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Aix — LFMMLe blog de la Section Locale du CRNA Sud-Est, basé à Aix-en-Provence.

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Levée de préavis : halte aux fake news !

53160166 - cartoon road going over hills into the sunset or sunrise

Décryptage du relevé de conclusions

Fidèle à sa réputation, le SNCTA a levé son préavis de grève des 18, 19, 20 janvier. Au-delà de l’ironie que cela suscite naturellement, il est nécessaire de s’attarder sur les raisons réelles de cette levée, de les analyser et d’en faire le bilan. Qui mieux que les signataires pour expliquer et répondre aux interrogations ? Entre caricatures, parodies et incompréhensions, place aux faits…

Un préavis au mois de janvier à Aix, vraiment ?

Comme nous l’avons expliqué à plusieurs reprises, le choix de la date de ce préavis n’était certainement pas anodin. « Pas assez de dégâts », « trop de droits à absences à cette période », « un seul syndicat contre les tours de service » entendait-on parfois. Il ne faut cependant pas négliger le calendrier dans lequel il s’est inscrit :

  • début janvier, l’administration devait passer en force sur ses TDS. Nous le combattions tant sur le fond que sur la forme (voir CDA ici ) ;
  • le 12 janvier, un CT DSNA devait se tenir, sans que le sujet des effectifs ne soit à l’ordre du jour ;
  • fin janvier, le traditionnel GT Effectif devait être programmé pour définir les affectations des CRNA/LFPG/LFPO, sans qu’aucune cible pour les CRNA – a fortiori pour Aix – ne soit encore définie malgré les engagements protocolaires de l’administration.

Refuser de se faire imposer un TDS et exiger de l’administration une vision sur les effectifs sont les priorités que nous avons défendues pendant 3 jours de conciliation, jusqu’au 17 au soir.

Le retrait des TDS

Le SNCTA demandait le retrait des TDS – à défaut de leur suspension jusqu’en mars comme annoncé le 8 janvier après le passage en force en CT. Devant le refus de l’administration de céder sur cette suspension, fût-elle décalée d’un mois comme proposé, ou de conditionner le retrait à un GT conclusif (subjectivité laissée à l’encadrement), nous décidions de ne pas lever notre préavis. En effet, les TDS de l’administration n’étant ni socialement acceptables, ni opérationnellement viables, comment peut-on imaginer un management productif dans lequel un GT travaillerait avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête ? Ce n’est pas ce qui s’appelle un dialogue social apaisé…

Suite aux premiers CT envahis, il avait été proposé et accepté que des réunions se tiennent pour tenter de déminer la situation, d’abord avec chaque OS, puis fin janvier avec les CE/CDS. Les bilatérales avec le SNCTA et l’UNSA-ICNA n’ont manifestement rien donné (les TDS sont bels et bien passés) ; la réunion avec les CE/CDS ne s’est pas encore tenue.

C’est dans le cadre de cette réunion que nous avons conclu que le retrait des TDS pouvait être effectif très simplement. Contrairement aux idées honteusement manipulées par nos détracteurs, voici ce qu’il en ressort :

  • le 24 janvier, les CE/CDS devront définir les modalités d’un futur GT : calendrier, participants, cadrage… Il ne s’agit en aucun cas de travailler à l’élaboration des TDS eux-mêmes, ce travail étant de la responsabilité des experts et OS ;
  • le travail s’effectuera uniquement dans le cadre de l’arrêté de 2002 de manière à réunir toutes les OS autour de la table. Si le SNCTA, mandaté par ses adhérents, défendra un projet expérimental, celui-ci n’entrera pas dans ce GT (tout comme c’était le cas en mars 2017 pour le cadre alternatif de l’UNSA-ICNA). Le SNCTA n’est pas dogmatique et souhaite qu’un tour arrêté de 2002 soit construit par les contrôleurs à défaut du travail bâclé de l’administration ;
  • l’attribution des JRH sera sécurisée : 12 JRH pour le même volume horaire qu’aujourd’hui ! N’en déplaise encore une fois à nos détracteurs qui affirment le contraire !
  • les critères établis lors du GT Horaires de 2012 seront maintenus, comme demandé par les OS ;
  • le temps de briefing et de relève seront de nouveau pris en compte dans le temps de travail hebdomadaire ;
  • trois horaires seront étudiés (hiver, mi-saison, été) au lieu d’un été très long (et sur-capacitif) et d’un hiver plus court. C’est dans cette logique que la période d’été sera cantonnée à 14 semaines maximum ;
  • les TDS auront pour objectif un « niveau de performance opérationnelle globalement équivalente » aux TDS de l’administration. Il ne s’agit en aucun cas d’être aussi performant que l’administration. Nous avons acté le fait qu’il est impossible pour nous de répondre partout à la demande de trafic, du moins pas sans effectif. Il s’agira pour le GT de définir les priorités des TDS, les plages horaires à « sacrifier » au profit d’autres créneaux. C’est dans cette logique qu’un consensus pourra s’opérer et faire aboutir le GT.

