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Bordeaux — LFBBLe blog de la section locale du CRNA Sud-Ouest, basée à Bordeaux

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Été 2018 : gare aux apparences

En dépit d’un trafic toujours croissant (+1 %), le CRNA/SO enregistre un bilan sécurité stable accompagné de délais extraordinairement faibles ! Les contrôleurs bordelais ont donc démontré leur capacité à s’adapter et à anticiper des étés qui s’annonçaient difficiles, dans un contexte de croissance soutenue du trafic et de la baisse sensible des effectifs. Le SNCTA prévient : la remontée de l’effectif ICNA est et restera LA priorité du centre.

Performances records

Ces dernières années, l’administration a imposé aux contrôleurs bordelais des baisses d’effectifs drastiques ce malgré des hausses de trafic records. La direction des opérations doit en rester convaincue : la performance du centre ne tient qu’à un fil.

En effet, les contrôleurs ont récemment démontré leur volonté d’accompagner la performance du centre par des adaptations en matière de tour de service, des changements majeurs de matériel et des modifications espace : formation EEE (2014 à 2016), MESO Big Bang (2016), nouvelle organisation RH (MESO EEE, XP 2017 et XP 2018), GT ESSO-RL5 (2018), écrans 43 pouces (2018)…

Pour autant, nous sommes passés à deux doigts d’un été chaotique. D’abord car le centre a sans doute bénéficié des mesures ATFCM mises en place par nos voisins. Mais par dessus tout, la conjugaison :

  • de dysfonctionnements techniques au printemps tels que la mention code aléatoirement affichée — qui, s’il est encore nécessaire de le rappeler, a conduit fin 2016 à un événement majeur de sécurité — ; un anti-recouvrement d’étiquettes bogué, des relances PV2K intempestives, etc.
  • de la panne nationale STIP du 26 juin et du début de journée STPV plus que périlleux qui en a découlé ;
  • de la gestion non maîtrisée des absences BTIV ;
  • des orages quotidiens — 700 000 impacts de foudre enregistrés en France, le double par rapport à la même période en 2017 ;
  • et des relations parfois tendues avec plusieurs centres adjacents,

aurait pu annihiler tous les efforts passés.

Technique et génie civil : analyse, Rex et action

Les pannes et les défauts techniques s’accumulent. Les contrôleurs y font face avec professionnalisme. Mais ils ne pourront tout résoudre.

Le SNCTA attend avec impatience le résultat du REX national de la panne STIP du 26 juin dernier. Le service local a réuni les acteurs concernés des services exploitation et technique le 2 octobre. Les contrôleurs attendent autre chose qu’une consigne nationale exigeant l’affichage des vols CAM dans ce type de situation. Outre les réponses techniques, le centre doit maintenant apprendre de ses erreurs ; de ses bonnes pratiques également.

Place à l’action maintenant côté exploitation : formations sur simulateur avec le jeu d’un début de journée prévu lors de la prochaine campagne de formation sur le FOC (lire ci-après), recherche de méthodes ATFCM de réduction de la capacité de centre efficaces, meilleure communication entre les opérationnels, briefings…

Place à l’action également du côté des infrastructures. Conséquences d’un orage particulièrement violent et du débordement du toit terrasse de la salle de contrôle le 15 juillet dernier, des infiltrations d’eau dans les locaux attenants à la salle technique et abritant des systèmes particulièrement sensibles pour ce qui est du fonctionnement de la machine ATM, montrent que le volet d’actions mis en place suite au précédent épisode de 2014 n’est pas suffisant.

Le SNCTA suivra de près ce dossier en CHSCT et exigera que des mesures de protection des installations techniques et du renforcement des bâtiments soient prises, quel que soit le coût financier. C’est un enjeu important en termes de sécurité du trafic et des agents sur leur lieu de travail.

Encourager une dynamique ou casser cette confiance réciproque ?

C’est clairement le choix que devra faire le DSNA et la DO dans les prochains mois. Bien que le travail national de BO en CRNA n’ait pas encore abouti (malgré l’insistance isolée du SNCTA), le DSNA devra confirmer les engagements pris pour le CRNA/SO au prochain GT effectif. La confiance des contrôleurs bordelais dans la parole de la direction sera indispensable pour affronter les étés difficiles à venir.

Fin 2018 et 2019 : effectif en chute libre

Le centre de Bordeaux entre dans une période inexplorée jusqu’alors. Les effectifs en équipe fondent comme neige au soleil… En faisant l’hypothèse peu probable qu’aucun agent soit indisponible pour raison médicale ou autre, les équipes compteront seulement de 17 à 18 PC entre novembre 2018 et avril 2019.

Et que dire de l’été prochain pour lequel le service est incapable de garantir toutes les équipes à 19 !

