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Roissy - LFPGLe blog de la section locale de Roissy-CDG

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Flash Info CDG : Équipes à 9 en J2 et J7

Main arrêtant la chute de dominos en bois

Les expérimentations RH sont en place à Roissy depuis bientôt 8 mois. Il va bientôt être temps d’en reparler, ce qui fera l’objet d’un débat à venir et dans lequel le SNCTA prendra toute sa place. 

Force est de constater que ces expés ont permis de faire fonctionner le centre depuis lors avec 12 équipes de 14 personnes, dont 10 présents. Sans elles, soit il aurait fallu contraindre drastiquement le trafic, soit….. les ICNA.

La situation des effectifs reste néanmoins préoccupante et fragile, comme nous l’avons toujours affirmé : les cas d’équipes sous l’effectif nominal vont se multiplier. Lorsque cela se produit en salle les consignes sont claires et le SNCTA a œuvré pour que le GT Capa soit saisi. En revanche, le SNCTA réitère sa demande faite depuis le début des expés de mettre en place un système robuste pour gérer l’armement en-dessous de l’effectif nominal en tour.

La proposition de la section SNCTA est articulée autour des 3 points suivants :

  • il est hors de question de mutualiser les effectifs de tour et ceux de l’approche car ce cadre n’est pas reconnu par la DO et présente une menace sur le travail en équipe ;
  • il est inconcevable, en complément du point précédent, de limiter la formation des QICA en salle alors même qu’on a besoin d’eux en tant que PC pour renforcer les équipes ;
  • le SNCTA prône une gestion opérationnelle de la plateforme en J2 et en J7 depuis la tour centrale avec les capacités adéquates, et soutiendra sans réserve toutes les équipes qui appliqueront cette mesure, afin de garantir la sécurité des vols.

J2 Et J7 à 9 - TOUR CENTRALE (655.1 KiB)

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Communiqué de section locale du 26 septembre 2017

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La section locale SNCTA s’est réunie ce jour à Roissy pour évoquer les problématiques locales des contrôleurs aériens de l’organisme de CDG.

Très inquiets quant à l’industriel retenu pour SYSAT, elle attend du DSNA une présentation claire et assumée de son choix devant l’ensemble des acteurs concernés.

La disponibilité des matériels de radionavigation à CDG peut faire défaut, le SNCTA rappelle que les contrôleurs restent les seuls garants de la sécurité des vols et sauront faire preuve de professionnalisme. Face à l’indisponibilité des moyens de radionavigation au Bourget, le SNCTA attend une action de l’organisme de CDG-LB pour mettre à jour les procédures en vigueur.

La situation des effectifs étant préoccupante et fragile, le SNCTA souhaite une gestion apaisée de l’armement. D’autre part, le SNCTA renouvelle sa demande de mettre en place un système robuste pour gérer l’armement en-dessous de l’effectif nominal en tour. La proposition de la section SNCTA est la suivante : afin de garantir la sécurité des vols, elle prône une gestion opérationnelle de la plateforme en J2 et en J7 depuis une unique tour avec les capacités adéquates.

Reprenant le dernier communiqué de son comité national, la section locale SNCTA se réjouit que les contrôleurs de CDG ne suivent pas les appels à mobilisation relayés par l’USAC-CGT et regrette l’impact sur le trafic ainsi que les attaques contre le droit de grève.

Adopté à l’unanimité

Communiqué SL CDG 26:09:17 (76.9 KiB)

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Incidents Limitation Sécurité 27

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L’ILS 27 du Bourget connaît dernièrement beaucoup de problèmes, et ça n’est pas sans conséquence sur la gestion du trafic. Nous avons contacté le service exploitation pour exposer les difficultés rencontrées par les contrôleurs et réfléchir à des pistes d’amélioration.

Un parc vieillissant

Ça n’est pas nouveau : les problèmes d’ILS de l’organisme Roissy – Le Bourget sont récurrents. Le parc est vieux, les causes de pannes se multiplient, et les réparations sont difficiles. Le cas de l’ILS 27 du Bourget n’est donc pas unique, et il ne sera probablement pas le dernier…

Une maintenance exsangue

Les problèmes d’organisation et de charge de travail à la sub. RNAV imposent de faire des choix. L’ILS 26R de CDG étant inopérant depuis des mois, et en raison du calendrier de maintenance de l’ILS 26L très contraint, l’organisme doit arbitrer entre la réparation de l’ILS 27 du Bourget ou le risque de perdre la certification de l’ILS 26L. Face aux difficultés majeures à relancer l’ILS 26R après son changement, et compte tenu des conséquences opérationnelles si aucun ILS ne fonctionnait en 26 à l’approche lors des mois à fort risque LVP, il a été décidé qu’il n’était pas possible d’affecter toutes les ressources à la réparation de l’ILS 27. La situation peut donc être amenée à durer.

Un trafic perturbé

Nous avions interpellé dès les premiers jours l’administration à propos des difficultés occasionnées par les approches LOC 25. Faire des quinconces avec le trafic établi sur l’ILS 26L de CDG est difficile, et la capacité maximale théorique n’est pas tenable. Et il y aussi un impact fort sur les départs en 26R qui était au début sous-estimé. Les régulations prévues initialement ont donc été revues et étendues après nos remarques, et les CA suivent de près la situation pour les adapter à la mauvaise météo de ces derniers jours.

