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Tag: Covid

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LFPG FI — Passage en force et chèque en blanc

Jeudi 11 juin, le SNCTA n’a pas siégé au CT local. En effet, les réserves opérationnelles, concept RH inédit dont le cadrage national commencera seulement à être discuté aujourd’hui 16 juin, figuraient notamment dans le PRA que l’administration souhaitait présenter. Le CT devait donc être reporté. Et pourtant, le soir même, le PRA était diffusé.

Dans une énième provocation vis à vis du dialogue social, sans respecter le règlement intérieur, et malgré une nouvelle demande formelle du SNCTA pour simplement le décaler après le 16 juin, l’organisme a convoqué un deuxième CT avec un PRA identique… pour le 15 juin, veille du CT DSNA.

Le quorum n’étant plus nécessaire, le SNCTA a décidé de participer à ce deuxième CT, demandant lors d’une déclaration liminaire le retrait de la notion de réserve opérationnelle, pour revenir à une gestion RH habituelle connue de tous.

Face au refus renouvelé de l’administration en séance, le SNCTA a demandé un vote sur le PRA pour recueillir un avis formel de l’ensemble des OS conformément aux consignes issues du CT Ministériel du 15 mai. Le résultat n’est malheureusement pas à la hauteur des enjeux : le SNCTA a voté contre, l’UNSA et la CGT se sont courageusement abstenus.

En ne s’opposant pas formellement à ce projet, les autres syndicats signent un chèque en blanc à l’administration pour flexibiliser l’organisation du travail des contrôleurs de CDG et du Bourget dès cet été. Le SNCTA regrette d’avoir à nouveau été seul pour défendre les contrôleurs.

La réserve opérationnelle n’a pas de sens en dehors de la crise sanitaire. Sans cadre national, elle n’a pas non plus d’existence. La mise en oeuvre de la « nouvelle » réserve opérationnelle est donc inacceptable.

LFPG FI — Passage En Force Et Chèque En Blanc (0.6 MiB)

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LFPG FI — Vitesse et précipitation

Aujourd’hui devait se réunir un CT pour entériner le PRA local : nous n’allons pas siéger. Il ne pourra donc pas se tenir faute d’atteindre le quorum.

Alors que nous avions intensément aidé le service exploitation pour concevoir un PRA estival permettant d’accompagner la reprise partielle du trafic aérien et de simplifier le gestion de l’effectif opérationnel, la version du PRA envoyée aux membres du CT n’est pas satisfaisante. Si quelques éléments non conformes avec le CHSCT ministériel auraient éventuellement pu être modifiés pendant la séance, il n’en va pas du tout de même concernant la Réserve Opérationnelle.

Alors que ce concept nouveau ne sera débattu que le 16 juin, lors du CT DSNA, entre l’administration centrale et les représentants des personnels, le chef d’organisme a unilatéralement décidé de le décliner localement en avance de phase, alors que le principe même de la RO n’a pas été officiellement défini.

Le SNCTA a donc demandé le retrait de ce point lors de discussions de travail. N’ayant pas eu d’autre réponse qu’un poli « j’ai entendu votre demande », nous l’avons réitérée officiellement par courrier, qui est resté lettre morte…

Refusant de voir un point qui n’a pour le moment aucune existence légale inscrit dans le PRA local, et très préoccupés d’entendre le chef d’organisme annoncer vouloir passer outre les organisations syndicales en cas de désaccord, le SNCTA n’a eu d’autre choix que de ne pas siéger au CT.

La non-tenue du CT de ce jour ne doit pas servir d’alibi pour remettre en cause les annonces faites aux équipes et aux agents hors-salle sur l’organisation du travail pour cet été.

Nous sommes enclins à réfléchir et discuter du CDG d’après-crise, mais n’acceptons certainement pas d’entériner sous la contrainte un dispositif en dehors de tout cadre légal.

LFPG FI — Vitesse Et Précipitation (91 KiB)

LFPG FI — Vitesse Et Précipitation (91 KiB)

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LFPG FI — Reprenons la formation !

