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Brest — LFRRLe blog de la Section Locale du CRNA Ouest, basé à Brest.

Brest LFRR

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Breizh Info — Sensationnalisme médiatique : un jeu dangereux

Le 26 juin dernier, une chaîne de graves dysfonctionnements conduisait le CRNA aux événements que chacun connaît.

Si le jour même, le SNCTA exigeait un REX de la part de notre encadrement, nous souhaitons revenir aujourd’hui sur l’emballement médiatique opportunément instrumentalisé par certains, en opposition aux valeurs que nous portons pour défendre la profession.

Le SNCTA rappelle qu’un procureur de la République peut, sous sa propre initiative décider d’ouvrir une enquête. Entretenir une sur-médiatisation sensationnaliste démagogique sur le sujet par simple opportunisme, et risquer une procédure judiciaire dont nul ne maîtrise les conséquences, est a minima irresponsable pour les agents concernés.

Le SNCTA demande un REX interne conforme au principe de « Just Culture » prôné au sein de la DSNA, condition indispensable à l’amélioration globale de la sécurité.

Le SNCTA dénonce depuis des années le retard technologique de la DSNA et est au premier plan pour porter la voix des contrôleurs sur le sujet, il choisit cependant de le faire par un travail de fond au sein d’instances ad-hoc et non par démagogie au travers de déclarations choc.

Voilà déjà 6 mois que le SNCTA a obtenu un audit sur l’obsolescence technologique à la DSNA (audit présenté aux OS en GSPST le 29 juin dernier — lire le CDA du BN « Modernisation technique de la DSNA : déclenchement du filet de sauvegarde »).

Le SNCTA n’a jamais cessé de dénoncer l’obsolescence technologique à la DSNA, obsolescence qui place les contrôleurs aériens en première ligne. Le SNCTA accompagnera par le travail les outils à venir (Mode S descendant, écrans 43 pouces, 4F) afin qu’ils répondent aux besoins de la salle.

2018-07-26 BI Médiatisation LFRRv3 (2.9 MiB)

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Chef de Salle au CRNA/O : et pourquoi pas vous ?

Cette année les campagnes de détachement, de nomination des ECL/ECP, des ACDS et des chefs de salle se déroulent en même temps. Alors que la campagne de détachement reprend le fonctionnement des années précédentes, celle pour les acds et cds connait quelques nouveautés.

CDS : Une fonction en panne de candidats…

Cela fait maintenant plusieurs années que la fonction chef de salle subit une crise des vocations. La complexité de la fonction est sûrement l’une des causes principales, mais la pression du trafic, le nombre croissant de secteurs à gérer, le manque de fiabilité des systèmes et le peu de reconnaissance ont eu raison des dernières bonnes volontés, et ce bien que le service en ait assoupli une première fois l’accès en rendant facultatif le changement d’équipe. Parallèlement, plusieurs pistes d’amélioration de la fonction ont été étudiées, et certaines mises en place : expérimentation à 2 chefs de salle, passage à 2 ACDS… Tout ceci s’est avéré bien insuffisant et évidemment trop tardif.

… dont les conséquences se font sentir tous les jours.

Sur les 48 postes, le centre n’a plus que 46 CDS aujourd’hui et nous avons même eu à plusieurs reprises des équipes qui ont fonctionné à seulement 2 chefs de salle, dont une pour laquelle il n’y a toujours pas de solution à court terme! Cette situation est tout simplement inadmissible. D’une part car elle induit un grand nombre de contraintes sur les CDS restants (congés, nombre de vacations de PC vs CDS…) et d’autre part car elle amène une fragilité supplémentaire en augmentant le nombre d’occurrences où un seul chef de salle est présent au tableau de service, avec les risques que cela comprend (possible fermeture du centre).

Voilà pour le décor actuel. Le SNCTA travaille évidemment aux pistes qui permettront de résoudre cette situation de manière satisfaisante et pérenne. Le travail de fond est enclenché mais il convient de préciser que ces problématiques se régleront davantage au niveau national que local. Le cadre protocolaire nous semble être le cadre le plus adapté pour répondre à nos revendications. En attendant, il devient nécessaire de trouver des solutions locales et opérationnelles.

