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Tag: CDG2020

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La vérité, toute la vérité...

Loupe sur le mot « Faits » écrit en rouge

Alors que les négociations protocolaires sont en cours et que la profession sort, à nouveau, de plusieurs journées de grève, on entend une fois de plus tout et son contraire, notamment à Roissy où les rumeurs vont bon train. Alors plutôt que de laisser certains nous prêter des volontés auxquelles nous n’avons même pas pensé, autant tout mettre sur la table.

Une situation RH tendue

Ce n’est pas faute d’avoir alerté toute la DGAC depuis plusieurs années maintenant, de l’ICNA en salle au DG lui même. Et pourtant rien n’a réellement été fait pour endiguer cette baisse progressive et inéluctable. Car les chiffres sont implacables…

  • Besoin opérationnel du centre (BO calculé par l’administration elle même) = 236 dont 204 PC en équipe ;
  • Nb maxi atteint en équipe = 192 (ce qui explique que les équipes n’ont jamais pu être 17 et que le patch dit temporaire et prévu pour un an au maximum existe encore plus de 4 ans après) ;
  • Nb actuel de PC en équipe = 180 ;
  • Estimation de l’administration pour fin 2016 = 175 ;
  • Estimation de l’administration pour fin 2017 = 165.

Une simple division vous amènera à constater que nous sommes d’ores et déjà à la fin des équipes à 15 ! Alors maintenant que le constat est posé, reste la seule question qui vaille : que fait-on ?

Recrutement, recrutement, recrutement

Voilà le seul mot d’ordre lancé par certains syndicats : on recrute. Nous partageons leur constat quant au fait que nous ne pouvons laisser l’effectif global des ICNA continuer sa descente aux enfers. Là où nos avis divergent, c’est qu’il est illusoire de penser que nous allons infléchir la politique dogmatique menée par deux gouvernements successifs quant à la réduction des effectifs de la fonction publique.

Et d’ailleurs, quand bien même on obtiendrait satisfaction, le laps de temps entre la prise de décision de recrutements et le moment où les ICNA sont opérationnels est de 6 à 8 ans. Que fait-on pendant ce temps là ? Un syndicat fait preuve de schizophrénie, prônant la scission des équipes et des vacations de 11 h dans un centre, alors que dans un autre CRNA ce même syndicat se dit attaché à l’équipe qu’il veut sanctuariser.

La fausse bonne idée

Elle n’est pas bien nouvelle : c’est le vieux serpent de mer des « régulations staffing ». C’est un message qu’on entend assez régulièrement : « Ce n’est pas de notre faute après tout, alors ils vont voir ce qu’ils vont voir, et on va poser des régulations, et là ils vont comprendre ». Une fois passés les coups de menton et les torses gonflés, qui peut croire que cette solution est réaliste ?

Car juste au cas où certains lèveraient la main, voici trois écueils :

  • 100 % des ICNA suivront-ils ? Ou bien trouvera-t-on quelques personnes zélées, de la salle et/ou de l’encadrement pour remplir les trous critiques ?
  • 3 petites heures de régulations en salle l’autre jour ont engendré un peu plus de 1 000 ’ de délai. À 80 € la minute, y a-t-il quelqu’un d’assez naïf pour croire que Roissy va tranquillement réguler, assez rapidement de manière quotidienne, sans que les compagnies aériennes (Air France en tête évidemment !) ne bougent ? Et à ce petit jeu là, ne doutons pas qu’elles trouvent auprès des pouvoirs publics une oreille plus attentive que nous…
  • dans l’optique de CDG2020 et ses 82 arrivées/h, qui sera capable d’assumer la stagnation, voire la régression de nos capacités quotidiennes ?

Le SNCTA soutient évidemment les responsables opérationnels qui poseront les régulations nécessaires à un écoulement sûr de la circulation aérienne. Ne pas le faire serait risquer de mettre tous les contrôleurs présents face à un trafic inadapté mais que nous nous efforcerions de traiter quand même, et cacherait donc sous le tapis les problèmes d’effectifs que nous rencontrons. Mais ça ne peut malheureusement pas être une solution de long-terme.

