Username:

Password:

Mot de passe oublié ? / Help
Se Connecter / Créer un compte

Les sections locales

Les sections assurent la vie locale du syndicat. Elles sont l’interlocuteur privilégié des contrôleurs de l’organisme et de l’administration locale. Elles élisent des secrétaires de section et des représentants aux conseils régionaux. Elles participent à la mise en œuvre de la politique du syndicat et en sont le relais local.

0

Incidents Limitation Sécurité 27

4122944724_f4e0e37d5a_b

L’ILS 27 du Bourget connaît dernièrement beaucoup de problèmes, et ça n’est pas sans conséquence sur la gestion du trafic. Nous avons contacté le service exploitation pour exposer les difficultés rencontrées par les contrôleurs et réfléchir à des pistes d’amélioration.

Un parc vieillissant

Ça n’est pas nouveau : les problèmes d’ILS de l’organisme Roissy – Le Bourget sont récurrents. Le parc est vieux, les causes de pannes se multiplient, et les réparations sont difficiles. Le cas de l’ILS 27 du Bourget n’est donc pas unique, et il ne sera probablement pas le dernier…

Une maintenance exsangue

Les problèmes d’organisation et de charge de travail à la sub. RNAV imposent de faire des choix. L’ILS 26R de CDG étant inopérant depuis des mois, et en raison du calendrier de maintenance de l’ILS 26L très contraint, l’organisme doit arbitrer entre la réparation de l’ILS 27 du Bourget ou le risque de perdre la certification de l’ILS 26L. Face aux difficultés majeures à relancer l’ILS 26R après son changement, et compte tenu des conséquences opérationnelles si aucun ILS ne fonctionnait en 26 à l’approche lors des mois à fort risque LVP, il a été décidé qu’il n’était pas possible d’affecter toutes les ressources à la réparation de l’ILS 27. La situation peut donc être amenée à durer.

Un trafic perturbé

Nous avions interpellé dès les premiers jours l’administration à propos des difficultés occasionnées par les approches LOC 25. Faire des quinconces avec le trafic établi sur l’ILS 26L de CDG est difficile, et la capacité maximale théorique n’est pas tenable. Et il y aussi un impact fort sur les départs en 26R qui était au début sous-estimé. Les régulations prévues initialement ont donc été revues et étendues après nos remarques, et les CA suivent de près la situation pour les adapter à la mauvaise météo de ces derniers jours.

De nombreux incidents

Malgré cela, il y a un certain nombre d’incidents, plus ou moins graves, mais en nombre largement supérieur à ce qu’on constate d’ordinaire. Certains sont dus au contrôle, en raison de la charge de travail accrue et d’une complexité très spécifique à laquelle nous ne sommes pas rompus. D’autres sont d’origine bord, avec des pilotes qui ne respectent pas la procédure à la lettre : des paliers imprévus ou des virages qui débordent sous les axes de CDG ont été constatés.
Les butées inscrites dans le MANEX et qui limitent les décollages en 26R pendant l’exécution d’une procédure LOC 25 présentent des faiblesses car elles ont été établies empiriquement : les gros porteurs qui sont normalement prévus pour cette trajectoire volent en moyenne plus vite que les appareils qui l’utilisent actuellement. Ces derniers peuvent donc être rattrapés par les décollages de CDG et conduire à des séparations HN malgré un respect scrupuleux les repères du MANEX.
Enfin, malgré plusieurs relances, l’ILS 27 ne cesse de retomber en panne. La précipitation à vouloir réutiliser la procédure ILS a conduit au moins à deux reprises à ce qu’il s’éteigne alors que des avions étaient établis : ou comment se retrouver immédiatement avec un gros surcroît de travail…

Un incident qui aurait pu finir mal

Sans qu’on soit pour l’instant certain de l’ensemble des causes de cet incident, un appareil moyen en procédure LOC 25 et apparemment désorienté s’est établi sur la piste désaffectée. Réalisant son erreur il a fait une embardée suivie d’une remise de gaz. Lors de cette manœuvre son saumon d’aile a touché le sol, arrachant du balisage de piste. Bien que l’appareil se soit posé par la suite sans encombre, l’accident a été évité de justesse. Les services compétents sont actuellement en charge de l’investigation.

