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Bordeaux — LFBBLe blog de la section locale du CRNA Sud-Ouest, basée à Bordeaux

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Élections professionnelles 2018 : Résultats au CRNA-SO

 

 

 

 

 

CT Ministériel

SNCTA-SNPL 239    31%

UNSA DD         215    28%

CGT                 155    20%

CFDT FGTE        91

FO                    43

Autres               34

 

CT DSNA

SNCTA         186    50%

UNSA AC         91    25%

USAC CGT       73    20%

FO                  15

SPAC CFDT       6

 

Nouvelle composition en CT Local

SNCTA        5 sièges

UNSA          2 sièges

USAC CGT   2 sièges

 

CAP ICNA

SNCTA         182     70%

UNSA ICNA     39     15%

USAC CGT      35      13,5%

SPAC CFDT       4

FO                   0

 

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SNCTA : le syndicat de tous les combats

L’engagement syndical est exigeant. La profession le mérite. Cela nécessite un investissement du quotidien. L’organisation et la force de travail du SNCTA ont permis depuis des décennies de faire reconnaitre et progresser la profession dans un contexte contraint, parfois hostile. Le CRNA-SO est représentatif de la volonté du SNCTA de défendre les droits des contrôleurs et de porter des projets opérationnels, techniques et sociaux ambitieux pour les contrôleurs.

Des combats en local, une cohérence nationale

C’est avec la même détermination que le SNCTA défend les contrôleurs aussi bien au niveau local que national :

  • pour résoudre certaines problématiques locales qui ne peuvent l’être qu’avec l’appui du national (effectifs, systèmes, écrans, conditions de travail) ;
  • pour préserver un équilibre entre les centres en répondant aux besoins de tous.

Le SNCTA désapprouve les préavis locaux sur des sujets de portée nationale car ceux-ci mettent en danger l’ensemble de la profession. Ils donnent à l’administration l’occasion d’affaiblir un centre isolé (hausse du nombre d’astreints par préavis de grève par exemple) et par effet de contagion, tout le corps des ICNA.

Notre force : écoute locale et cohérence nationale

Acteur local

Le SNCTA est la seule organisation syndicale à siéger non seulement dans toutes les instances du dialogue social (CT, CHSCT, comité de suivi expés, commission unique de nomination) mais aussi dans les Groupes de Travail techniques (Espace, ATFCM). Siéger est une chose, y participer activement en est une autre.

Le SNCTA, seule organisation syndicale à avoir assisté à toutes es réunions, reste moteur dans nombre de projets sociaux et techniques.

Le SNCTA a par exemple obtenu une trajectoire pour remonter au plus vite les effectifs en équipe avec l’annonce de 64 affectations entre 2018 et 2020.

Il a défendu l’octroi d’une récupération GT ESSO/RL5 pour reconnaitre les efforts d’adaptation des contrôleurs, en particulier les changements majeurs de méthodes et espaces du printemps.

La démographie du centre évolue : le SNCTA analyse, propose et fait acter des quotas et des évolutions pour un accès équilibré et juste des fonctions CDS (baisse de la rotation), CE (repeinture pour les CDS), ACDS (fusion liste CE-IC).

Le SNCTA vient de publier la dernière version de son Guide du Contrôleur, véritable référence en matière de recueil des textes réglementaires et des nombreux dispositifs qui régissent notre profession.

Enfin, le SNCTA, via ses cellules CESAME, ASAP et Retraites et ses représentants locaux, informe les ICNA bordelais sur les problématiques médicales, de retraite, de carrière ou de rémunération et partage son expertise sur les offres mutuelles.

Techniques

Le SNCTA a suivi le projet EEE au CRNA-SO depuis sa genèse. La MESO n’a pas été un long fleuve tranquille. La transformation aura duré plus de 2 ans… Il a su négocier au mieux les récupérations qui en découlent et dont les contrôleurs (entre autres) bénéficient encore aujourd’hui.

Le big bang du 17 novembre 2016, très largement soufflé par le SNCTA, s’est avéré être la solution la plus adaptée à la complexité d’une telle révolution. Pour arriver à ce résultat, le SNCTA a su faire entendre la voix des contrôleurs à plusieurs reprises, non sans difficultés.

Enfin, l’installation contestée mais réussie des écrans 43 pouces avant l’été 2018 est la preuve, s’il en fallait encore, des combats systématiques à mener même devant l’évidence opérationnelle !

