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Reims - LFEELe blog de la Section Locale du CRNA Est, basé à Reims.

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Flash Info — 17e ACDS

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En route vers le 17e ACDS

Le CT DO a rendu hier un avis positif à la modification de l’arrêté fixant les attributions, l’effectif et la procédure de nomination et la formation des ACDS chargés de l’ATFCM dans les CRNA.

Pour le CRNA-Est, l’effectif des ACDS sera porté à 17. Cet avis reste une première étape. La signature puis la publication du nouvel arrêté permettront de négocier au niveau local la nomination, les missions et la répartition des tâches entre le 16e et le 17e ACDS. Cette validation devra faire l’objet d’un prochain CT local.

Pourquoi un 17e ACDS à Reims ? Le nombre de D4 est en constante augmentation. Initialement dimensionnés à 100 jours maximum, ils atteignent désormais près de 180 pour l’année 2017.

La structure du trafic rémois évolue, l’augmentation du trafic n’est pas homogène sur la journée. La variabilité horaire s’intensifie autour de pointes clairement identifiables. La pointe de 15 h 30 TU est de plus en plus marquée et nécessite certains jours que les ACDS soient deux pour y faire face. La pointe du soir, entre 18 h 30 et 20 h 30 TU, hors horaire FMP, a fait l’objet de retours de chefs de salle vers la cellule FMP. L’absence de suivi en temps réel sur ces créneaux pouvaient les amener à se retrouver dans des situations particulièrement inconfortables.

Ce retour d’expérience a été relayé par la section locale. Le SNCTA a pris l’initiative d’exprimer ces inquiétudes auprès de l’administration locale et de son bureau national avant de trouver un écho favorable à la DO. Il sera néanmoins vigilant quant à la déclinaison locale de cette mesure qui devra répondre aux exigences de sécurité et maintenir des conditions de travail satisfaisantes pour les ACDS.

L’augmentation à venir du nombre d’ACDS est une bonne nouvelle pour les contrôleurs du CRNA-Est. Cependant, un meilleur accompagnement du trafic n’a de sens que si la salle est dimensionnée au juste effectif. La DO, dans le cadre des travaux du GT 7 doit prochainement présenter une méthode de calcul de BO en CRNA. Après un été où les limites ont déjà été dépassées, le CRNA-Est attend des mesures fortes pour fidéliser et renforcer son effectif.

Flash Info - 17ème ACDS (845.9 KiB)

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Expé or not expé ?

Nœud de routes dans le brouilard, panneaux interrogatifs

Alors que la première phase de l’expérimentation 2016 / 2018 s’achève, les négociations permettant de cadrer son éventuelle poursuite au delà du 31 mars 2017 sont en cours.
Au niveau national, les GT issus du dernier protocole se poursuivent et la date des prochains GT effectif / GS 32 H se rapproche.

GT 7

Le 17 janvier dernier, se tenait la dernière réunion du GT 7, censée clore les travaux sur les cadres alternatifs aux expérimentations. Lors de cette réunion, plusieurs cadres ont été proposés à la fois par l’administration et par les organisations syndicales UNSA-ICNA et CFDT. Dans cette foire d’empoigne, ni les cadres proposés par l’administration, ni ceux des OS n’ont été jugés acceptables par les autres participants.

Assez logiquement, l’administration refuse de considérer les propositions des sections brestoises (CFDT, UNSA) et bordelaise (UNSA) comme de vraies alternatives alors qu’elles reposent majoritairement sur des pratiques déjà existantes et légales. De plus, elles ne laissent pas entrevoir de cadre national alternatif dans lequel elles pourraient s’inscrire. De leur côté, les organisations syndicales qui prétendent vouloir travailler à des options alternatives ne semblent pas prêtes à la négociation, et encore moins aux contraintes de ces options.

C’est donc dans une atmosphère délétère que ce GT sur les cadres alternatifs s’est terminé. La prochaine réunion devrait se tenir le 7 mars et aborder le sujet des BO (besoins opérationnels) en CRNA.

CT du 3 février

Pendant ce temps là, le bureau de section travaille depuis plusieurs semaines à la négociation des notes de service qui devraient encadrer l’expérimentation rémoise, au cas où sa poursuite serait actée lors du CT du 3 février prochain.

