0

Décrochage en 2020 ?

L’augmentation inéluctable des délais générés par le CRNA Nord va entraîner un dérèglement complet du système de correspondances organisé autour du hub de CdG

En 10 ans, le CRNA Nord aura connu une baisse d’effectifs de 15 %…

C’est avec un zèle que l’on ne lui connaît sur aucun autre sujet, que la direction des services de la navigation aérienne s’est employée, armée d’un indicateur totalement inadapté à la spécificité de notre trafic, à augmenter la productivité d’un centre qu’elle jugeait trop bien pourvu et trop contestataire. Et, au cas où la coupe ne serait pas suffisamment pleine, elle a même exigé l’an dernier que notre centre assure la gestion des départs sud de Londres, augmentant ainsi la charge des secteurs de contrôle au moment de la P2 et de la P3 !

Si bien qu’aujourd’hui notre CRNA fonctionne à flux tendu et exploite au maximum ses ressources : vérification des présences, absences autorisées réduites au stricte minimum, mise en œuvre d’un merge point pour résorber les délais, gestion de flux pour optimiser la charge sur les IAF… Un grain de sable et tout se dérègle ! Un choix hasardeux quand on sait que la ponctualité est un enjeu majeur pour le type de trafic que nous gérons.

Pourtant aujourd’hui encore l’administration assume de poursuivre la baisse des effectifs au CRNA N ne remplaçant que 2/3 des départs prévisibles de notre centre.

Alors qu’avec le plan CONNECT 2020, AdP vise à renforcer l’attractivité du hub de CDG, la DSNA précipite le CRNA N dans le mur de la capacité. Face à ce constat, la priorité du SNCTA est claire : protéger les contrôleurs contre la pression combinée de la baisse des effectifs et de l’augmentation du trafic.

LFFF16 GT Effectifs (2.1 MiB)

Click to share thisClick to share this