De nombreux incidents

Malgré cela, il y a un certain nombre d’incidents, plus ou moins graves, mais en nombre largement supérieur à ce qu’on constate d’ordinaire. Certains sont dus au contrôle, en raison de la charge de travail accrue et d’une complexité très spécifique à laquelle nous ne sommes pas rompus. D’autres sont d’origine bord, avec des pilotes qui ne respectent pas la procédure à la lettre : des paliers imprévus ou des virages qui débordent sous les axes de CDG ont été constatés.
Les butées inscrites dans le MANEX et qui limitent les décollages en 26R pendant l’exécution d’une procédure LOC 25 présentent des faiblesses car elles ont été établies empiriquement : les gros porteurs qui sont normalement prévus pour cette trajectoire volent en moyenne plus vite que les appareils qui l’utilisent actuellement. Ces derniers peuvent donc être rattrapés par les décollages de CDG et conduire à des séparations HN malgré un respect scrupuleux les repères du MANEX.
Enfin, malgré plusieurs relances, l’ILS 27 ne cesse de retomber en panne. La précipitation à vouloir réutiliser la procédure ILS a conduit au moins à deux reprises à ce qu’il s’éteigne alors que des avions étaient établis : ou comment se retrouver immédiatement avec un gros surcroît de travail…

Un incident qui aurait pu finir mal

Sans qu’on soit pour l’instant certain de l’ensemble des causes de cet incident, un appareil moyen en procédure LOC 25 et apparemment désorienté s’est établi sur la piste désaffectée. Réalisant son erreur il a fait une embardée suivie d’une remise de gaz. Lors de cette manœuvre son saumon d’aile a touché le sol, arrachant du balisage de piste. Bien que l’appareil se soit posé par la suite sans encombre, l’accident a été évité de justesse. Les services compétents sont actuellement en charge de l’investigation.

Nos demandes

Nous avons sollicité un rendez-vous avec l’administration pour demander que la butée pour la reprise des décollages de CDG soit repoussée, afin de pouvoir s’adapter aux vitesses basses et aux manœuvres non prévues des équipages en LOC 25. Nous souhaitons aussi qu’une réflexion à froid soit menée sur le cadre d’emploi de cette procédure non directe non dans l’axe, dérogatoire, validée à une époque où les dérogations et les études de sécurité n’étaient pas décidées comme aujourd’hui.
Nous réclamons qu’une période de test à blanc de longue durée de l’ILS 27 soit effectuée, pour éprouver l’efficacité des réparations avant de le considérer à nouveau comme pleinement opérationnel.
Nous avons enfin évoqué l’augmentation du nombre de vols programmés à destination de Pontoise et Beauvais, y compris hors horaires ATS.

Nos recommandations

En l’attente de la réponse officielle du Service, qui doit se concerter avec QSS et CTL, nous souhaitons recommander :

  • de retarder le repère pour reprendre les décollages 26R pendant une LOC 25, et d’attendre que l’appareil pour la 25 soit complètement axé en finale ;
  • d’informer le CA de cette adaptation pour affiner la régulation des avions à destination du Bourget au moment des pointes de départ de CDG ;
  • d’être prudents à l’annonce de la remise en service de l’ILS 27, de garder les régulations en cours, voire de continuer à travailler en LOC 25 ;
  • de surveiller attentivement la demande à destination de Pontoise et Beauvais, afin de poser des régulations si un gros surplus de trafic apparaissait ;
  • de s’enquérir tout particulièrement en nuit, hors horaire ATS, de la demande pour Pontoise afin de gérer la relève au mieux.

Le SNCTA tient à remercier l’ensemble des contrôleurs qui nous ont fait part des difficultés autour de la panne de l’ILS 27 du Bourget, et à les assurer de son soutien.

Nous enjoignons l’administration à accélérer toutes les solutions qui pourraient améliorer la situation sur le plan de la sécurité. LPV 27, limitation aux avions basés : toute mesure qui permettrait un retour à une gestion sûre et sereine du trafic à destination du Bourget doit être mise en œuvre sans délai.

LFPG CDA 186 - Incidents Limitation Sécurité 27 (790.2 KiB)

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Jeu de dupes

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Ce vendredi 28 avril s’est tenu un CT local avec pour ordre du jour un seul point : une réorganisation partielle du service technique. Confrontés à un choix impossible, voici les raisons qui nous ont poussés à ne pas y assister.

Réorganisation du service technique

L’organisation du service technique ne concerne pas à proprement parler les ICNA. Néanmoins, nous pouvons être impactés, non pas dans notre organisation personnelle, mais en raison des conséquences sur le maintien opérationnel ou non des outils dont nous disposons pour effectuer nos missions.

Jusqu’à présent le SNCTA avait toujours maintenu un espace de dialogue constructif avec les autres organisations syndicales représentatives au sein du service technique. À chaque vote en CT qui ne concernait que les IESSA, nous nous étions au minimum abstenus, voire nous avions parfois suivi leurs demandes pour peu qu’elles étaient argumentées, renforçant ainsi le poids des personnels face à une administration qui n’est pas notre amie.

Le parallèle avec le service exploitation

Et puis il y a eu l’épisode des expérimentations RH pour les ICNA. Pour celles et ceux qui auraient la mémoire courte, nous rappelons que lors des CT relatifs à une nouvelle organisation du temps de travail des ICNA de Roissy, nous avons dû faire face à de sombres manœuvres dépassant de loin le strict cadre local.

En effet, suite à la baisse des effectifs ICNA, l’administration avait besoin de modifier notre façon d’armer salle IFR et tours. Il leur fallait éviter le dépôt de mesures de régulation ATFM et donc la création de délais peu attractifs dans ce que la DSNA appelle la vitrine du contrôle aérien français…

Le despotisme des centrales

Les ICNA de CdG ont indubitablement exprimé leur préférence à l’époque. Et pourtant, lors du CT dévolu à l’organisation du travail des ICNA, l’USAC-CGT, qui s’est majoritairement exprimée par l’intermédiaire de ses représentants IESSA, TSEEAC ainsi qu’un ICNA… du Bourget, a bel et bien voté contre le projet préféré par les ICNA de Roissy.

