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Athis-Mons - LFFFLe blog de la Section Locale du CRNA Nord.

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L’avenir droit dans les yeux

Calendrier avec des shifts

La CAP de la semaine dernière accélère la fonte des effectifs du CRNA Nord. Après les 8 départs de décembre dernier, ce sont cette fois-ci 13 PC qui ont été mutes. Le faible nombre d’arrivées « dans les tuyaux » fait que dès l’été prochain, toutes ou quasiment toutes les équipes ne compteront plus que 11 PC ! Que faire dans un tel contexte pour garantir nos conditions de travail ? 

Tours de service « Expés » ?  Autour de nous, certains centres ont choisi d’entrer dans un « TDS expé » afin de s’adapter à la variabilité et l’augmentation du trafic dans un contexte où les effectifs opérationnels qualifiés d’ICNA vont diminuer d’environ 170 agents par rapport au nombre actuel à l’horizon 2020.

Ces « expés » sont en fait une modification de notre cycle de travail, contre rémunération et récupérations supplémentaires. A partir d’un socle national commun, un cadre local a été décliné et est actuellement en test dans trois CRNA (Reims, Bordeaux et Brest) et deux Approches (Roissy et Nice).

La durée de toutes les vacations, hors nuits, est limitée à 8h30 et sur chaque cycle une partie de l’équipe (à définir localement) travaille un septième jour supplémentaire, contre récupération. Ainsi, le nombre de cycles pendant lequel le rythme de travail passe à « 7 sur 12 » est calculé de manière à ce que chaque PC fasse 6 « septièmes jours ». Ceci étant, cela n’empêche pas aux PC choisis pour travailler ces journées supplémentaires de poser quand c’est possible une récup sur un autre jour du cycle, puisque chaque journée donne droit à récup. Le reste de l’année, le rythme de travail revient au « un jour sur deux » que nous connaissons

Partout où cette nouvelle formule a été testée, ces aménagements du tour de service ont permis de garantir à la fois une offre plus adaptée à la demande de trafic et d’offrir plus de congés que dans le cadre actuel.

Mais alors que le CRNA Nord est l’organisme de la DSNA qui a connu la plus grosse baisse des effectifs – 40 PC en moins sur les cinq dernières années, et autant pour les cinq prochaines-, le sujet reste tabou. Quel est le plan de l’administration pour continuer à alimenter sans délais des plateformes parisiennes dont le trafic à la pointe est en augmentation ? Demain, quelle offre de secteurs minimale pour le CRNA Nord et ce pour combien de congés autorisés ?

Et le CRNA Nord ?  Notre centre n’a pas la saisonnalité très forte des centres du Sud et de l’Ouest, il n’a pas non plus la variabilité horaire de Reims, nos pointes d’arrivées et de départ se situent toujours aux mêmes horaires. Centre à l’i1 le plus faible de la DSNA, il fait figure d’exception. Pour autant, notre particularité s’explique aisément car nous avons besoin lors des pointes d’arrivées comme de départs d’assurer l’écoulement d’un grand nombre d’avions. Pour contrôler ces flux de trafic, nous devons travailler sur des secteurs a minima dégroupables, et dégroupés en fonction des conditions particulières de chaque jour. Sans quoi les capacités seraient mécaniquement plus faibles et les 71 à 73 arrivées par heure pour Roissy-CDG (80 visées à l’horizon 2020) ne pourraient être assurées ! Le CRNA Nord a donc une importance stratégique pour la DSNA et pour la desserte de la première plateforme française en particulier. Il est urgent de reconnaître ses besoins en offre de secteurs comme en effectif PC.

Dès aujourd’hui, en particulier pour certaines équipes en zone W (qui ponctuellement ont vu fondre leur effectif qualifié à 10 voire 9 PC !), puisqu’aucun cadre ne permet à l’administration locale d’amener de la robustesse à notre tour de service, et que son objectif reste d’assurer un écoulement sans délai du trafic, elle procède de manière insidieuse :

  • Pour pallier des absences imprévues, l’administration a trouvé un subterfuge et s’attache à équilibrer les équipes par binômes. Ensuite en cas de besoin, il n’y a plus qu’à faire un switch c’est à dire piocher dans l’équipe jumelle, mélangeant :
    • M : 6h15-14H et J1 : 7h-15h
    • J2 : 8h-18h et S1 : 11h-22h ou 14h-22h
    • S2 15h-23h ou 15h-23h30 et N : 19h-6h15

Cette flexibilité évite bien des retards cause staffing. 