La DSNA demande aux centres de former sans délai les stagiaires. La DSAC a validé la possibilité d’organiser des examens pratiques utilisant en partie le simulateur. Nous avons la chance de disposer de simulateurs complets sur place. Tout semble permettre une reprise rapide des formations et examens à CDG…

Malheureusement, le constat est alarmant :

  • aucune formation n’a repris et seules des séances de simu sur les mentions déjà acquises ont été organisées ;
  • les simulateurs sont utilisés en majeure partie pour l’entraînement des PC qualifiés hors-salle ;
  • 3h de réunion des examinateurs n’auront pas suffi à définir les nouvelles modalités de test à l’arrivée…

Le SNCTA encourage le travail porté par la sub INS mais celui-ci doit aller plus vite et plus loin !

Voici nos propositions :

ORGANISATION DE LA SUB – FI :

  • 7 ILLD pour assurer les formations théoriques et pratiques en simu ;
  • 4 ILLD pour concevoir les simus tests et redéfinir les phases de formation en s’appuyant principalement sur les simu ;

Soit 11 ILLD FI pour une Sub INS dimensionnée pour les mois à venir.

REPRISE DE LA FORMATION :

  • Des simulateurs réservés à la formation pour cet été ;
  • Reprise dès le 01/07 de la formation en simu pour tous les stagiaires en finale: 2 au SOL, 3 au LOC, 5 au DEP, 4 à l’ARR ;
  • Formations intensives : 4 journées de 4h de simu / semaine par groupe.

REPENSER L’INSTRUCTION :

  • De nouveaux modules de formation utilisant les simulateurs pour former efficacement les stagiaires ;
  • Un planning sur 6 mois des formations théoriques et pratiques à venir pour fixer un objectif à chacun.

Le SNCTA sera toujours moteur pour accompagner l’ensemble des contrôleurs, qu’ils soient en formation ou qualifiés. Depuis le début de la crise, le bureau de section pousse la subdivision instruction à se réinventer. La formation doit être une priorité.

LFPG FI — Reprenons la formation (0.1 MiB)

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LFEE CDA - Ne pas insulter l’avenir…

Depuis trois mois, notre activité tourne au ralenti. Le choc pandémique, soudain et brutal, stoppant les économies du monde entier, a cloué tous les avions au sol. Imprévisible était cette crise. Imprévisible sera la reprise à venir. Aucun expert ne peut aujourd’hui prédire quand et de quelle ampleur sera la reprise de l’activité aérienne.

Pourtant, certains fondamentaux n’ont pas changé et le transport aérien restera un vecteur important des activités humaines. Une chose est certaine, que la reprise soit lente ou rapide, en U ou en V, en 2021 ou 2022, l’administration aura besoin de partenaires fiables et compétents pour construire l’avenir.

Cet été 2020 sera inédit. S’inscrivant toujours dans un contexte sanitaire prégnant, le trafic devrait amorcer un rebond (offre-cible de 6 UCESO en juillet-août). Surtout, l’utilisation des simulateurs sera décuplée pour le maintien de compétence, la formation initiale, et la transformation 4-Flight. Les contrôleurs rémois resteront fortement sollicités !

Dans ce contexte, le service exploitation espère enjamber le dialogue social et déployer sa panoplie de flexibilité pour faire miroiter quelques droits à absences supplémentaires. Curieuse époque où le faible trafic devient prétexte à mettre en place un dispositif de flexibilité qui n’aurait même pas osé être présenté en négociation protocolaire ! Qu’adviendra-t-il de ce système pseudo-innovant  lorsque le trafic reviendra à son point d’équilibre ? Nul n’est dupe.

Le SNCTA appelle à mettre en place une organisation du travail robuste dans le cadre règlementaire actuel (qui permet d’ailleurs d’offrir ponctuellement du droit à absence supplémentaire).

Tout passage en force laissera des traces lorsque sera venu le temps positif de la reconstruction.

2020-05-25 FI LFEE Ne Pas Insulter L'avenir (0.8 MiB)

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LFPG FI — Passons enfin à la suite !

Le mois de juin commence bientôt, et avec lui un TDS au fonctionnement digne d’une usine à gaz : la gestion des groupes de hors-équipe est un cauchemar, et, comme on l’a déjà déploré, la formation ne peut pas reprendre.

Paradoxalement, le service qui justifiait sa rudesse envers les organisations syndicales par le besoin “d’apporter rapidement des réponses aux équipes”, a annoncé qu’il ne pourra dévoiler le TDS de juillet… qu’à la mi-juin !