Cette 2e phase de l’expérimentation 2016 / 2018 devrait marquer un tournant majeur pour Reims car elle marquerait la première année complète du CRNA-Est dans un cadre expérimental.

Ainsi, les Rémois pourraient enfin évaluer l’impact global des contraintes protocolaires sur une année entière, et juger clairement de leurs acceptabilités.

Afin que ces négociations englobent le plus grand nombre, les résultats de nos discussions sont régulièrement présentés aux adhérents et les orientations de la section rémoise sont définies en réunion de section.

En ce sens, la version finale des projets de notes de service sera présentée à la prochaine réunion de section qui se tiendra le 26 janvier prochain.

Cette date n’a pas été choisie au hasard. C’est à la fois la date limite pour le chef de centre pour nous transmettre les documents de travail permettant de préparer le CT, et c’est aussi le lendemain des GT Effectif / GS 32 h aux cours desquels seront décidées les futures affectations 2017.

GT Effectif

Le bureau de section rémois tenait à rappeler, à ceux qui auraient pu oublier, que le 12 décembre dernier, lors du 2e comité de suivi du protocole, le DSNA avait clarifié sa position concernant le GT Effectif du 25 janvier prochain.

Pour lui, la validation, au niveau local, d’expérimentations n’est pas synonyme de baisse des affectations dans ces centres, « bien au contraire ».

Les Rémois dans leur ensemble entendent bien que ces paroles soient suivies d’actes concrets.

En ce sens, le bureau de section sera particulièrement attentif aux résultats du GT Effectif et du GS 32 h. S’ils devaient désavouer les déclarations du DSNA, les Rémois sauraient immédiatement prendre les décisions nécessaires lors de la réunion de section.

Les expérimentations sont peut être l’unique moyen à court terme pour Reims de faire face à son sous-effectif chronique. Pour autant, le nerf de la guerre reste les effectifs, et les Rémois ne sauraient consentir à une 3e année successive d’expérimentation et à plus de contraintes si le besoin de Reims en effectif n’est pas reconnu et se retrouve relégué au second plan.

Si le GT Effectif ne poursuit pas une politique d’affectation indispensable au CRNA-Est, les efforts consentis par les Rémois et les très bons résultats qui en résultent ne seront alors clairement pas reconnus. Dans ces conditions, les Rémois seraient en droit de se questionner sur l’éventuelle poursuite de ces efforts.

L’administration pourrait alors faire face à l’augmentation considérable du trafic à Reims avec sa vacation complémentaire, un effectif insuffisant, et un tour de service incapable de fournir assez d’UCESO pour rendre un service du contrôle sûr et efficace.

D’ici 2020, le CRNA-Est devra faire face à 20 départs à la retraite.

Ceux-ci, combines aux futures mutations (plus de 13 par an en moyenne), font que le CRNA-Est pourrait faire face dans les années qui viennent à une aggravation de son sous effectif.

Même si les expérimentations permettent pour le moment à Reims de garder la tête hors de l’eau, la hausse prévue du trafic ne saurait être contenue par ce seul moyen.

Face à la baisse globale des affectations prévue jusqu’à l’arrivée des premières promotions 2017, le GT Effectif 2017 est un enjeu vital pour le CRNA-Est !

Le CRNA-Est connaitra-t-il une 3e année d’expérimentation ?
Une part importante de l’acceptation rémoise se jouera demain en GT Effectif…

Expé or not expé ? (384.5 KiB)

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4-Flight vous souhaite un joyeux Noël et vous dit à dans 3 ans !

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Une nouvelle version de l’application mobile du SNCTA est disponible.

Pensez à faire la mise à jour en suivant cette procédure un peu particulière.

Il y a 10 jours, la DSNA annonçait sans trop de suspense, sa décision de repousser 4-Flight d’au minimum 1 an ! La mise en place à Reims n’aura pas lieu avant 2020…

Les Rémois devront donc, dans un contexte de forte augmentation du trafic, faire face à minimum 3 étés supplémentaires…

  • Avec leurs bons vieux strips,
  • Leur sous-effectif chronique,
  • Et leur ODS obsolète !

Dans le même temps, la mise à jour incluant le Mode S descendant sur nos positions devrait intervenir au premier semestre 2017. La décision de mettre en place l’ALISEP à Reims est toujours en phase d’arbitrage… La DSNA souhaiterait toutefois concentrer toutes ses forces dans le développement de 4-Flight.