  • Si aucune solution ne peut être trouvée dans l’équipe jumelle, l’administration recherche un shift, c’est à dire un renfort dans une équipe « voisine ». Un problème en J1 ? Si l’équipe de S2 la veille peut monter à un PC de moins, elle « propose » une dispense à l’un d’eux pour qu’en contrepartie il fasse le J1 du jour suivant. « A charge de revanche, hein ? »

Ainsi l’administration use et abuse des déplacements de vacation pour un agent l’amenant à travailler soit sur un horaire différent de celui initialement prévu sur une même journée, soit sur un de ses jours de repos. Elle est en train ainsi de systématiser des pratiques contraires au travail en équipe et à la prédictibilité des jours de travail que défend le SNCTA. A petites doses, cela pourrait nous sembler anodin, mais la chute des effectifs institutionnalisera ces pratiques de flexibilité sans cadre et donc sans limites.

 Le SNCTA dénonce l’hypocrisie avec laquelle l’administration tente de mettre en place à pas de loups un cadre de flexibilité qui avait été proposé comme un cadre expérimental alternatif en début d’année par la DO au plan national mais non validé par les syndicats : switchs, shifts, des limitations de congés à 20% en période de charge (3 pour 11) et 20%+1 en dehors (4 pour 11), des déclenchements de vacations complémentaires (septième jour de travail un lendemain de S2 ou une veille de J1 contre récupération, une fois par an et par PC)…  Et demain des recyclages dirigés ? Aucun système n’est actuellement en place mais lors de la dernière réunion sur la mise à jour des notes relatives aux détachements on a bien senti la
volonté de l’administration d’y arriver…. Le SNCTA dit STOP !

Nous constatons quotidiennement la flexibilité croissante recherchée par l’administration face à la multiplication des impondérables que la baisse des effectifs empêche désormais d’absorber. Puisqu’il semble inenvisageable pour l’administration que notre centre devienne le goulot d’étranglement des arrivées parisiennes, nous devons ENSEMBLE prendre nos responsabilités et mettre la problématique du service rendu par le CRNA Nord, de ses effectifs et de leur gestion sur la table. Nous ne pouvons plus subir ; il est urgent de regarder en face notre avenir et d’obtenir des garanties sur l’effectif pour enrayer la baisse continue que nous subissons depuis 2008

LFFF17-0620 Avenir Et Effectifs VF (1.8 MiB)

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Vidage CCR

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Le verdict du GT Effectifs est en demi-teinte : l’asséchement de notre centre se poursuit malgre tout. Sécurisation de la transfo 4F, valorisation des expérimentations, tentative de désamorçage d’un préavis de grève, l’administration s’est efforcée d’alimenter chacun à hauteur au moins de ses départs … mais a « oublié »  de compenser le surcroit de mobilité generé dans les centres du Nord !

 

Les chiffres du GT effectifs

Départs moyens 3 prochaines années Résultats GT effectifENAC                AVE
CRNA SE 23 4 16
CRNA E 21 19 2
CRNA SO 14 4 12
CRNA O 10 4 16
CRNA N 21 15 2
Roissy 16 4
Orly 1 6
ENAC 10

 

Les perspectives : Les hypothèses pré-GT se basaient sur des départs en CAP de 9 PC par an et par zone. Il s’agissait de la moyenne constatée ces dernières années. Néanmoins au vu du surcroît d’AVE ouverts cette année, on peut supposer que les départs du CRNA-N vont encore s’accélérer, des générations d’  « athégiens » de mêmes promos n’ayant pas encore été mutées devenant certainement prochainement éligibles au départ.

AVE/organisme/GT effectifs 2017 2016 2015 2014
ENAC 10 7 2 7
Aix 16 10 12 13
Bordeaux 12 6 5 2
Brest 16 11 8 8
Total AVE 54 34 27 30

 

Au final la baisse de notre effectif va certainement se poursuivre ainsi :

CRNA Nord 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Total PC 403 376 362 365 362 360 360 352 338 320 317
Baisse cumulée -1 -28 -42 -39 -42 -44 -44 -52 -66 -84 -87

Dès que nous passerons la barre des 12 (éq) x 11 (PC) + 24 (détachés) + 7 (indispos) = 163 PC dans une zone, elle comptera sa première équipe à 10.

Et maintenant ?  Devant le refus manifeste de l’administration de reconnaître la place maîtresse du CRNA-Nord dans l’alimentation de la Région Parisienne, nous devons nous mobiliser. C’est essentiel, afin que la transformation 4F et le renforcement des hubs dans le cadre du plan CDG2020 ne détruisent pas nos conditions de travail, déjà mises à mal par la feuille de route.