L’arrivée du FOC (Full Data-Link Operational Capability) ne suffira pas à combler une offre dégradée, surtout si la croissance se maintient ! Une amélioration de la fonctionnalité CPDLC certes, mais encore loin de la version cible du Data-Link… comme son nom ne l’indique pas.

La formation en mars, obligatoire pour tous les contrôleurs exerçant une MU, viendra compliquer une sortie de l’hiver que l’on sait chaque moins « creuse » !

Avec si peu de marges, chaque congé maladie, chaque imprévu, toute formation supplémentaire rendent le travail des CE Gestion très difficile. Les rééquilibrages imposés sont sources d’instabilité. Dans un tel contexte, le combat pour la préservation des congés est pour le SNCTA primordial.

Parallèlement, les subdivisions se vident et les projets, eux, s’accumulent. Bordeaux ne pourra pas récupérer toute la complexité des centres adjacents sans moyen humain et sans perturber le réseau plus qu’il ne l’est déjà.

En 2019 : la continuité sinon rien

C’est dans ce contexte que s’ouvriront courant décembre les discussions locales sur les droits à congés et l’organisation de la salle pour l’été à venir.

La section SNCTA bordelaise l’a toujours défendu : pour que l’organisation du travail adoptée continue de fonctionner et que la sérénité en salle perdure, le service doit garantir un minimum de 5 congés par équipe au plus fort du trafic, que l’effectif soit à 19 ou à 18.

Les changements que la salle de Bordeaux a connus ces dernières années — et que le SNCTA a portés — à la fois en termes de tours de service et de matériel, ont largement contribué à l’amélioration de la performance mais aussi à la conservation d’un climat social relativement apaisé, manifestement plus que dans des centres qui ont opté pour unstatu quo en trompe l’œil.

Pour autant, les contrôleurs en salle mais aussi ceux hors salle vont vivre a minima deux années supplémentaires en conditions dégradées. La dynamique actuelle est fragile et les motifs d’inquiétudes demeurent nombreux. L’administration doit en prendre pleinement conscience si elle espère conserver la dynamique qui règne actuellement au CRNA Sud-Ouest : rien ne pourra se faire sans perspective de remontée rapide de l’effectif, sans confiance et sans reconnaissance.

CDA LFBB 18 10 06 CDA6 Bilan-ete Vdef (0.1 MiB)

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Flash Info LFBB — Mention CODE, anti-recouvrement d’étiquettes (ARE), relances PV-2k : ces petits soucis qui vous pourrissent la sécurité !

Le SNCTA alerte sur la recrudescence des incidents techniques non résolus au CRNA-SO, des dysfonctionnements certes moins visibles et moins impactant pour l’instant que la panne STPV du 13 juin 2017, mais qui pourraient devenir critiques à mesure que le trafic croit semaines après semaines :

  • plots radar invisibles à l’interface de deux centres en raison d’une mention CODE qui ne s’affiche pas (malgré un patch livré le 21 mars) ;
  • enchevêtrement des pistes empêchant l’identification d’un vol et la rentrée sûre et efficace des clairances dans l’étiquette ;
  • phénomènes soudains d’« écrans noirs » à répétition ;
  • attribution inexpliquée d’un unique code de débordement par le STPV entraînant des pertes de corrélation.

Les contrôleurs bordelais s’inquiètent des délais de résolution de défauts majeurs de leurs outils primaires de contrôle. Le SNCTA exhorte la DO et la DTI à prendre la mesure de leurs impacts considérables sur la sécurité.Le SNCTA exige des réponses rapides et fiables. En attendant, les contrôleurs, en première ligne, n’auront pas d’autre choix que d’ajuster la hauteur de la capacité du centre en fonction de la gêne occasionnée en temps réel.

FI ARE-SL2-2 (0.5 MiB)

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Interface Barcelone

Depuis le hold-up du 22 juin dernier, les relations entre secteurs bordelais et barcelonais sont sur courant alternatif. Si la situation semble s’être légèrement apaisée cet hiver, les blocages persistent. Le SNCTA met en garde : aucune amélioration tangible à l’interface n’ayant pu être obtenue, l’été 2018 ne pourra être considéré comme nominal par notre encadrement. Le SNCTA œuvre à tous les niveaux pour que la sécurité et les contrôleurs, qui sont en première ligne, soient préservés.

Hourra contrôle

Le quotidien des contrôleurs des secteurs SUD bordelais est rythmé depuis neuf mois par la nécessité contrainte de l’adaptation constante des méthodes de travail avec les secteurs LR (approche) et OL (en route). Les décollages LEBL et LERS, transférés en général 30 NM avant la frontière, sont autorisés à pénétrer dans OL selon l’humeur du jour de nos collègues espagnols. À défaut, jusqu’à la quasi-totalité des décollages se retrouvent plafonnés gratuitement au FL300, augmentant de fait la complexité de leur intégration avec les flux stables et opposés, et ce, en limite de trois secteurs.