Quelles sont les options ?

  • Pouvons-nous accepter que des agents soient désignés d’office sur un poste si exposé ? Le SNCTA n’y est pas favorable.
  • Pouvons-nous nous satisfaire du sous-effectif des CDS ? Non.
  • Voulons nous laisser la main à l’administration et sa vision du « collège chef de salle » ? Non.

Le SNCTA défend une position responsable face à cette situation délicate. Selon nous, un changement de critères mesuré augmentera le nombre de candidats et ainsi diminuera la pression sur les chefs actuels en promouvant le volontariat plutôt que de laisser planer l’ombre de la désignation.

Les nouveautés de la campagne 2018

Le bilan du questionnaire associé au GT CDS est clair : une part importante des ressources des CDS est accaparée par les gestions RH et ATFCM sans cesse plus complexes. Pour les aider dans la gestion de ces tâches nous avons travaillé sur le passage de 16 à 18 ACDS validé en CT le 19 avril dernier, afin de permettre la présence de 2 ACDS en journée. Ce changement renforcera également la présence des ACDS en soirée et en nuit, ce qui soulagera le chef de salle dans la gestion des redescentes de l’après midi et de fin de soirée, périodes souvent jugées difficiles.

Par ailleurs, l’accès à la fonction CDS a été élargi : s’il faut toujours avoir 6 ans de PC dont au moins 2 au CRNA/O, l’année de FMP n’est en revanche plus un prérequis pour postuler. En effet, 3 postes d’ACDS sont réservés en priorité aux agents qui auraient postulé CDS sans avoir fait de détachement ACDS. Ces derniers bénéficieront bien évidemment de la même formation que les autres CDS. Si leur candidature est retenue, ils intégreront la FMP au mois de novembre et ce pour une durée de 1 an avant de faire leur formation CDS puis de prendre leur fonction dans leur équipe d’affectation.

Nous ne pouvons donc qu’encourager tous les agents motivés et attirés par cette fonction à postuler.

En bref :

  • appels à candidature détachés, ECL, ECP, ACDS et CDS effectués en même temps et traités lors d’une même et unique commission le 5 juillet 2018 ;
  • nouveauté pour postuler CDS : l’année de FMP n’est plus un prérequis pour postuler : 3 postes d’ACDS sont en effet « priorisés » pour des agents qui postuleraient directement CDS sans avoir encore fait de mandat d’ACDS ;
  • passage de 16 à 18 ACDS ;
  • ACDS : 2 dates de « rentrée »: 9 postes au 7 novembre 2018, 9 au 21 janvier 2019 (le nombre de postes ne prend pas en compte les éventuels « redoublants») ;
  • ACDS : pensez à postuler pour faire une 2e année ;
  • pour postuler : remettre en main propre l’acte de candidature au secrétariat exploitation et garder une copie.

Date limite pour postuler : 28 juin à 12 h

Le SNCTA est conscient que ce pas en avant ne résout pas entièrement la problématique de l’attrait de la fonction CDS mais nous ne pouvons que nous féliciter que son accès ait été modifié afin de l’ouvrir au plus grand nombre. L’objectif principal est aujourd’hui de remonter le plus rapidement possible à 48 CDS et de faire ainsi baisser la pression sur ces derniers. Nous restons extrêmement vigilants sur l’évolution du métier de CDS et travaillons activement à améliorer cette fonction que ce soit localement ou nationalement afin de ne plus voir une telle situation réapparaître à l’avenir.

Pour rappel le SNCTA revendique la nomination de 50 CDS au CRNA/O.