LFFF17-0125 CDA2 Vidage CCR (1.5 MiB)

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CRNA Nord, l’hémorragie assumée des effectifs doit cesser, sous peine de catastrophe

CourbesDesc

À sa prise de poste, le DSNA a ouvertement affiché son ambition de dégraissage du CRNA-Nord, créant un indicateur qui, par définition, allait provoquer une baisse inexorable de notre nombre de PC qualifiés.

Cet indicateur qui pendant près de 10 ans a présidé à la répartition des effectifs est l’i1. Plombé par une structure de trafic quotidien toute en pics et en creux au gré des plages des hubs, le CRNA Nord a vu son effectif de PC qualifiés fondre dès 2011. Ainsi en avril 2020, le CRNA-Nord aura payé un lourd tribu à la baisse globale des effectifs : pour une baisse nationale totale de 204 PC qualifiés, il en a absorbé 76 soit près de 40 % !

Début 2020 nous ne serons même plus 11 PC par équipe au CRNA-Nord. Ce n’est plus assez pour répondre à la demande de trafic au moment des hubs. Ça ne sera pas assez pour réussir une transformation 4F sans que les sévères délais induits ne provoquent la faillite de notre compagnie nationale ! Il est urgent de maintenir Paris à flots en assurant un minimum de 11 PC par équipe au CRNA-Nord.

M. le DSNA nous attendons aujourd’hui de vous une décision forte : l’arrêt de la baisse des effectifs au CRNA Nord !

CRNA Nord, l’hémorragie assumée des effectifs doit cesser, sous peine de catastrophe (1.2 MiB)

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4F 2020 : La balle est dans le camp du CRNA Nord

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Une nouvelle version de l’application mobile du SNCTA est disponible.

Pensez à faire la mise à jour en suivant cette procédure un peu particulière.

Des annonces inquiétantes ont été faites en fin d’année concernant la version de 4F qui sera installée au CRNA Nord. Le SNCTA a réagi vivement à ces annonces dénonçant une dérive constante des fonctionnalités et des délais, et exigeant des garanties. Notre bureau national est intervenu au plus haut niveau et nous avons aujourd’hui obtenu un certain nombre d’assurances.

La version mise en service à Athis-Mons ne sera pas celle d’Aix et Reims

Dans la lignée des exigences du SNCTA, les différences en termes de fonctionnalités entre la version d’Aix / Reims et la version parisienne ont été passées en revue. Elles tiennent en quatre sous-ensembles : l’intégration des vols, la gestion des vols, le séquencement des vols, la mise en attente.

L’implémentation de ces fonctionnalités passe par la modification de composants de 4F : l’IHM (notre ODS d’aujourd’hui), le système de traitement des plans de vol (Coflight demain ; l’une des « briques » de notre Cautra aujourd’hui), ou encore l’intégration de l’AMAN. Sur le principe, il faut savoir qu’il est « relativement » simple de faire évoluer l’IHM, alors qu’il est bien plus compliqué de faire évoluer Coflight qui est la propriété conjointe de la DSNA et de l’ENAV (prestataire italien) dont le développement a été confié à un consortium industriel (Thalès / Selex) et dont l’élaboration de chaque nouvelle version prend plus de deux ans.

Par rapport à la version Aix / Reims, les fonctionnalités liées à l’intégration des vols (ex. : affichage automatique de la route du vol sélectionné comme dans le démonstrateur ERP) relèvent uniquement de l’IHM et pourraient être implémentées simplement. Il en va de même pour les fonctionnalités liées à la gestion des vols. Ces fonctionnalités, telles que l’outil permettant de diminuer le temps de saisie des clairances multiples (appelé « AMID ») sont indispensables pour gérer un trafic chargé ; d’ailleurs une mise en service sans cet outil serait inacceptable.

L’implémentation des fonctionnalités liées au séquencement nécessite le développement d’une liste de séquencement qui est une évolution de l’IHM absolument nécessaire. L’affichage du délai dépendra du niveau d’intégration de l’AMAN, de même que la gestion des HAP.

Pour ce qui est de la mise en attente, l’IHM devra être complétée d’un outil spécifique pour la gestion des attentes : un gestionnaire de stacks propre à la région parisienne (ou STAMAN). Ainsi, dans la version cible, pour préparer la mise en attente d’un vol, le CO devra identifier le vol devant attendre (coup de téléphone ou lecture sur la timeline AMAN) et l’« acquitter » sur la timeline AMAN.