À cette incertitude intolérable se rajoutent parfois des comportements accidentogènes : faire annoncer par les équipages, au premier contact, qu’ils sont « release » bien qu’ils ne le soient pas ; ou pire lorsqu’ils refusent tout bonnement de décrocher le téléphone.

Enfin, les transferts tardifs intermittents des trafics stables en couches 34 couplés aux nouvelles routes du GT ESSO, rendent le croisement à GONUP bien plus délicat qu’il ne l’était.

Pour toutes ces raisons, et considérant la surcharge considérable des coordinations téléphoniques, les conséquences opérationnelles de cette configuration inopérante, indépendante de la volonté des contrôleurs bordelais, ne pourront en aucun cas être imputées à notre centre. Le Network Manager a d’ailleurs été interpellé dans ce sens et devrait valider ce principe très prochainement.

Historique et avancement des discussions

Après le grotesque chantage du printemps 2017 (délégation contre transfert de complexité vers Bordeaux) mené par le centre de Barcelone, les contrôleurs bordelais ont été confrontés, au beau milieu d’un été record, à une interface particulièrement dégradée et dangereuse.

Une situation ubuesque et préoccupante que le SNCTA n’a cessé de dénoncer dans toutes les instances locales et nationales. Le centre (à travers son GT Espace et le service) ainsi que la DO, conscients du bras de fer perdant-perdant joué par les espagnols, a tenté en vain, à l’automne, de dégager des pistes de compromis. Face à l’intransigeance de nos interlocuteurs, le service se voit contraint de proposer des mesures de protection des secteurs afin de garantir la sécurité des vols.

Des mesures adaptées, cohérentes et graduées

Le plan proposé consiste à agir principalement sur deux leviers : GIR 12 et GO12. Ces régulations par flux ont l’intérêt de cibler les trafics induisant le plus de complexité, liée principalement à la dégradation des conditions de transfert à la frontière.

Plus de latitudes sur les taux des régulations seront accordées aux CDS, à la hausse comme à la baisse, toutefois encadrés par des seuils critiques au-delà desquels l’expertise du bureau FMP montre que les effets de bords sont trop peu maitrisés.

Les nombreux reports depuis juin 2017 ont mis au jour tensions, surcharges de coordinations et inconsistance des méthodes de travail. Au lendemain du changement d’heure et de braquet du trafic, le SNCTA invite tous les contrôleurs bordelais à ne pas s’exposer en sortant du cadre de la LOA. En revanche, nous encourageons vivement CDS et ACDS à ne prendre aucun risque et à utiliser l’ensemble des mesures de protection des secteurs, leur permettant de gérer au mieux l’instabilité voire un blocage des coordinations à l’interface.

Le centre doit dès à présent travailler à apporter une réponse collective, partagée et adaptée à la situation rencontrée à l’interface barcelonaise. Le SNCTA demande expressément la convergence des méthodes entre contrôleurs, équipes, CDS et ACDS. Une cohérence qui sera la meilleure réponse professionnelle au chantage et à l’inconsistance.

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CT du CRNA SO du 1er février 2018 : la voix de la majorité des contrôleurs entendue

Main construisant un mur de briques

Le premier CT local de l’année vient de se tenir avec, à l’ordre du jour, un sujet déterminant pour les contrôleurs : le choix de leur tour de service et de leur cadre de travail pour l’été 2018.

Concernant le vote des expés, voici les résultats :

Pour : SNCTA

Contre : CGT

Absent : UNSA-ICNA

La poursuite des expérimentations RH jusqu’au 1er avril 2019 est donc actée et reste dans la logique de la consultation donnait 70 % de contrôleurs pour ce choix-là.

Les expé. permettent entre autre de préserver du droit à congé pendant la période de charge, de limiter les amplitudes horaires à 8 h 30 max. et une rémunération brute de 500 € supplémentaires.

Dans un cadre hors expé., le plan B de l’administration, soutenu par la CGT, avalisait 4 congés par équipe les week-ends pendant presque toute la période de charge, augmentait la durée des journées et prévoyait la vacation complémentaire reprogrammable. Le SNCTA ne s’est naturellement pas associé à un tel plan.

Maintenant que le choix de la salle a été entériné, le SNCTA regarde vers l’avenir et notamment vers les effectifs avec le GT du même nom prévu le 15 février. Le DSNA vient d’annoncer un changement de stratégie à moyen terme : des effectifs de référence dans les CRNA. Le SNCTA considère le principe comme une bonne nouvelle mais réclame de la transparence et de l’équilibre sur la méthode pour parvenir à des valeurs d’effectifs centre par centre. Il est à noter que, contrairement à ce que l’on peut entendre, ces chiffres ne tiennent jamais compte du fait qu’un centre soit en expé ou de la « facture » de minutes de délais réalisées.