Ils ont très longtemps été suivis par l’UNSA qui, très peu représenté localement, a fait valoir sa posture nationale. Et quand l’UNSA s’est finalement résolue à respecter le souhait de la majorité, pour sauver les apparences, ses instances nationales ont fait courir des rumeurs calomnieuses de menaces physiques du SNCTA à l’encontre de ses représentants locaux.

Nos options

Pour en revenir au CT de vendredi dernier, voici les options qui s’offraient à nous :

  • voter contre le projet
    Après le déroulement des CT successifs sur les expés ICNA, c’était quand même délicat pour nous de rejoindre aveuglément les organisations syndicales représentatives à la technique et de voter comme elles nous demandaient de le faire. D’autant qu’elles n’ont même pas osé nous approcher pour en parler…
  • voter pour le projet
    Après tout on aurait dans ce cas là « seulement » appliqué la loi du Talion en représailles du CT et des calomnies qui nous concernaient. Mais non, désolé, le SNCTA préfère rester au dessus de ce genre de manoeuvres méprisables ;
  • s’abstenir
    Par le fonctionnement du CT, s’abstenir étant ne pas s’opposer, cela n’aurait pas empêché l’administration de valider le projet, lui donnant même le vernis d’une opposition minoritaire. Et les centrales syndicales, dont on a pu constater la mauvaise foi croissante, auraient eu beau jeu de nous accuser de tous les maux et de faire croire que nous avions refusé un dialogue qu’elles n’ont pas offert ;
  • ne pas siéger
    Seul moyen de ne servir d’alibi à personne et de ne pas se salir avec les basses manigances des uns et des autres, ne pas siéger était nécessaire pour renvoyer administration et centrales syndicales dos-à-dos.

Nous sommes le SNCTA

Notre absence a donc permis d’envoyer un message clair à notre organisme : le SNCTA n’est pas là pour servir leurs intérêts.

Les expé. devaient signifier le lancement d’une nouvelle relation fondée sur la confiance. Or se lancer unilatéralement dans des vérifications de présence, ou menacer de sanctions les personnels qui oublieraient de rendre leurs feuillets d’heures, sont pour nous au contraire autant de preuves majeures de défiance et d’infantilisation des ICNA.

Nous craignons, qu’une fois encore, l’administration ne sache pas saisir l’opportunité d’avancer en concertation avec ses personnels, et ne s’enferme dans une attitude de rapport de force. Si tel devait être la politique de management de notre nouvel encadrement, nous saurons lui rappeler qui fait quotidiennement fonctionner le centre.

Notre seule raison d’être a toujours été la défense sans équivoque des contrôleurs. Avec ou malgré les autres organisations syndicales, en accord ou contre notre administration, les contrôleurs décident seuls de ce qui est bon pour eux.

LFPG CDA 185 - Jeu De Dupes (787.1 KiB)

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SYSAT : vers un choix idiot ?

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SYSAT est le système que la DSNA attend depuis bien longtemps pour faire enfin entrer les approches dans le xxie siècle. Adossé à 4-Flight en CRNA et à CoFlight pour la gestion des plans de vol, SYSAT devrait enfin permettre aux contrôleurs français de disposer d’un outil qui n’a pas sa place dans un musée. Quoique… C’est peut-être un peu vite oublier le talent naturel de la maison à faire les mauvais choix !

La dernière ligne droite

Le processus n’est pas des plus rapides, c’est vrai. Mais la gestion du programme SYSAT, pour l’instant bien moins inefficace que la maison n’en a l’habitude, arrive à l’heure du choix : il ne reste que deux finalistes pour le marché CDG-LB / Orly. La décision finale, qui entérinera l’industriel en charge de fournir nos nouveaux outils de contrôle, devait intervenir au tout début de 2017. Elle a été reportée au printemps, et pourrait tomber sous peu. Pour rappel, le marché n’est pas simple, puisqu’il s’agit de tout changer : radars sol et air, interfaces TWR et APP, système d’info et simulateur. Autant dire que sur le papier, départager les candidats n’est pas une sinécure.

Un marché fonction publique

Le marché du renouvellement de nos outils est régi par de nombreuses obligations, parmi lesquelles l’établissement d’un cahier des charges, et le besoin de choisir « le mieux disant ». Cette formule alambiquée exprime l’idée que le moins cher ne doit pas forcément l’emporter, mais qu’on regarde aussi le champ des prestations proposées. En quelque sorte, on est supposé rechercher le meilleur compromis, et cette tâche est d’autant plus ardue que le marché est vaste et le cahier des charges complexe. C’est pourquoi des grilles de notation ont été établies afin de comparer les offres le plus objectivement possible. Jusqu’ici tout paraît aller pour le mieux et être sainement géré…

La rumeur

À vrai dire, ce n’est plus seulement une rumeur. Nous ne pouvons pas donner de noms, de même que nos interlocuteurs ne donnent pas trop de détails par peur de fausser la rigoureuse démarche de confidentialité qui garantit l’équité entre concurrents. Cette dernière condition est indispensable pour éviter la dénonciation de la procédure de marché public. Cependant, et pour faire simple, il semble qu’il existe un écart de tarif plus que conséquent entre les deux offres, et qu’au regard strict de la grille de notation, cela automatise presque le choix du lauréat en faveur du moins coûteux…

Le problème

Comme on peut s’en douter, l’écart de prix a une justification, et pour cause : les prestations sont très différentes. Aux dires des experts consultés, qu’ils travaillent au cœur du projet, ou n’aient suivi que les dernières démos à CDG et Orly, les solutions sont vraiment distinctes, tant d’un point de vue contrôle que technique, aussi bien sur l’aspect opérationnel que sur le simulateur. Bien évidemment, les formations initiales et continues seront aussi considérablement impactées par le choix qui sera fait.

