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Flash Info — L’expertise des professionnels bafouée par des experts autoproclamés

Control line — do not cross

La DSNA

incapable de défendre une politique d’investissement adaptée aux enjeux de développement des systèmes de contrôle ces dix dernières années (1) ;

incapable, lorsque les crédits sont enfin programmés, d’assurer efficacement leur suivi (2) ;

incapable de construire ou même de maintenir un vivier de compétences permettant de garder la maîtrise d’ouvrage pour la planification et la gestion de projets, a recours de façon excessive à la sous-traitance et perd ses compétences sur les aspects techniques (2) ;

incapable de mettre à la disposition des services et subdivisions les ressources nécessaires à l’expertise, l’encadrement et la formation,

ose, pour faire bonne figure, en Europe et devant les compagnies aériennes, prendre des engagements sur des projets témoins : SWAP à Reims, RECAT à Roissy, IBP à Brest et Paris, Free Route à Aix, etc. ;

ose demander sans cesse aux contrôleurs de faire comme si… Comme s’ils avaient les moyens techniques, comme s’ils avaient les ressources humaines ou même simplement comme s’ils bénéficiaient d’un minimum de considération pour tenter de rivaliser avec leurs voisins du FABEC ;

ose demander aux contrôleurs de l’aider à faire bonne figure, ou plutôt illusion, dans l’arène du contrôle aérien européen ;

ose sous-entendre que les personnels sont responsables de ces années de renoncements, d’échecs, de capitulation d’une direction incapable de porter haut la voix du contrôle aérien face aux lobbies, aux comptables et aux bureaucrates.

Les pouvoirs publics

incapables de construire, avec leurs homologues européens, les fondements institutionnels du FABEC, tentent d’habiller leurs échecs par la promotion de projets techniques inaboutis, difficilement soutenables par les professionnels en charge de leur mise en œuvre ;

incapables d’élaborer une vision stratégique pour le contrôle aérien, appuient leurs choix sur une administration qui, depuis presque dix ans, accumule échecs techniques et mauvais choix stratégiques ;

osent récupérer l’émotion consécutive aux attentats avec les moyens de communication de l’État pour jeter l’opprobre sur toute une profession et tenter de forcer les contrôleurs à appliquer des choix inutiles, inappropriés et dangereux.

La mise en œuvre de dispositifs techniques doit obéir à des considérations techniques. Les contrôleurs aériens sont les seuls juges de la pertinence et de fiabilité des procédures et systèmes qu’ils ont la charge d’exploiter.

Les postures politiques ou diplomatiques n’ont rien à faire dans les salles de contrôle.

(1)  Rapports du Sénat dénonçant le sous investissement

(2) ↑ a et b Référé de la Cour des comptes sur les investissements et la gestion de projet à la DGAC

Flash Info — L’expertise des professionnels bafouée par des experts autoproclamés (1.3 MiB)

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