Or, cet outil de distance minimum présente un intérêt opérationnel indéniable ! Présent depuis plus de 15 ans à Maastricht (!), il a depuis sa mise en place dans le cadre de EEE, fait ses preuves au CRNA-Ouest.

Nous pouvions comprendre que cette option coûteuse n’ait pas été envisagée tant que l’on nous promettait un passage en environnement électronique proche. Maintenant que cet horizon s’éloigne à nouveau, il est urgent de reconsidérer cette position, et de mettre en place tous les outils nécessaires au principe la plus élémentaire : la sécurité !

Les contrôleurs Rémois attendent un calendrier de mise en place de 4-Flight cohérent et sûr !

Ils exigent en attendant, que ces outils alternatifs soient mis à leur disposition dans les plus brefs délais. Nous n’attendrons pas 3 ans de plus dans ces conditions d’obsolescence inacceptables

FI Reims ACC_Report 4-Flight (1.7 MiB)

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Provocation

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Une nouvelle version de l’application mobile du SNCTA est disponible.

Pensez à faire la mise à jour en suivant cette procédure un peu particulière.

Alors que le tour de service expérimental prendra fin le 19 octobre et que les resultats remois n’ont jamais été aussi bons, les contrôleurs pourraient légitimement attendre de leur administration un peu de reconnaissance ou du moins, un peu de répit. Malheureusement il n’en est rien, les provocations se poursuivent et l’administration continue de dissimuler ses crasses arguant de divergences d’interprétation.

La langue française est pourtant bien assez riche pour se comprendre, mais vu le nombre ahurissant de coups bas, il est clair que l’administration ne recherche pas un dialogue social apaisé.

Suivi du protocole

Dans ce cadre local tendu, lundi dernier, lors de la réunion de section, le bureau national du SNCTA est venu présenter aux adhérents rémois les suites des négociations protocolaires.

La première réunion du comité de suivi du protocole s’est tenue le 22 septembre en présence des représentants de la DGAC et des OS signataires du protocole.

Cette réunion portait essentiellement sur la manière dont le suivi protocolaire serait organisé.

De nombreux GT issus des négociations protocolaires vont être réunis dans les mois à venir ; les premières mesures pourront fort heureusement voir le jour rapidement.

Ainsi, la mise en place de l’augmentation de l’ATC à 150 % les deux premières années de retraite va être présentée au vote au parlement et pourra intervenir dès le 1er janvier 2017. Le SNCTA a d’ailleurs obtenu que ce mécanisme soit rétroactif, permettant aux jeunes retraités depuis moins de 2 ans de toucher ce complément au prorata du nombre de mois de retraite déjà écoulés.

Le décret permettant la mise en place du RIS (Régime Indemnitaire Simplifié) a été bleui par Matignon mais sa signature ne pourra intervenir qu’après avoir été présenté en CT DGAC le 21 octobre. Le RIS doit intégrer une partie spécifique pour les expérimentations, permettant à terme de les payer via une prime spécifique. En attendant, l’administration nous a assuré que les expés seront bien mises en paiement au plus tard en mars.

Dans le registre des mauvaises nouvelles, le bureau national nous a informé que la DGAC envisageait sérieusement de ne verser l’augmentation du socle contrôle de 3 % prévue en 2017 qu’à partir du mois de juillet et non pas en début d’année et ce, sans aucun mécanisme de rétroactivité.
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Consultation

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Suite à la levée du préavis et aux avancées obtenues par le SNCTA, le bureau de section tenait à consulter ses adhérents à l’approche du dénouement des négociations protocolaires.

La section locale du SNCTA a donc organisé le 7 juin une réunion de section. Les avancées protocolaires obtenues par le SNCTA suite à la levée du dernier préavis ont été analysées avec intérêt par les Rémois.

Concernant les expérimentations, le constat est clair. Le rapport entre la valorisation proposée et les efforts exigés est bien inférieur à ce que les Rémois attendaient. Les contraintes demandées sont importantes de par leurs nombres et leurs diversités, et elles nécessitent une reconnaissance légitime.

Si l’administration juge encore les expérimentations indispensables pour faire face à la hausse du trafic prévue, elle va devoir envisager de revoir cet équilibre.

Pour les Rémois, les prochains jours de négociation seront essentiels : ils doivent permettre de retrouver ce juste équilibre entre contraintes et valorisation.