Le SNCTA prend pleinement ses responsabilités en offrant aux contrôleurs la possibilité de travailler à de meilleurs TDS dont des éléments seront déjà sécurisés : JRH, critères, briefing et relève, bornes de l’horaire d’été, capacité perfectible. Le SNCTA offre la possibilité que le 24 janvier soient définitivement jetés les TDS insensés de l’administration.

Parlons des effectifs…

En 2012, l’administration nous promettait à tous 13 PC par équipe en échange d’une réforme horaire. Suite à cette promesse non tenue, les OS ont toutes revendiqué des affectations à Aix pour arriver à 13 PC par équipe. Bien malhonnêtes sont ceux qui s’octroient la paternité de cet objectif ou le monopole de la problématique des effectifs. Bien naïfs ceux qui s’appuient sur les promesses d’un encadrement local quel qu’il soit alors que la problématique est nationale.

Quand l’UNSA-ICNA s’agite, le SNCTA travaille. Les explications techniques ci-dessous sont nécessaires pour comprendre la situation : un peu de pédagogie à défaut de démagogie.

…du protocole

Le protocole signé l’année dernière acte – à la demande du SNCTA – la définition de BO pour les CRNA, qui jusque-là n’en avaient pas. Ces BO devaient être définis « au plus tard à compter de début 2018 ». Pourquoi des BO en CRNA ? Car tous les ans, le GT Effectifs de début janvier définit pour l’année en cours les ressources (AVE + ENAC) attribuées dans les CRNA, LFPG et LFPO. Tous les ans, l’administration locale de chaque centre tire la couverture à elle, sans cible objective et sans résultats réellement probants. La définition des BO mettra fin à ce cirque et permettra d’allouer objectivement les ressources disponibles.

…du CT DSNA

Vendredi 12 janvier se tenait un CT DSNA, sans que le sujet des effectifs soit à l’ordre du jour ! Le SNCTA était le seul à déposer des questions diverses traitant des effectifs. Appuyé par le préavis de grève du CRNA-SE, le SNCTA a exigé de l’administration que des BO soient enfin annoncés en CT DSNA, en vue du GT Effectifs 2018 ; il a obtenu partiellement gain de cause.

En effet, le DSNA a annoncé des BO à l’horizon 2023 (l’effectif national étant en baisse jusqu’en 2020, puis revenant au niveau de 2016 en 2024, lorsque les recrutements du protocole seront qualifiés), sous forme de fourchette… Ces BO seront à retravailler et à confirmer avant le GT Effectifs 2018.

…de la conciliation

Rentrons dans le vif du sujet. Oui le SNCTA défend les effectifs et un BO à 13 par équipe pour Aix ; non le préavis de grève déposé localement ne mentionnait volontairement pas d’objectif chiffré. Encore une fois, quelques explications ont déjà été données depuis longtemps à ceux cherchant réellement à en avoir. La problématique des effectifs est nationale et ne peut être traitée par un seul centre, même si localement à Aix le sous-effectif est une évidence pour tous, comme la nécessité de 13 par équipe.

