvoir bénéficier de formations permettant de renforcer l’autonomie et la liberté d’action, et également de faciliter l’évolution professionnelle. Il regroupe d’une part le compte personnel de formation (CPF), créé au 1er janvier 2017 et qui succède au droit individuel à la formation (DIF), et d’autre part le compte d’engagement citoyen (CEC), qui sera créé en 2018.

On acquiert des heures de deux manières :

  • le CFP est crédité en fonction de l’activité professionnelle. Par exemple, pour un temps plein, sont créditées 24 heures par an jusqu’à atteindre 120 heures, puis 12 heures par an jusqu’au plafond total du compte de 150 heures ;
  • le CEC est crédité en fonction de l’engagement citoyen (service civique, réserve de sécurité civile, réserve militaire, activité de bénévolat, etc.), plafonné à 20 heures par an et par activité.

Ce nouveau dispositif vient en renfort des autres dispositifs existants pouvant permettre de se former, tels que le congé formation, la période de professionnalisation, etc.

Vos droits vous sont attachés et conservés même en cas de changement d’employeur. Votre service administratif est tenu de vous les communiquer. Prochainement, après inscription, ils pourront être consultés directement sur le site officiel dédié : moncompteactivite.gouv.fr.

L’utilisation du CPA doit être demandée dans le cadre d’un projet d’évolution professionnelle, notamment pour participer à des formations diplômantes ou qualifiantes, ou à des formations de préparation à des concours et examens. Elle peut faire l’objet d’un refus (motivé) du service, un 3e refus ne pouvant être prononcé qu’en CAP.

Votre service administratif de rattachement doit, avant la fin de l’année, vous informer sur vos droits acquis sur votre compte personnel d’activité. Pour faire valoir vos droits ou pour plus d’information, n’hésitez pas à contacter la cellule ASAP du SNCTA : asap@sncta.fr.

FI ASAP 2017-12-14 DIF CPA CPF CEC (0.9 MiB)

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Résultats de la CAP de corps

La CAP de corps s’est tenue aujourd’hui, mercredi 13 décembre. En voici donc les résultats.

Félicitations aux candidates et candidats reçus.

CR CAP Corps Dec 2017 Vd (0.6 MiB)

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Modernisation technique de la DSNA (2/2) : 2017, annus horribilis !

Thermomètre « risque » qui explose

Trafic en très forte hausse, effectifs atteignant leur point bas, pressions sur les délais, changements nécessaires des systèmes de contrôle, retards en cascade des programmes majeurs, tels sont les enjeux d’une modernisation qui n’est pas près d’atterrir. Quelles en seront les implications sur la DSNA ? Quels sont les risques identifiés et les demandes du SNCTA pour les contrôleurs aériens qui n’acceptent plus d’utiliser des moyens techniques du xxe siècle ?

De déconfitures en déconfitures

Malgré un départ difficile, le SNCTA a espéré que 4-Flight, navire amiral pour la modernisation des CRNA, n’allait pas connaître les affres de programmes à rallonge tels que EEE. Le forum de mars 2017 était censé lancer un compte à rebours J-1 000 permettant de créer un élan de confiance pour tous les acteurs. Le recodage de l’IHM de 4-Flight, a priori dû à un manque de robustesse du produit Thales, et le décalage qui en découle sont donc ressentis comme une déception d’autant plus forte.

Les péripéties liées au marché de SYSAT et la désignation de Saab/CS relèvent d’une deuxième déconfiture en peu de temps. Avoir laissé présenter aux personnels un produit qui s’est révélé non conforme en espérant que NavCanada/Airbus se soumettrait plus tard aux exigences de sécurité logicielle, a conduit à une grande frustration tant l’interface avait plu. Il devient donc nécessaire de laisser travailler les organismes parisiens avec Saab pour aboutir à une interface plus conviviale et plus intuitive. Le programme SYSAT doit faire en sorte que les échanges avec l’industriel soient productifs et que les opérationnels soient réellement impliqués dans la démarche.

La confiance dans la conduite de projet ne se décrète pas. Seuls des faits tangibles permettront d’en retrouver. En ce sens, le jalon du printemps 2018 sur SYSAT sera un marqueur décisif. Il en va de la poursuite du groupe 1 mais aussi, par ricochet, celle d’un groupe 2 qui n’en finit pas d’inquiéter vu la faiblesse de la stratégie de déploiement pour les 70 organismes des basses couches.