Dans un contexte de forte hausse de trafic, l’effectif qualifié continuera, malgré les dernières avancées, à baisser dans les 5 prochaines années. La juste considération des efforts futurs est la clé de l’acceptation potentielle d’un changement majeur par les contrôleurs rémois.

Le combat se poursuit, les Rémois sont plus que jamais mobilisés !

CDA LFEE - Consultation (280.3 KiB)

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Finie la récré !

Arbitre siflant un carton rouge

Les négociations protocolaires, toujours en cours, montrent des signes inquiétants d’épuisement.

Face à la montée du trafic, face à l’obsolescence du matériel mis à notre disposition, face à la baisse d’effectif qui ne permet plus d’armer un nombre de secteurs suffisants lors des pics de trafic, l’encadrement n’a rien anticipé, rien préparé ! L’été aéronautique est bien au rendez-vous, lui, et le système est déjà à la limite.

Alors, s’agissant des négociations, l’heure n’est plus aux continuels jeux de dupes. Il faut aboutir !

Non seulement cette V1 est très loin d’une version finale acceptable, mais en l’état, il s’agit d’un véritable affront au dialogue social en cours depuis des mois.

Pourtant la DGAC va mieux, le désendettement progresse et les agents ont largement contribué à cet effort. L’accompagnement de la reprise du trafic ne se fera pas sans eux !

Si les ICNA ne se mobilisent pas, la DGAC prévoie pour faire face à l’augmentation du trafic (3 % par an) :

  • EFFECTIFS : Baisse des effectifs. Pas de vision des recrutements à moyen terme ;
  • POUVOIR D’ACHAT : Valorisation du socle commun à 83 €* ;
  • EXPÉS : Une valorisation inadaptée (430 €*) aux contraintes accrues par rapport à 2015 ;
  • RETRAITES : Aucune amélioration du taux de remplacement. Pas de revalorisations des primes comptant dans le calcul des pensions.

* Montants bruts mensuels pour une durée de 4 ans, sans revalorisation annuelle possible pour compenser l’inflation.

L’an dernier pourtant, une expérimentation RH négociée a montré toute sa pertinence. D’abord et avant tout en améliorant la sécurité sur tous les secteurs, et en contribuant à la sérénité retrouvée en salle face au trafic d’été. Ensuite, en diminuant les délais dans un contexte de hausse générale du trafic et des délais. Performance inégalée parmi nos voisins.

La phase 2 reste conditionnée à un accord protocolaire, et le SNCTA ne bradera pas les conditions des contrôleurs.

Pas d’expé, pas d’effectifs, pas de valorisation, et pour passer les 4 prochaines années : les vacs comps et un droit à congé réduit à 4 pendant la période de charge. êtes-vous satisfait de la façon dont l’administration vous considère ? Mobilisez-vous les 3, 4 et 5 juin prochain !

Mobilisez-vous les 3, 4 et 5 juin prochain !

FI LFEE - Finie la récré ! (1.2 MiB)

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CR Nord — Tous en grève

Stop

Le conseil régional Nord s’est réuni les 26 et 27 mai au CRNA Est. Il a débattu du protocole en cours de négociation.

Aucune mesure retraite, pas encore de chiffre de recrutement pour 2017, pas de plan de recrutement au-delà, des revalorisations de seulement 85 € brut mensuel pour l’ensemble des contrôleurs pour 4 ans, solde de tout compte pour 10 ans d’inflation… Le conseil régional estime que le volet social de la V1 du protocole est insultant compte tenu des contraintes réglementaires toujours plus nombreuses ainsi que des gains de productivité imposés aux contrôleurs depuis plusieurs années maintenant.

Face à la hausse du trafic aérien et à la baisse conjuguée des effectifs, il constate la nécessité opérationnelle à Reims et à Roissy notamment de mettre en place au plus tôt une organisation plus capacitive et plus robuste afin d’assurer l’écoulement du trafic. Le conseil régional exige en contrepartie de cette augmentation de la fluidité du trafic une revalorisation indemnitaire conséquente. Il refuse toute expérimentation compte tenu des montants actuellement proposés par l’administration. Il est irresponsable que cette dernière utilise comme levier de négociation la pression ressentie par les contrôleurs sur le secteur, en particulier à Reims.