Pour autant il aurait été absurde qu’un préavis local revendique un objectif chiffré :

  • soit l’administration aurait refusé une conciliation ;
  • soit elle nous aurait donné gain de cause. Mais dans ce cas, chacun est à même de comprendre que nos collègues des autres centre emboîteraient légitimement le pas ; l’administration distribuerait des promesses à tout va qui n’auraient par définition plus aucune valeur.

C’est dans le cadre d’une problématique nationale et d’un équilibre entre les centres que le SNCTA a abordé la situation de sous-effectif à Aix, comme mentionné dans le préavis. Au-delà des annonces de BO faites par le DSNA à l’horizon 2023, la section locale SNCTA a exigé que soient définies pour tous les centres des étapes intermédiaires et à court terme pour que des actions concrètes soient entreprises.

Au vu des temps de qualification des sorties ENAC et des AVE, nous savons tous qu’il est trop tard pour les années 2018 et 2019 ; conséquence de la gestion désastreuse d’une administration sans vision à moyen/long terme. La première étape est donc l’objectif 2020.

Un « dimensionnement minimal à 12 PC par équipe à l’horizon 2020 » est un objectif très ambitieux. Peut-on agir avant 2020 Non. Devons-nous passer par 12 PC par équipe avant d’arriver à 13 ? Oui. Contrairement aux caricatures véhiculées, pour le SNCTA ce n’est qu’un point d’étape vers un BO à 13. Il est facile de proposer un projet démagogue et séduisant, sans que l’équilibre entre les centres n’entre en considération. Mais en réalité, un projet – comme un syndicat – sans portée nationale n’est pas viable et ne peut aboutir.

Dans ce contexte d’équilibre national et de sous-effectif local, le SNCTA a concilié :

  • la définition « d’objectifs intermédiaires de dimensionnement des CRNA, […] notamment l’échéance 2020 ». Pour des mesures concrètes et rapides le temps que soient établis et affinés des plans d’affectation pérennes pour atteindre les BO des centres ;
  • dans le « cadre des objectifs intermédiaires équilibrés entre les centres, une attention particulière portée au calendrier de retour à un effectif qualifié de 12 PC par équipe au CRNA-SE ». C’est l’enjeu du GT Effectifs 2018 ! Mais attention, le SNCTA prévient dès à présent que l’équilibre des centres est important : il ne s’agit pas de récupérer 24 sorties ENAC (privant de mutation les collègues des autres centres) ni de récupérer 65 AVE paralysant le reste de la France. Les solutions simplistes ou faciles malheureusement ne fonctionnent pas.

Les éléments obtenus en conciliation par le SNCTA doivent s’analyser en tant que tels, sans qu’ils soient caricaturés, déformés ou retournés en reculades. Pour autant, chacun est libre d’apprécier les garanties obtenues, de les juger suffisantes ou insuffisantes pour avoir levé le préavis, à la lumière des quelques explications et faits détaillés dans ce tract.

Qu’avons-nous à perdre en se rendant à la réunion CE/CDS du 24 janvier ? Rien. Qu’avons-nous à gagner ? L’abandon des tours de service de l’administration et la reprise en main par les contrôleurs des horaires de 2018.

Nous l’avons longuement répété à l’administration – déjà bien avant le dépôt de ce préavis – aucun tour de service ne palliera le problème du sous-effectif du CRNA-SE. Le SNCTA sera extrêmement vigilant quant aux résultats des travaux nationaux sur les BO, des plans d’affectation à court et moyen termes et du GT Effectifs décalé à mi-février. Le SNCTA exhorte l’administration à travailler rapidement pour donner des perspectives au CRNA-SE en préservant l’équilibre des centres, conformément à ses engagements.

Vous êtes ouverts aux débats ou voulez vous investir ?

Une question, un doute ? Écrivez-nous : lfmm@sncta.fr

Rejoignez-nous : http://www.sncta.fr/adherer-au-sncta/

 

2018-01-20 LFMM CDA - Relevé De Conclusions (2.1 MiB)

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Flash Info — Préavis levé : quelles garanties ?

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Le SNCTA a obtenu le retrait du TDS de l’administration le 24 janvier à l’issue de la réunion CE/CDS si ceux-ci conviennent d’un calendrier pour travailler à un nouveau TDS dans le cadre de l’arrêté de 2002. Nous, contrôleurs, reprenons la main sur notre avenir !