CDA24 19:06:18 (0.3 MiB)

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XP LFRR : le SNCTA reste vigilant

  • Des agents hors salle (avec MU ou non) ne percevaient pas la totalité de la prime XP
  • ASAP a mené son enquête et identifié le problème
  • ASAP a saisi SDRH afin que le problème soit résolu
  • La situation devrait être régularisée d’ici avril ou mai pour les agents concernés

En cas de problème administratif, le SNCTA a créé une cellule spécialisée: ASAP 

pour les contacter: asap@sncta.fr  

BI Rappel XP (5.5 MiB)

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GT effectif 2018

Les faits sont là. Que faut-il de plus pour que l’administration centrale nous écoute ?

Constats

Le GT effectif 2018 mettra bientôt enfin un terme au désastreux protocole 2013-2016 en distribuant les dernières miettes d’effectifs disponibles entre les CRNA et les plateformes parisiennes. Considéré alors par certains comme un « équilibre entre les corps de la DGAC », ce protocole avait été rejeté par le SNCTA car il entérinait clairement la baisse des effectifs ICNA. Par son combat et l’obtention de la mission Vernhes, le SNCTA faisait enfin admettre à l’administration le manque d’effectif à la DGAC à moyen terme. Malheureusement l’énorme croissance du trafic aérien des quatre dernières années, couplée à une place en première ligne dans la modernisation de la DSNA, conduisit le CRNA-Ouest à devenir champion d’Europe des délais. Faut-il le rappeler ? Le CRNA-Ouest essuya les plâtres pendant plusieurs mois en purgeant EEE de ses principaux bogues opérationnels.

Professionnalisme

Afin de pallier sa gestion catastrophique des effectifs l’administration décidait de faire peser les efforts sur les personnels du CRNA-Ouest : elle imposa unilatéralement deux changements de tour de service puis une baisse des droits à absences.

Pourtant, conscients de leurs rôles, les ICNA ont alors montré, par professionnalisme, qu’ils étaient prêts à faire des efforts concertés en votant la mise en place d’une XP conforme au protocole 2016. De plus, dans cette période de croissance, il est important de signaler le niveau de sécurité optimal atteint : comme en témoigne le récent record du plus faible nombre de HN ramené aux 100 000 vols.

Modernisation, délais, sécurité, espace, RH, indéniablement, les ICNA du CRNA-Ouest ont rempli leur part du contrat, ce constat est partagé bien au-delà de notre syndicat allant même jusqu’aux félicitations de Bruxelles.

Productivité

Rappelons enfin que la productivité des ICNA du CRNA-Ouest est indiscutablement la plus forte de tous les CRNA, tous les curseurs sont en butée.

Aujourd’hui le sytème est au bord de la rupture ! Symptomatique du niveau d’efforts demandé, les CDS se retrouvent maintenant par manque de candidats à 2 par équipe au lieu de 4.

Après avoir annoncé haut et fort qu’elle ne jouerait pas la prime aux délais, l’heure est venue pour l’administration de donner enfin un signal de reconnaissance des efforts fournis par les personnels.

Reconnaissance nécessaire pour ne pas exacerber le ressenti de l’ensemble de la salle de contrôle et de risquer de laisser derrière nous le temps des bonnes volontés.

2018-02-14 CDA GT Effectif 2018 (0.3 MiB)

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Quel cap pour le CRNA Ouest ?

Figurine à un carrefour fléché

Alors que 2017 s’est achevée sans surprise sur une année record, et avant d’entamer une prochaine saison aéronautique à flux tendus, la brève accalmie hivernale est l’occasion de s’interroger autant sur le bilan passé que sur les échéances à venir.

HN et délais en diminution

Indiscutablement objectif numéro un de notre cœur de métier et pourtant trop peu mentionnée, la sécurité affiche une nette amélioration.

La proportion de HN par vol est en très franche diminution depuis 2014 et l’on ne dénombre toujours aucun incident à l’interface océanique non radar avec Shanwick depuis la transition EEE (janvier 2016).