Conscients que ce délai ne peut satisfaire les personnels de Roissy, et que l’organisation du mois de juin est beaucoup trop complexe, nous avons proposé un TDS répondant aux exigences d’ouverture formulées, avec des vacations de durée réduite en tour, mais sans vacation systématique tenue par des hors-salle.

Cela devrait permettre de rendre la souplesse indispensable à la reprise de la formation et des autres missions, tout en simplifiant la gestion opérationnelle grâce à l’arrêt du fonctionnement en demi-équipes. 

Si le principe de ce tour à 6 vacations était accepté, cela permettrait de confirmer très rapidement aux équipes leur droit à congés pour cet été.

Le SNCTA, comme à son habitude, fait tout pour défendre au mieux les intérêts des contrôleurs. Peu importent les obstacles, nous serons toujours force de proposition !

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LFPG FI — Service Aberration

Dans son désir de montrer qu’il n’a pas besoin de dialogue social, le service exploitation s’enfonce chaque jour un peu plus. La preuve aujourd’hui dans les documents de travail envoyés aux représentants PCA.

Tout d’abord, un mensonge éhonté concernant la ségrégation en salle IFR, en disant que les propositions émanent du CHSCT. Rien de conclusif n’est sorti du dernier CHSCT, et pour cause : les détails du nombre de positions à armer et de la composition des équipes n’étaient pas connus. Dans tous les cas, la proposition du service n’aurait pas pu être approuvée.

Le service propose en effet d’armer 5 positions avec 5 agents. Pas de pause, pas de relève, comme ça c’est plus simple, c’est vrai. Pendant qu’il doit se dire que faire un TDS est quand même bien plus facile sans les OS, le service étale au grand jour l’étendue de son incompétence.

Côté consultation des experts, ça ne va pas mieux : ni le collège des CA, ni le GT Capa n’ont été consultés pour définir les conditions d’ouverture…

Le pathétisme de la gestion du service exploitation ne semble être dépassé que par son aveuglement : pendant combien de temps CDG va-t-il devoir en souffrir ?

 

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ENAC CDA-La reprise enfin...

Ce CHSCT du 20 mai constituait la dernière étape dans le processus de validation du Plan de Maîtrise Sanitaire de l’ENAC, indispensable condition nécessaire à la reprise d’activité de l’école, soumise elle à un Plan de Reprise d’Activité (PRA).

La genèse du Plan de Maitrise Sanitaire

Nous avons pu constater tout au long des débats qui ont mené à la rédaction du PMS que tous les intervenants, représentants du personnel ou de l’administration, étaient animés par la même volonté de parvenir à préserver la santé de tous les personnels présents physiquement à l’ENAC et de mettre en oeuvre toutes les mesures visant à dérisquer autant que faire se peut la reprise de nos activités, attendue par la grande majorité des acteurs.

L’objectif de ce PMS était clair depuis le début : réussir à donner aux agents un niveau de confiance suffisant pour leur permettre d’envisager une reprise de leur activité sur le site en toute sérénité.

Après plusieurs années durant lesquelles les sujets de CHSCT étaient devenus des enjeux politiques pour certaines organisations représentantes du personnel, et malgré quelques dérives toujours fâcheuses, nous nous réjouissons de l’état d’esprit dans lequel se sont tenues les discussions. Le bon sens est redevenu le mot d’ordre.

La reprise dans le cadre du PMS

Grâce au travail commun, nous sommes donc en mesure aujourd’hui de donner des réponses aux étudiants dont nous sommes tous responsables et sur l’avenir desquels les décisions que nous prenons pèsent énormément. Nous allons permettre également à tous nos collègues de l’ENAC, et notamment à ceux qui n’ont pas la chance de bénéficier comme nous du statut d’agent de l’Etat, de voir s’éloigner
le risque financier qu’aurait pu leur faire courir le maintien de leur situation en chômage partiel.
En termes de mesures sanitaires, elles seront décrites dans le document qui devrait rapidement parvenir à chaque agent par voie électronique sur sa messagerie professionnelle. C’est la raison pour laquelle nous n’y reviendrons pas dans ce communiqué.
En ce qui concerne plus particulièrement la reprise d’activité, nous savons maintenant qu’à partir du 2 juin nous entrons dans la phase 2 du PRA. Même si l’enseignement à distance reste la règle quand il est réalisable, cela signifie la reprise de la formation pratique, enfin ! La division FP du département ATM prépare pour l’occasion un certain nombre de communications, sous forme de fiches ou de guides, destinées à préciser les mesures et les conditions dans lesquelles nous devrons dorénavant accueillir nos stagiaires.
Nous saurons donc être fins prêts dès le 2 juin…