Audit sur les matériels en fin de vie

Jusqu’à fin septembre 2017, une seule FFT (fiche de fait technique) classée grave a été recensée en 2017, la panne STPV de juin au CRNA SO. Si on ne peut donc nier une robustesse globale, la statistique paraît néanmoins flatteuse au regard des difficultés techniques vécues par certains centres cette année. Des systèmes, les calculateurs CAUTRA en particulier, arriveront prochainement en fin de vie. La perte de confiance dans les systèmes et la crainte de pannes majeures (visu radar et système plan de vols) sont à terme des risques majeurs. Ils pourraient entraîner des mesures conservatoires fortes dès qu’un doute apparaît ou qu’un incident se produit.

Le SNCTA demande donc que soient présentés aux personnels, un audit sur la durée de vie de tous nos matériels et des plans d’actions, si nécessaire.
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Modernisation technique de la DSNA (1/2) : des constats cinglants

Thermomètre « risque » qui explose

Le 18 octobre 2017, après un été de tous les records dans la navigation aérienne française, le directeur général de l’aviation civile recevait les organisations syndicales signataires du protocole 2016-2019, très inquiètes après les dernières annonces de dérapage des programmes majeurs de modernisation technique de la DSNA, 4-Flight et SYSAT. Le SNCTA dresse ici un état des lieux factuel de la modernisation qui conditionne l’avenir de la DSNA dans sa capacité à faire face à la très forte croissance du trafic aérien.

La modernisation, une nécessité vitale

La brutale croissance du trafic observée depuis le printemps 2016, s’est poursuivie en 2017, effaçant tous les records (+4,33 % depuis le début de l’année). Portée par les survols (+7 %), elle a été particulièrement notable en CRNA, notamment au CRNA Ouest (+9,53 %). De façon générale, presque tous les organismes voient leur trafic augmenter : à titre d’exemple, 8 journées et 8 semaines de 2017 sont classées dans les 10 les plus chargées historiquement. Dans le même temps, tous les indicateurs de sécurité s’améliorent, signe du haut degré de professionnalisme des contrôleurs aériens français.

Dans un contexte parallèle de pression grandissante sur les délais, en partie liée aux cibles RP2, et de baisse d’effectifs qualifiés qui atteindront un point bas en 2020, la performance de la DSNA, objet de toutes les attentions, a été le centre de la négociation protocolaire en termes de RH.

La DSNA, malgré son statut de prestataire écoulant le plus de trafic en Europe, ne peut que constater que tous ses homologues ANSP disposent de systèmes de contrôle bien plus performants et ce, depuis un temps certain.

En basses couches, la modernisation des matériels reste l’objectif majeur de la modernisation à l’heure où des SLCT sont encore mis à jour par… disquettes. En CRNA, le remplacement de vieux matériels mais également l’augmentation de productivité que doivent générer des outils plus performants, apparaissent tous deux comme vitaux pour faire face à un trafic en explosion.
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Flash Info — Service minimum à Bordeaux et Brest : démonstration par l’absurde

Lors du préavis de grève interprofessionnelle du 16 novembre 2017, relayé par un seul syndicat de la DGAC, la DSNA a décidé de reconduire, dans les CRNA Ouest et Sud-Ouest, le dispositif à six secteurs d’astreintes (au lieu de quatre).

Dans un contexte de trafic peu chargé de mi-novembre, voici un premier bilan de ce préavis concernant ces deux CRNA :

  • Brest : 3 grévistes, 13 500 minutes de délai et plus de 600 vols annulés ou re-routés par les routes atlantiques ;
  • Bordeaux : 5 grévistes, 15 000 minutes de délai et près de 400 vols en moins ;
  • très grande difficulté à lever les astreintes malgré un mouvement extrêmement peu suivi.

Dans sa déclaration liminaire du CT DO du 16 octobre 2017, le SNCTA qualifiait cette mesure de « contre-productive, incompréhensible et vexatoire ». Au regard du bilan de cette journée, qui pourra désormais contester ces qualificatifs ?

Cette décision de la direction, soucieuse de donner des gages aux compagnies aériennes extrêmement agressives sur le droit de grève des contrôleurs aériens français, s’est donc révélée être une erreur d’appréciation majeure qu’il faut corriger d’urgence.

Le SNCTA déplore également l’usage inconsidéré du droit de grève, alors même que celui-ci est attaqué de toute part. Il note par ailleurs le silence d’organisations syndicales qui, par cette mesure de réduction du droit de grève, voient les conséquences d’un préavis peu suivi surmultipliées de façon artificielle et délétère à long terme.