Face au mépris affiché par les pouvoirs publics,
TOUS EN GRÈVE les vendredi 3, samedi 4 et dimanche 5 JUIN 2016 !

À l’échelle locale, le Conseil Régional :

  • exige que la publication du rapport sur le SIV Ouest parisien soit accompagnée d’une décision sur le scénario retenu ainsi que d’un calendrier pour sa mise en œuvre ;
  • exige un plan d’action immédiat pour remettre à niveau l’organisme de Melun Seine défini en concertation avec SDRH ainsi que la DO côté technique, espace comme performance. Les fermetures temporaires de certains secteurs ne sont que des pis-aller à l’origine d’incidents contrôle pour les organismes repreneurs dont il convient de tirer d’urgence les conséquences ! En complément, le SNCTA rappelle qu’il demande le rattachement de Seine au SNA RP ;
  • s’alarme de la situation de sous effectif qui s’installe à Beauvais ;
  • exige que des perspectives claires soient données aux personnels de MNL pour lesquels la souffrance au travail devient palpable ;
  • dénonce le non respect des règles de dialogue social à Orly mais également au SNA NE. Il mandate le bureau régional pour prendre les actions nécessaires à un retour aux pratiques telles que définies dans la convention nationale de dialogue social.

CRN16-0527 Communiqué (1.5 MiB)

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Tous en grève !

images greve

L’ensemble des syndicats représentatifs de la DGAC ont déposé hier des préavis de grève les 3, 4 et 5 juin prochain. Alors que les rémois attendent toujours de connaître le sort qui leur sera réservé cet été, le bureau de section du SNCTA souhaite aborder avec vous les raisons de ce mouvement général.

Contexte

Après des mois de négociations dans le cadre protocolaire, une V0 sans volet social sortie en début d’année et des bilatérales à n’en plus finir, le directeur général de la DGAC a réclamé, fin avril, 3 semaines de pause dans les  négociations en cours afin d’obtenir un arbitrage ministériel quant à la valorisation assujettie à l’éventuelle signature d’un protocole.

Malgré l’exaspération inspirée par ces lenteurs protocolaires, le SNCTA y voyait enfin une prise de conscience de notre administration quant à la légitimité de nos revendications. Finalement mercredi dernier, le directeur général a organisé une série de bilatérales avec les syndicats représentatifs de la DGAC afin de présenter le volet social obtenu suite à l’arbitrage de Matignon. Quelle ne fut pas notre déception en apprenant son contenu ! Voici les principales propositions :

Socle contrôle

Compte tenu :

  • des contraintes croissantes imposées à l’ensemble de la profession par la politique irréfléchie de baisse des effectifs à la DGAC ;
  • de la future application des nouveaux règlements européens en terme de prorogation de notre licence de contrôle ;
  • de l’augmentation constante du trafic.

Le SNCTA revendique des contreparties logiques pour l’ensemble de la profession.

Notre administration n’a eu pour seule réponse :

  • une revalorisation de 80 euros brut par mois ;
  • aucune revalorisation des retraites ;
  • aucune augmentation de la NBI ;
  • aucune revalorisation annuelle alors que le protocole s’inscrirait pour une durée de 4 ans faisant fi de l’augmentation prévue du trafic et de l’inflation.

Comment pourrait-on accepter un tel manque de considération et de reconnaissance face aux futurs enjeux qui attendent les contrôleurs français ?

Expérimentations

Alors que des points de divergence subsistent toujours entre exigences administratives du cadre expérimental et acceptabilité sociale pour le SNCTA, c’est encore et toujours au niveau compensatoire que le bât blesse. Et pour cause, le DG a annoncé une enveloppe de 430 euros brut mensuels et des contraintes bien supérieures à celles connues en 2015. Ce montant résulte certainement du jeu des négociations qui recommencent suite au nouvel arbitrage ministériel. Pourtant il est insupportable de voir que l’urgence de la situation ne semble pas être ressentie en haut lieu. Alors que ce dossier devrait être bouclé depuis des mois, notre DG ose faire une proposition inférieure à ce qu’il annonçait avant de se rendre à Bercy débloquer de nouveaux fonds. Ceci est irresponsable et insultant !