Expérimentations RH

La mise en place d’expérimentations RH, portée par le SNCTA, a suscité nombre d’inquiétudes. Bien qu’elles ne solutionnent pas tout, les expés RH ont semble-t-il atteint leurs principaux objectifs :

  • dans un contexte de trafic record et de baisse historique d’effectif, mettre fin aux vacations longues en limitant, entre autres, à 8 h 30 l’amplitude des vacations ;
  • conserver voire améliorer les quotas de congés ;
  • valoriser les efforts suppléméntaires des ICNA alors que la productivité de chacun aurait été augmentée, quel que soit le cadre d’organisation du travail.

Quoiqu’en disent les pourfendeurs d’expés incapables de proposer par ailleurs des cadres alternatifs crédibles, elles permettent en outre d’améliorer la performance des centres, ce qui est de nature à montrer la viabilité de notre modèle efficace dans la Fonction Publique.

Au CRNA-SO, le SNCTA souhaite LA CONTINUITÉ de cette organisation du travail et en particulier, des droits à congés associés. Pour cela, il a fixé un principe simple : en dessous de 19 PC par équipe, c’est l’administration qui paie l’addition. Les congés doivent être sanctuarisés.

Les contrôleurs n’ont pas à faire les frais du manque de vision de l’encadrement national. Les expés 2019 seront proches de celles de 2018 ou elles ne seront pas.

Fiers d’être contrôleurs, fiers des bordelais

Les quatre dernières années qui viennent de s’écouler à Bordeaux ont connu de nombreux changements :

  • hausse remarquable du trafic : 3 200 vols/j max en 2014 pour atteindre 3 600 en 2018, les 3 200 vols/j ont été franchis plus de 80 fois cette année. Une augmentation pour la période estivale de 100 000 vols contrôlés en seulement 4 ans !
  • changement d’outils de travail (Erato, 4me, CAP, Salto, etc) ;
  • amélioration des écrans radar ;
  • modifications d’espace avec RL5 et ESSO ;
  • baisse vertigineuse et connue d’effectif ;
  • modifications des flux et de la complexité avec l’Espagne ;
  • gestion des pannes et situations inhabituelles récurrentes (à l’origine de plus de 40 % des délais à Bordeaux sur la période janvier-juillet 2018).

Et pourtant, à Bordeaux

  • une transition vers EEE saluée au niveau européen
  • une baisse significative des délais : entre 2016 et 2018, Bordeaux est passé de la 4e à la 18e place des centres en route générateurs de délais (en minute de délai par vol).
  • des résultats flatteurs qui ne sauraient cacher un été 2018 aux conditions orageuses souvent extraordinaires, ni comment les contrôleurs ont su y faire face, en toute sécurité et en allant chercher les limites de ce qu’il est possible de faire.
  • une baisse significative des effectifs conjuguée à une hausse de la complexité : l’énergie nécessaire aux ICNA bordelais pour assurer leurs missions est chaque année plus importante.
  • des contrôleurs bordelais qui se sont donnés les chances de réussir. L’apaisement, bien que fragile, est revenu en salle de contrôle. Le SNCTA les remercie et les salue pour leurs efforts accomplis dans un contexte gagnant-gagnant.

Le SNCTA continuera de défendre et d’améliorer les conditions de travail des contrôleurs du CRNA-SO, sans dogme mais avec des principes clairs. Le SNCTA reste la seule organisation syndicale à porter la continuité des journées raccourcies, la valorisation des efforts et la sécurisation des congés avec un objectif de 25 % de congés minimum garantis.

Dès aujourd’hui par correspondance et les 4, 5 et 6 décembre à l’urne, renforcez les contrôleurs, votez SNCTA !

2018-11-25 CDA_Actions locales

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Expés à LFBB : une vision, du travail, des résultats

Constats en 2016

  • Baisse continue des effectifs
  • + Augmentation forte du trafic
  • + Basculement EEE
  • Augmentation de la productivité sans contrepartie.

Proposition du SNCTA : les Expés RH

  • Journées raccourcies à 8 h 30 max & fin des extensions J1/J3.
  • Congés sanctuarisés voire améliorés.
  • Gestion simplifiée de la salle pour les CDS.
  • J0 récupérés et recyclages dirigés.
  • Valorisation des efforts d’adaptation.

Deux ans plus tard

  • Expés synonymes de baisse d’affectations ? FAUX ! 36 affectations en 2 ans d’expés (contre 25 entre 2012 et 2016).
  • +1 congé / Plan B Administration-CGT (cadre arrêté 2002).
  • 15 000 € par contrôleur au 31 mars 2019.
  • Choix de la majorité des contrôleurs respecté.