Le SNCTA a obtenu la reconnaissance de la situation d’urgence et de sous-effectif du CRNA-SE : une attention particulière sera portée à l’égard d’Aix dans les instances nationales pour retrouver au plus vite et comme objectif intermédiaire 12 PC/équipe. Pour le SNCTA, ce n’est qu’une étape vers un BO à 13.

Le SNCTA a obtenu que l’administration se mette urgemment au travail et définisse d’ici le GT 7 un objectif intermédiaire de dimensionnement de tous les centres à l’horizon 2020.

Fidèle à ses engagements, le SNCTA a écouté les contrôleurs aixois et leur a rendu le débat sur leurs conditions de travail. Le SNCTA restera extrêmement vigilant aux suites données dans les prochaines semaines au travers du GT 7 et du GT Effectif, premières garanties de nos futures conditions de travail. Le SNCTA, syndicat national, s’attachera à l’équilibre des centres tout en mettant le focus sur un CRNA-SE en crise.

Vous en avez assez de ne pas pouvoir vous exprimer ? Que le débat soit confisqué ?

Rejoignez-nous : lfmm@sncta.fr

Lisez ici le relevé de conclusions des réunions de conciliation :

2018-01-17 Relevé De Conclusions Réunions Conciliation Aix VD (0.1 MiB)


2018-01-18 CRNA-SE Levée De Préavis (0.5 MiB)

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Conciliation : DROIT DANS LE MUR !

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L’Administration fidèle à ses errances a :

  • refusé le retrait du tds imposé par la direction du CRNA-SE ; et
  • refusé de protéger les contrôleurs d’Aix pour l’été 2020 en leur assurant 12 PC par équipe, comme point d’étape vers les 13 PC promis en 2012.

Pire même, l’Administration s’est montrée incapable d’apporter de réelles garanties d’effectifs quel que soit le centre.

Face à l’incapacité récurrente de l’administration à entreprendre les actions nécessaires pour retrouver un dialogue social apaisé au CRNA-SE.
Le SNCTA appelle à la grève les 18,19 et 20 janvier. Mobilisons-nous !

Réunion d’information ouverte à tous mercredi 17 janvier à 9 h en salle CT

FI Conciliation (0.6 MiB)

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Flash Info — Grève au CRNA Sud-Est

Thermomètre « risque » qui explose

Que les choses soient claires : les ICNA du CRNA-SE ne connaîtront aucune réorganisation du travail sans garanties sur les effectifs !

Le SNCTA exige que des engagements sur les BO des centres soient donnés immédiatement. Pour le retrait des tours de service insensés de l’administration locale et dans l’attente d’un BO aixois à 13 par équipe, le SNCTA appelle à la grève les 18, 19 et 20 janvier.

FI Grève CRNA SE (1.4 MiB)

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Prévisions d'effectifs horizon 2020

Thermomètre « risque » qui explose

Effectifs qualifiés en équipe en 2020 = 264

Soit 9 équipes à 11 PC à l’est et à 6 équipes à 10 PC à l’ouest.

Pour les 3 prochaines années, il est déjà trop tard pour compenser cette gestion RH affligeante, quels que soient les recrutements à venir (qui seraient au mieux opérationnels en 2021).

Les prévisions d’effectifs qualifiés à l’horizon fin 2020 : moins de 11 PC par équipe…

Pour le hors-salle avec qualif : au minimum 10 personnes en moins

Un impact opérationnel à venir, des projets majeurs ralentis : le SNCTA refuse que les contrôleurs pâtissent d’une mauvaise gestion RH de l’administration. Imposer un nouveau tour de service inadapté, encore plus fatigant et non-validé n’est certainement pas la solution.