Effectifs

Le directeur aurait obtenu de Matignon une « inflexion significative » de la baisse des effectifs. Pour autant, il n’a pas souhaité, communiquer plus de détails renvoyant les débats au CT DGAC convoqué pour l’occasion le 31 mai. Nul doute que vu les propositions outrageuses énoncées précédemment, cette soi-disant inflexion ne pourra être que décevante  eu égard aux attentes du SNCTA qui a rappelé ses revendications : stabiliser les effectifs à partir de 2022. Compte tenu du temps de formation moyen d’un ICNA en appliquant : recrutements année N = Départs année N+5.

Analyse

Même en considérant que ces propositions sont le jeu des négociations et ont vocation à évoluer, après des mois de négociations, après avoir attendu plus de 3 mois les arbitrages de Matignon, et alors que les Rémois ne savent toujours pas comment ils vont faire face au trafic estival, ces propositions sont inacceptables, et méprisantes.

Nous revendiquons entre autre :

  • un plan pluriannuel de recrutements compensant les départs à la retraite à N+5 ;
  • une valorisation juste du socle contrôle ;
  • une revalorisation des retraites ;
  • une diminution des contraintes expérimentales et une valorisation à la hauteur de la performance dégagée ;
  • l’exclusion des contrôleurs aériens du RIFSEEP.
L’ensemble des syndicats représentatifs de la DGAC font le même constat et rejettent en bloc les propositions du DG et sont prêts à se mobiliser. Aveugles devant l’état déplorable de la DGAC, nos décideurs restent également sourds a nos alertes et à nos revendications. Des préavis de grève séparés ont donc été déposés par tous les syndicats de la DGAC les 3, 4 et 5 juin pour dénoncer ce système à bout de souffle.

CDA LFEE - Tous En Grève (412.0 KiB)

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Négocier c'est bien, agir c'est mieux

Table de réunion avec personnes autour

Alors que la préparation de l’été 2016 devrait être bouclée depuis des mois, les négociations protocolaires se poursuivent et l’administration locale ne sait toujours pas comment les contrôleurs Rémois vont pouvoir faire face à l’été qui approche et à la forte augmentation du trafic encore prévue cette année.

Bilan Expé 2015

Mardi 19 avril se tenait la 2e réunion du comité de suivi censée faire le bilan de l’expérimentation 2015. Ne tergiversons pas, les résultats sont bons. En terme de sécurité, depuis la mise en place, les dépassements d’UCESO ont disparu. Les délais RH ont quant à eux baissé de 42,25 % lors de la phase d’implémentation des JE et de 15,63 % sur l’ensemble de la période expérimentale.

Le CRNA-Est a ainsi vu, au cours de cette expérimentation, ses délais globaux (hors MTO, grève) baisser de 8,85 % alors que dans le même temps, l’augmentation du trafic faisait exploser les délais de nos voisins. Nous tenions à féliciter, une fois de plus, la cellule FMP du CRNA-Est qui a, par son efficacité et son avant-gardisme, participé activement à l’obtention de ces très bons résultats. La section tient à rappeler qu’une telle réorganisation du travail devait avant tout permettre aux contrôleurs Rémois de faire face au trafic estival en toute sécurité.

Le but principal du SNCTA est donc atteint, cette réorganisation ayant empêché tout dépassement d’UCESO. Elle a aussi permis de limiter drastiquement les occurrences et la durée où l’offre UCESO=UCESA, offrant une plus grande sérénité en salle.

Résultats des questionnaires

Pour rappel, cette étude visait à comparer la qualité de vie au travail et en dehors, ainsi que la fatigue ressentie dans le cadre de l’expérimentation en comparant les données de l’été et de l’automne 2014 ainsi que l’été 2015.

Sur les 271 ICNA du CRNA-Est, 57 ont eu le courage de le compléter jusqu’au bout. Ce pourcentage peut paraître modeste (21 %). Il a pourtant été jugé valide par les chercheuses du CNRS car la représentativité de l’échantillon des participants est conforme à la population globale rémoise. Les résultats du pré-rapport nous ont été rapidement présentés par le chef de centre en attente d’une synthèse globale du document qui sera plus largement diffusée.

D’après ces premiers résultats il semblerait que l’expérimentation ait eu un impact significatif sur la qualité de vie au travail de par la baisse de la charge de travail en salle de contrôle ainsi que de la fatigue ressentie en fin de vacation. Les résultats concernant la qualité de vie hors travail sont quant à eux plus nuancés avec des améliorations ou dégradations selon la vacation envisagée.