En face la croissance du trafic aérien est pourtant spectaculaire et alors que le CRNA Ouest connaissait 15 % d‘augmentation sur les deux dernières années, les délais ont quant à eux chuté de 42 % sur l’exercice mars-août 2017 par rapport à 2016. Une partie de cet excellent résultat est bien sûr à mettre au crédit du travail effectué par la cellule FMP, les ACDS et les chefs de salle.

Mais même si ces indicateurs illustrent incontestablement les efforts et le professionnalisme des personnels en salle de contrôle, il ne peuvent néanmoins pas masquer de fortes inquiétudes sur l’avenir.

Trafic vs Effectifs

Tant au niveau local que national, chacun connaît aujourd’hui la situation actuelle sur les effectifs.

Si la demande demeure forte et continue, les effectifs, eux ne suivent pas la même pente.

Lors du prochain GT Effectifs, la DSNA devra bientôt se confronter à assumer son arbitrage dans l’attribution des dernières maigres ressources issues du protocole de 2013 (protocole signé par l’USAC-CGT et la CFDT). Le constat est tristement prévisible : peu importe la décision qui sera prise, elle ne satisfera personne.

Si la section locale prend acte de cet état de fait, elle soutient néanmoins pleinement la démarche de son bureau national qui travaille à inciter notre administration à se doter enfin d’une réelle méthode fondée de gestion des effectifs en CRNA. La politique de répartition au doigt mouillé ne peut plus durer. Seules la confiance, la transparence et l’objectivité seront gage de sérénité sur ce sujet.

Un tour expérimental à l’essai

En mai 2017, après avoir subi une baisse du droit à absences, les contrôleurs brestois ont très majoritairement choisi de soutenir la proposition du SNCTA d’expérimenter un autre cadre de travail alternatif aux conditions de travail de l’arrêté de 2002.

En posant notamment comme axe fondateur la question de la pertinence de travailler 11 heures dans une même journée, le SNCTA s’attaque à la problématique de la fatigue au travail et par voie de conséquence à ses corolaires immédiats : la sécurité et les conditions de travail. Nous restons en effet convaincus que la maîtrise de la durée des vacations est l’évolution indispensable de notre profession.

Lors de sa première réunion, le comité de suivi des expérimentations (CSP) — qui doit se tenir pour la deuxième fois le 15 février prochain — avait estimé prématuré de tirer des conclusions sur le nouveau tour avant le passage de l’été aéronautique.

Ensuite il faudra effectivement tirer le bilan et examiner si la mise en oeuvre de ce TDS XP est satisfaisante ou si des modifications sont souhaitables.

Une clause de revoyure début 2019

La clause de revoyure associée à la mise en place du TDS XP a été voulue et défendue par le SNCTA, car elle permet aux contrôleurs de garder la main sur la voie qu’ils préfèreront suivre à l’issue, début 2019.

Gageons alors que les plus critiques envers ce TDS expérimental sauront travailler à proposer aux personnels une alternative crédible. Il en irait de l’intérêt de tous. Le cas échéant le SNCTA restera fidèle à sa politique, il œuvrera de nouveau pour que les personnels puissent de nouveau choisir eux-mêmes leurs prochaines conditions de travail, dans un cadre démocratique.

Mais soyons clairs, le SNCTA n’acceptera pas de nouvelle tentative de galvauder la démocratie : il s’opposera encore à la création d’un nouveau mode de scrutin « plus démocratique que la démocratie » et à la confiscation du droit à choisir.

Les défis brestois

Mais ce nouveau tour de service est loin de rester le seul défi que la salle de Brest ait à relever dans les prochaines années, et s’il convient de faire face aux enjeux immédiats, il est tout autant primordial de connaître la vision de la DSNA sur les moyens dont elle souhaite se doter pour répondre aux problématiques futures.

En particulier, elle devra s’attacher à répondre à la question centrale du nombre maximum de secteurs gérables par un seul CDS en monozone, alors que nous connaissons jusqu’à 60 changements de configuration de salle quotidien — chiffre sans équivoque qui démontre les efforts permanents de la salle pour optimiser le trafic aérien. Ajoutez à cela le peu de reconnaissance de la fonction et un manque de moyens avérés pour permettre aux CDS d’assurer sereinement leurs missions et l’on trouvera probablement un début d’explication à la désaffection grandissante des ICNA brestois pour le poste de chef de salle (1 candidat pour 6 postes). La section locale œuvrera pour que cette fonction soit mieux reconnue notamment au CRNA-O.