En l’absence de nouvelle version de Coflight, et dans l’hypothèse d’une version intermédiaire, des actions supplémentaires devraient être faites :

  • cliquer sur l’indicatif de l’avion pour le mettre en attente ;
  • saisir manuellement l’HAP par recopie de la valeur lue sur la timeline AMAN.

Au final, dans l’hypothèse de la mise en service d’une version intermédiaire au CRNA Nord, l’ensemble des fonctionnalités intégration et gestion des vols propres à la région parisienne seraient implémentées.

Les fonctionnalités « séquencement des vols » seraient quelque peu différentes selon la manière dont la route plan de vol serait fournie à l’AMAN. En tous les cas elles s’appuient sur la liste de séquencement développée spécifiquement pour la région parisienne.

De même, pour les fonctionnalités « mise en attente », deux options existent et dépendent de l’option retenue pour l’intégration de l’AMAN. Néanmoins, ces deux scénarios s’appuient bien sur le gestionnaire de stacks propre à la région parisienne (par opposition à la holding list utilisée pour l’attente par Aix et Reims).

La version mise en service à Athis-Mons le sera dans le même timing qu’Aix et Reims

Aujourd’hui il n’y a plus lieu de faire une distinction entre sites « pilotes » (Aix / Reims) et Athis-Mons. Nous évoluons tous au sein d’un même programme qui prévoit différentes versions. La date de basculement dépendra pour Athis des fonctionnalités retenues pour le premier incrément mis en service. Elle dépendra pour nos trois centres de la maturité du programme côté service technique et côté service exploitation.

Les simulations ERP, avec la participation d’un contrôleur par équipe, se sont déroulées d’octobre à décembre. Le ressenti des contrôleurs est largement positif. Ces ERP ont permis de tester, sur un prototype basé sur l’état d’avancement de la version industrielle de 4F au printemps 2015, certaines fonctionnalités qui seront implémentées au CRNA-N. L’arrivée en centre de ce prototype au printemps prochain va permettre aux experts 4F de continuer le travail pour mettre au point notre futur système de CTL.

Décider des fonctionnalités de notre futur système de contrôle est un exercice complexe où le dernier mot doit revenir aux experts contrôleurs. Le SNCTA ne laissera personne d’autre en décider !

Le SNCTA compte sur l’arrivée rapide du prototype au CRNA Nord pour valider le périmètre et le calendrier du premier incrément qui sera mis en service opérationnel dans notre centre.

Le SNCTA renouvelle sa confiance aux experts 4F et AMAN des services technique et exploitation. Il compte sur la mobilisation de l’ensemble des personnels de l’organisme pour une mise en service réussie.

LFFF17-0113 CDA1 4F (1.6 MiB)

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0 en CAP bientôt 10 en équipe

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Une nouvelle version de l’application mobile du SNCTA est disponible.

Pensez à faire la mise à jour en suivant cette procédure un peu particulière.

Voilà le constat alarmant que  nous devons tirer à l’issue de la campagne de mobilité qui vient de s’achever. Le « réservoir » qui avait tant bien que mal permis d’alimenter les AVE ouverts dans notre centre s’est asséché.

2 postes pourvus sur 4 ouverts lors de la campagne de juin 2016, 0 sur 2 lors de celle-ci. Avec Reims (0 poste pourvu sur 2 en juin, idem en décembre) et Roissy (1 poste pourvu sur 2 en juin et 1 sur 3 en décembre) nous enregistrons ainsi les plus mauvais scores de toute la DSNA.

Ajoutons à cela des départs qui s’accélèrent : 9 départs en CAP par an et par zone, des départs en retraite anticipés, des arrêts formation et des ressources « sûres » (sorties ÉNAC) en nombre limité : 10 pour toute l’année 2016 et nous avons réuni tous les ingrédients d’un désastre annoncé.

Effectif PC du CRNA Nord estimé au 1er avril 2018, 2019 et 2020
+0 AVE

Le calcul est simple : À l’horizon 2020, notre centre comptera au maximum 165 PC par zone. Ce n’est pas le SNCTA qui l’écrit mais l’administration dans le document du CT servant de base à la répartition des ressources ICNA entre les zones Est et Ouest du CRNA. Les qualifications qui interviendront d’ici là (AVE des CAP précédentes et élèves des promos ICNA 14B et avant) sont déjà prises en compte dans les projections.