Compte tenu de la mise en place d’une 7e vacation, ces résultats semblent montrer que dans le cas de l’expérimentation rémoise, l’impact de l’ajout de ce 7e jour dans le cycle a pu être en partie compensé par la baisse de tension dans le reste du cycle.

Les négociations protocolaires

Alors qu’au niveau local, on se félicite de la réussite de l’expérimentation 2015 et de la sérénité retrouvée au CRNA-Est l’été dernier, les contrôleurs Rémois ne peuvent que s’indigner devant les lenteurs du processus protocolaire. La V1 du protocole censée préciser entre autre les grandes lignes du cadre expérimental et le volet social associé est annoncée depuis des mois mais tarde à venir.

Le CT initialement prévu le 27 avril a déjà été repoussé au 11 mai. Pendant ce temps là, le trafic remonte et les prémisses de ce que donnera notre futur été se font déjà sentir sur les secteurs depuis le mois de mars. Les prévisions de trafic ne sont d’ailleurs pas particulièrement rassurantes, le flux South-West axis étant prévu d’augmenter de 6,3 % en 2016. Les négociations protocolaires ont beau avancer, la section locale du SNCTA doute qu’en haut lieu, on prenne réellement conscience de l’urgence opérationnelle Rémoise. C’est inacceptable !

L’administration patine, tergiverse et les contrôleurs Rémois se demandent toujours quel va être le droit à congé cet été. Vont-ils devoir faire des JE ? Si oui à partir de quand ? Pour combien de temps ? Quel sera le volet social assujetti à cette nouvelle étape expérimentale ?

Ces questions ne peuvent rester éternellement sans réponses : les négociations protocolaires doivent rapidement se conclure afin qu’un éventuel accord puisse être trouvé en CT local. Sinon les rémois devront passer un été avec trop peu d’UCESO pour faire face au trafic estival, rendant les effets de bord des inévitables régulations difficilement maîtrisables et potentiellement dangereux.

Expé 2016 : À quoi s’attendre

Ne connaissant toujours pas quelle sera la boite à outil et la valorisation qui sera associée à une éventuelle mise en place, il nous est malheureusement difficile de rentrer dans les détails. Le bureau de section travaille depuis des mois sur divers tours de service permettant de faire face aux différentes conclusions des négociations protocolaires et à l’augmentation constante du trafic.

Lors des précédentes réunions de section, les grands axes de ce travail avaient été abordés. Vendredi dernier lors de la dernière réunion, ces TDS ont pu être présentés aux adhérents. Le bureau de section est resté dans la continuité du travail engagé l’année dernière tout en intégrant les attentes remontées par les chefs d’équipe lors des 2 réunions du comité de suivi. Pourtant si on veut qu’un tel changement se passe dans la sérénité et que les phases de transition soient acceptables, les Rémois ne peuvent pas attendre plus longtemps avant de se préparer.

L’administration doit comprendre qu’il ne suffit pas de vouloir mettre en place un nouveau TDS pour faire disparaître les contraintes engendrées par la mise en place d’un 7e jour dans le cycle et ce, durant la période la plus chargée de l’année. C’est pour cette raison que le SNCTA engage vivement les équipes à se préparer dès à présent à la mise en place d’une éventuelle expérimentation qui verrait inévitablement le retour des JE.

Comme nous l’annoncions dès le mois d’octobre dernier, l’administration, même si elle semble vouloir poursuivre les expérimentations à Reims, va finir par louper le créneau estival de par son manque de conviction, ses tergiversations et son manque d’anticipation.

CETTE SITUATION EST INACCEPTABLE !

Nous ne patienterons pas plus longtemps, messieurs, il est temps d’agir !

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À la dérive...

questionnaire-prospects

« S’agit-il d’un manque de vision ? D’un manque de confiance envers les contrôleurs ?
— Les deux mon capitaine ! »
Le dernier CT local a fini d’acter la vision à court terme d’une administration rémoise, incapable d’anticiper sereinement la préparation de l’été prochain.

Reims dans l’incertitude

Depuis juillet 2015, la date de fin de la phase 1 de l’expé (le 31 mars 2016) est connue de tous. Devait lui succéder une phase 2, négociée, à partir du 1er avril. C’était sans compter sur l’encadrement central, préoccupé à temporiser les négociations. Le protocole piétine : la marge de négociation de la DSNA fait pour le moment pâle figure comparée à ses ambitions démesurées.