Si le principe de l’effectif de référence est bon, les cibles récemment annoncées par le DSNA pour LFBB, à savoir 19 à 21 PC par équipe, paraissent, à ce stade, très discutables et l’horizon 2023 trop lointain (pour rappel, cibles annoncées à LFRR 19 à 21 ; à LFMM 12 à 13 ; à LFEE 17 à 18 ; à LFFF 10,5 à 11,5). Mais elles permettent au minimum d’envisager la fin de la chute et un objectif de remontée rapide.

Le CT du 1er février a également confirmé un certain nombre d’avancées technologiques majeures qui seront déployées dans les semaines à venir au CRNA :

  • déploiement des écrans 43 pouces à partir du 9 avril rendu possible par la mise en service réussie des machines graphiques au 23 janvier : la concrétisation d’un combat âpre mené par le SNCTA depuis quelques années ;
  • déploiement simultané des écrans 4Me à compter de la même date ;
  • incrément 4.1 EEE qui embarque le Mode S descendant ;
  • une version corrective d’EXSA et la fin des soucis liés à la mention Code prévue pour début avril ;
  • assume-shoot avec Brest pour la mi-juin dans le meilleur des cas, au plus tard à l’automne 2018 ;
  • full data-link déployé d’ici à la fin de l’année.

Ce sont assurément d’excellentes nouvelles. Le service technique s’est mobilisé pour que ces projets aboutissent. Le SNCTA l’en remercie.

Le SNCTA, et les contrôleurs Bordelais, ont choisi pour l’année à venir de valider à nouveau une démarche gagnant-gagnant, porteuse de manière équilibrée de progrès sociaux mais aussi de contreparties.

Les contrôleurs bordelais ont beaucoup donné ces dernières années : transformation EEE exemplaire, adaptation saisonnière des tours de service, augmentations de trafic absorbées et délais contenus, procédures avec Barcelone dégradées, changements « espace », baisse d’effectif vertigineuse, contraintes réglementaires…

Soyons clairs : après avoir tant donné, le CRNA SO doit maintenant recevoir.

La balle est dans le camp de l’administration. C’est à elle d’envoyer des signes forts de reconnaissance du travail effectué par TOUS les agents, de la bonne volonté de chacun, et de prendre enfin en compte un ras-le-bol exprimé par toutes les organisations syndicales. Rendez-vous est pris le 15 février.

SL ACC LFBB CT 1-2-2018 (0.2 MiB)

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Flash Info — Résultats consultation expé

Le résultat de la consultation concernant la poursuite ou non des expés RH au CRNA/SO est tombé à midi de vendredi 26 janvier 2018.

La participation est en hausse par rapport à l’année dernière et voici les chiffres :

  • Nombre d’inscrits : 283
  • Nombre de votants : 252 (89 % de participation)
  • Pour la poursuite des expés : 177 (71 % des votants)
  • Pour le fonctionnement proposé par l’administration : 73 (29 %)

Le SNCTA remercie les contrôleurs bordelais d’être venus choisir leur tour de service.

Consultation 2018 Résultat (1.5 MiB)

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CT local du 30 novembre 2017 : des outils d’aide au contrôle enfin en approche !

À l’occasion du dernier comité technique présidé par Olivier Chansou, nommé directeur de l’ÉNAC au 1er décembre, les membres du CT ont balayé les sujets d’actualité du centre. Les contrôleurs devraient voir se concrétiser l’installation de plusieurs projets techniques réclamés de longue date par le SNCTA et indispensables pour faire face à l’exceptionnelle croissance des flux du South West axis.

Expé RH été 2018

Ce point a fait l’objet d’un groupe de suivi courant novembre, conformément au cahier des charges des expérimentations RH. Nous consacrerons une communication dédiée très prochainement.

Écrans 43 pouces : dernière ligne droite

L’installation des écrans 43 pouces nécessitaient certains préalables :

  • la MESO (mise en service opérationnelle) des nouvelles machines graphiques MAGRITTE qui sera réalisée en janvier 2018 (après un décalage d’une année) ;
  • la MESO de l’incrément EEE 4.1 qui sera réalisée en avril 2018. Ce dernier incrément prévoit entre autres de nouvelles versions ODS et STPV. Les principales fonctionnalités contrôle seront le MOD S descendant (paramètres de bord tels que cap, niveau sélecté, mach et vitesse indiquée accessibles à l’étiquette) et la prise en compte du cap avec rejointe prévisionnelle. L’instabilité de la dernière version STPV à LFBB (une des plus graves pannes de l’année en France) et à LFRR a conduit à étudier la possibilité d’installer un incrément 4.1 « allégé » (sans la rejointe prévisionnelle) afin de sécuriser la date de MESO des écrans.