Les démons de l’administration

À force de dénigrement des ICNA dans les médias, ainsi qu’au sein même de la DGAC, notre administration a fini par s’auto-convaincre que nous sommes des privilégiés et qu’il y a des marges de manœuvre non négligeables. C’est pourquoi, au regard de la situation RH de Roissy, qui est la plus critique (nous sommes le seul centre de cette envergure à être déjà à 10 % sous le BO), ainsi que des impacts potentiels directs sur le trafic, notre encadrement local s’est vu assigner par sa hiérarchie la mission de trouver des solutions. C’est ainsi qu’ils nous ont déjà parlé :

  • de vacations plus longues et d’heures supplémentaires : on a légalement le droit de travailler jusqu’à 11 h par vacation et 48 h par semaine ;
  • d’individualisation des horaires comme pour le J6, mais en pire, et en le généralisant aux autres vacations : légalement l’équipe est une entité scindable jusqu’à… l’unité ;
  • de mutualisation des effectifs sur des groupes de vacations (J1 / J2 / J6 matin, J3 / J6 aprèm / J7) ;
  • de vacations complémentaires : le service peut imposer deux fois par an à chaque agent de venir travailler sur un jour de repos, contre une récupération (mesure offerte par la bienveillante CGT au dernier protocole) ;
  • de reports de nuit pour rajouter des effectifs le jour ;
  • de reports de J3 pour renforcer les effectifs de J1 et J2 et ainsi ne pas dégrader la P2 ;
  • d’une quarantaine de renforts dirigés pour les agents hors salle (on impose le jour, l’horaire et le lieu pour le maintien de qualification des détachés et des assistants de sub, en fonction des trous à boucher). Le travail des agents hors salle est-il à ce point anecdotique ?

Penser autrement

Missionné par le ministère des transports, Jean-Michel Vernhes a publié un rapport fin 2014, intitulé « Table ronde sur les métiers des ICNA » . Il y constate la baisse des effectifs et la reprise du trafic à la hausse. Il conseille donc, dans le respect de ce qui est statutaire, de se montrer innovant quant aux méthodes de gestion des effectifs ICNA, en sachant que comme les problématiques sont différentes selon les centres, les solutions devront sûrement l’être aussi. Il prône également que ces solutions, locales et concertées, soient mises en place de façon temporaire et réversible, afin d’être testées.

C’est dans ce cadre que nos collègues de Reims ont mis en place leurs expérimentations en juillet 2015, jusqu’au 31 mars dernier. Le bilan en termes de délais générés, mais aussi de fatigue induite est, selon leurs mots, très positif. Ils attendent avec une certaine impatience le cadrage protocolaire national qui leur permettrait de poursuivre…

Les travaux de la section locale

Plutôt que de devoir subir les éléments cités précédemment, qui, une fois encore, sont strictement légaux et mettraient de facto fin à la notion même de travail en équipe, nous avons envisagé une autre façon d’utiliser la ressource RH. Il est encore trop tôt pour vous fournir un cycle tout à fait opérationnel, notamment dans la mesure où le protocole n’est ni définitif, ni signé… Néanmoins, voici les grandes lignes de notre contre-projet :

  • les vacations telles qu’on les connaît actuellement seraient conservées si ce n’est qu’elles seraient toutes bornées à 08 h 30 max ;
  • fin du patch soi-disant temporaire : toutes les vacations sont prévues pour se dérouler en équipe entière ou en demi-équipes, la notion de travail en équipe reprenant ainsi tout son sens ;
  • tenue de position bornée structurellement à 2 h 30 max d’affilée ;
  • création de ce qu’on appelle « J Supp » : 1/3 d’équipe vient sur un jour de repos encore non identifié pour renforcer en tour, afin que les agents présents puissent avoir toutes leurs pauses. Au final chaque ICNA aurait donc 8 vacations supplémentaires d’environ 5 h à effectuer par an, soit une chaque mois et demi. Ces vacations sont strictement compensées par 8 récupérations. Le 1 jour sur 2 deviendrait donc annualisé. Quant aux récupérations, après calcul, elles seraient toutes posables, ce qui est la condition sine qua non pour que le principe des 155 vacations par an soit respecté : il est impensable car illégal qu’il en aille autrement ;
  • négociation pour redonner un vrai pouvoir au CT et au CA quant à l’armement en leur donnant l’autorité, jusqu’à J-1, d’adapter l’effectif nécessaire aux conditions du jour. On imagine ainsi pouvoir adapter l’effectif mini selon les jours, et donc pouvoir poser des absences officielles jusqu’à la veille (favorisant ainsi la pose des récupérations acquises…) ;
  • expérimentation soumise à un cadrage national officiel puis à un accord social local ;
  • expérimentation bornée dans le temps : un comité de suivi serait mis en place afin d’évaluer les pertes et les gains. On pourra ainsi décider au terme prédéfini de la première phase si on active le retour arrière, ou bien si on propose aux personnels de poursuivre ;
  • limitation du recyclage dirigé pour les ICNA hors salle, qui pourraient ainsi correctement gérer les projets qui leurs sont dévolus, tout en participant à l’effort collectif du centre ;
  • forte revalorisation indemnitaire, rattachée uniquement au volet expérimentations : le SNCTA négocie indépendamment d’autres aspects indemnitaires potentiels (modification de l’accord licence et dossier RIFSEEP notamment).