À la veille des deux années (2019 et 2020) les plus critiques en termes d’effectifs dans le centre, une seule organisation syndicale à Bordeaux porte : la conservation des congés, les vacations plafonnées à 8 h 30 et la valorisation des efforts. Les 4, 5 et 6 décembre, votez la continuité, votez SNCTA !

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Effectifs à LFBB : une vision, du travail, des résultats

Ronde

Lobbying auprès des pouvoirs publics

  • Publication du livret « La situation vue par les contrôleurs aériens ».
  • Participation active aux Assises du Transport Aérien. ⇒ prise de conscience des Pouvoirs publics de l’urgence de recruter des contrôleurs.

Une vision NATIONALE

  • Définition d’une nouvelle méthode globale de gestion des effectifs en salle et hors salle : fin de l’opacité de la méthode I1 et des stratégies clientélistes.

⇒ Répartition transparente et équitable des ressources.

Un travail local permanent

  • Au GT Effectif février 2018, le SNCTA fait entendre l’urgence des besoins à LFBB : 20 affectations dès 2018 quand l’administration en prévoyait 14 — à noter que la CGT était absente et que l’UNSA ICNAix est restée muette sur le sujet.
  • Maintien de la mobilité en obtenant une majorité d’AVE, sans fermer l’alimentation en sorties ÉNAC.
  • De la visibilité et une réponse aux efforts des contrôleurs : 64 affectations sur la période 2018-2020 ; un engagement obtenu par le SNCTA lors du CT du 13 juin 2018… sans un jour de grève.

Pour plus de contrôleurs, plus de mobilité et plus d’équité entre centres, il faut plus de SNCTA !

Les 4, 5 et 6 décembre, votez SNCTA !

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Été 2018 : gare aux apparences

En dépit d’un trafic toujours croissant (+1 %), le CRNA/SO enregistre un bilan sécurité stable accompagné de délais extraordinairement faibles ! Les contrôleurs bordelais ont donc démontré leur capacité à s’adapter et à anticiper des étés qui s’annonçaient difficiles, dans un contexte de croissance soutenue du trafic et de la baisse sensible des effectifs. Le SNCTA prévient : la remontée de l’effectif ICNA est et restera LA priorité du centre.

Performances records

Ces dernières années, l’administration a imposé aux contrôleurs bordelais des baisses d’effectifs drastiques ce malgré des hausses de trafic records. La direction des opérations doit en rester convaincue : la performance du centre ne tient qu’à un fil.

En effet, les contrôleurs ont récemment démontré leur volonté d’accompagner la performance du centre par des adaptations en matière de tour de service, des changements majeurs de matériel et des modifications espace : formation EEE (2014 à 2016), MESO Big Bang (2016), nouvelle organisation RH (MESO EEE, XP 2017 et XP 2018), GT ESSO-RL5 (2018), écrans 43 pouces (2018)…

Pour autant, nous sommes passés à deux doigts d’un été chaotique. D’abord car le centre a sans doute bénéficié des mesures ATFCM mises en place par nos voisins. Mais par dessus tout, la conjugaison :

  • de dysfonctionnements techniques au printemps tels que la mention code aléatoirement affichée — qui, s’il est encore nécessaire de le rappeler, a conduit fin 2016 à un événement majeur de sécurité — ; un anti-recouvrement d’étiquettes bogué, des relances PV2K intempestives, etc.
  • de la panne nationale STIP du 26 juin et du début de journée STPV plus que périlleux qui en a découlé ;
  • de la gestion non maîtrisée des absences BTIV ;
  • des orages quotidiens — 700 000 impacts de foudre enregistrés en France, le double par rapport à la même période en 2017 ;
  • et des relations parfois tendues avec plusieurs centres adjacents,

aurait pu annihiler tous les efforts passés.

Technique et génie civil : analyse, Rex et action

Les pannes et les défauts techniques s’accumulent. Les contrôleurs y font face avec professionnalisme. Mais ils ne pourront tout résoudre.

Le SNCTA attend avec impatience le résultat du REX national de la panne STIP du 26 juin dernier. Le service local a réuni les acteurs concernés des services exploitation et technique le 2 octobre. Les contrôleurs attendent autre chose qu’une consigne nationale exigeant l’affichage des vols CAM dans ce type de situation. Outre les réponses techniques, le centre doit maintenant apprendre de ses erreurs ; de ses bonnes pratiques également.