Les chiffres peuvent donc seulement être réévalués à la baisse départs à la retraite anticipés, arrêts formation, incapacités, … En prenant en compte le nombre moyen d’indisponibilités simultanées par zone qui est autour de 7 (inaptitudes temporaires, congés maladies et maternité…) et en soustrayant le nombre actuel de détachés 24, nous en arrivons à une conclusion implacable : nous serions exactement 11 par équipe et par zone en 2020. Les projections d’effectifs étant immanquablement revues à la baisse au fil du temps, nous pouvons être certains que, dès 2020, il y aura des équipes à 10 en zone Est comme en zone Ouest au CRNA Nord ! Et ce au moment même où il faudra dégager des ressources nouvelles pour assurer la transformation 4F (1 formateur détaché supplémentaire par équipe pendant plus d’un an)

Ce n’est pas au SNCTA de décider du service rendu par le CRNA-Nord. En revanche en tant que syndicat il est de notre rôle de défendre nos conditions de travail. Ainsi nous pouvons dès aujourd’hui affirmer que les congés et absence autorisés d’une équipe à 10 ne pourront être différents de ceux d’une équipe à 11.

Des équipes à 10, c’est une offre de 6 secteurs à chacune des pointes journalières de trafic alors qu’aujourd’hui déjà les occurrences d’ouverture à 7 secteurs ou plus sont nombreuses entre 8 h et 21 h locales pendant 40 semaines de l’année. Quand on sait qu’aux moments des pointes, les secteurs sont toujours à la limite du dégroupement (et que des PC doivent donc être en salle prêts à armer de nouvelles positions), ces chiffres d’ouvertures réalisées nous renvoient au dimensionnement minimal souhaitable de 8 secteurs martelé  par l’administration.

La DGAC souhaite-t-elle revenir sur l’objectif d’offre de notre centre ?

Au moment où devrait intervenir la transformation 4F, au moment où CDG devrait monter en puissance, le CRNA-Nord va-t-il s’installer dans une période de sous-effectif chronique ?

La DGAC va-t-elle, par ses choix stratégiques, faire péricliter toute la stratégie de développement d’ADP « Connect 2020 » ?

Les choix faits par notre administration en 2017 nous le diront.

LFFF16-1214 CDA7 O En CAP (1.9 MiB)

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DSNA réveille-toi ! On ne peut pas abandonner le CRNA Nord

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Une nouvelle version de l’application mobile du SNCTA est disponible.

Pensez à faire la mise à jour en suivant cette procédure un peu particulière.

Le verdict des compagnies aériennes est sans appel. De leur point de vue, la DSNA est de loin le plus mauvais prestataire de contrôle aérien du FABEC. Détrompez-vous, ce n’est pas une question de coût ! Car malgré une hausse conséquente et le niveau très élevé de son taux de redevance, la DFS par exemple se maintient dans le peloton tandis que la DSNA décroche. La DSNA doit procéder à son autocritique et d’urgence moderniser ses outils, elle en a aujourd’hui les moyens financiers !

Méthode Coué DSNA : plus personne n’est dupe

Enquête de satisfaction Fabec auprès des usagers 2016
Résultats d’une enquête de satisfaction menée en début d’année au sein du FABEC auprès de Lufthansa, Monarch, Transavia, Hop, Aer Lingus, Air France, Easy Jet et Jet2.com.

La DSNA décroche… Tous les indicateurs sont au rouge et ses cadres dirigeants font mine de l’ignorer.

Un exemple ? la mise en place d’IBP en zone Ouest au CRNA Nord. L’écart entre ce que la DSNA prétend faire et la réalité de la qualité du service est édifiant. En juin dernier, le DSNA se targuait d’avoir réussi (!) la mise en œuvre d’IBP et de tendre ainsi vers le « vol parfait ». La bonne blague ! Aujourd’hui c’est sur ces mêmes secteurs de contrôle que les pilotes se plaignent le plus, retardés voire même empêchés dans une montée pourtant prévue. Ainsi :

  • Quotidiennement, des vols sont régulés pour entrer dans les secteurs de Brest puis plafonnés au FL290…
  • … Quotidiennement de nombreux vols font des paliers au FL290…

Et cela par la faute de nos outils !
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ECL et ECP ?

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Le CT du 6 septembre a étudié la mise en œuvre du règlement 2015/340 d’un point de vue local.

Derrière ce nom barbare venu de l’Europe, se cachent plusieurs évolutions règlementaires, dont la nécessité de passer des évaluations des compétences linguistiques (ECL) comme pratiques (ECP) afin de proroger nos mentions. Ces évolutions ont été discutées au niveau national, restait à en cadrer les modalités locales.

L’évaluation des Compétences Linguistiques (ou ECL)

Pour le cadre général, voir le CDA no 762, les cahiers du protocole : fiches pratiques « L’ECL ».