Les clignotants sont désormais au vert pour un déploiement final des écrans 43 pouces en avril 2018 : le marché est acté, les 93 écrans et la société aménageant les meubles, choisis. Les prérequis sont satisfaits les uns après les autres. Le centre est en ordre de marche pour une installation dans les meilleures conditions.

Le choix d’une interface simplifiée, telle qu’affichée en salle, a permis la consolidation du calendrier. Pour autant, le travail se poursuit entre Bordeaux, Brest, DO et DTI afin de parvenir en 2019 à une interface à une interface aboutie. Le SNCTA, moteur depuis les premières heures de ce programme, se félicite de voir l’ensemble des personnels du CRNA-SO et des échelons centraux se mobiliser pour écarter les nombreux obstacles inhérents à la conduite d’un tel projet.

Nous resterons toutefois vigilants jusqu’à l’ultime phase de déploiement.

Mention CODE : correctif prévu en mars 2018

Pour rappel, depuis de longs mois maintenant, des mentions CODE n’apparaissent pas en ligne 0 pour des trafics en provenance de Madrid. Ce bogue majeur a conduit à plusieurs événements de sécurité.

Le SNCTA a rapidement exigé la prise en compte prioritaire de ce dysfonctionnement critique à tous les échelons de la DSNA. La DTI a finalement trouvé un correctif STR qui devrait être déployé en mars prochain. D’ici-là, le centre opte pour une mesure de réduction des risques en récupérant une série de codes militaires désormais exclus du filtrage. Il convient cependant de rester vigilant jusqu’au mois de mars car les bogues subsistent. Au-delà, tous les changements de code seront visualisés en ligne 0.

XMAN et 4me : 1er trimestre 2018

Le projet 4me, lancé en 2016, consistant en un écran multiservice avec affichage des profils de vols ETFMS sur 8 positions, va poursuivre son développement et s’étendre à l’ensemble des positions de la salle de contrôle début 2018.

De nouveaux services seront alors disponibles dont la distribution des mesures ATFCM ciblées sur les positions concernées grâce à la connaissance de la configuration de la salle.

D’autres services sont en préparation tel que XMAN (régulations des arrivées avec Barcelone et Orly).

Le SNCTA a demandé que la réflexion sur l’affichage des courbes de flux soit accélérée afin d’envisager une mise en oeuvre dans les meilleurs délais.

SALTO

SALTO, outil ATFCM en évaluation, destiné à remplacer le CHMI. Un poste est installé en salle. De nouveaux incréments seront installés tous les 6 mois.

Chaîne NVCS : fin 2020

Il s’agit là de la future chaine numérique radio et téléphone qui remplacera notre chaine analogique ARTEMIS devenue obsolète. Deux systèmes redondants et distincts permettront une utilisation des fonctionnalités « Main » (ou opérationnel) et « Back up » (actuel secours ultime) quasi identique. Les fréquences en secours ultime pourront être couplées, contrairement à la situation actuelle.

Fin du pôle FSI-FH : nouvel expert-correspondant

La transformation EEE a nécessité il y a presque trois ans une réorganisation de la structure FSI-FH. La création d’un pôle regroupant d’anciens instructeurs a permis d’une part la transmission d’une connaissance précieuse et d’autre part de bâtir des relations solides avec certaines compagnies aériennes. Une convention a même été signée avec HOP. Elle prévoit entre autres quelques interventions de pilotes pendant nos stages de situations anormales et d’urgence (FSAU) ainsi que des vols de familiarisation.

Le rythme des stages locaux étant revenu à la normale, ce pôle va évoluer et un correspondant relations clients-expert FSAU sera nommé pour trois ans.

Postes CE et ACDS en 2018

L’année 2018 sera la dernière année (avant 2024) offrant un nombre conséquent de postes CE suite à la rotation mise en place depuis 2008 au CRNA-SO. Elle correspondra à la fin de l’engorgement de nombreux divisionnaires attendant qu’un poste déclenchant vers le grade supérieur se libère.

Dès lors, et compte tenu de la part grandissante des ICNA ingénieurs en chef (IC) au CRNA, le SNCTA, avec l’appui de l’USAC-CGT, a proposé :

  • l’ouverture d’un quota IC pour CE : 1/3 des postes arrondi à l’entier inférieur (maximum 3), permettant le déclenchement du quota à partir de 3 postes offerts dans l’année ;
  • le passage de 1 IC-CE pour les postes ACDS à 2 par an.

L’objectif du SNCTA est toujours guidé par la même philosophie dans ce dossier : concilier la priorité à une fonction déclenchante pour la « population » divisionnaire et un accès équitable pour les autres « populations » (principal et IC). Le SNCTA veille et veillera à adapter, si besoin chaque année, ces curseurs afin de répondre au mieux aux besoins des agents.