Place à l’action maintenant côté exploitation : formations sur simulateur avec le jeu d’un début de journée prévu lors de la prochaine campagne de formation sur le FOC (lire ci-après), recherche de méthodes ATFCM de réduction de la capacité de centre efficaces, meilleure communication entre les opérationnels, briefings…

Place à l’action également du côté des infrastructures. Conséquences d’un orage particulièrement violent et du débordement du toit terrasse de la salle de contrôle le 15 juillet dernier, des infiltrations d’eau dans les locaux attenants à la salle technique et abritant des systèmes particulièrement sensibles pour ce qui est du fonctionnement de la machine ATM, montrent que le volet d’actions mis en place suite au précédent épisode de 2014 n’est pas suffisant.

Le SNCTA suivra de près ce dossier en CHSCT et exigera que des mesures de protection des installations techniques et du renforcement des bâtiments soient prises, quel que soit le coût financier. C’est un enjeu important en termes de sécurité du trafic et des agents sur leur lieu de travail.

Encourager une dynamique ou casser cette confiance réciproque ?

C’est clairement le choix que devra faire le DSNA et la DO dans les prochains mois. Bien que le travail national de BO en CRNA n’ait pas encore abouti (malgré l’insistance isolée du SNCTA), le DSNA devra confirmer les engagements pris pour le CRNA/SO au prochain GT effectif. La confiance des contrôleurs bordelais dans la parole de la direction sera indispensable pour affronter les étés difficiles à venir.

Fin 2018 et 2019 : effectif en chute libre

Le centre de Bordeaux entre dans une période inexplorée jusqu’alors. Les effectifs en équipe fondent comme neige au soleil… En faisant l’hypothèse peu probable qu’aucun agent soit indisponible pour raison médicale ou autre, les équipes compteront seulement de 17 à 18 PC entre novembre 2018 et avril 2019.

Et que dire de l’été prochain pour lequel le service est incapable de garantir toutes les équipes à 19 !

L’arrivée du FOC (Full Data-Link Operational Capability) ne suffira pas à combler une offre dégradée, surtout si la croissance se maintient ! Une amélioration de la fonctionnalité CPDLC certes, mais encore loin de la version cible du Data-Link… comme son nom ne l’indique pas.

La formation en mars, obligatoire pour tous les contrôleurs exerçant une MU, viendra compliquer une sortie de l’hiver que l’on sait chaque moins « creuse » !

Avec si peu de marges, chaque congé maladie, chaque imprévu, toute formation supplémentaire rendent le travail des CE Gestion très difficile. Les rééquilibrages imposés sont sources d’instabilité. Dans un tel contexte, le combat pour la préservation des congés est pour le SNCTA primordial.

Parallèlement, les subdivisions se vident et les projets, eux, s’accumulent. Bordeaux ne pourra pas récupérer toute la complexité des centres adjacents sans moyen humain et sans perturber le réseau plus qu’il ne l’est déjà.

En 2019 : la continuité sinon rien

C’est dans ce contexte que s’ouvriront courant décembre les discussions locales sur les droits à congés et l’organisation de la salle pour l’été à venir.

La section SNCTA bordelaise l’a toujours défendu : pour que l’organisation du travail adoptée continue de fonctionner et que la sérénité en salle perdure, le service doit garantir un minimum de 5 congés par équipe au plus fort du trafic, que l’effectif soit à 19 ou à 18.

Les changements que la salle de Bordeaux a connus ces dernières années — et que le SNCTA a portés — à la fois en termes de tours de service et de matériel, ont largement contribué à l’amélioration de la performance mais aussi à la conservation d’un climat social relativement apaisé, manifestement plus que dans des centres qui ont opté pour unstatu quo en trompe l’œil.

Pour autant, les contrôleurs en salle mais aussi ceux hors salle vont vivre a minima deux années supplémentaires en conditions dégradées. La dynamique actuelle est fragile et les motifs d’inquiétudes demeurent nombreux. L’administration doit en prendre pleinement conscience si elle espère conserver la dynamique qui règne actuellement au CRNA Sud-Ouest : rien ne pourra se faire sans perspective de remontée rapide de l’effectif, sans confiance et sans reconnaissance.

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Flash Info LFBB — Mention CODE, anti-recouvrement d’étiquettes (ARE), relances PV-2k : ces petits soucis qui vous pourrissent la sécurité !

Le SNCTA alerte sur la recrudescence des incidents techniques non résolus au CRNA-SO, des dysfonctionnements certes moins visibles et moins impactant pour l’instant que la panne STPV du 13 juin 2017, mais qui pourraient devenir critiques à mesure que le trafic croit semaines après semaines :

  • plots radar invisibles à l’interface de deux centres en raison d’une mention CODE qui ne s’affiche pas (malgré un patch livré le 21 mars) ;
  • enchevêtrement des pistes empêchant l’identification d’un vol et la rentrée sûre et efficace des clairances dans l’étiquette ;
  • phénomènes soudains d’« écrans noirs » à répétition ;
  • attribution inexpliquée d’un unique code de débordement par le STPV entraînant des pertes de corrélation.