Reims se retrouve tributaire du national, en attente d’une décision qui tarde, pour lui permettre d’appliquer les outils de gestion qui ont su faire leurs preuves l’été dernier. Rappelons à notre encadrement que sans protocole, il n’y aura pas d’expé !

43 jours et 43 nuits

Dans ce contexte, il devenait urgent de prévoir le minimum vital pour permettre aux agents de s’organiser les six prochains mois, et de répondre aux questions incontournables pour gérer son équipe : Quand débute la période de charge ? Quels seront les droits à congés ? Peine perdue !

Le chef de centre proposait un ordre du jour bien modeste portant principalement sur la période du 1er avril au 13 mai. 43 tout-petits jours, à peine croyable !

Dans un contexte d’une phase 2 non négociée, il était hors de question pour le SNCTA de répondre favorablement à une administration locale qui souhaitait maintenir un fonctionnement pourtant proche : aucune vacation complémentaire certes, mais un dépôt de congé pérennisé à un mois et la mise en place d’un système bâti sur des créneaux de recyclages dirigés, à pourvoir 1 mois et demi avant ! Plus d’une centaine de créneaux étaient demandés pour une gestion performante de l’effectif rémois.

Dans ces conditions, le SNCTA n’a pas vocation à offrir une souplesse RH visant toujours plus de performance sans contrepartie. Son rôle est de garantir aux agents la sécurité, rien que la sécurité. L’objectif de réduction des délais auxquelles l’administration est comptable envers Bruxelles ne fait pas partie de notre cahier des charges.

Fidèle à ses valeurs, le SNCTA a pourtant fait œuvre de conciliation en proposant un système non contraignant permettant d’assurer strictement la sécurité. Il aurait permis aux agents détachés de postuler volontairement sur des créneaux spécifiques n’ouvrant pas droit à congés, mais permettant en retour à ces agents de bénéficier de 3 HA, dans l’attente de la définition de la prochaine phase. Compte tenu du délai très court, il s’agissait de la seule alternative crédible, et l’administration a un temps semblé prête à franchir le pas.

Cependant, un ultime arbitrage voulait rendre contraignant le nombre de recyclages « volontaires » à pourvoir : l’administration n’était pas prête à accorder sa confiance aux agents. La nouvelle mouture devenait inacceptable. L’encadrement porte seul la responsabilité du retour en arrière.

Vac comp 2 – le retour

La non-décision du CT entraîne donc le retour de l’ancien régime, qui revient de plein droit. Le dépôt de congés repasse à 15 jours… et les vacations complémentaires refont surface !

Qu’on ne s’y trompe pas, il s’agit là d’une sérieuse entaille dans la démarche concertée qui devait s’annoncer pour mettre en place une nouvelle phase d’expérimentation cet été ! Le SNCTA sera extrêmement vigilant quant au nombre de vacations complémentaires imposées à la salle.

Et après ?

Les sujets de mécontentements s’amoncèlent pour les contrôleurs ! Un cadre réglementaire toujours plus contraignant au niveau européen appliqué avec un zèle déconcertant par l’administration : le passage en force du registre des heures de contrôle sectorisées en CT DO ; la parution de la note de service des évaluateurs linguistiques ; des outils de plus en plus dépassés et moqués par les prestataires étrangers 1 ; un trafic en augmentation constante, été comme hiver ; des incertitudes sur les conditions de travail… L’équation devient de plus en plus insoluble pour l’administration tant la colère gronde !

Le SNCTA ne se laissera pas dicter son agenda dans la précipitation et l’urgence ! Si la mise en place de l’été 2016 n’est pas négociée et actée avant le mois de mai, en attendant, le SNCTA appellera à la mise en place des mesures de protection drastiques essentielles à la sécurité et à la sérénité en salle, en dehors de toute considération de performance. L’occasion pour Reims de ravir peut-être le titre de champion d’Europe des délais, remis en jeu cet été.

▶ Pour que les agents et leurs équipes puissent un minimum s’organiser, le SNCTA exige que la période de charge ainsi que les droits à congés soient définis dans les plus brefs délais jusqu’au mois d’octobre inclus.

 Enaire : ATC magazine, hiver 2015.

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