0

Les défis du quotidien

Au-delà des nombreuses réunions nationales, dans lesquelles le SNCTA défend et cherche à sécuriser l’avenir de notre profession, c’est aussi au niveau local que le syndicat accompagne l’ensemble des contrôleurs aériens.

Alors que le point bas des effectifs à CDG est, semble-t-il, enfin derrière nous, il nous semblait important de revenir sur un certain nombre de sujets sur lesquels le SNCTA poursuit son travail.

Technique : (enfin) ça bouge !

L’accord cadre pour le programme SYSAT a été signé en fin d’année dernière afin de remplacer les systèmes en voie d’obsolescence : l’A-SMGCS et ISATIS.

L’A-SMGCS ne sera remplacé qu’à iso-fonctionnalité et le travail a déjà commencé afin de fournir un nouvel outil au plus vite.

Les doutes sur la capacité de Saab à fournir un système intégré tour / approche ont été levés en début d’année et le directeur de programme SYSAT a annoncé en mars 2018 que Saab était retenu afin de mener à bien la transformation électronique des organismes CDG-LB et Orly.

Cette modernisation ne sera pleinement effective à CDG qu’après les Jeux olympiques de 2024. Cependant, afin de mener au mieux ce changement, les systèmes de Saab seront installés sur place dès que possible, afin de tester le fonctionnement de la plateforme technique et son intégration à l’environnement existant.

Par ailleurs, le nouvel outil d’informations générales (incluant notamment ISATIS et DECOR) sera développé parallèlement avec une mise en service prévue avant les JO. Ce changement, n’impactant pas directement l’opérationnel, permettra aux différentes équipes (DSNA/DTI et Saab) de travailler ensemble sur un premier outil non critique.

Une transformation technique réussie n’est cependant pas possible sans une formation adéquate. Nous avions milité lors de la mise en place de RECAT-EU pour qu’une réelle formation soit mise en place pour tous les contrôleurs. Cela sera d’autant plus vrai pour la transformation majeure que sera SYSAT. Le SNCTA se félicite d’avoir obtenu l’ouverture d’un poste expert opérationnel « Formation et changements » dont la tâche sera majoritairement consacrée à définir et quantifier la formation nécessaire pour cette transformation.

N’ayant que trop connaissance des dérives possibles de tels programmes de modernisation, le SNCTA a demandé et obtenu la relance du groupe de suivi SYSAT entre les organisations syndicales et l’administration afin d’être régulièrement informé de l’avancée du programme et des difficultés potentiellement rencontrées.

Nous saurons garder un regard critique sur ce programme qui a perdu tant de temps et prendrons toute notre part afin d’en faire une réussite.

En attendant cette modernisation, ODS devait être maintenu dans l’état actuel. Alors que les CRNA vont avoir accès au mode S descendant dans le courant de cette année, il était inenvisageable pour le SNCTA que CDG doive attendre 7 ans minimum ! En effet, dans un environnement où le trafic est aussi dense et évolutif que le nôtre, récupérer par exemple l’information du niveau sélecté serait évidemment un gain énorme en termes de sécurité.

Le SNCTA se félicite que cet argument ait été entendu et que la visualisation du mode S descendant à CDG soit programmée pour 2019.

Toutes ces évolutions techniques ne pourraient se faire sans l’expertise des contrôleurs en subdivisions ou à la DTI. Le SNCTA ne peut qu’encourager tous les contrôleurs intéressés par ces sujets à s’impliquer d’avantage pour que leurs besoins soient entendus.

La défense des stagiaires

Le SNCTA œuvrera toujours pour les stagiaires, qui, en se qualifiant mieux et plus vite sont les seuls à pouvoir nous permettre de retrouver rapidement des effectifs confortables.

Au niveau national, le SNCTA a travaillé à la mise en place d’un réel entretien de motivation lors des oraux et au transfert du concours ICNA dans la banque de concours CCP afin d’enrayer la chute du nombre de candidats.

Le SNCTA a également été moteur pour l’ouverture d’un poste expert opérationnel au niveau national, chargé d’aider les stagiaires ayant des difficultés de formation..

Il faut par ailleurs rappeler que le SNCTA a obtenu des avancées substantielles pour les élèves de CDG dans le dernier protocole, tant pour les stagiaires QICA (+494 €/mois après le LOC, +150 €/mois après le DEP, auxquels s’ajoutent les 550 €/mois d’expérimentations RH) que pour les AVE avec le maintien de la part fonction du terrain précédent 6 mois supplémentaires.

Au niveau local, le SNCTA a insisté pour que les QICA soient représentés dans le comité de suivi des expérimentations, première instance où des représentants des QICA siègent. Dans l’un de ces comités, il est apparu que la formation initiale des stagiaires, en salle notamment, pouvait être améliorée.

Le SNCTA a alors milité pour l’ouverture d’une réelle réflexion sur la formation initiale actuelle, qui s’est concrétisée avec la création du groupe de travail FI@CDG. Dans ce groupe, le SNCTA sait être force de propositions pour améliorer qualitativement et quantitativement la formation initiale.

Le SNCTA n’est pas que le porte parole des PC, il défend tous les contrôleurs.

Encadrement : cap, niveau, vitesse

Le SNCTA a longtemps reproché à l’administration son manque de communication vers les contrôleurs en sub ou en équipes et son manque de vision à moyen/long terme.

Les briefings organisés par le service exploitation ainsi que les séminaires internes aux équipes ou vers les équipes sont donc, pour le SNCTA, un pas dans la bonne direction.
La présentation d’une feuille de route CDM, même si l’effort de changement n’est pas équitablement partagé avec Air France ou ADP (et c’est un euphémisme), donne des jalons à la navigation aérienne pour avancer et améliorer son service.

Cependant, avant de mener des projets majeurs de refonte d’espace (vents arrières croisées) ou de méthode de travail (PBN), le SNCTA demande d’avoir des indicateurs clairs de suivi de sécurité et de performance.

Comment, sinon, suivre la mise en place d’un nouvel outil et détecter des signaux faibles ?

Le SNCTA a de fait été moteur dans l’ouverture d’un poste expert opérationnel « Pilotage de la performance » permettant d’avoir un suivi efficace à long terme.

Cette démarche de pilotage par objectif, vertueuse car facilement vérifiable, doit également être déployée à l’intérieur du service exploitation dans chacune des subdivisions et notamment à la subdivision instruction.

CHSC… quoi ?

Le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail est une instance de concertation où se réunissent organisations syndicales et administration au minimum une fois par trimestre.

Dans cet organe, le SNCTA ne cesse de promouvoir l’amélioration des conditions de travail des contrôleurs.

Qu’il s’agisse des conditions d’accès aux sites opérationnels, de l’ergonomie des positions de contrôle, des chaises ou encore de l’état des bâtiments, le SNCTA défend vos conditions de travail.

Si vous constatez des défaillances ou des points d’améliorations, n’hésitez pas à nous en parler ou à nous envoyer un mail à lfpg@sncta.fr

Le travail du SNCTA ne s’arrête pas aux expérimentations RH ou aux négociations nationales. Au quotidien, à CDG, nous défendons les contrôleurs et cherchons à améliorer vos conditions de travail.

Le SNCTA peut également répondre à toutes vos questions individuelles grâce à ses différentes cellules qui fournissent des conseils aux contrôleurs par des contrôleurs : Césame (médical), ASAP (administratif), Retraites.

N’hésitez pas à contacter le bureau de section pour plus d’informations !

LFPG - CDA 188 - Les Défis Du Quotidien (0.8 MiB)

Click to share thisClick to share this