Défense des contrôleurs et progrès social

Le SNCTA n’a attendu personne pour défendre les effectifs dans le corps des ICNA, comme le prouvent nos anciens communiqués depuis de nombreuses années. La force de notre corporatisme est qu’on ne peut que défendre au mieux les intérêts des ICNA. Depuis la création du corps, et grâce aux protocoles successifs que nous avons négociés et signés, nous avons fait évoluer notre statut jusqu’à ce qu’il est aujourd’hui. Nous sommes à une nouvelle croisée des chemins pour la profession, et continuons à tout mettre en œuvre pour que ce statut, tant combattu hier par ses prétendus défenseurs d’aujourd’hui, vous satisfasse encore plus demain. Nous défendons ardemment les principes que sont le travail en équipe et le 1 jour sur 2. Mais notre professionnalisme, notre fierté d’être contrôleurs et, quoi qu’en disent nos détracteurs, notre perception du monde dans lequel nous vivons nous obligent à dire qu’une fois ces aspects sécurisés, nos conditions de travail ne peuvent pas ne pas évoluer.

Cependant, notre vision est très claire : les difficultés qui se dressent face à nous ne sont pas de notre fait. Nous n’avons aucune responsabilité dans la gestion calamiteuse dont fait preuve l’administration à son plus haut niveau depuis tant d’années. Et si les évolutions que nous consentons permettent de gérer sans délai une quantité équivalente ou supérieure de trafic malgré des effectifs moindres, l’administration doit mesurer l’effort considérable que cela représente. Lorsqu’une catégorie de personnels permet, seule, par les concessions qu’elle accepte, de résoudre de si gros problèmes, la reconnaissance doit être substantielle, aussi bien sur le plan moral que sur le plan social.

En particulier, si nos conditions d’emploi se rapprochent de celles de nos homologues européens en termes de souplesse et d’efficacité pour l’employeur, les points d’écart qui restent en notre défaveur, tels que la durée hebdomadaire du travail, l’âge tardif de départ à la retraite, et nos rémunérations inférieures, devront converger de manière immédiate et sensible.

À l’administration, comme aux détracteurs de toujours, qui prétendent défendre les avancées sociales que nous avons conquises, nous adressons un message sans équivoque. Nos intérêts et nos opinions peuvent diverger, et dénigrer le vrai travail accompli fait partie d’un certain « jeu ». Mais ceux qui ont la mémoire courte ou qui voudraient réécrire l’histoire, devraient se souvenir. Ils devraient se rappeler qui d’entre nous s’est battu, qui a obtenu le droit de grève aujourd’hui bafoué, qui a forgé le statut ICNA qu’ils tentent de faire leur, qui a négocié, pas à pas, envers et contre tout, et depuis toujours, les conditions d’emploi qu’ils nous accusent de vouloir trahir aujourd’hui. Et de l’autre côté, les chéfaillons, ceux qui se drapent de leurs galons et de leur importance toute relative, derrière lesquels ils voudraient cacher l’absence totale de gestion et de clairvoyance dont ils font preuve depuis tant d’années, devraient se reprendre. Ceux qui viennent à l’instant de s’offusquer, comme s’il était faux de dire qu’ils ont saccagé l’héritage dont ils avaient la charge, devraient se souvenir de ce qu’ils doivent aux ICNA. Ils devraient se rappeler combien ils demandent à cette profession, capable de travailler avec des outils d’un autre temps, aussi sûrement et pour moins cher que dans les autres pays. Et ils devraient surtout se souvenir de l’histoire, et ne pas douter un seul instant que le SNCTA défendra les contrôleurs jusqu’au bout, s’ils tentaient de passer en force.

Ne pas évoluer, c’est mourir. Et même si on préférerait pouvoir l’éviter en privilégiant un statu quo réconfortant, en cédant au chant des sirènes et aux belles promesses des bonimenteurs, on ne peut parfois pas y échapper. Nos racines syndicales parlent pour nous : nous regardons vers l’avant. Les avantages acquis ne sont rien : ce sont ceux à conquérir qui comptent.

CDG — La vérité, toute la vérité... (1.0 MiB)

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CDG en mutation

CT CDG/LB de décembre : le SNCTA écouté sur de nombreux sujets ! L’organisme semble vouloir enfin donner un cap et créer les conditions de l’avenir pour le 1er aéroport français. Remettre la navigation aérienne au centre des préoccupations passe par la prédominance de l’expertise des contrôleurs aériens dans le processus décisionnel. La réorganisation en marche doit permettre de faire prévaloir la réalité opérationnelle.