Les contrôleurs bordelais s’inquiètent des délais de résolution de défauts majeurs de leurs outils primaires de contrôle. Le SNCTA exhorte la DO et la DTI à prendre la mesure de leurs impacts considérables sur la sécurité.Le SNCTA exige des réponses rapides et fiables. En attendant, les contrôleurs, en première ligne, n’auront pas d’autre choix que d’ajuster la hauteur de la capacité du centre en fonction de la gêne occasionnée en temps réel.

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Interface Barcelone

Depuis le hold-up du 22 juin dernier, les relations entre secteurs bordelais et barcelonais sont sur courant alternatif. Si la situation semble s’être légèrement apaisée cet hiver, les blocages persistent. Le SNCTA met en garde : aucune amélioration tangible à l’interface n’ayant pu être obtenue, l’été 2018 ne pourra être considéré comme nominal par notre encadrement. Le SNCTA œuvre à tous les niveaux pour que la sécurité et les contrôleurs, qui sont en première ligne, soient préservés.

Hourra contrôle

Le quotidien des contrôleurs des secteurs SUD bordelais est rythmé depuis neuf mois par la nécessité contrainte de l’adaptation constante des méthodes de travail avec les secteurs LR (approche) et OL (en route). Les décollages LEBL et LERS, transférés en général 30 NM avant la frontière, sont autorisés à pénétrer dans OL selon l’humeur du jour de nos collègues espagnols. À défaut, jusqu’à la quasi-totalité des décollages se retrouvent plafonnés gratuitement au FL300, augmentant de fait la complexité de leur intégration avec les flux stables et opposés, et ce, en limite de trois secteurs.

À cette incertitude intolérable se rajoutent parfois des comportements accidentogènes : faire annoncer par les équipages, au premier contact, qu’ils sont « release » bien qu’ils ne le soient pas ; ou pire lorsqu’ils refusent tout bonnement de décrocher le téléphone.

Enfin, les transferts tardifs intermittents des trafics stables en couches 34 couplés aux nouvelles routes du GT ESSO, rendent le croisement à GONUP bien plus délicat qu’il ne l’était.

Pour toutes ces raisons, et considérant la surcharge considérable des coordinations téléphoniques, les conséquences opérationnelles de cette configuration inopérante, indépendante de la volonté des contrôleurs bordelais, ne pourront en aucun cas être imputées à notre centre. Le Network Manager a d’ailleurs été interpellé dans ce sens et devrait valider ce principe très prochainement.

Historique et avancement des discussions

Après le grotesque chantage du printemps 2017 (délégation contre transfert de complexité vers Bordeaux) mené par le centre de Barcelone, les contrôleurs bordelais ont été confrontés, au beau milieu d’un été record, à une interface particulièrement dégradée et dangereuse.

Une situation ubuesque et préoccupante que le SNCTA n’a cessé de dénoncer dans toutes les instances locales et nationales. Le centre (à travers son GT Espace et le service) ainsi que la DO, conscients du bras de fer perdant-perdant joué par les espagnols, a tenté en vain, à l’automne, de dégager des pistes de compromis. Face à l’intransigeance de nos interlocuteurs, le service se voit contraint de proposer des mesures de protection des secteurs afin de garantir la sécurité des vols.

Des mesures adaptées, cohérentes et graduées

Le plan proposé consiste à agir principalement sur deux leviers : GIR 12 et GO12. Ces régulations par flux ont l’intérêt de cibler les trafics induisant le plus de complexité, liée principalement à la dégradation des conditions de transfert à la frontière.

Plus de latitudes sur les taux des régulations seront accordées aux CDS, à la hausse comme à la baisse, toutefois encadrés par des seuils critiques au-delà desquels l’expertise du bureau FMP montre que les effets de bords sont trop peu maitrisés.

Les nombreux reports depuis juin 2017 ont mis au jour tensions, surcharges de coordinations et inconsistance des méthodes de travail. Au lendemain du changement d’heure et de braquet du trafic, le SNCTA invite tous les contrôleurs bordelais à ne pas s’exposer en sortant du cadre de la LOA. En revanche, nous encourageons vivement CDS et ACDS à ne prendre aucun risque et à utiliser l’ensemble des mesures de protection des secteurs, leur permettant de gérer au mieux l’instabilité voire un blocage des coordinations à l’interface.