La réalité

Il est impossible pour nous d’écrire sur le sujet sans un grand renfort d’euphémismes et de langue de bois. Nous allons donc nous contenter de rappeler des faits qu’il est impératif que les décideurs prennent en compte :

  • avis des évaluateurs opérationnels : on ne choisit pas un fournisseur de crayons bicolores. Le but des démos ne doit pas être galvaudé : si l’avis des opérationnels est tranché, cela doit absolument être pris en considération. Il serait terrible de choisir un outil qui aille à l’encontre de la réalité du terrain. Cela aurait forcément de graves conséquences sur notre travail, tant en terme d’efficacité de l’écoulement du trafic, que de sécurité des vols ;
  • contexte de sous effectif : il n’est plus à démontrer que CDG a des problèmes d’effectif. Mais cela va beaucoup plus loin que ce que peuvent connaître les centres fonctionnant déjà en environnement électronique. Nous n’aurons pas les moyens humains de dégager beaucoup de ressources pour l’implantation du nouveau système. Il faut donc une solution qui fonctionne simplement, sans avoir besoin de revenir à répétition sur le paramétrage local pour compenser les problèmes techniques d’origine.De la même manière, nous n’avons pas les moyens de fournir sensiblement plus de détachés qu’aujourd’hui sans impacter très lourdement le trafic. Ainsi, il n’y aura évidemment (et malheureusement…) pas un détaché SYSAT par équipe comme ça a pu se faire en CRNA pour 4-Flight et EEE. La formation au nouveau système sera donc une contrainte très lourde. Il ne s’agirait pas d’oublier cet aspect essentiel en s’accommodant d’un simulateur déficient ou gourmand en ressources humaines ;
  • frais inattendus : ils sont inattendus, mais prévisibles ! On le voit sur tous les programmes, les industriels savent toujours développer tout ce qui manque à leur outil. C’est une fois le contrat signé, qu’on découvre, pieds et poings liés, quel sera le coût réel des ajouts. Au-delà même du coût, il y a la question du délai : dans ce domaine, les promesses n’engagent que ceux qui les croient ;
  • validation des solutions à l’étranger sur aéroport comparable : être centre pilote, Roissy a l’habitude. Mais pour choisir un nouveau système de contrôle, c’est probablement une mauvaise idée. Quand on sait que ce sont les deux plus grosses plateformes françaises qui travailleront avec le nouvel outil, il serait de bon ton d’être sérieux et exigeant sur les garanties apportées par l’industriel. Le but est d’installer un produit qui fonctionne à plein régime sur des aéroports très chargés : nos besoins sont spécifiques, nos outils doivent être à la hauteur. Si une telle « lettre de créance » n’existe pas, cela signifie qu’on fait le pari que les choses se passeront comme le vendeur le dit ;
  • coût du projet : il doit être mis en perspective. Tout d’abord dans le temps : même si nous espérons ne pas rester à nouveau 20 ans sans évolution de nos outils, on parle ici d’un investissement qui s’inscrit dans la durée. Les bénéfices espérés sont nombreux, tant sur le plan technique qu’humain. Les gains pour ADP et les compagnies fréquentant la région parisienne seront aussi conséquents. Et le coît comparé aux projets 4F et EEE, qui ont drainé tous les budgets investissement pendant toutes ces années, est ridicule.

Il ne faudrait surtout pas prendre le risque d’un échec pour faire quelques économies négligeables par rapport à l’objectif global. Les conséquences d’un mauvais choix se paieront pendant des années, pour un montant incalculable et des conséquences opérationnelles désastreuses.

Le programme SYSAT ne doit pas oublier l’élément central du projet : acheter un produit « sur étagère ». On a critiqué à juste titre des industriels déjà éliminés pour leur absence de produit en exploitation : ça n’est pas en finale qu’il faut flancher et tergiverser avec nos impératifs.

Nous avons des contraintes temporelles et organisationnelles extrêmement fortes, qui ne seront pas tenues par des promesses et des arguments de vente. Nous faisons un métier sérieux, oà l’à peu près n’a pas sa place.

L’espoir n’est pas une stratégie : notre futur système doit être à la hauteur.

LFPG - CDA 184 - SYSAT : Vers Un Choix Idiot ? (788.6 KiB)

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La preuve par l’exemple

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Une nouvelle version de l’application mobile du SNCTA est disponible.

Pensez à faire la mise à jour en suivant cette procédure un peu particulière.

La section locale de L’USAC-CGT a publié un tract suite au dernier CT local. On y apprend avec bonheur qu’elle a enfin consenti à se renseigner sur les chiffres d’effectifs ICNA à CDG. Nous saluons cet effort, qui arrive après plusieurs années de travail de la part du SNCTA. Malheureusement ce qu’on y lit ensuite ne fait que nous conforter dans nos premières impressions : par manque de travail et donc de maîtrise des dossiers, ces gens préfèrent une opposition dogmatique.

Le GT TDS

Le problème de gestion des RH n’est pas nouveau puisque Bernard Sonck a lancé il y a plus de 8 ans le GT QICA. On a eu ensuite le GT TDS, le GT Nouveau Cycle, puis le GT Effectif, puis un autre GT Effectif. C’est alors que la CGT nous propose une solution impériale, une idée novatrice, assurément L’Alternative : lançons un GT TDS !