Nos demandes

Nous avons sollicité un rendez-vous avec l’administration pour demander que la butée pour la reprise des décollages de CDG soit repoussée, afin de pouvoir s’adapter aux vitesses basses et aux manœuvres non prévues des équipages en LOC 25. Nous souhaitons aussi qu’une réflexion à froid soit menée sur le cadre d’emploi de cette procédure non directe non dans l’axe, dérogatoire, validée à une époque où les dérogations et les études de sécurité n’étaient pas décidées comme aujourd’hui.
Nous réclamons qu’une période de test à blanc de longue durée de l’ILS 27 soit effectuée, pour éprouver l’efficacité des réparations avant de le considérer à nouveau comme pleinement opérationnel.
Nous avons enfin évoqué l’augmentation du nombre de vols programmés à destination de Pontoise et Beauvais, y compris hors horaires ATS.

Nos recommandations

En l’attente de la réponse officielle du Service, qui doit se concerter avec QSS et CTL, nous souhaitons recommander :

  • de retarder le repère pour reprendre les décollages 26R pendant une LOC 25, et d’attendre que l’appareil pour la 25 soit complètement axé en finale ;
  • d’informer le CA de cette adaptation pour affiner la régulation des avions à destination du Bourget au moment des pointes de départ de CDG ;
  • d’être prudents à l’annonce de la remise en service de l’ILS 27, de garder les régulations en cours, voire de continuer à travailler en LOC 25 ;
  • de surveiller attentivement la demande à destination de Pontoise et Beauvais, afin de poser des régulations si un gros surplus de trafic apparaissait ;
  • de s’enquérir tout particulièrement en nuit, hors horaire ATS, de la demande pour Pontoise afin de gérer la relève au mieux.

Le SNCTA tient à remercier l’ensemble des contrôleurs qui nous ont fait part des difficultés autour de la panne de l’ILS 27 du Bourget, et à les assurer de son soutien.

Nous enjoignons l’administration à accélérer toutes les solutions qui pourraient améliorer la situation sur le plan de la sécurité. LPV 27, limitation aux avions basés : toute mesure qui permettrait un retour à une gestion sûre et sereine du trafic à destination du Bourget doit être mise en œuvre sans délai.

LFPG CDA 186 - Incidents Limitation Sécurité 27 (790.2 KiB)

0

Motion d'assemblée générale des contrôleurs

interdire5

Les contrôleurs aériens de Lyon Saint-Exupéry, réunis en assemblée générale le 26 juin 2017, ont pris connaissance des propositions de la direction des opérations concernant le besoin opérationnel lyonnais. Ils estiment que la proposition de la DO est inacceptable et ne permettra pas de répondre en toute sécurité à la demande croissante de trafic aérien dans les espaces lyonnais, compte tenu des ambitions de développement aéroportuaire et des projets espace (SMARTSKI) et techniques (CDM@LYS) en cours.

Alors qu’au cours de la dernière réunion leurs représentants avaient offert de mener un travail de fond sur les schémas d’armement des positions, les contrôleurs lyonnais s’étonnent que cette proposition ait été déclinée par la direction des opérations.

En outre, ils condamnent le manque de transparence des « mesures de gestion » que la DO entend appliquer lors des prochains GS32h. Se basant sur l’histoire récente de Lyon Saint-Exupéry, ils rappellent que le gel dogmatique des arrivées dans un centre qui connait un nombre de départs significatif se traduit à court terme par des situations de sous-effectif ainsi que par une dégradation du service rendu et des conditions de formation.

En conséquence, les contrôleurs aériens lyonnais mandatent leurs organisations syndicales afin d’obtenir de la DO les garanties suffisantes en matière d’effectifs qualifiés permettant de faire face au développement du trafic, ceci devant se traduire dès le prochain GS32h.

Ils mettent en garde la DO sur les impacts que pourrait avoir sur l’exploitation de l’aéroport de Lyon Saint Exupéry et des espaces lyonnais une politique de gestion des ressources humaines déconnectée des réalités opérationnelles.

Ils demandent que la DO révise ses propositions sur les grilles d’armement à l’examen des propositions faites localement d’ici au 1er septembre 2017.

Adoptée à l’unanimité

20170626 SL Lyon Motion AG (43.5 KiB)

0

Flex négociée ou flex imposée ?

Après avoir laissé planer le doute sur une réelle prise de conscience du problème RH qui touche les ICA et tout le département ATM, notre administration, muette depuis les dernières bilatérales avec les OS, revient aux affaires lors du CT Énac.