Le centre doit dès à présent travailler à apporter une réponse collective, partagée et adaptée à la situation rencontrée à l’interface barcelonaise. Le SNCTA demande expressément la convergence des méthodes entre contrôleurs, équipes, CDS et ACDS. Une cohérence qui sera la meilleure réponse professionnelle au chantage et à l’inconsistance.

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CT du CRNA SO du 1er février 2018 : la voix de la majorité des contrôleurs entendue

Main construisant un mur de briques

Le premier CT local de l’année vient de se tenir avec, à l’ordre du jour, un sujet déterminant pour les contrôleurs : le choix de leur tour de service et de leur cadre de travail pour l’été 2018.

Concernant le vote des expés, voici les résultats :

Pour : SNCTA

Contre : CGT

Absent : UNSA-ICNA

La poursuite des expérimentations RH jusqu’au 1er avril 2019 est donc actée et reste dans la logique de la consultation donnait 70 % de contrôleurs pour ce choix-là.

Les expé. permettent entre autre de préserver du droit à congé pendant la période de charge, de limiter les amplitudes horaires à 8 h 30 max. et une rémunération brute de 500 € supplémentaires.

Dans un cadre hors expé., le plan B de l’administration, soutenu par la CGT, avalisait 4 congés par équipe les week-ends pendant presque toute la période de charge, augmentait la durée des journées et prévoyait la vacation complémentaire reprogrammable. Le SNCTA ne s’est naturellement pas associé à un tel plan.

Maintenant que le choix de la salle a été entériné, le SNCTA regarde vers l’avenir et notamment vers les effectifs avec le GT du même nom prévu le 15 février. Le DSNA vient d’annoncer un changement de stratégie à moyen terme : des effectifs de référence dans les CRNA. Le SNCTA considère le principe comme une bonne nouvelle mais réclame de la transparence et de l’équilibre sur la méthode pour parvenir à des valeurs d’effectifs centre par centre. Il est à noter que, contrairement à ce que l’on peut entendre, ces chiffres ne tiennent jamais compte du fait qu’un centre soit en expé ou de la « facture » de minutes de délais réalisées.

Si le principe de l’effectif de référence est bon, les cibles récemment annoncées par le DSNA pour LFBB, à savoir 19 à 21 PC par équipe, paraissent, à ce stade, très discutables et l’horizon 2023 trop lointain (pour rappel, cibles annoncées à LFRR 19 à 21 ; à LFMM 12 à 13 ; à LFEE 17 à 18 ; à LFFF 10,5 à 11,5). Mais elles permettent au minimum d’envisager la fin de la chute et un objectif de remontée rapide.

Le CT du 1er février a également confirmé un certain nombre d’avancées technologiques majeures qui seront déployées dans les semaines à venir au CRNA :

  • déploiement des écrans 43 pouces à partir du 9 avril rendu possible par la mise en service réussie des machines graphiques au 23 janvier : la concrétisation d’un combat âpre mené par le SNCTA depuis quelques années ;
  • déploiement simultané des écrans 4Me à compter de la même date ;
  • incrément 4.1 EEE qui embarque le Mode S descendant ;
  • une version corrective d’EXSA et la fin des soucis liés à la mention Code prévue pour début avril ;
  • assume-shoot avec Brest pour la mi-juin dans le meilleur des cas, au plus tard à l’automne 2018 ;
  • full data-link déployé d’ici à la fin de l’année.

Ce sont assurément d’excellentes nouvelles. Le service technique s’est mobilisé pour que ces projets aboutissent. Le SNCTA l’en remercie.

Le SNCTA, et les contrôleurs Bordelais, ont choisi pour l’année à venir de valider à nouveau une démarche gagnant-gagnant, porteuse de manière équilibrée de progrès sociaux mais aussi de contreparties.

Les contrôleurs bordelais ont beaucoup donné ces dernières années : transformation EEE exemplaire, adaptation saisonnière des tours de service, augmentations de trafic absorbées et délais contenus, procédures avec Barcelone dégradées, changements « espace », baisse d’effectif vertigineuse, contraintes réglementaires…

Soyons clairs : après avoir tant donné, le CRNA SO doit maintenant recevoir.

La balle est dans le camp de l’administration. C’est à elle d’envoyer des signes forts de reconnaissance du travail effectué par TOUS les agents, de la bonne volonté de chacun, et de prendre enfin en compte un ras-le-bol exprimé par toutes les organisations syndicales. Rendez-vous est pris le 15 février.

SL ACC LFBB CT 1-2-2018 (0.2 MiB)

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Flash Info — Résultats consultation expé

Le résultat de la consultation concernant la poursuite ou non des expés RH au CRNA/SO est tombé à midi de vendredi 26 janvier 2018.