Vous en avez assez de ne pas pouvoir vous exprimer ? Que le débat soit confisqué ? Rejoignez-nous : lfmm@sncta.fr

Etat Des Lieux Effectifs LFMM (1.4 MiB)

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Projet "Aix 2018", devoir de vérité — Épisode III — L’état des lieux des effectifs

Thermomètre « risque » qui explose

Cinq ans après avoir accepté la réforme horaire de 2012, le constat est simple et unanime : d’un côté les contrôleurs du CRNA-SE ont respecté leur part du contrat en fournissant des efforts inégalés ailleurs, de l’autre l’administration court toujours après sa promesse de 13 PC/équipe. En attendant avec impatience les garanties sur les effectifs annoncées par notre chef de centre, quelle réalité concrète se cache derrière cette baisse qui se poursuit ?

Alors que le nombre total de contrôleurs du CRNA-SE détenant une mention d’unité valide était stable ces quatre dernières années, il a atteint son plus bas au 1er janvier 2018. Cette vision comptable et globale des effectifs n’est cependant pas satisfaisante car elle masque notamment la répartition entre les contrôleurs en salle et hors salle impactant respectivement la capacité opérationnelle et les projets du centre.

L’effectif qualifié en salle…

Le nombre de PC en équipe (hors ACDS) atteint le triste record de 286. La distinction entre les deux zones dresse le bilan affligeant d’une zone Est ayant été longuement à moins de 12PC/équipe et d’une zone Ouest en chute libre depuis deux ans qui s’oriente vers une même période de sous-effectif. Nous sommes bien loin de la promesse de 2012 !

Évolution PC/équipe LFMM (0.2 MiB)

…et le dimensionnement hors-salle

Le CRNA-SE doit dégager de la ressource hors-salle pour répondre aux projets du centre : entre 2013 et 2017, le nombre de détachés a augmenté de 30%, amenuisant d’autant la salle. Ce dimensionnement est indispensable notamment pour le défi 4F, toujours retardé. Mettre en adéquation une ambition sur de tels programmes avec une politique de recrutement en salle et hors-salle cohérente l’est tout autant et permettrait de montrer aux contrôleurs que nos dirigeants ont une réelle vision pour le centre.

Au contraire, l’administration continue d’avancer tête baissée avec une nouvelle réforme horaire non-consentie, sans ressources humaines et techniques suffisantes, qui se soldera inévitablement par un échec.

Les départs à la retraite…

Une des premières causes de la fonte des effectifs est identifiée depuis longtemps : le centre subit depuis plusieurs années une vague de départ à la retraite sans précédent et ce phénomène va s’accentuer. Cela représente plus d’1PC par équipe et par zone sur les 3 prochaines années.

Départs Retraite LFMM (40 KiB)

…et les départs massifs en CAP

Du côté des CAP le constat est également amer au vu des mutations au départ du CRNA-SE : le soleil aixois ne suffit plus ! Sur les quatre dernières CAP le CRNA-SE se retrouve trois fois comme deuxième centre pourvoyeur d’effectif, derrière Athis. La tendance s’accentue en 2017 avec 14 mutations. Par ailleurs, contrairement aux années précédentes, les mutations ne sont plus majoritairement à destination de l’Outre-Mer ; celles-ci représentent désormais une minorité de cas (moins de 40% sur la dernière CAP) ce qui est un phénomène nouveau et un indicateur caractéristique de conditions de travail qui se sont fortement dégradées.

Et dans les tuyaux ?

D’ici 2020, l’effectif potentiellement qualifié est déjà connu : 12 AVE + 7 ENAC actuellement en formation + 16 AVE retenus aux CAP 2017. Il ne permettra clairement pas de faire face aux départs à la retraite et en CAP des trois prochaines années !

La fonte des effectifs est inévitable sur les trois prochaines années, quelles que soient les solutions envisagées pour l’avenir. Pour autant, les contrôleurs ne feront pas les frais de cette gestion sans vision de notre administration. Aucun tour de service ne palliera le problème de sous-effectif du CRNA-SE. L’administration se trompe en voulant imposer sans dialogue un nouveau tour de service, opérationnellement inadapté et toujours plus fatiguant, socialement inacceptable et surtout que les contrôleurs n’auront pas choisi. Le SNCTA n’acceptera aucun tour dégradant davantage nos conditions de travail. Contre ce projet et cette méthode, le SNCTA appelle à la grève les 18,19,20 Janvier 2018.