Vote pour : SNCTA, USAC-CGT ; abstention : UNSA IESSA.

Tutorat ACDS

La problématique FMP est devenue un enjeu national. Une cellule pilotée à l’échelon DO prévoit de mutualiser les connaissances et les projets des CRNA. Bordeaux, de son côté, va expérimenter en 2018 le principe de tutorat des nouveaux ACDS par des ACDS en fin de mandat. Il sera mis en place lors de la remontée du trafic, période de forte croissance sensible durant laquelle la sérénité en salle est mise à l’épreuve.

Cette prolongation de mandat a été rendue possible par la validation d’un 15e ACDS moyenné sur l’année (3 tuteurs sur une période de 4 mois) lors du CT DO du 16 octobre dernier. Le calendrier des vacations « tutorées » sera validé par la cellule FMP après concertation avec les tuteurs afin de coller au mieux au TDS des nouveaux ACDS.

Vote pour : SNCTA, USAC-CGT ; Abstention : UNSA IESSA.

Stages en immersion

Dans un contexte de restriction budgétaire, un certain nombre de règles ont été durcies il y a quelques années pour les stages en immersion. L’argument ne nous paraît évidemment plus valable en 2017. Nous demandons à l’administration de rouvrir des portes en ce qui concerne les possibilités offertes aux contrôleurs : nombre de stages par tri-annuité, souplesse dans le choix des transports et des hôtels…

Le SNCTA ne se fait pas d’illusion sur l’état global de nos outils et de nos systèmes techniques. La stratégie de modernisation de la DSNA est en faillite et le maintien en conditions opérationnelles du CAUTRA s’apparentera bientôt à de l’acharnement thérapeutique.

Pour autant, nous saluons l’agilité et le dynamisme de certains programmes qui ont permis leur mise en service en centre opérationnel dans des délais acceptables. Cette souplesse sera indispensable à l’avenir si la DSNA conserve l’ambition de remplir ses objectifs de sécurité et de performance.

Les contrôleurs bordelais poursuivent de leur côté leurs efforts en acceptant de retirer quelques PC de la salle, pourtant bien fragilisée, pendant la période de charge afin de répondre à un besoin d’expertise ACDS toujours plus fine.

CDA LFBB 2017 - 2017-12-03 Vdef (0.8 MiB)

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La DO à la manœuvre, attention aux écueils !

Tour de Bordeaux

Mauvais Signal

La section locale du SNCTA, à l’instar des autres organisations syndicales, a pris connaissance de la décision de DO/SDRH de ne pas ouvrir un nouveau poste d’assistant de subdivision au SNA/SO. En guise de renforcement des subdivisions, la DO propose aux personnels de Mérignac, un poste d’expert opérationnel (nouveau statut, hybride entre le statut de détaché 12/36 et celui d’assistant de sub, permettant l’accès au 4e grade).

La manœuvre est faussement habile : dans la tête de la DO, il faut probablement rentabiliser les AVE et il s’agit donc d’occuper tout ce petit monde en attendant la reprise effective. Pour le SNCTA, la DO fait une triple bévue :

  • d’une part il va falloir encore attendre environ 18 mois avant que les AVE de juin 2017 commencent à se qualifier, donc pendant ce temps l’effectif opérationnel ne remontera pas, donc le détachement de l’expert opérationnel sera problématique, donc le dossier sera retardé ;
  • d’autre part le SNA/SO gagnant de l’envergure, il n’était pas nécessaire de prévoir « l’extinction » de ce poste supplémentaire car il sera largement mérité à l’issue de la reprise (en fait, de notre point de vue, il aurait déjà été mérité avant l’arrivée de ce dossier) ;
  • enfin, en faisant ce choix tiède, mou, désengagé, la DO envoie un signal très négatif vers notre centre mais également elle hypothèque les prochaines reprises d’approches en montrant que sa politique, c’est la politique petit-bras !

Restons vigilants !

Nous rappelons donc à la DO que nous ne transigerons pas sur le respect des prérequis et que le travail préparatoire nécessaire à cette reprise devra être fait et bien fait !

L’affichage de la DO au travers de cette décision est donc extrêmement négatif.

Nous rappelons aussi à la DO que le SNA/SO est lourdement engagé dans plusieurs projets structurants à l’échelle de la DSNA :

  • reprise de LFBH : travail déjà engagé mais il reste beaucoup de travail ;
  • projet DAT sur 3 sites (trois !) : LFBE, LFBP, LFBD qui nécessiteront a minima la coopération des agents de ces sites mais plus probablement un véritable engagement de ceux-ci si on veut avoir une chance de les faire aboutir ;
  • étude prospective sur la reprise de la FIR SO par un ou plusieurs centres d’APP : inenvisageable de commencer à travailler là-dessus au vu des moyens alloués, espérons que le CRNA/SO aura encore longtemps de la capacité à offrir… Où en est le CPDLC ?