La participation est en hausse par rapport à l’année dernière et voici les chiffres :

  • Nombre d’inscrits : 283
  • Nombre de votants : 252 (89 % de participation)
  • Pour la poursuite des expés : 177 (71 % des votants)
  • Pour le fonctionnement proposé par l’administration : 73 (29 %)

Le SNCTA remercie les contrôleurs bordelais d’être venus choisir leur tour de service.

Consultation 2018 Résultat (1.5 MiB)

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CT local du 30 novembre 2017 : des outils d’aide au contrôle enfin en approche !

À l’occasion du dernier comité technique présidé par Olivier Chansou, nommé directeur de l’ÉNAC au 1er décembre, les membres du CT ont balayé les sujets d’actualité du centre. Les contrôleurs devraient voir se concrétiser l’installation de plusieurs projets techniques réclamés de longue date par le SNCTA et indispensables pour faire face à l’exceptionnelle croissance des flux du South West axis.

Expé RH été 2018

Ce point a fait l’objet d’un groupe de suivi courant novembre, conformément au cahier des charges des expérimentations RH. Nous consacrerons une communication dédiée très prochainement.

Écrans 43 pouces : dernière ligne droite

L’installation des écrans 43 pouces nécessitaient certains préalables :

  • la MESO (mise en service opérationnelle) des nouvelles machines graphiques MAGRITTE qui sera réalisée en janvier 2018 (après un décalage d’une année) ;
  • la MESO de l’incrément EEE 4.1 qui sera réalisée en avril 2018. Ce dernier incrément prévoit entre autres de nouvelles versions ODS et STPV. Les principales fonctionnalités contrôle seront le MOD S descendant (paramètres de bord tels que cap, niveau sélecté, mach et vitesse indiquée accessibles à l’étiquette) et la prise en compte du cap avec rejointe prévisionnelle. L’instabilité de la dernière version STPV à LFBB (une des plus graves pannes de l’année en France) et à LFRR a conduit à étudier la possibilité d’installer un incrément 4.1 « allégé » (sans la rejointe prévisionnelle) afin de sécuriser la date de MESO des écrans.

Les clignotants sont désormais au vert pour un déploiement final des écrans 43 pouces en avril 2018 : le marché est acté, les 93 écrans et la société aménageant les meubles, choisis. Les prérequis sont satisfaits les uns après les autres. Le centre est en ordre de marche pour une installation dans les meilleures conditions.

Le choix d’une interface simplifiée, telle qu’affichée en salle, a permis la consolidation du calendrier. Pour autant, le travail se poursuit entre Bordeaux, Brest, DO et DTI afin de parvenir en 2019 à une interface à une interface aboutie. Le SNCTA, moteur depuis les premières heures de ce programme, se félicite de voir l’ensemble des personnels du CRNA-SO et des échelons centraux se mobiliser pour écarter les nombreux obstacles inhérents à la conduite d’un tel projet.

Nous resterons toutefois vigilants jusqu’à l’ultime phase de déploiement.

Mention CODE : correctif prévu en mars 2018

Pour rappel, depuis de longs mois maintenant, des mentions CODE n’apparaissent pas en ligne 0 pour des trafics en provenance de Madrid. Ce bogue majeur a conduit à plusieurs événements de sécurité.

Le SNCTA a rapidement exigé la prise en compte prioritaire de ce dysfonctionnement critique à tous les échelons de la DSNA. La DTI a finalement trouvé un correctif STR qui devrait être déployé en mars prochain. D’ici-là, le centre opte pour une mesure de réduction des risques en récupérant une série de codes militaires désormais exclus du filtrage. Il convient cependant de rester vigilant jusqu’au mois de mars car les bogues subsistent. Au-delà, tous les changements de code seront visualisés en ligne 0.

XMAN et 4me : 1er trimestre 2018

Le projet 4me, lancé en 2016, consistant en un écran multiservice avec affichage des profils de vols ETFMS sur 8 positions, va poursuivre son développement et s’étendre à l’ensemble des positions de la salle de contrôle début 2018.

De nouveaux services seront alors disponibles dont la distribution des mesures ATFCM ciblées sur les positions concernées grâce à la connaissance de la configuration de la salle.

D’autres services sont en préparation tel que XMAN (régulations des arrivées avec Barcelone et Orly).

Le SNCTA a demandé que la réflexion sur l’affichage des courbes de flux soit accélérée afin d’envisager une mise en oeuvre dans les meilleurs délais.

SALTO

SALTO, outil ATFCM en évaluation, destiné à remplacer le CHMI. Un poste est installé en salle. De nouveaux incréments seront installés tous les 6 mois.