Episode III - Etat Des Lieux Des Effectifs (1.8 MiB)

 

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Le SNCTA appelle à la grève à Aix

Panneau « Stop », « wrong way »

L’administration veut passer en force son projet de nouveaux horaires : Dites-lui NON !

Aucune concertation avec les représentants du personnel !

Aucun travail en GT !

Aucune présentation préalable aux ICNA du CRNA-SE !

LES 18, 19 ET 20 JANVIER 2018

MOBILISEZ-VOUS !

LFMM FI Grève SNCTA (0.7 MiB)

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Projet « Aix 2018 », devoir de vérité — Épisode II — Moyens techniques et 4F : retour vers le passé et futur

Thermomètre « risque » qui explose

Une nouvelle fois le CRNA-SE a démontré sa performance au cours de l’été 2017 en passant un trafic record malgré un contexte de sous-effectif récurrent et de moyens techniques obsolètes, sujets à des pannes fréquentes. Il ne s’agit plus pour nos dirigeants de se contenter de souligner le professionnalisme indéniable dont font preuve les contrôleurs du CRNA-SE mais de prendre réellement la mesure du danger qui pèse sur des personnes n’ayant plus confiance en leurs outils.

Des problèmes récurrents, connus…

Les contrôleurs reportent fréquemment des problèmes techniques qui nuisent à l’exercice serein de leurs fonctions. Ces problèmes, spécifiques ou non au CRNA-SE, sont pour certains connus depuis longtemps :

  • fréquences multiples non secourues ;
  • déclenchement du filet de sauvegarde tardif ;
  • couvertures radio et radar insuffisantes ;
  • dysfonctionnements d’affichage des plots/étiquettes…

…mais bien réels

Bien que les contrôleurs se soient au mieux adaptés à ces conditions dégradées elles n’en sont pas pour autant banales et encore moins normales. D’autres problèmes, moins communs, sont apparus de manière épisodique, affectant d’avantage la confiance des contrôleurs en leurs outils :

  • surcharge du calculateur EXSA fin mai faisant apparaître sur l’écran radar un pavé indiquant une anomalie du fonctionnement du filet de sauvegarde ;
  • passage d’un vol à travers W et Y sans contact radar ni radio (le non-contact radio ne provenant pas d’un dysfonctionnement technique) ;
  • des écrans radar figés, pendant quelques secondes ;
  • apparitions de multiples plots fantômes sur plusieurs secteurs, résultants d’une image miroir du radar de Cima Canestreddu…

Si l’écran radar et les fréquences radio sont les yeux et les oreilles des contrôleurs, le SNCTA ne saurait tolérer une quelconque déficience !

Par conséquent, le SNCTA demande à l’administration de dresser avant l’été 2018 un état des lieux objectif (état, risques, durée de vie…) de nos moyens techniques, allant au delà des déclarations d’intentions de ces derniers jours et surtout d’y apporter des solutions concrètes au plus vite.

Le SNCTA demande en parallèle la mise en place au CRNA-SE d’outils sur position, permettant — tout en déchargeant les ACDS et comme c’est le cas dans d’autres CRNA :

  • la visualisation du profil de vol des avions ;
  • l’accès consultatif d’une partie des courbes de trafic.

Quel avenir pour les prochaines années ?

Dans un contexte de détérioration de nos outils techniques, d’obsolescence du matériel, d’utilisation de strips papier archaïques — incompatibles avec du full datalink — nous attendons tout de même pour l’été 2018 :

  • l’ALISEP, devant permettre de déterminer la distance minimale entre deux avions établis en cap ;
  • les paramètres bord descendants, renseignant les contrôleurs sur les niveaux sélectés, le cap de l’avion et sa vitesse indiquée ;
  • le nouveau filet de sauvegarde STCA, tenant compte des rattrapages lents.