Le SNCTA reste à vos côtés et à votre service en ces temps perturbés. Nous avons tout mis en oeuvre pour vous assurer une reprise dans de bonnes conditions sanitaires et le résultat est à la hauteur de nos espérances. Cependant, les conditions de travail et d’apprentissage s’en trouveront profondément bouleversées. Il revient dorénavant à chacun d’entre nous de mobiliser notre volonté d’avancer, notre capacité d’adaptation et notre motivation afin de garantir pour nos élèves et stagiaires un niveau d’enseignement équivalent à celui que nous délivrions avec fierté avant cette crise.

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LFPG FI — "Je vous expliquerai..."

Nœud de routes dans le brouilard, panneaux interrogatifs

Il n’aura pas fallu longtemps pour constater les premiers ratés. Toujours aussi pressé, le service déroule son plan. Enfin, sa comm…

Les groupes de hors-équipes ont été constitués et publiés ! On y mélange allègrement tous ceux qui ne sont pas en équipe, sans aucune information ni garantie de respect de 14aine, ou de non mélange en dehors des vacations opérationnelles de renfort assignées à leur groupe.

Les CA sont désignés volontaires d’office pour gérer ces groupes, et apprécient sûrement beaucoup de n’avoir aucune réponse aux questions légitimes que leurs « équipiers » vont forcément leur poser. Quels sont les horaires ? Et on va en Vigie ou en salle ? Comment se gèrent les congés ? Au fait il y a des créneaux de simulation aussi ! Ah bon, comment ça marche alors ? C’est sur le réseau, mais il n’y a pas les noms, et toujours pas d’explications.

Quant aux stagiaires, ils sont encore plus dans le flou : à eux de se débrouiller pour trouver sur le réseau, s’ils y ont accès, les coordonnées de gens qu’ils ne connaissent pas forcément. En ce qui concerne la reprise de leur formation par contre, toujours aucune nouvelle…

« Nous souhaitons donner de la visibilité aux agents ! »

Chapeau bas…

LFPG Flash Info — Je vous expliquerai (1.1 MiB)

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LFPG CDA 196 — Précipitation et Rêve d’Autorité

Après avoir alerté sur le besoin d’anticiper une possible crise autour de ce qu’on appelait encore le coronavirus, le SNCTA a accompagné et soutenu l’organisme de CDG pour protéger les contrôleurs aériens et s’adapter à l’évolution rapide de la situation. Depuis nous travaillons sans relâche pour assouplir les problèmes du quotidien, préparer la reprise du trafic et réfléchir aux nouveaux enjeux post-crise. Mais notre aide, sans laquelle peu aurait été accompli, est maintenant rejetée.

La situation actuelle

Le tour de service du PCA, avec la ségrégation totale des équipes par l’usage des différentes tours de CDG, a été imaginé par le SNCTA. La plupart des mesures sanitaires (rotation des chambres, check-list…) ont été apportées par le SNCTA. Notre investissement, allié à notre capacité à diffuser l’information et obtenir l’adhésion des personnels concernés par les mesures, était sollicité quotidiennement.

Alors que le service exploitation était absent, c’est le travail du SNCTA qui a permis que CDG soit le premier centre à organiser son PCA.

La situation à venir

Dans cette situation en constante évolution, et pour laquelle les prévisions à long terme sont des plus incertaines, nous avons identifié deux problématiques majeures : la formation initiale et le risque sanitaire associé au déconfinement.

Pour la première, le constat est simple : que ce soit en terme de nombre de positions, d’intensité du trafic ou de mesures sanitaires, la reprise de la formation initiale telle que nous la connaissions est actuellement impossible. Cependant, face à des scénarios pessimistes évaluant en mois ou en années, le temps nécessaire au retour au trafic d’avant crise, nous devons trouver une solution pour les stagiaires en formation.