Quant aux problématiques Espace, peut-on sérieusement imaginer travailler à l’instauration d’une couche supplémentaire « Super U » pour faire face à la demande si l’on sait pertinemment que l’on n’aura pas l’effectif nécessaire pour armer les secteurs ?

Symptômes supplémentaires néanmoins révélateurs de la pression que subissent les agents, les demandes de temps partiels de droit sont croissantes et le centre doit faire face pour la première fois au non-pourvoi de la totalité des postes qu’il offre en CAP.

Mises bout à bout, ces problématiques complexifient l’horizon du CRNA Ouest, et il est maintenant primordial de connaître le cap choisi par notre administration afin de pouvoir mettre en œuvre dès aujourd’hui les moyens d’y arriver.

La section locale SNCTA demande à notre administration d’afficher clairement ses ambitions afin d’offrir enfin une visibilité claire au CRNA Ouest.

Souhaite-t-elle réfléchir à instaurer une situation sereine, confortable et professionnelle qui saura accompagner la croissance en améliorant le service tout en fournissant un niveau de sécurité élevé, ou choisit-elle de continuer à mener une politique au jour-le-jour avec pour seule réelle action celle de laisser le soin aux personnels de panser eux-mêmes les plaies ?

2018-02-08 CDA Quel Cap Pour LFRR (0.2 MiB)

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Flash Info - Service minimum à Brest et Bordeaux : une décision perdant-perdant

Non

Les contrôleurs des CRNA-SO et CRNA-O viennent d’apprendre la décision du DSNA d’astreindre 50 % de PC de plus qu’habituellement pour la journée de grève du 10 octobre. Le SNCTA condamne fermement cette décision unilatérale qui constitue une restriction du droit de grève.

Après un été de tous les records où le professionnalisme de tous a permis d’absorber de façon performante et en toute sécurité des hausses de trafic extrêmement importantes, après une mise en service de EEE périlleuse mais réussie, les contrôleurs attendaient d’autres signaux de la part de leur hiérarchie.

Cette décision est de surcroit une erreur stratégique majeure du DSNA si celui-ci cherche vraiment à minimiser l’impact de la grève : en voulant montrer aux compagnies aériennes et particulièrement à A4E sa bonne volonté en augmentant le nombre d’astreintes, le DSNA renforce fortement l’impact d’une grève peu ou pas suivie. En effet, il sera plus difficile de lever le service minimum, augmentant ainsi sensiblement l’impact en termes de délais ou d’annulation de vols. Cette décision est donc du perdant-perdant !

Mais peut être le DSNA a-t-il un autre objectif ? Cherche-t-il à démontrer à ces compagnies qu’augmenter le nombre d’astreints dégrade le service rendu ? Cherche-t-il à augmenter les effets de cette grève pour démontrer aux Pouvoirs publics que le service minimum est inadapté au contexte actuel amenant ceux-ci à envisager de changer la loi ?

Une chose est sûre, certains syndicats ont usé et abusé du droit de grève des contrôleurs pour tenter de donner de l’ampleur à des revendications politiques. Si nous n’y prenons garde, les préavis sans gréviste mais avec service minimum auront bientôt raison de ce droit acquis de haute lutte par nos ainés. Le SNCTA, conformément à sa politique, est déterminé à se battre pour le défendre.

Le DSNA, en opposition avec ses services locaux sur le sujet, a fait le choix d’augmenter le nombre d’astreints à Brest et Bordeaux. Mardi, nous verrons les conséquences de ce choix !

