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Flash Info — Exclusion, de qui parle-t-on ?

Négo.

Dans un communiqué de presse du 7 avril, M. Vidalies, le secrétaire d’État aux transports, voulant citer une des revendications du SNCTA écrit ceci : « … ouverture d’une négociation sociale spécifique au métier de contrôleur aérien, excluant les autres catégories de personnel de la Direction générale de l’aviation civile… »

Comment osent-ils ?

  • Comment un membre du gouvernement peut-il écrire une telle chose ?
  • Comment ceux qui ont signé en 2013 un accord qui laisse 70 % des représentants des contrôleurs sur le carreau, osent-ils parler d’exclusion ?
  • Comment osent-ils, eux qui n’ont pas hésité à modifier les règles de représentativité(*) en cours de négociation du protocole 2013 pour pouvoir signer un accord avec les partenaires de leur choix, parler d’exclusion ?
  • Comment osent-ils, après avoir méthodiquement construit un mode de dialogue social qui retire aux contrôleurs aériens toute faculté de peser sur leur avenir, parler d’exclusion ?

Ils externalisent en confiant à Bruxelles le soin de réglementer nos métiers, ou généralisent en appliquant sans discernement des politiques publiques inadaptées à un secteur bien particulier de la fonction publique. Bref ils méprisent, ils excluent.

Que cherchent-t-ils ?

De toute évidence, la direction générale et les pouvoirs publics, qui ont conjointement fait du contrôle aérien français le système obsolète que les contrôleurs arrivent encore, tant bien que mal, à faire fonctionner, voudraient faire passer les inquiétudes et les attentes des contrôleurs pour du corporatisme. Il n’en est rien !

Ce que veulent le SNCTA et les contrôleurs, c’est rendre un service public de qualité, un contrôle aérien sûr et efficace dans une DSNA qui a les moyens suffisants pour remplir l’ensemble de ses missions. S’agissant du contrôle aérien, les contrôleurs ont seuls la légitimité pour définir leur avenir.

Le SNCTA pose des questions claires, il attend des réponses simples.
Il n’entend exclure personne, mais exige que les problématiques des contrôleurs aériens soient enfin entendues et traitées.

* À L’ouverture de la négociation du protocole 2013, le directeur général fixe deux conditions pour que l’accord soit validé : une majorité de signataires parmi les syndicats de la DGAC et une majorité par corps. Cette deuxième condition sautera bien opportunément à la fin des négociations.

Flash Info — Exclusion, de qui parle-t-on ? (1.9 MiB)

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