Considérant l’incohérence de la mesure d’augmentation du nombre d’astreintes, le SNCTA exige le retour à 4 secteurs d’astreintes aux CRNA Ouest et Sud-Ouest.

FI 2017-11-22 Service Minimum à Bordeaux Et Brest (1.4 MiB)

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Flash Info — Entraînement aérien : l’enveloppe redécolle

Dès le 1er janvier 2018, l’allocation pour l’entraînement aérien sera revalorisée à 1 650 €. Cette augmentation de 220 € intervient après des années de stagnation. C’était une revendication du SNCTA pour encourager et maintenir les connaissances pratiques aéronautiques.

Le SNCTA a également obtenu, dans le protocole 2016, une somme supplémentaire de 380 € allouée au titre de l’initiation à l’IFR. Ce complément sera débloqué en volant sous régime IFR, ce qui implique du double-commande avec un instructeur IFR dans un avion équipé IFR. L’objectif de cette mesure est de sensibiliser les contrôleurs aux procédures aux instruments : guidage radar, ILS, navigation sous plan de vol IFR. Une nouvelle instruction DGAC relative à l’entraînement aérien en précisera les détails.

Autre nouveauté : tous les détenteurs d’une mention IFR valide bénéficieront d’une bonification de leur enveloppe qui sera portée à 2 480 €. Cela constitue une vraie incitation pour celles et ceux, qui souhaitent enrichir davantage leurs connaissances en pilotage.

Chiffres clés :

  • entraînement aérien 2017 : 1 430 € ;
  • entraînement aérien 2018 : 1 650 € ou 2 030 € en cas d’initiation IFR voire 2 480 € en cas de mention IFR valide.

Un retour d’expérience sera conduit par la DGAC fin 2018 pour vérifier si cette incitation à la pratique de l’IFR a été efficace, et si les contraintes réglementaires associées ne sont pas trop importantes. Le SNCTA vous invite à lui faire remonter toute difficulté rencontrée afin d’améliorer la mesure en 2019.

Le SNCTA se félicite d’avoir obtenu cette revalorisation très attendue. Pour 2019, il revendique une subvention à l’initiation IFR qui couvre intégralement le coût des trois heures de vol IFR inscrites dans le protocole.

FI 2017-11-21Entrainement Aérien, L'enveloppe Redécolle (1.6 MiB)

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Flash Info — Europe : Our rights – Your safety

La Commission européenne cherche à améliorer la compétitivité du secteur aérien européen. Cependant, son analyse n’est ni aboutie ni pertinente puisqu‘elle considère que la restriction du droit de grève des contrôleurs est un axe majeur de cette amélioration.

Alors que 51 % des retards sont imputables aux compagnies aériennes, seulement 1 % des délais est dû à des grèves de contrôleurs. La Commission européenne attaque pourtant le droit de grève de ces derniers en prétextant une obligation de continuité de service sans réellement chercher à diminuer les délais globaux ni à améliorer le service aux passagers.

Cette politique est le résultat du lobby des compagnies aériennes et de leur officine A4E dans laquelle les meilleurs ennemis, Ryanair, easyJet, Air France-KLM, Lufthansa, British Airways ou encore Norwegian, font cause commune. Leur intention ? Attaquer les contrôleurs aériens pour mieux masquer leurs propres responsabilités et défaillances organisationnelles.

D’après les traités européens, le droit de grève est du strict ressort des États membres. Pourtant, en s’appuyant sur les conséquences économiques de préavis de grèves interprofessionnelles à répétition en France, ce lobby a amené la Commission à prendre position sur le sujet.

Afin de défendre ce droit fondamental, le SNCTA s’associe aux autres membres de l’ATCEUC pour lancer, en coordination avec ETF, une campagne de sensibilisation visant à protéger les droits des contrôleurs en Europe : signez la pétition sur www.atcorights.org.

Stigmatiser les contrôleurs aériens et vouloir restreindre leurs droits fondamentaux ne permettront aucunement d’accompagner les hausses de trafic et de capacité nécessaires à la croissance du transport aérien. Bien au contraire !

Le SNCTA, en coordination avec ses partenaires européens, saura s’opposer aux tentatives populistes des lobbies de compagnies aériennes qui devraient d’ailleurs commencer par s’occuper de leurs empennages !

FI 2017-11-20 Our Rights Your Safety (1.4 MiB)

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Communiqué du comité national

Comité national

Le comité national du SNCTA s’est réuni les 13 et 14 novembre 2017 à Aix-en-Provence.