 

FI LFBB-LFRR SERVICE MINIMUM PERDANT PERDANT (0.4 MiB)

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Breizh Info — L’heure de la consultation a sonné

Urne et enveloppes bleues
  • Suite à son entrevue avec la DO, le chef de centre nous a annoncé la tenue d’un CT le 7 juin prochain.
  • À l’ordre du jour, le nouveau tour de service (et le tableau d’absences associé) qui sera applicable au CRNA-Ouest à compter du 4 septembre 2017 et jusqu’à fin mars 2019.
  • Au vu du calendrier très serré et conformément à ses engagements, le SNCTA proposera une alternative au projet de l’administration ; il organisera une consultation des personnels à partir du 29 mai, et invite, une nouvelle fois, les autres OS à se joindre à lui.

Proposons, votons, avançons.

Breizh Info — L’heure de la consultation a sonné (0.4 MiB)

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Minorité de blocage et consultation : ne mélangeons pas tout

  • Selon le protocole : « des expérimentations pourront être menées […] à condition qu’elles ne suscitent pas l’opposition des syndicats représentant au moins un tiers des contrôleurs de l’organisme ».
  • Cette opposition peut s’exprimer librement lors du vote en CT.
  • Ce cadre ne parle pas d’une éventuelle consultation de la salle ; les deux sujets sont totalement distincts.

Le but de la consultation n’est pas de permettre à certaines OS d’essayer de légitimer leur vote CONTRE en CT. Il est de permettre à chaque agent de voter POUR le tour de service de son choix.

Proposons, votons, avançons.

BI Minorité De Blocage 10 05 2017 (5.5 MiB)

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Breizh Info — Mode de scrutin et démocratie

Les alternatives au mode de scrutin classique de type présidentiel (uninominal à deux tours) sont nombreuses.

Elles peuvent susciter un débat de fond sur le fonctionnement démocratique.

Cependant, elles offrent un terrain propice aux calculs et à l’orientation des résultats.

Le SNCTA défend le choix d’un scrutin simple, clair et connu de tous :
le scrutin majoritaire uninominal.

Avançons sur le fond des projets, présentons simplement nos propositions aux personnels !
Votons !

BI Mode De Scrutin & Démocratie - Collaboration (0.5 MiB)

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Tour de service et démocratie

Homme mettant le pied sur un piège à loup

L’été aéronautique est déjà là, et les discussions autour de la gestion des personnels en salle de contrôle continuent. L’administration annonce qu’une décision sera prise en juin pour application d’un nouveau tour de service en septembre.

Quant à lui, et fidèle à ses engagements, le SNCTA n’aspire toujours qu’à une chose : la démocratie.

Malheureusement, le temps des boycotts et des guerres jusqu’au-boutistes semble loin d’être révolu. Attendant toujours des autres OS qu’elles présentent leurs projets et qu’elles acceptent enfin de respecter le choix des personnels, le SNCTA ne participera plus au séminaire.

Un séminaire a-syndical ?

Après avoir délibérément choisi de ne proposer aucun tour de service aux contrôleurs en janvier dernier, et ainsi permis à l’administration d’aller chercher de la capacité à sa façon, l’alliance UNSA-CGT-CFDT décide finalement de faire appel à la salle pour bâtir une proposition.

Discuter, travailler sur le fond, débattre, construire… sur le papier l’intention paraît louable.

Malheureusement, la neutralité « a-syndicale » auto-proclamée n’est pas au rendez-vous. Nous saluons la démarche volontariste des personnels s’impliquant pour défendre l’intérêt collectif, mais nous ne pouvons que constater l’ambiguïté syndicale régnant au sein de ce séminaire. Toutes les pistes ne sont pas sur la table ; bien que la demande de vacations courtes soit arrivée en tête du sondage internet, les études comportent toutes des vacations allant jusqu’à 11 h… Le SNCTA le constate et le regrette.

Il ne s’agit pas de dénoncer le séminaire : si ce dernier peut offrir une alternative aux personnels, c’est parfait. Nous constatons un état de fait : nous n’y avons pas notre place.