Chacun dans son rôle !

Notre message à la DO est très simple : il reste possible d’avoir une politique ambitieuse mais celle-ci ne saurait se satisfaire d’un affichage flamboyant ! Le saupoudrage parcimonieux de ressources ne pourra constituer une solution de gestion. On ne peut pas faire tout le temps la même chose en espérant un résultat différent ! Devons-nous comprendre que les dossiers concernant le SNA/SO suivront le même chemin que les autres dossiers DSNA : retards et ambitions en berne ?

Le SNCTA ne transigera pas avec la sécurité et refusera les solutions bâclées, nous préférerons toujours le blocage du dossier si les solutions apportées ne permettaient pas aux contrôleurs de travailler dans la sérénité.

Après les vifs débats sur LFBH, les personnels de Bordeaux Mérignac ont retrouvé une sérénité nécessaire à leur tâche. Il serait particulièrement dommage que les arbitrages malheureux de la DO, associés aux perturbations inhérentes aux futurs changements de notre encadrement, la mettent à mal. La balle est dans le camp de la DO.

CDA Bdx La DO à La Manoeuvre, Attention Aux Ecueils (0.2 MiB)

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Flash Info - Service minimum à Brest et Bordeaux : une décision perdant-perdant

Non

Les contrôleurs des CRNA-SO et CRNA-O viennent d’apprendre la décision du DSNA d’astreindre 50 % de PC de plus qu’habituellement pour la journée de grève du 10 octobre. Le SNCTA condamne fermement cette décision unilatérale qui constitue une restriction du droit de grève.

Après un été de tous les records où le professionnalisme de tous a permis d’absorber de façon performante et en toute sécurité des hausses de trafic extrêmement importantes, après une mise en service de EEE périlleuse mais réussie, les contrôleurs attendaient d’autres signaux de la part de leur hiérarchie.

Cette décision est de surcroit une erreur stratégique majeure du DSNA si celui-ci cherche vraiment à minimiser l’impact de la grève : en voulant montrer aux compagnies aériennes et particulièrement à A4E sa bonne volonté en augmentant le nombre d’astreintes, le DSNA renforce fortement l’impact d’une grève peu ou pas suivie. En effet, il sera plus difficile de lever le service minimum, augmentant ainsi sensiblement l’impact en termes de délais ou d’annulation de vols. Cette décision est donc du perdant-perdant !

Mais peut être le DSNA a-t-il un autre objectif ? Cherche-t-il à démontrer à ces compagnies qu’augmenter le nombre d’astreints dégrade le service rendu ? Cherche-t-il à augmenter les effets de cette grève pour démontrer aux Pouvoirs publics que le service minimum est inadapté au contexte actuel amenant ceux-ci à envisager de changer la loi ?

Une chose est sûre, certains syndicats ont usé et abusé du droit de grève des contrôleurs pour tenter de donner de l’ampleur à des revendications politiques. Si nous n’y prenons garde, les préavis sans gréviste mais avec service minimum auront bientôt raison de ce droit acquis de haute lutte par nos ainés. Le SNCTA, conformément à sa politique, est déterminé à se battre pour le défendre.

Le DSNA, en opposition avec ses services locaux sur le sujet, a fait le choix d’augmenter le nombre d’astreints à Brest et Bordeaux. Mardi, nous verrons les conséquences de ce choix !

 

FI LFBB-LFRR SERVICE MINIMUM PERDANT PERDANT (0.4 MiB)

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Bordeaux - Barcelone : l’interface vire à l’affrontement

Thermomètre « risque » qui explose

Comme le SNCTA le craignait et en dépit des alertes répétées (notamment lors du CT DO du 31 mars) depuis l’annonce de la reprise de la Release Box par LECB, les relations entre contrôleurs bordelais et barcelonais sur le secteur se dégradent dangereusement. Le SNCTA tire la sonnette d’alarme.

Reprise de la Release Box : les raisons officielles

À en croire le prestataire espagnol de la navigation aérienne (ENAIRE), le secteur P1U aurait besoin de cet espace pour terminer l’intégration et les montées aux niveaux de croisière des décollages des Baléares et de la région d’Alicante et Valence.

« …terminer l’intégration et les montées aux niveaux de croisière… »

Le nouveau découpage en couche de P1U, hot spot européen, conduirait à optimiser les profils de vols et décharger ainsi notre secteur N2. La régulation GO12, consistant à doser les flux pairs via GIROM et OKABI entre les FL195 et 345 avait été créée pour protéger notre couche 12 d’une complexité et d’un volume de trafic non maitrisé.