Comment ne pas se douter qu’un énième GT, mené par une administration locale passée maître dans l’art de nous faire travailler en dehors des clous, finirait aussi mal que les précédents ? La solution qui nous a conduit à ce TDS superflex avant tous les autres centres serait celle qui nous en sortirait ? Le subterfuge qui a permis à l’administration de ne pas recruter, de ne pas réguler, tout en évitant le soulèvement des personnels, nous offrirait aujourd’hui les garanties du succès et du renouveau ? Allons un peu de sérieux !

Le temps de pause

On lit dans ce communiqué, en gras comme s’ils avaient découvert le défaut dans la cuirasse : « le passage de 25 % à 20 % du temps de pause, sur un cycle de 32 h… »

  • D’abord, si l’USAC-CGT avait ne serait-ce que daigné jeter un œil à la proposition de cycle expé, elle saurait que le temps de pause y est de 24 %.
  • Ensuite, son calcul, presque juste, mais finalement erroné, nous fait sourire : essayant maladroitement de reprendre une démonstration exécutée par nos soins en réunion de travail, elle se mélange les pinceaux entre semaine et cycle de travail.

Du coup les chiffres sont faux, et le résultat bancal. Mais surtout, cette approximation souligne une fois de plus l’amateurisme de ces gens, sur des problématiques aussi importantes pour notre centre et notre profession en général.

Petit rappel donc : un cycle dure 12 j. pour environ 55 h de travail, et une semaine 7 j. pour en moyenne 32 h. Faute de comprendre la différence, on mélange les hypothèses et la conclusion devient vite approximative. Pour être plus sûr de ne pas s’emmêler, ne pas hésiter à redemander au SNCTA avant de s’aventurer dans des explications compliquées…

Le service technique

Mais revenons à l’argument massue que cette démonstration devait prouver : la réorganisation du ST. Soudain tout s’éclaire : la CGT est sur tous les fronts, mais elle n’apprend jamais !

Elle nous explique donc que le ST s’est réorganisé selon les textes en vigueur et s’est fait avoir. Oui, c’est manifeste ! Et c’est bien pour ça que nous avons négocié un cadre spécifique différent du cadre légal actuel (le « fameux » arrêté de 2002), notamment parce qu’il empêche l’administration d’imposer ses choix ! Il permet même à ceux qui ne savent pas de quoi ils parlent d’empêcher les autres de faire des expé. : c’est dire !

Les risques de débordement à la fin des expés ? Identiques à ceux d’aujourd’hui, puisque c’est le paquet législatif actuel qui est valable par défaut. Alors à moins que passe une nouvelle loi avec un 49.3, ça devrait aller. Vous penserez à ne pas abuser du préavis de grève que personne ne suit chez les contrôleurs pendant les élections présidentielles, hein ? Ca serait ballot de donner au gouvernement une raison de tordre les ICNA…

Mais ne désespérons pas, l’UNSA a fini par comprendre que le cadre expérimental est plus sécuritaire et tente maintenant de raccrocher les branches du GT7, alors peut-être le pourrez-vous aussi…

Le cadre national

Un peu plus loin dans le même tract, la CGT dit qu’elle exige un cadre national. Euh, c’est le cas les gars… C’est vrai que vous ne l’avez pas signé, mais nous pensions que vous aviez quand même lu le protocole !

En fait, tout est dedans : comme pour le cadre actuel, il y a un paquet de règles nationales, très strictes, auquel chaque TDS local doit répondre pour avoir le tampon expé. Sinon, l’arrêté dérogatoire des expés ne peut se substituer à l’arrêté de 2002. Et, comme aujourd’hui, chaque TDS est logiquement du ressort du CT local.

Rassurez-nous : vous ne parliez quand même pas de décider nationalement du TDS de chaque centre ?

Plein d’espoir

Mais nous sommes un syndicat résolument positif, et souvent dans le passé vous nous avez prouvé être moins CGTistes qu’ailleurs, nous ne retiendrons donc que l’essentiel de votre tract :

  • la proposition vous « semble intéressante à court terme » : ça tombe bien puisque la durée l’expé est au maximum d’un an,
  • vous ne dites pas toujours non : c’est peut-être juste un peu plus long pour vous,
  • vous n’aviez pas compris : pas de souci, ça arrive à tout le monde, surtout quand on n’a pas lu,
  • vous n’avez rien dit contre la prime : donc elle doit vous suffire.
Le SNCTA se réjouit d’avoir l’occasion de rassurer la CGT, et espère qu’elle saura profiter de cet échange pour montrer quel grand syndicat soucieux de tous les personnels elle est.Nous pourrions ainsi célébrer les fêtes de Noël le coeur léger, et aborder confiants et unis l’année 2017 qui se profile. Si par contre nous ne trouvions pas ce cadeau tant espéré au pied du sapin, soyez assurés que nous continuerions la pédagogie, en vous montrant comment sans rien savoir et en ne représentant personne, nous pouvons nous aussi choisir le TDS des copains !

183 - La Preuve Par L'exemple (791.0 KiB)

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Ubuesque, irresponsable, anti-ICNA

Panneau danger : autruche la tête dans le sol. Comportement à risque
Une nouvelle version de l’application mobile du SNCTA est disponible.

Pensez à faire la mise à jour en suivant cette procédure un peu particulière.