Cependant le SNCTA souhaite ardemment que ce projet aboutisse afin d’offrir aux personnels plusieurs choix lors de la consultation, mais surtout une autre voie que celle du boycott qui permettrait, une nouvelle fois, la mise en place automatique des mesures de l’administration.

Une consultation ?

Malheureusement, à chaque fois que la question fatidique de la consultation est abordée, cet affichage constructif laisse place à un tout autre discours.

À la demande du SNCTA, les OS devaient se rencontrer jeudi 20 avril afin d’étudier les modalités d’une consultation.

La CGT était absente. Il est vrai que sa position sur le sujet avait l’avantage d’être limpide : le 7 avril, en marge du séminaire, elle avait clairement expliqué qu’elle s’opposerait au tour du SNCTA (mais pas aux autres…) si celui-ci ne parvenait pas à franchir les 70 %. Elle réitère ainsi son positionnement sans nuances déjà tenu lors de son refus du résultat de la dernière consultation, entérinant ainsi de facto ce que nous subissons depuis le 26 mars.

Quant à l’UNSA et la CFDT, elles choisissent encore et toujours de ne pas afficher publiquement et clairement de position sur le respect d’une consultation. Laisser le choix aux personnels semble être un véritable cas de conscience. Elles sont cependant catégoriques sur les modalités du vote : refus formel de tout scrutin majoritaire à deux tours ; la simplicité et la transparence ne semblent pas être à leur goût. L’UNSA déclare oralement qu’au sein de leur section c’est le vote pondéré à point qui fait aujourd’hui consensus. Le SNCTA a consulté ses adhérents : 94 % n’acceptent pas ce type de scrutin.

L’UNSA-CGT-CFDT refuse de sortir d’un schéma « Face-je-gagne-pile-tu-perds » pour « porter la voix » de la salle, la voix des contrôleurs.

Et l’expérimentation

Le SNCTA proposait un TDS qui maintenait les droits à absences simultanées, qui réduisait la longueur des vacations ainsi que le temps de travail hebdomadaire. Les deux premiers recyclages généraient des absences supplémentaires et l’expérimentation était valorisée. En contrepartie il fallait faire un jour de plus par mois pendant sept mois, jours qui étaient récupérés dès que le tableau d’absence le permettait (éventuellement même sur le cycle impacté par le jour supplémentaire).

Ce choix était celui d’une bonne partie des contrôleurs de la salle. Mais l’UNSA-CGT-CFDT a décidé de ne pas considérer leurs avis comme légitime…

À l’heure où le séminaire affiche comme volonté de prendre l’avis de la salle, il apparaît que le doute est plus que permis sur la réelle motivation de tout cela.

La nouvelle proposition de l’administration pour juin est désormais sur la table. Elle demande encore plus d’efforts et bien sûr sans compensation aucune.

Et aucun doute n’est permis : il n’y aura pas de statu quo.

Appel au respect

Mesdames et messieurs les représentants des personnels, afin de justement représenter les personnels, il faut accepter de les écouter.

Merci de présenter enfin à la salle vos projets mais également de respecter celui des autres instances (syndicats, groupes de contrôleurs…).

Sur un sujet aussi individuel, merci tout simplement de respecter vos collègues de travail et tous les personnels de la salle de contrôle, syndiqués ou non, en libérant la démocratie que vous avez depuis trop longtemps prise en otage.

Nous appelons l’alliance UNSA-CGT-CFDT à ne plus se tromper de combat et à ne plus chercher d’excuses justifiant son refus du choix issu des urnes.

Nous demandons à l’ensemble des représentants des OS une consultation faisant fi des guerres partisanes, rendant ainsi possible un choix équitable et non contestable.

Par conséquent, le SNCTA appelle à une nouvelle consultation des contrôleurs en salle, sur le principe simple et éprouvé du scrutin majoritaire.

Il s’agit selon nous de la seule voie permettant de retrouver la sérénité en salle de contrôle.

Communiqué SNCTA LFRR CDA021 23 04 2017 (0.3 MiB)

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