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CDA LFML — Renforcer notre profession

Depuis près de 10 ans, nous assistons à une baisse continue des effectifs, qui se conjugue désormais avec une très forte croissance du trafic aérien. Les contrôleurs n’arrivent plus à remplir efficacement leurs missions de service public : les délais explosent. Nos conditions de travail se dégradent et nous subissons d’affligeantes attaques politico-médiatiques et des pressions des compagnies aériennes.

Plus de contrôleurs face au trafic

L’un des principaux enjeux du prochain protocole sera d’augmenter et de sécuriser les recrutements de contrôleurs aériens.

Le SNCTA revendique la détermination d’effectifs de référence dans tous les organismes. Ces chiffres d’effectifs (opérationnels et hors salle) ont vocation à servir de référence aux Pouvoirs publics lorsqu’ils établiront leurs politiques budgétaires.

L’anticipation à 5 ans des besoins en contrôleurs et les contraintes pesant sur la formation nécessitent la mise en œuvre d’une politique pluriannuelle de recrutements réguliers et lissés sur plusieurs années.

Mais obtenir de l’administration des décisions de recrutements ne suffit pas, il faut sécuriser ces décisions ! En effet, malgré l’augmentation du nombre de places aux concours, le recrutement des ICNA connaît des difficultés. Le nombre de candidats est insuffisant et en 2017, 7 places n’ont pas été pourvues, par manque de personnes sur la liste d’attente.

Le SNCTA avait anticipé cette problématique. Il a travaillé à l’évolution du concours ICNA avec pour objectifs d’améliorer son image et d’augmenter le nombre de candidats. Ainsi, le concours ICNA sera adossé aux Concours Communs Polytechniques, ce qui lui donnera plus de visibilité, plus de centres d’examen et potentiellement plus de 15 000 candidats. Cette mesure doit désormais s’appliquer en 2020. Que ce soit pour les recrutements 2019 ou pour accompagner le changement de concours, le SNCTA a demandé à l’ÉNAC d’avoir une communication active à destination des classes préparatoires.

Enfin, augmenter les recrutements nécessite d’augmenter la capacité de formation de l’ÉNAC. Pour le SNCTA, celle-ci doit passer à 4 promotions par an dès 2020. À cette fin, il sera nécessaire d’affecter un plus grand nombre d’ICA dès 2019. Vus les besoins actuels et la pyramide des âges, 4 promotions par an n’est qu’une étape dans la montée en puissance de la capacité de formation qui devra atteindre 180 ICNA par an dès 2024.

Un syndicat national, une vision nationale

Le SNCTA fait le constat d’un manque de cohérence quant à la répartition des effectifs entre les différents organismes de contrôle et revendique :

  • la mise en place d’une méthode unique de répartition des effectifs, transparente et équitable ;
  • une gestion des effectifs dans une seule instance en fusionnant le GT Effectif et le GS 32 heures  ;
  • la mise à plat des « règles » de dimensionnement hors salle avec un double objectif : mieux reconnaître le travail non opérationnel et harmoniser les structures.

Droit à congés : garantir 25 % minimum toute l’année

Avec la baisse des effectifs, les conditions de travail sont tendues et la pression sur les congés est forte. Les services sont tentés de compenser la baisse des effectifs par une baisse des droits à absences. Partout où cela s’est présenté, le SNCTA s’y est opposé et a su maintenir un droit à congés de 25 % minimum toute l’année. Ce principe doit être pérennisé. La définition des effectifs de référence des centres doit prendre en compte cette revendication légitime.

AUGMENTER le nombre de contrôleurs. ANTICIPER les besoins sur 5 ans. REMPLIR les places au concours. FORMER davantage de promos. REPARTIR équitablement les effectifs. SECURISER les droits à congés. Venez en discuter autour d’un brunch avec le BN du SNCTA le 8 novembre, de 10 h à 14 h, à la subdivision contrôle.

LFML - CDA - Campagne 2 (0.2 MiB)

LFML - FI - Campagne 2 Résumé (95 KiB)

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