Côté évaluateurs contrôleurs

Il y aura 2 postes d’Évaluateur contrôleur par équipe pour faire passer les ECL (évaluation de compétence linguistique). Une « prime » est associée à la fonction, l’évaluateur perçoit pendant la durée de son mandat un EVS de niveau 11 (+70 €) contre le niveau 10 pour un « simple » PC. Des chefs d’équipe (et/ou chefs de salle), pourront être nommés en supplément car ils ne toucheront pas la « prime » supplémentaire, leur EVS étant déjà niveau 11 (12 pour les CDS) (on dit qu’ils ne sont pas « primés »).

C’est la commission de nomination qui décidera de retenir tel ou tel candidat. Une fois retenu, l’aspirant « Évaluateur Contrôleur » devra suivre avec succès une formation de 2 jours à l’ÉNAC. Enfin, il sera nommé pour un mandat de 3 ans et entrera en fonction le lendemain de la fin du mandat de son prédécesseur. Pour rester valable, la nomination doit intervenir dans un délai maximum d’un an après la fin du stage.

En fonction des places disponibles restantes dans les stages organisés par l’ÉNAC, et en dehors de la phase transitoire les chefs équipe et / ou chefs de salle pourront également s’inscrire à la formation d’Évaluateur contrôleur.

Pendant la phase transitoire le nombre d’Évaluateurs Contrôleurs augmentera progressivement pour atteindre deux primés par équipe. Dans un premier temps, ceux qui ont suivi avec succès la formation en 2016 seront nommés. Ensuite pour permettre une montée en puissance, les candidats seront retenus afin que chaque équipe ait au minimum un évaluateur primé. Par ailleurs, et afin que cette phase ne dure pas plus d’une année, le SNCTA œuvre au niveau national pour qu’un maximum de stages soient ouverts à l’ÉNAC en 2017. Nous en saurons plus courant octobre sur le nombre de stages offerts pour l’année à venir. Mais en l’état actuel des choses seuls dix stages (comme l’an dernier) pour l’ensemble des organismes sont garantis, ce qui ne représenterait qu’une douzaine d’Évaluateurs Contrôleurs par zone fin 2017. C’est largement insuffisant !

Côté évaluation

Deux modes d’évaluation sont possibles au CRNA-Nord : l’évaluation des compétences linguistiques sur position ou l’évaluation de compétences linguistiques lors d’une action de formation. Tout PC a le choix entre ces deux modes. Les C sont évalués durant une action de formation.

· L’évaluation des compétences sur position

Pour plus de souplesse, le PC organise lui-même son évaluation. À la réception d’un message Oursin l’alertant sur l’expiration de sa mention linguistique, il doit prendre contact avec un évaluateur pour organiser la séance afin d’être évalué dans les 3 mois précédant la fin de sa mention. L’évaluation dure entre 30 minutes et 1 heure et demi. Évaluateur et évalué peuvent travailler ensemble sur la même position lors d’une vacation où ils sont programmés tous les deux en équipe (on peut choisir d’être évalué par un évaluateur d’une autre équipe qui travaille le même jour).

· L’évaluation des compétences linguistiques lors d’une action de formation

L’évaluation est organisée par la subdivision instruction qui fait appel à un évaluateur contrôleur. Quatre contrôleurs peuvent être évalués au maximum en même temps. Le temps de la formation tiendra compte du nombre de contrôleurs évalués : de 30 minutes minimum pour un contrôleur à une heure trente pour quatre contrôleurs. Le temps consacré à l’évaluation n’est pas comptabilisé au PIFA.

L’Évaluation des Compétences Pratiques (ou ECP)

Pour le cadre général, voir le CDA no 763, les cahiers du protocole : fiches pratiques « L’ECP ».

Côté examinateurs

Comme pour les Evaluateurs contrôleurs : deux postes budgétaires par équipe, départage des candidats par la commission de nomination. Ensuite, suivi d’un stage local et réussite à l’évaluation pratique des compétences examinateurs en vue de la nomination pour 3 ans.

Ces examinateurs auront deux fonctions : comme aujourd’hui ils feront passer des tests PC (les modalités de tests restant identiques) et ils seront aussi chargés des évaluations sur position que chaque PC doit passer annuellement, 3 mois avant la date anniversaire de sa mention d’unité.

Peuvent postuler :

  • un PC de l’équipe ;
  • tout PC de la zone (pour les mêmes raisons que pour les Évaluateurs Contrôleurs) ;

à condition dans les deux cas d’avoir exercé les privilèges d’une licence de contrôleur depuis au moins 5 ans, de détenir la MU locale depuis une période immédiatement précédente d’au moins un an et de justifier d’un certain nombre d’années d’expérience dans l’exercice de cette MU (2 ans pour les AVE dans le cas général, ramené à 1 an pour les AVE venant de CRNA).