Les raisons officieuses

La décision unilatérale de la reprise d’un espace géré depuis des décennies par LFBB s’est fait dans un contexte de négociation entre les services bordelais et barcelonais.

« …le transfert de LECB vers LFBB d’une partie (voire la totalité) de la complexité… »

Ces discussions ont été exécutées sous la surveillance des échelons centraux respectifs et de l’opérateur du réseau européen Network Manager. Le cœur de la négo. consiste depuis des années en un transfert de LECB vers LFBB d’une partie (voire la totalité) de la complexité des croisements / intégrations des Baléares et Valence / Alicante. Les discussions ne progressant pas, ENAIRE a soudainement brandi la menace de la Release Box avant de l’appliquer brutalement quelques semaines plus tard.

Des raisons obscures

Sans plus d’explications, Barcelone reprend ses espaces. Le faible argumentaire espagnol n’a malgré tout que très peu convaincu les contrôleurs bordelais.

« …demander une rétribution des redevances perçues… »

Alors, si l’opérationnel n’explique pas ce choix, d’où peut provenir cette décision ? Est ce politique ? Est-ce lié à la crainte d’une demande légitime que pourrait avoir la France de demander une rétribution des redevances perçues pour le service fourni dans cet espace ?

Une situation intenable et dangereuse

Quelle que soit la raison à l’origine de ce projet et sans parler du timing choisi pour mettre en œuvre un changement majeur d’espace et de méthode de travail, les contrôleurs en première ligne se retrouvent confrontés à des tensions pouvant affecter indiscutablement la sécurité des vols.

Les incidents côté organique mais aussi côté radariste s’accumulent depuis le 22 juin. Nos collègues barcelonais manifestent une agressivité incomprise et incompréhensible. Les séquencements LEBL sont retoqués de manière injustifiée. Des coordinations bordelaises restent sans réponse ou au mieux sont refusées par principe.

« …affecter indiscutablement la sécurité des vols. »

S’il est trop tôt pour juger de l’efficacité réelle d’un meilleur respect des profils de vols, la situation actuelle correspond clairement à du PERDANT-PERDANT.

Le SNCTA déplore la situation critique dans laquelle les services espagnols nous ont conduits. Notre administration ne doit pas pour autant s’en laver les mains et rester inactive devant la dégradation des relations transfrontalières sur le secteur. Doit-on rappeler qu’un espace sûr n’est pas compatible avec des contrôleurs en conflits, qui plus est entre eux ?

Les contrôleurs bordelais en sont les victimes. La DO et la DSNA doivent impérativement exiger de leurs homologues espagnols un retour à la sérénité. Le meilleur chemin sera un retour à la logique opérationnelle, comprise et partagée de tous les contrôleurs, et ce dans les plus brefs délais.

SLLFBB 2017-06-29 Release Box Vdef (0.6 MiB)

29 juin 2017Ecrit par vb dans Bordeaux
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Projets espaces et techniques à LFBB : le double visage du CRNA/SO

Météo sociale : nuageux

Le CRNA/SO a offert à la DSNA et aux compagnies aériennes une des transformations de système ATM les moins pénalisantes de l’histoire. Il a par ailleurs montré tout récemment sa faculté à adapter ses ressources à la demande, toujours plus inconstante. Néanmoins, l’accumulation des pressions venant des centres adjacents, bien aidés par NM (Network Manager) et la passivité de la DO aura inévitablement des conséquences sur la performance du centre, pourtant très cher à la DGAC.

Février 2017

Nouveau report du projet GT ESSO au printemps 2018 (comprenant notamment l’inversion LATEK / SOVAR discutée depuis 2007) en raison d’une formation inaboutie au centre en route de Madrid.

Mars 2017

Nouveau report de RL5 à l’automne 2017 (à l’étude depuis 2013) en raison d’un planning serré au service technique.

Mars 2017

Annonce du risque sur la mise en œuvre des nouveaux écrans 43 pouces avant l’été 2018 du fait d’une procédure de certification des chaînes graphiques Magrit.

Avril 2017

Annonce de la reprise au 22 juin 2017 de la délégation d’espace par le centre de Barcelone accompagnée de nouvel les procédures impactantes pour Bordeaux.

Le CRNA/SO a beau être le troisième centre en route européen en termes de délais en 2016, il ne semble pas émouvoir nos responsables. La section locale SNCTA appelle à une prise de conscience à tout niveau de la saturation d’une partie de notre réseau espace ainsi que des conséquences du retard d’outils techniques indigne du premier prestataire européen. Les contrôleurs bordelais sauront prendre leurs responsabilités face à la croissance de trafic fulgurante (5,13 % en mars, record historique depuis 2008 avec 67 146 vols) et ininterrompue de ces derniers années.

SLLFBB 2017-04-25 Projets Espaces Et Techniques (1.1 MiB)

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