Il se félicite de la sortie de crise concernant le centre de Cayenne – Félix Éboué. Après plus de deux mois de conflits, le plan de développement Cayenne, signé à la DGAC en présence de représentants des personnels locaux, apporte une nouvelle perspective positive. Le SNCTA sera vigilant quant à l’application de ce plan.

Le comité national se satisfait de l’aboutissement de l’appel d’offres ayant permis le référencement par la DGAC d’une mutuelle offrant un contrat couplé de santé et de prévoyance tenant compte des spécificités propres aux contrôleurs aériens. Cette mesure sociale forte, portée par le SNCTA, est issue du protocole 2016-2019 : elle se traduit concrètement par une amélioration des offres et une baisse significative du coût pour les personnels et leurs familles. Le comité national tient particulièrement à remercier la cellule CÉSAME pour l’énorme travail effectué dans ce dossier complexe.

Le comité national a pris connaissance du projet de loi de finances 2018 et constate avec satisfaction le maintien des recrutements prévus au protocole en cours ainsi que des investissements indispensables à la modernisation technique de la DSNA.

Le comité national est attentif aux différents projets de réforme de la Fonction publique. S’agissant de la CSG, le SNCTA attend du Gouvernement qu’il respecte son engagement de compensation intégrale, pérenne et s’appliquant aux futurs titulaires. S’agissant de la réforme des retraites, le SNCTA sera le garant d’une prise en compte des spécificités du métier de contrôleur aérien, reconnues partout en Europe.

Le comité national déplore la mise en place non maîtrisée de la nouvelle phraséologie SERA C dont certains aspects sont perçus par les contrôleurs aériens comme peu pertinents voire incompréhensibles, tant sur le plan de l’amélioration de la sécurité des vols que sur celui de la capacité des secteurs. Au regard des remarques constructives de la commission responsabilités du SNCTA, publiées dans son dernier communiqué, le comité national demande une nouvelle analyse sur le fond.

Le comité national dénonce l’augmentation du nombre de premiers contrôleurs astreints en cas de grève aux CRNA Ouest et Sud-Ouest. La pression des compagnies aériennes, générée par la régularité inconséquente de grèves inter-professionnelles, aboutit à ce résultat inadmissible et absurde, où les contrôleurs voient leurs droits réduits, et où le trafic aérien sera plus fortement pénalisé par un service minimum qui sera vraisemblablement maintenu toute la journée. Fort de ce constat, le comité national mandate le bureau national afin qu’il négocie auprès des Pouvoirs publics un retour au dispositif précédent.

Après l’annonce officielle des nouveaux retards des programmes de modernisation technique qui disposent pourtant de financements colossaux, le comité national exige un audit des systèmes techniques. Il demande également aux directeurs concernés de venir dans les centres opérationnels expliquer aux contrôleurs quels sont leurs plans en matière d’avancées techniques concrètes et de mesures de régulation des flux pour faire face à la très forte augmentation du trafic aérien.

Adopté à l’unanimité

Communiqué CN 2017-11-13&14 (67 KiB)

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CAP Info — Erreurs possibles dans les avancements 2017

Si la gestion des mutations est la partie visible des activités de la CAP, la validation des changements de grade est un autre rôle fondamental dans la gestion des carrières. Chaque année, lors de la CAP de décembre, SDRH (la sous-direction des ressources humaines) compile les données de chaque agent et présente la liste de ceux devant changer de grade.

Au vu des éléments transmis à ce jour par l’administration, les capistes recommandent à chaque ICNA pensant changer de grade en 2017 de se signaler auprès d’un capiste ou en écrivant à cap@sncta.fr.

Qui est concerné ?

  • pour le passage au grade de principal : PC pour la première fois en 2017 ;
  • pour le passage au grade de divisionnaire : PC + 9 ans (ou équivalent) ;
  • pour le passage au grade d’ingénieur en chef, les quatre conditions suivantes sont nécessaires :
    • être au moins au 4e échelon du grade de divisionnaire,
    • être titulaire dans le corps des ICNA depuis au moins 16 ans,
    • avoir cumulé au moins 4 ans d’exercice de fonctions référencées,
    • exercer une fonction déclenchante.

Les changements d’échelon sont quant à eux automatiques : ils dépendent de la durée de l’échelon et des éventuelles réductions de délai obtenues jusqu’en 2017, année à partir de laquelle celles-ci ont été supprimées pour toute la Fonction publique.

En cas de doute sur votre déroulement de carrière, contactez cap@sncta.fr !

FI CAP 2017-11-10 Avancement (0 B)

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