Pour la seconde, l’analyse est pragmatique : face aux incertitudes, il y a deux options. Croiser les doigts et espérer que tout se passe bien ou prévoir le pire en souhaitant avoir tort, car si c’est le cas, tout n’en est que plus facile. Comme nous sommes contrôleurs aériens, nous avons bien sûr choisi cette seconde approche.

La sub instruction au coeur de la reprise

La crise de l’aérien à laquelle nous sommes confrontés est historique, et avec 200 mouvements par jour, le trafic de CDG n’est qu’une fraction de ce qu’il était. Cependant, il est inenvisageable de différer davantage la formation initiale :

  • le temps nécessaire à la remontée du trafic est inconnu ;
  • l’arrêt de la formation en centre entraîne de facto un arrêt des affectations, une baisse des recrutements ENAC et par ricochet une baisse majeure des effectifs de contrôleurs qualifiés dans quelques années ;
  • pour éviter l’assèchement des centres, les mutations pourraient être suspendues.

C’est toute la machine RH qui serait bloquée, pendant que les agents en formation, sans perspectives, manquent déjà leurs primes et perdent leurs compétences.

Les scénarios de la DSNA sont nombreux, mais la plupart ne prévoient pas de reprise du trafic avant plusieurs mois, voire l’année prochaine.

Face au besoin dès lors impératif de réinventer la formation des contrôleurs aériens à CDG, le bureau de section SNCTA, aidé par le bureau national et ses experts nationaux et à l’ENAC, a ainsi proposé un projet innovant, intégrant les besoins d’Orly.

Présenté au SNA-RP, à la direction d’Orly, à SDRH et MSQS, qui se sont dit vivement intéressés, il est dans les mains de l’organisme depuis plus de 15 jours. Mais localement, aucun travail n’a été lancé.

C’est dommage, car nous partageons les ressources PER avec Athis, et qu’elles seront très sollicitées. On sait désormais que le plan du CRNA est abouti, et que CDG prendra leurs miettes…

Un tour de service très contraint

Alors que la reprise du trafic est encore incertaine et que les impératifs sanitaires restent au coeur des préoccupations, le SNCTA a bien sûr fait des propositions. Elles dépendent en partie des besoins exprimés dans les subdivisions, mais nous avons imaginé des options modulables.

Le service souhaitait pouvoir armer la salle IFR, et nous voulions maintenir le meilleur cloisonnement possible entre les personnels. Là encore, la problématique semblait partagée, puisque le TDS imaginé par l’administration est très similaire au notre. Au bémol près que le service a imaginé une vacation tenue par une combinaison de Chef Approche, de PC hors équipe et de stagiaires.

L’organisme ne sait pas dire quel trafic il y aura cet été, ni quel travail il demandera aux subdivisions, mais il sait dire quel armement il exige et comment exploiter les agents hors salle.

Face à nos remarques sur les risques de contamination croisée, on élude, nous rétorquant « que les personnels hors salle se croiseraient de toute façon dans les couloirs » ! Sans aucune concertation avec ces personnels, sans  tenir compte des recommandations nationales, et sans définir les besoins des sub (notamment ceux de l’instruction), l’administration locale avance avec dogmatisme. Elle veut absolument faire une annonce valable pour tout cet été, dès le mois de mai.

Par la proximité des deux projets, nous pensions possible de trouver une solution. Cependant l’organisme, non content d’être inflexible, se montre finalement méprisant.

Cheval de Troie et déni de dialogue

Précipitant le planning à outrance, dans l’espoir de faire ses annonces immédiatement après le CT DGAC sur les PRA et les annonces gouvernementales sur le déconfinement, l’organisme a fait le choix de contourner le dialogue social.

Il envoie les documents au milieu de la nuit pour la réunion du lendemain matin, il sélectionne les représentants du personnel invités. En séance, il adopte une posture agressive et prévient qu’il ne faudra pas l’embêter pour un problème de virgule.

Peu importe si les décisions nationales ne sont pas toutes rendues, peu importe s’il ne sait pas quand arriveront masques et visières, il y a urgence, et toute question est perçue comme une perte de temps.

Quand on lui demande pourquoi il y a une telle urgence, l’organisme prétend qu’il lui faut répondre au plus vite aux interrogations des représentants PCA !