Mesures entérinées

En ce qui concerne les mesures expérimentales envisagées, pas de changement par rapport à la version précédente. Applicables sur une période de charge de 12 semaines par an maximum, sécables en 3 parties maximum sur 12 mois consécutifs, elles consistent en :

  • une augmentation de l’amplitude journalière à 10 h 15 sans dépasser 40 h hebdomadaire ;
  • une limitation du contact élève à 24 h au lieu de 20 h, sans excéder deux semaines consécutives ;
  • trois créneaux de 2 heures de simulation par jour au lieu de deux, limités à 3 jours maximum par semaine ;
  • une programmation possible sur 5 jours ;
  • un dépôt de congés sur ces périodes avec un préavis de 3 mois et planification autant que possible des maintiens de compétence hors période de charge.

Contreparties obtenues

Rappelons que l’objectif premier de la démarche est le maintien du suivi pédagogique, déjà mis à mal et qui risque d’être sacrifié demain. En contrepartie, l’administration propose des récupérations associées à chaque mesure ainsi qu’une prime.
La flexibilité négociée doit par ailleurs garantir un pourcentage normal de congés durant la période de charge et un report des congés au 31 mars pour les ICA.

Enfin, l’expérimentation prévoit un suivi semestriel obligatoire sur les mesures mises en œuvre et sur la gestion des congés des ICA.

Garanties manquantes

L’écriture actuelle du périmètre n’est plus du tout satisfaisante. Tel que décrit dans la dernière version, il exclut des agents ICNA directement liés à la formation pratique. Nous l’avons signalé lors du CT, et l’administration a elle-même reconnu qu’il fallait réécrire cette partie. La position du SNCTA est claire et reste ferme : 100 % des ICNA de l’ÉNAC devront être concernés par la revalorisation ! L’administration s’est engagée, dans le cadre de ces potentielles expérimentations, à garantir un retour rapide au BO par une affectation d’ICA suffisante. Le SNCTA attend les CAP et les réunions à suivre au mois de juillet pour être convaincu que cette volonté est bien celle de SDRH et de l’ÉNAC.

Les mesures envisagées par le chantier flex. sont partiellement appliquées aujourd’hui. Certains ICA font déjà les frais du manque d’effectifs dans leur planification quotidienne. Tous les ICA doivent dès à présent anticiper leurs congés et leurs maintiens de compétences pour le second semestre 2017. L’encadrement n’aura d’autre choix que de durcir ces contraintes pour répondre à la demande, avec ou sans export, avec ou sans flexibilité négociée.

La question est donc de savoir si, comme certains le proposent, nous ferons ces efforts sans suivi de qualité et sans contrepartie… ou si nous exigeons un pilotage de cette période et des mesures d’accompagnement.

0

Je marche seul !

Panneau « Stop », « wrong way »

Alors que le déroulement des commissions de détachement était un exercice jusque là consensuel et que l’ensemble des participants adhérait unanimement au principe d’optimisation des carrières des contrôleurs, l’administration locale a décidé, mardi 6 juin 2017, de rompre avec cet usage.

Inventant un pseudo-principe de « poste à profil », valable uniquement pour la subdivision « contrôle », l’administration est passée en force, contre l’avis unanime des représentants des contrôleurs.
Les organisations syndicales ont toujours œuvré à ce que les détachements permettent l’optimisation de la carrière du plus grand nombre à Lyon. Nous ne cautionnons pas des décisions unilatérales et arbitraires. Les arguments présentés en commission ne nous ont pas convaincu et nous regrettons que l’administration fragilise un système qui a fait ses preuves jusqu’à présent.

20170608 SL Lyon Tract Intersyndical Commission Détachements (275.5 KiB)

0

Breizh Info — L’heure de la consultation a sonné

Urne et enveloppes bleues
  • Suite à son entrevue avec la DO, le chef de centre nous a annoncé la tenue d’un CT le 7 juin prochain.
  • À l’ordre du jour, le nouveau tour de service (et le tableau d’absences associé) qui sera applicable au CRNA-Ouest à compter du 4 septembre 2017 et jusqu’à fin mars 2019.
  • Au vu du calendrier très serré et conformément à ses engagements, le SNCTA proposera une alternative au projet de l’administration ; il organisera une consultation des personnels à partir du 29 mai, et invite, une nouvelle fois, les autres OS à se joindre à lui.

Proposons, votons, avançons.

Breizh Info — L’heure de la consultation a sonné (438.8 KiB)