Mardi dernier s’est tenu un CT des plus affligeants. De l’amateurisme au dédain, il n’a jamais été question du fond des projets de nouveau TDS. Dogmatiques, coupées du centre, incompétentes, les centrales syndicales ont exercé leur pouvoir de nuisance, fermant toutes les portes sur l’avenir.

Ignorance crasse

La CGT a été ahurissante. Capable d’aller déterrer des textes de lois vieux de 30 ans pour attaquer péniblement l’administration sur la restriction de congés de son projet respectant l’arrêté de 2002, elle a montré sans honte qu’elle n’avait fourni aucun travail sur la problématique des effectifs de CDG. Morceaux choisis :

« Il y a des assistants qui bossent le week-end ? »

« Je ne sais pas à combien on est du BO… BO moins 10 ? »

Messieurs, bienvenus à Roissy ! Oui des assistants et des détachés travaillent le week-end, parfois la nuit, tous les jours en dehors des horaires de bureau. Quant au BO, moins 10 c’était il y a deux ans ! Maintenant c’est moins 25…

Nous aurions pu concevoir un refus d’approfondir l’étude des expé., mais pas de tout ignorer de la réalité des effectifs de CdG, alors que c’est LE sujet depuis tant d’années… Mais qu’attendre d’autre d’une organisation syndicale qui, sur un sujet aussi spécifique au corps des ICNA de CdG, donne majoritairement la parole à ses représentants issus des IESSA et des TSEEAC ? Combien y a-t-il eu de réunions, qui n’étaient finalement que jeu de dupes, où vos postures cachaient en fait une absence totale de travail ? Nous comprenons mieux la fois où un IESSA de votre BN est venu nous expliquer qu’il suffisait d’appliquer l’arrêté de 2002, pour avouer immédiatement ignorer ce que contenait le texte. Ce n’était pas lui, l’ignorant, c’était vous tous. Et votre indigence est impardonnable, car c’est du sort des autres dont vous décidez.

Quand on ne sait pas, on s’abstient

On sait que traditionnellement, la CGT est le syndicat a priori contre. Et nationalement, elle ne cache plus être contre les ICNA, qui accaparent selon elle les mesures sociales, au détriment de son électorat principal. Cependant, localement, nous pensions sincèrement avoir affaire à la section la plus raisonnable du pays. C’était visiblement faire fausse route. Jusqu’ici, nous ne prenions jamais parti sur les sujets qui concernent le service technique, même si nombre d’entre eux impactent l’exploitation. Tout simplement parce que nous pensons ne pas être assez informés pour choisir pour autrui : quand on ne sait pas, on se tait. Et on écoute ! Il nous est même arrivé de soutenir la CGT, à sa demande, quand elle nous disait que c’était le souhait des personnels… Visiblement l’honnêteté intellectuelle et le sens de l’intérêt général s’écrase sans vergogne quand il s’agit du sort des ICNA ! Mais pas d’inquiétude, on aura sûrement droit à un tract qui nous parlera de la méchante administration qu’il faut combattre fraternellement dans l’union des personnels…

Silence…

L’attitude de l’UNSA est encore plus dingue. Il n’y aura pas eu un seul mot de leur part ! Aucune explication, aucune remarque, rien. Alors que maintes fois, ils ont critiqué le projet, pour finalement en reprendre tous les éléments, sauf le J0, à leur compte. Alors qu’ils ont tourné casaque, après un an de jérémiades sur le patch, le temps de la pause repas, la vie en équipe, pour produire un brouillon de projet qu’ils n’osent même pas montrer tant ils savent ce qu’il vaut… Ils ne diront rien. Alors qu’une à une, nous avons répondu à toutes leurs remarques, que jusqu’au bout nous avons ouvert la porte pour leur permettre de revenir avec un projet plus mûr. Ils ont le silence de ceux qui n’ont plus aucune objection. Et ils votent contre.

…coupable

La semaine précédente, en tête à tête, puis en présence de l’organisme, nous avions répété les gestes d’ouverture et de conciliation. Sur nos conseils, ils choisissent maintenant de travailler un projet alternatif d’expé., enfin conscients que ce cadre est bien plus protecteur. Le jour même, au travers de notre tract, nous avons répondu, aux yeux de tous, aux ultimes inquiétudes. En séance, pour leur donner le temps de travailler sur une alternative crédible, nous avons fait explicitement ajouter au cahier des charges du comité de suivi qu’il doit être possible de regarder tout projet alternatif qui serait présenté. Mais rien n’y fait. Et pour seule explication, en sortie de CT, nous entendrons qu’il reste un point à surveiller sur l’après-midi du cycle QICA,… À la question de savoir pourquoi ne pas l’avoir dit en séance pour l’intégrer au cahier des charges, la réponse, adolescente : « mais je vous en ai parlé la semaine dernière… »

Une lâcheté sans nom

Les qualificatifs manquent pour décrire une telle attitude. Irresponsables, immatures, incompétents ? Évidemment, mais pas seulement. Car non contents de dire à qui veut l’entendre qu’il n’y a que 3 adhérents UNSA à CdG et qu’ils savent bien que les gens ont surtout voté pour leurs critères CAP, ils n’ont surtout cure de l’avenir du centre : leur contre projet n’est même pas sur la table ! Signataires du protocole ? Rien à cirer. Le désir des contrôleurs ? Pas leur problème.

Ce vote de l’UNSA, c’est celui de la mauvaise foi. À court d’arguments, c’est la fierté mal placée et la mesquinerie qui l’emportent. Tout plutôt que le SNCTA. Tout plutôt que de reconnaître qu’on a pu se tromper. Tout plutôt que d’accepter de travailler ensemble pour le bien du centre. Cachés derrière la défense de ceux qui n’aiment pas l’expé., vous leur proposez pire encore, puis finalement plus rien !