Chaîne NVCS : fin 2020

Il s’agit là de la future chaine numérique radio et téléphone qui remplacera notre chaine analogique ARTEMIS devenue obsolète. Deux systèmes redondants et distincts permettront une utilisation des fonctionnalités « Main » (ou opérationnel) et « Back up » (actuel secours ultime) quasi identique. Les fréquences en secours ultime pourront être couplées, contrairement à la situation actuelle.

Fin du pôle FSI-FH : nouvel expert-correspondant

La transformation EEE a nécessité il y a presque trois ans une réorganisation de la structure FSI-FH. La création d’un pôle regroupant d’anciens instructeurs a permis d’une part la transmission d’une connaissance précieuse et d’autre part de bâtir des relations solides avec certaines compagnies aériennes. Une convention a même été signée avec HOP. Elle prévoit entre autres quelques interventions de pilotes pendant nos stages de situations anormales et d’urgence (FSAU) ainsi que des vols de familiarisation.

Le rythme des stages locaux étant revenu à la normale, ce pôle va évoluer et un correspondant relations clients-expert FSAU sera nommé pour trois ans.

Postes CE et ACDS en 2018

L’année 2018 sera la dernière année (avant 2024) offrant un nombre conséquent de postes CE suite à la rotation mise en place depuis 2008 au CRNA-SO. Elle correspondra à la fin de l’engorgement de nombreux divisionnaires attendant qu’un poste déclenchant vers le grade supérieur se libère.

Dès lors, et compte tenu de la part grandissante des ICNA ingénieurs en chef (IC) au CRNA, le SNCTA, avec l’appui de l’USAC-CGT, a proposé :

  • l’ouverture d’un quota IC pour CE : 1/3 des postes arrondi à l’entier inférieur (maximum 3), permettant le déclenchement du quota à partir de 3 postes offerts dans l’année ;
  • le passage de 1 IC-CE pour les postes ACDS à 2 par an.

L’objectif du SNCTA est toujours guidé par la même philosophie dans ce dossier : concilier la priorité à une fonction déclenchante pour la « population » divisionnaire et un accès équitable pour les autres « populations » (principal et IC). Le SNCTA veille et veillera à adapter, si besoin chaque année, ces curseurs afin de répondre au mieux aux besoins des agents.

Vote pour : SNCTA, USAC-CGT ; abstention : UNSA IESSA.

Tutorat ACDS

La problématique FMP est devenue un enjeu national. Une cellule pilotée à l’échelon DO prévoit de mutualiser les connaissances et les projets des CRNA. Bordeaux, de son côté, va expérimenter en 2018 le principe de tutorat des nouveaux ACDS par des ACDS en fin de mandat. Il sera mis en place lors de la remontée du trafic, période de forte croissance sensible durant laquelle la sérénité en salle est mise à l’épreuve.

Cette prolongation de mandat a été rendue possible par la validation d’un 15e ACDS moyenné sur l’année (3 tuteurs sur une période de 4 mois) lors du CT DO du 16 octobre dernier. Le calendrier des vacations « tutorées » sera validé par la cellule FMP après concertation avec les tuteurs afin de coller au mieux au TDS des nouveaux ACDS.

Vote pour : SNCTA, USAC-CGT ; Abstention : UNSA IESSA.

Stages en immersion

Dans un contexte de restriction budgétaire, un certain nombre de règles ont été durcies il y a quelques années pour les stages en immersion. L’argument ne nous paraît évidemment plus valable en 2017. Nous demandons à l’administration de rouvrir des portes en ce qui concerne les possibilités offertes aux contrôleurs : nombre de stages par tri-annuité, souplesse dans le choix des transports et des hôtels…

Le SNCTA ne se fait pas d’illusion sur l’état global de nos outils et de nos systèmes techniques. La stratégie de modernisation de la DSNA est en faillite et le maintien en conditions opérationnelles du CAUTRA s’apparentera bientôt à de l’acharnement thérapeutique.

Pour autant, nous saluons l’agilité et le dynamisme de certains programmes qui ont permis leur mise en service en centre opérationnel dans des délais acceptables. Cette souplesse sera indispensable à l’avenir si la DSNA conserve l’ambition de remplir ses objectifs de sécurité et de performance.

Les contrôleurs bordelais poursuivent de leur côté leurs efforts en acceptant de retirer quelques PC de la salle, pourtant bien fragilisée, pendant la période de charge afin de répondre à un besoin d’expertise ACDS toujours plus fine.

CDA LFBB 2017 - 2017-12-03 Vdef (0.8 MiB)

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