La DSNA connaît tout de même un retard colossal de modernisation qui se manifeste au CRNA-SE à travers les retards du programme 4-Flight. Il est temps que l’administration informe les contrôleurs de la réalité de la situation :

  • le coût de 4F approche aujourd’hui le montant colossal d’un milliard d’euros (depuis 2011) ;
  • l’IHM de 4F doit finalement être partiellement recodée puis testée à nouveau, retardant la mise en service au plus tôt à l’hiver 2020/2021 ; en cas de retard supplémentaire, la mise en service de 4F pourrait-elle perturber l’organisation de la coupe du monde de rugby en 2023 ? Ou même les JO… ?

Le SNCTA est indigné de voir la manière dont ce dossier a été managé. Il n’accepte pas que la mise en place de 4-Flight puisse n’intervenir qu’après la détérioration complète d’ODS/CAUTRA actuels !

En outre, le passage sous environnement EEE, réclamé par certains, semble n’être qu’une chimère : il faudrait re-configurer tout le service technique (tourné aujourd’hui pour faire face au projet 4F), réaliser le paramétrage local, créer une transformation pour Aix avec de nouveaux détachés puis effectuer sur au moins 18 mois cette nouvelle transformation. Nous estimerions à 4 ans au minimum le temps d’un passage à EEE pour Aix à l’heure actuelle !

Alors que notre administration compte imposer des tours de service dénudés de sens opérationnel, toujours plus contraignants et plus fatiguants, contre lesquels le SNCTA a déposé un préavis de grève local les 18, 19 et 20 janvier, elle semble en plus oublier qu’elle dispose ni des moyens techniques ni des ressources humaines à la hauteur de ses ambitions. Le SNCTA dénonce une fois de plus ce management désastreux. La section locale exhorte en outre la DSNA à faire porter tous ses efforts et à user de tout son pouvoir de persuasion envers Thales et la DTI pour que le projet 4F aboutisse enfin dans les meilleurs délais au CRNA-SE. Le SNCTA encourage chaque contrôleur à lui retransmettre les problèmes techniques liés à nos outils en fin de vie, en plus des FNE indispensables au traitement de ces événements. Une seule adresse : lfmm@sncta.fr

CDA-Moyens-Techniques-2- (0.9 MiB)

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STOP !

Panneau « Stop », « wrong way »

Depuis plus d’un an, le SNCTA demande un espace de dialogue permettant de discuter des conditions de travail des contrôleurs du CRNA-SE et de définir les tours de service de 2018. L’administration a fait le choix de refuser l’ouverture d’un GT Horaires avant l’été, pour affirmer en plein hiver (…) sa volonté de passer en force sa réforme RH d’ici janvier 2018.

Le SNCTA dénonce cette attitude et s’oppose fermement à ce que les contrôleurs soient privés de débats leur permettant de prendre en main leur destin. Le SNCTA rejette également le contenu de cette réforme punitive qui est un non-sens opérationnel, un non-sens sécuritaire et un non-sens social tant nos conditions de travail y sont dégradées.

Pour ces raisons, le SNCTA appelle à la GRÈVE du jeudi 18 janvier 2018 (6 h 30) au dimanche 21 janvier 2018 (6 h 30).

LE SNCTA FERA TOUT CE QUI EST EN SON POUVOIR POUR QUE LES TOURS DE SERVICE DE L’ADMINISTRATION NE SOIENT PAS APPLIQUES EN 2018.

IL REFUSE TOUTE ÉVOLUTION QUE LES CONTRÔLEURS N’AURAIENT PAS VALIDÉE.

STOP ! (0.7 MiB)

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Projet « Aix 2018 » : Devoir de vérité — Épisode 1

Thermomètre « risque » qui explose

Tours de service du CT du 4 décembre 2017 : une copie à jeter

Les tours de service que l’administration entend nous imposer sont enfin sortis. Le SNCTA les rejette catégoriquement ainsi que la méthode employée. Quelques explications…

Le contenu des tours de service (TDS)

L’administration a envoyé comme documents de CT de nouveaux tours de service pour 2018 qu’elle compte passer en force. Elle introduit comme changement majeur dans son projet de réforme trois tours de service pour chaque zone :

  • un TDS hiver, d’une durée d’application de 15 semaines ;
  • un TDS mi-saison, d’une durée d’application de 23 semaines ;
  • un TDS été, d’une durée d’application de 14 semaines.