Ce vote, c’est une déclaration violente mais sans équivoque que l’UNSA n’est pas un syndicat de contrôleurs, mais bien une formation nauséabonde, sans ligne politique, sans éthique et sans espoir. Pitoyable défenseur des conditions de travail qui croise les bras, boudeur, et se mure dans le silence.

Ce vote est une insulte aux ICNA de CdG.

Quel avenir ?

Les confédérés nous laissent dans une situation inacceptable, car dangereuse pour les contrôleurs de CdG. Malgré une situation limpide démocratiquement, avec le rejet unanime d’un projet, et le vote majoritaire des représentants ICNA pour l’autre, le chantage national expose CdG aux pires représailles. Les votes de la CGT et de l’UNSA nous enferment dans un scénario qui finira par imposer le projet de TDS conforme à l’arrêté de 2002, avec restrictions de congés, renforts dirigés, temporisation des QICA et individualisation des horaires. Jusqu’au boutistes, l’UNSA et la CGT donnent en offrande les contrôleurs de Roissy à l’administration qui n’en attendait pas tant.

Nous ne pouvons laisser faire sans réagir et accepter qu’une minorité, incapable de travail, et prête à toutes les trahisons pour exister, impose ses vues. Mais pour qui vous prenez-vous ? Vous avez vu dans nos efforts de dialogue un signe de faiblesse ? Vous pensez que nous n’irons pas jusqu’au bout pour défendre notre avenir ?

Le SNCTA du compromis, c’est terminé. Face à cette déclaration de guerre ouverte, la 3e section de France ne pliera pas, et ceux qui jouent avec le feu devront en subir les conséquences.

Mais nous n’oublions pas non plus à qui nous devons qu’un tel déni de démocratie se produise. Nous n’avons cessé d’interpeller notre administration au sujet de la minorité de blocage qu’elle ne sait pas calculer en SNA. Monsieur le DSNA, vous avez le pouvoir de résoudre ce problème, de lancer CdG vers l’avenir, et d’en finir avec ces méthodes de petits caïds. La situation en salle est déjà explosive : abandonnerez-vous le 1er aéroport de France à son sort ?

182 - Ubuesque, Irresponsable, Anti-ICNA (799.0 KiB)

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Un saut dans l'inconnu ?

Choississez votre chemin : échec ou succès
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Les détracteurs des expé., UNSA en tête, utilisent tous les arguments possibles pour les décrier. Mais aucun ne résiste bien longtemps…

La disparition de la grille

La vulgarisation nous a amené à parler de suppression de la grille d’armement en salle IFR. C’est imprécis. Dans les faits, il ne s’agit pas d’une suppression pure et simple, mais d’une simplification de celle-ci. En effet, au lieu d’indiquer heure par heure qui arme quelle position, seuls les personnels présents aux bornes des différents créneaux seront connus.

Cela présente de nombreux gains pour les équipes, pour le système et pour l’administration :

> pour les équipes, plus besoin de faire de grilles, casse-tête par excellence, et des gains en souplesse de gestion ;

> pour le système, la grille ne correspondant pas en termes de relèves au TDS théorique, de nombreux problèmes d’analyse du sous-effectif tactique et de choix de régulations seront simplifiés ;

> pour l’administration, la grille simplifiée permettra une meilleure lisibilité des effectifs présents, des effets de marge, de la gestion des différentes catégories de personnels opérationnels. La simplification permettra aussi de diminuer les problèmes légaux autour de l’armement.

Le recyclage des hors-salle

Il y a aujourd’hui une grande disparité entre les détachés se programmant sur des vacations équipe, et les détachés et assistants se programmant directement sur la grille. Les assistants sont nombreux à avoir exprimé des craintes quant au maintien de leur MU dans les nouvelles conditions proposées. Ils ont été entendus, et cet « évènement redouté » avait été identifié : c’est d’ores et déjà un des principaux points que devra surveiller le comité de suivi si les expé. sont mises en place. La MU des gens dont le renfort est nécessaire pour faire tourner le cycle ne saurait être mise en péril. L’ensemble des personnels hors-salle est indispensable à la bonne marche du centre tant pour la partie purement opérationnelle, que pour le travail de support et d’accompagnement que fournissent les subdivisions. Le SNCTA est par ailleurs très conscient de leur vulnérabilité et du sous-dimensionnement du hors-salle à CDG, et nous n’avons pas manqué de l’écrire et de le dire chaque fois que ça nous a été possible. Nous sommes cependant confiants que tout en permettant aux assistants et aux ILLD de maintenir dans de bonnes conditions, cette nouvelle organisation permettra à ceux qui sont victimes du bon vouloir de l’auteur de la grille de maintenir beaucoup plus sereinement.

La formation des QICA

Là encore, il ne faut pas perdre de vue l’objectif des expé. : le projet existe pour pallier une diminution du nombre des PC en équipe. Il est donc impossible d’accepter un système qui allonge le temps de formation ZZ. Là encore, ce sera un point de surveillance majeur du comité de suivi. En effet, si le temps de formation devait pâtir de la régulation à l’entrée en salle, c’est toute la raison d’être du projet qui serait ébranlée.

L’estimation que nous faisons ici repose sur un constat simple : un nombre considérable d’heures de fréquence programmées ne sont pas effectuées. Les stagiaires font des journées avec très peu d’heures profitables. Il y a un bouchon de formation à l’arrivée (plus précisément à l’INI), et on fait pourtant entrer en salle plus de stagiaires qu’on ne sait former de PC.