Côté évaluation

Deux modes d’évaluation sont possibles au CRNA-Nord : l’évaluation continue ou l’évaluation dédiée. Tout PC a le choix entre ces deux modes d’évaluation.

· L’évaluation continue

L’évaluation porte sur les 2 groupes de secteurs de la zone de qualification. Elle se réalise sur une durée de 1 mois, cette période devant se terminer dans les 3 mois précédant la date anniversaire de sa mention d’unité. À la réception d’un message Oursin l’alertant de l’expiration de sa mention d’unité, il doit prendre contact avec un ou deux examinateurs (c’est à lui de décider s’il veut être évalué par un ou deux examinateurs). L’examinateur peut travailler avec l’agent évalué sur la même position. S’il le souhaite l’agent peut choisir deux examinateurs.

· L’évaluation dédiée

Le PC organise lui-même son évaluation. À la réception d’un message Oursin l’alertant de l’expiration de sa mention d’unité, il doit prendre contact avec un examinateur pour être évalué dans les 3 mois précédant la date anniversaire de sa mention d’unité. L’évaluation se déroule lors d’une vacation de l’agent dans son équipe. L’examinateur peut appartenir à une autre équipe. L’examinateur est prévu en équipe. Il peut travailler avec l’agent évalué sur la même position. L’évaluation compte 2 séances (1 par groupe de secteurs). Chaque séance dure entre 30 minutes et 1 heure et demi.

Le règlement entre en vigueur le 1er janvier 2017 ; les évaluations devant avoir lieu dans les 3 mois précédant la date d’échéance de la mention, cela veut donc dire que dès octobre les évaluations pourront commencer. N’hésitez pas à prendre contact avec nous pour plus d’informations.

Néanmoins, jusqu’à la fin de l’année l’anticipation du renouvellement des mentions linguistiques expirant de janvier 2017 à mai 2017 est toujours possible si les conditions PIFA sont remplies. La demande est à faire auprès de la sub instruction.

À l’heure actuelle l’évaluation linguistique est nécessaire tous les 3 ans pour le renouvellement du niveau 4. En revanche l’évaluation pratique est nécessaire tous les ans. Néanmoins des discussions sont encore en cours pour passer cette durée à 3 ans également.

Dernière minute: inspection de la mise en œuvre du registre des heures à la DSNA

En clôture du CT, l’administration nous a informés que des inspections sont diligentées dans les services dès le mois de septembre afin de vérifier la cohérence des données figurant sur le registre des heures.

En 2010 nous avons collectivement réussi à éviter le couperet d’une badgeuse jugée infantilisante, les « vérifications de badgeage » des agents s’étant révélés satisfaisantes.

En 2015, la menace de la badgeuse a refait surface ; l’ensemble des syndicats s’y est unanimement opposé et a accepté comme pis-aller la mise en place du registre des heures avec la création du principe d’occurrences sur des groupes de secteur à renseigner, en plus des heures quotidiennes de contrôle, et à remettre mensuellement au service (voir le CDA no 761, les cahiers du protocole-fiches pratiques « le registre des heures »).

Du résultat des inspections que va mener la DSAC, dépendra les suites données au sujet brûlant de la badgeuse.

LFFF16-0908 CDA5 ECPECL CT (722.3 KiB)

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CR Nord — Tous en grève

Stop

Le conseil régional Nord s’est réuni les 26 et 27 mai au CRNA Est. Il a débattu du protocole en cours de négociation.

Aucune mesure retraite, pas encore de chiffre de recrutement pour 2017, pas de plan de recrutement au-delà, des revalorisations de seulement 85 € brut mensuel pour l’ensemble des contrôleurs pour 4 ans, solde de tout compte pour 10 ans d’inflation… Le conseil régional estime que le volet social de la V1 du protocole est insultant compte tenu des contraintes réglementaires toujours plus nombreuses ainsi que des gains de productivité imposés aux contrôleurs depuis plusieurs années maintenant.

Face à la hausse du trafic aérien et à la baisse conjuguée des effectifs, il constate la nécessité opérationnelle à Reims et à Roissy notamment de mettre en place au plus tôt une organisation plus capacitive et plus robuste afin d’assurer l’écoulement du trafic. Le conseil régional exige en contrepartie de cette augmentation de la fluidité du trafic une revalorisation indemnitaire conséquente. Il refuse toute expérimentation compte tenu des montants actuellement proposés par l’administration. Il est irresponsable que cette dernière utilise comme levier de négociation la pression ressentie par les contrôleurs sur le secteur, en particulier à Reims.