Le SNCTA n’est pas opposé à l’idée d’une troisième période, à condition que celle-ci permette d’améliorer les conditions de travail des contrôleurs et non de les dégrader davantage. Sans surprise, les TDS de l’administration ne vont pas dans ce sens, bien au contraire !

Zone Ouest
Hiver Mi-saison Été
Volume horaire hebdomadaire réel* 32 h 20
(+0 h 20)
34 h 35 h 30
(+1 h 30)
Nombre de vacations d’au moins 10 h 2 3 5
(+2)
Nombre de vacations de 11 h 2 3 3
Zone Est
Hiver Mi-saison Été
Volume horaire hebdomadaire réel* 32 h 20
(+0 h 20)
34 h 35 h 30
Nombre de vacations d’au moins 10 h 3
(+1)
3
(+1)
4
Nombre de vacations de 11 h 3
(+3)
2
(+2)

* Le service applique unilatéralement une nouvelle méthode de calcul, pioche arbitrairement dans des textes de lois opposés, et affiche des temps sous-estimés. Le SNCTA dénonce ce tour de passe-passe.

Non seulement cette augmentation du temps de travail va générer plus de fatigue pour les contrôleurs mais elle s’accompagne d’autres mesures également condamnables :

  • le nombre d’heures au-delà des 32 h hebdomadaires réglementaires atteint 100 h, soit environ 40 h qui s’ajoutent encore à celles d’aujourd’hui et ce, sans compter le J0 !
  • les pauses d’« équipe » sont fractionnées à un niveau jamais atteint ;
  • le J0 s’effectue en binômes dont les montées sont davantage décalées et les horaires potentiellement variables d’un jour sur l’autre ;
  • la gestion de la salle par le chef de S2 de la zone Est un non-sens opérationnel avec plusieurs tenues de fonction CDS de 30 ou 45 minutes seulement ;
  • cerise sur le gâteau, les S1 de la zone Ouest qui débutent à midi n’ont aucune pause déjeuner prévue…

Dans le contexte d’un effectif toujours en baisse et d’un trafic qui explose, ces indicateurs défient toute logique en allant à l’encontre des enjeux sécuritaires et de maîtrise de la fatigue que notre profession requiert.

La méthode employée

La relation de confiance entre la salle et son encadrement est complètement rompue, et l’extrême tension qui règne ne saura être calmée par une démonstration de force de l’administration.

Le SNCTA revendique — depuis plus d’un an — un espace de dialogue adéquat pour chercher des solutions aux problèmes RH du CRNA-SE.

En ce sens nous regrettons :

  • le refus de notre encadrement local d’ouvrir à notre demande un GT Horaires dès la signature du protocole 2016 ;
  • le refus de nos administrations locale et centrale d’ouvrir un GT Horaires avant l’été 2017, conformément aux demandes de l’assemblée générale intersyndicale du 22 mai ;
  • la non-ouverture du GT Horaires convoqué le 22 septembre, à cause de son blocage par une partie des contrôleurs ;
  • la menace de passage en force d’un nouvel horaire en CT, qui représenterait un affront sans précédent.

Dans ce contexte, nous affirmons dès à présent que les propositions outrancières de l’administration décrites plus haut ne méritent pas d’être étudiées.

Le SNCTA maintient sa position : un espace de dialogue est nécessaire pour travailler avec l’encadrement, les organisations syndicales et des représentants d’équipes. En revanche, le SNCTA s’oppose à ce qu’une réforme ne dégrade davantage les conditions de travail du CRNA-SE. Il refuse toute évolution que les contrôleurs n’auraient pas validée.

Le SNCTA rejette sans appel les tours de service « proposés » par l’administration en préambule au CT du 4 décembre. Ils sont d’ores et déjà inacceptables en termes de conditions de travail et de maîtrise de la fatigue. Le SNCTA met en garde une nouvelle fois l’administration sur ce type de management sans vision ni dialogue, qui nous conduit droit dans le mur tant sur la sérénité nécessaire en salle pour un service de qualité que sur le plan de la sécurité.

CDA - Projet Aix 2018 (0.8 MiB)

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