Les conséquences de cet état de fait sont problématiques : trop de stagiaires ont besoin des mêmes heures au même moment, et tout le monde se répartissant un trop maigre gâteau, il y a du « gaspillage » car la programmation individuelle est clairsemée. Cela se traduit par un allongement de la durée de formation et une augmentation du nombre d’heures nécessaires pour se qualifier. Comme le problème se situe à l’arrivée, les stagiaires sont qualifiés départ avec un nombre d’heures d’INI et d’ITM trop faible. Or à l’entrée en équipe, on passe en 1 j. sur 2, dont seulement la moitié se font en salle. Soit passer de 4 jours sur 7 en salle à 1,75 jour par semaine maximum au moment le plus critique. Et tout ça sans oublier qu’on n’est pas programmé le week-end : le ratio tombe alors à 1,25…

Il est donc évident qu’une régulation est nécessaire pour mieux former. Toute temporisation supplémentaire pour faire tourner un cycle étant contre-productive, nous serons donc extrêmement vigilants en comité de suivi sur l’évolution du temps de qualification à la mention ZZ.

Les risques de dérive

C’est peut-être le plus gros progrès qu’apportent les expés à CDG. Après avoir vécu tant d’années dans un système d’organisation du travail découlant de l’arrêté de 2002, nous pouvons en tirer un constat unanime : il n’y a rien eu pour nous empêcher d’en arriver là ! Nous sommes donc le seul centre de la DSNA qui soit à la fois le plus en sous-effectif, et ayant déjà offert le plus de flexibilité ! Et ce n’est pas étonnant ! En effet, comment mieux faire tourner un centre qui n’est pas au BO qu’en faisant de la flex ? Et comment moins empêcher tout cela qu’en le faisant en conformité avec le cadre réglementaire ?

C’est pour cela que le SNCTA voit dans le cadre expérimental une protection : il n’est pas possible pour l’administration de passer en force. Elle ne peut pas, contrairement à toutes les autres décisions de CT, imposer quoi que ce soit dans le cadre des expé. : ni les mettre en place, ni les modifier, ni les continuer plus longtemps que prévu. La même règle, qui permet aujourd’hui aux syndicats minoritaires d’exercer leur pouvoir de nuisance, est celle qui les protège du « Cheval de Troie » dont-ils parlent sans cesse ! Incohérence, quand tu nous tiens ! Pour une fois qu’on nous donne le pouvoir de nous opposer aux désirs de l’administration, ils préfèrent le refuser pour rester dans le système qui nous a déjà tant coûté…

La prime

Sur ce point, la CGT est des plus cohérente : non-signataire assumée du protocole et « Robin des Bois » revendiquée de la DGAC qui estime que les ICNA volent le reste de la maison, il est logique qu’elle soit contre toute forme de rémunération spécifique. C’est idéo. mais logique.

L’UNSA par contre, a essayé de nous expliquer qu’ils n’étaient pas des « vendus », comme si proposer à l’administration l’individualisation des horaires sans contrepartie allait la retenir de continuer dans la direction la plus simple, la plus efficace et la plus économique pour elle…

Nous préférons une lecture plus pragmatique : les efforts dans le sens de la flexibilité que font les personnels de CDG depuis des années ne sont pas finis, mais ils sont enfin payés. Il était temps ! Et plus nos efforts seront chers pour l’administration, plus elle verra qu’il vaut peut-être mieux pour elle avoir plus de contrôleurs et moins de flex pour le même prix. Sinon, pourquoi s’arrêter, pourquoi recruter ?

Nous avons nous-mêmes fortement critiqué ces expés protocolaires qui ne sont pas adaptées à CDG et à nos problématiques. Mais face à tous les mauvais choix qui sont devant nous, nous avons su reconnaître lesquels étaient sans issue. Nous avons proposé une alternative au pis-aller, sur laquelle aucun de nos détracteurs n’a voulu travaillé, par pur dogmatisme. Ces expé. ne sont ni le Grand Soir, ni la panacée. Mais toutes les menaces qu’on peut craindre au travers des expé. existent déjà dans le cadre réglementaire actuel. Si l’UNSA avait un tant soit peu travaillé le sujet, elle ne serait pas dans cette opposition stérile. Si cette section de 4 adhérents n’exprimait pas uniquement l’avis de ses secrétaires, elle réaliserait qu’elle ne défend pas les ICNA, mais les enfonce.

Si l’UNSA n’avait pas pour seul ADN son rejet du SNCTA, elle se rendrait compte que le Cheval de Troie, c’est elle.

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La section a choisi

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La section SNCTA de CDG a été consultée en prévision du CT du 13 décembre, et le taux de suffrages exprimés a atteint 94 %.

96 % rejettent le projet de TDS conforme à l’arrêté de 2002 proposé par l’administration

94 % approuvent le projet de TDS « Expé » repris des propositions locales du SNCTA

C’est un résultat sans équivoque, par lequel la 3e section SNCTA de France en nombre d’adhérents vient d’éclairer tous ceux qui s’interrogent sur la position des ICNA de CDG.

La Section A Choisi (294.5 KiB)

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Que chacun prenne ses responsabilités

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Au cœur de presque toutes les discussions à CDG, le débat sur les expérimentations RH arrive à un pont crucial.
Notre administration locale ne peut laisser la gestion des RH dans une position de statu quo alors qu’elle a la possibilité de minimiser, voire d’écarter, tout risque de création de délais à Roissy. Reste à savoir si une infime minorité de personnels imposera sa décision aux autres, ou bien si la raison et la démocratie l’emporteront…

Cda 180 LFPG Que Chacun Prenne Ses Responsabilités (621.5 KiB)

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