Face au mépris affiché par les pouvoirs publics,
TOUS EN GRÈVE les vendredi 3, samedi 4 et dimanche 5 JUIN 2016 !

À l’échelle locale, le Conseil Régional :

  • exige que la publication du rapport sur le SIV Ouest parisien soit accompagnée d’une décision sur le scénario retenu ainsi que d’un calendrier pour sa mise en œuvre ;
  • exige un plan d’action immédiat pour remettre à niveau l’organisme de Melun Seine défini en concertation avec SDRH ainsi que la DO côté technique, espace comme performance. Les fermetures temporaires de certains secteurs ne sont que des pis-aller à l’origine d’incidents contrôle pour les organismes repreneurs dont il convient de tirer d’urgence les conséquences ! En complément, le SNCTA rappelle qu’il demande le rattachement de Seine au SNA RP ;
  • s’alarme de la situation de sous effectif qui s’installe à Beauvais ;
  • exige que des perspectives claires soient données aux personnels de MNL pour lesquels la souffrance au travail devient palpable ;
  • dénonce le non respect des règles de dialogue social à Orly mais également au SNA NE. Il mandate le bureau régional pour prendre les actions nécessaires à un retour aux pratiques telles que définies dans la convention nationale de dialogue social.

CRN16-0527 Communiqué (1.5 MiB)

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Quels effectifs ?

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Le SNCTA, en intersyndicale avec l’ensemble des syndicats de la DGAC, défend l’arrêt de la baisse des effectifs et une hausse des recrutements dès 2017, soit pour les ICNA des effectifs qualifiés en 2022. Et d’ici là ?

Nous pouvons déjà estimer le nombre de PC opérationnels dont nous disposerons… Notre effectif va encore baisser alors que le nombre de détachés va croître (besoin d’un détaché 4F par équipe dès la fin 2017) et que le trafic à destination de la Région Parisienne va se renforcer (augmentation de la capa de CDG dans le cadre du plan « Connect 2020 » d’ADP).
Déjà à CDG (comme ça a été le cas à Reims l’an dernier), le débat est ouvert sur une nouvelle organisation du travail pour l’été prochain…

Et au CRNA-Nord ? Pour prendre la mesure des efforts qui nous seront demandés, venez assister à l’AG organisée lundi 9 mai prochain : Quelles sont les priorités du SNCTA ? Quels outils proposons-nous pour défendre notre qualité de vie au travail (pénibilité) comme en dehors (congés et absences) ? Quelles contreparties aux gains de capa que nous réaliserions ?

Rendez-vous lundi 9 mai à l’amphi avec le BN SNCTA

LFFF16-0503 FI AG BN Effectifs 2 (1.6 MiB)

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Décrochage en 2020 ?

sonnette-alarme

L’augmentation inéluctable des délais générés par le CRNA Nord va entraîner un dérèglement complet du système de correspondances organisé autour du hub de CdG

En 10 ans, le CRNA Nord aura connu une baisse d’effectifs de 15 %…

C’est avec un zèle que l’on ne lui connaît sur aucun autre sujet, que la direction des services de la navigation aérienne s’est employée, armée d’un indicateur totalement inadapté à la spécificité de notre trafic, à augmenter la productivité d’un centre qu’elle jugeait trop bien pourvu et trop contestataire. Et, au cas où la coupe ne serait pas suffisamment pleine, elle a même exigé l’an dernier que notre centre assure la gestion des départs sud de Londres, augmentant ainsi la charge des secteurs de contrôle au moment de la P2 et de la P3 !

Si bien qu’aujourd’hui notre CRNA fonctionne à flux tendu et exploite au maximum ses ressources : vérification des présences, absences autorisées réduites au stricte minimum, mise en œuvre d’un merge point pour résorber les délais, gestion de flux pour optimiser la charge sur les IAF… Un grain de sable et tout se dérègle ! Un choix hasardeux quand on sait que la ponctualité est un enjeu majeur pour le type de trafic que nous gérons.

Pourtant aujourd’hui encore l’administration assume de poursuivre la baisse des effectifs au CRNA N ne remplaçant que 2/3 des départs prévisibles de notre centre.

Alors qu’avec le plan CONNECT 2020, AdP vise à renforcer l’attractivité du hub de CDG, la DSNA précipite le CRNA N dans le mur de la capacité. Face à ce constat, la priorité du SNCTA est claire : protéger les contrôleurs contre la pression combinée de la baisse des effectifs et de l’augmentation du trafic.

LFFF16 GT Effectifs (2.1 MiB)

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