CDA LFPG 176 - CDG En Mutation (1.0 MiB)

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Effectifs à CDG, quelles perspectives ?

Les effectifs de CDG sont en baisse constante depuis 4 ans. Nous n’avons pas arrêter de tirer la sonnette d’alarme, en vain. Le service et l’organisme ont tour à tour nié, puis caché le problème entre autre grâce à la flex que fait CDG depuis des années déjà. On arrive aujourd’hui tellement bas qu’il n’y a plus de cadre légal pour savoir quelles positions fermer et quelles capas poser. Jusqu’où ira-t-on ?

CDA LFPG 173 - Effectifs Quelles Perspectives ? (0.8 MiB)

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Un GT Capa d’utilité

Le GT Capa ne fonctionne pas. Nous avons demandé à maintes reprises à l’encadrement que son fonctionnement soit revu. Il semble que l’organisme veuille une remise à plat des très nombreuses réunions qui ont lieu au sein du service : voici l’occasion de rappeler la position du SCNTA sur un GT primordial dans le quotidien et l’avenir de la plateforme. Le GT Capa doit être réformé, où CDG 2020 sera un échec.

CDA LFPG 172 - GT Capa D'utilité (0.8 MiB)

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RECAT : Hors sujet

Sans issue

Au mois de décembre 2015, une nouvelle pépite attend CDG : comme pour Grenelle ou cœur de nuit, derrière une idée plutôt pertinente, on nous prépare du grand n’importe quoi.

Le SNCTA refuse la détérioration technique de nos conditions de travail. Nos outils sont obsolètes et nous interdisent les développements technologiques ? Ce n’est pas la faute des contrôleurs. Nos effectifs sont en diminution et on ne pourra donc pas mieux former les contrôleurs ? Ce n’est pas de leur faute non plus. Notre organisation est incapable de mener efficacement un projet d’envergure ? Les contrôleurs font chaque fois le tampon, maintenant ça suffit.

Les ICNA de CDG ont déjà dû gérer DMAN et son avalanche de strips, Grenelle et sa formation bâclée, cœur de nuit et ses procédures ratées, AMAN et son système de calcul vérolé : ils ne feront pas RECAT, le projet hors-sujet.

Cependant, il est dans le sens de l’histoire de faire évoluer les normes de turbulence de sillage et nous ne voyons aucun inconvénient à participer à l’effort national spécifique à CDG, de soutenir Airbus et l’A380. C’est pourquoi, fidèles à nos valeurs et sachant que les intérêts de chacun s’y retrouveront, nous faisons la proposition suivante :

  • RECAT ne sera pas mis en place en décembre, les catégories JHML seront conservées ;
  • en aucun cas RECAT ne sera mis en place sous environnement CAUTRA ;
  • les réductions de turbulence de sillage derrière l’A380 seront adoptées par consigne opérationnelle conformément aux évaluations RECAT ;
  • la QS sera mandatée pour établir des statistiques précises pour mesurer et éclairer les risques de transgression de la norme et leurs implications ;
  • un chef de projet RECAT en charge de coordonner le travail de toutes les subdivisions sera nommé ;
  • les séparations RECAT seront confrontées aux résultats du projet HIRO ;
  • les calculs de gains de capa attendus seront refaits en tenant compte des problématiques de dégagement de piste et notamment en fonction des résultats du projet HIRO ;
  • les calculs de gains de capa attendus seront explicités en détails aux personnels et à leurs représentants ;
  • en fonction de ces nouveaux calculs, la pertinence du projet RECAT sera réévaluée ;
  • si le projet RECAT reste finalement d’actualité, il sera recherché dans SYSAT des solutions techniques pour limiter l’impact cognitif sur les contrôleurs ;
  • une étude de sécurité locale sera menée par une entité indépendante de la subdivision contrôle, en charge de la réalisation et de la subdivision instruction, en charge de la formation. Cette proposition, résultat d’une longue argumentation, n’est finalement que le processus qui aurait naturellement dû être organisé pour un tel projet. Faute de cela, nous constatons une fois de plus que l’incompétence de la DSNA à la conduite de projet persiste et suspectons fortement que les lobbys aéronautiques soient les seuls à prévaloir aux décisions.
Face à ce constat, ne doutez pas que nous mettrons toute la puissance syndicale en œuvre pour défendre les contrôleurs des errances de leurs supérieurs.

Cda LFPG 169 RECAT Hors Sujet (0.8 MiB)