L’organisme évoque le mois de septembre dans son PRA (une perspective des plus incertaines aujourd’hui), mais il ne daignera pas expliquer comment il peut imaginer changer le nombre d’équipe pour la rentrée, se contentant de dire « qu’il y aura un avant et un après Covid, que ça nous plaise ou non ».

Finalement, avoir prétendu qu’il n’aurait pas le temps de renvoyer le document final pour relecture, il finira par l’envoyer, en retard, et n’accordera que 1h15 aux organisations syndicales pour le vérifier avant son envoi à tous les agents.

Au cas où les choses ne soient pas assez claires, il déclare d’ailleurs préférer discuter avec les représentants équipes, auxquels il n’explique bien sûr pas qu’ils lui servent d’alibi, ni qu’ils ont, sans le savoir, la responsabilité d’approuver ses mesures pour l’ensemble du centre.

La précipitation plutôt que la réflexion

Vous avez tous pu constater les effets de cette marche forcée, suscitant décisions arbitraires, ordres et contre-ordres. Finalement, cela n’apporte aucune réponse, car rien n’est coordonné, et l’agitation succède à l’agitation.

Nous avons maintes fois tendu la main, et signalé à l’encadrement local les erreurs qu’il s’apprêtait à commettre. Mais il s’entête et nous identifie comme source de ses problèmes.

Nous sommes au regret de cette situation, mais notre priorité reste la défense des personnels, de leur santé et de leurs droits, et refuser le dialogue est indigne de l’enjeu.

Alors que nos propositions ont permis de gérer la crise de manière jugée exemplaire, et qu’elles sont félicitées par les personnels, l’organisme rêve maintenant de toute puissance, et estime que le retour à la normale serait plus heureux sans dialogue social.

Se faisant, il choisit la division et la défiance. Nous ne pouvons que déplorer ce choix délétère qui nous conduit à exposer son indigence.

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LFEE CDA- Déconfinement : guide PRAtique

Depuis lundi, comme l’ensemble du pays, le CRNA Est et ses agents se déconfinent à pas feutrés. Passage en revue des nouvelles mesures qui s’appliquent au centre.

Au revoir PCA. Bonjour PRA.

Le plan de continuité d’activité (PCA) cède désormais sa place au plan de reprise d’activité (PRA) dont la philosophie est différente :

  • le PCA organisait un niveau de service de contrôle strictement nécessaire tout en limitant les risques de propagation du virus ;
  • le PRA est un plan évolutif qui accompagne la reprise. Il met en place des mesures de protections sanitaires et une organisation du travail adaptées à l’activité.

Ce n’est donc pas un retour à la normale : la transition sera progressive à mesure que le trafic reprendra et que l’épidémie sera jugulée.

Le PRA du centre découle du PRA DSNA. Celui-ci impose des mesures volontairement strictes pour pallier l’impossibilité de mettre en œuvre les mesures de distanciation physique sur position de contrôle. C’est la raison pour laquelle le port du masque est obligatoire dans tous les lieux partagés, dont la salle de contrôle et les salles de simulations.

L’organisation en salle

Le tour de service cloisonné, mis en place à l’initiative du SNCTA pour limiter au maximum les relèves entre équipes est conçu pour monter en puissance. Il doit continuer de s’appliquer le plus longtemps possible, tant que le trafic le permet.

Le SNCTA n’acceptera pas le retour à un tour de service plus capacitif si la demande ne l’impose pas !

Les plateaux repas continuent d’être distribués jusqu’au 2 juin. Passée cette date, le SNCTA demande que des plateaux individuels continuent d’être mis à disposition des équipes et que la cuisine demeure fermée.

Instruction : retour en présentiel

La formation est vitale pour un centre comme Reims. L’instruction n’a pas été complètement stoppée ces deux derniers mois : les enseignements théoriques ont pu être dispensés à distance et des théoriques PC ont été soutenus par visioconférence. Les enseignements pratiques sur simus ou en réel doivent maintenant reprendre au plus vite, dans des conditions sanitaires appropriées.

À propos de l’instruction sur position, le SNCTA conseille aux équipes d’attribuer à chaque contrôleur en formation, un binôme unique pendant le demi-cycle.

4-Flight : retards et transfo

La mise en service de 4-Flight en novembre 2021 est des mots même du DSNA, intenable. Le report dû au confinement est estimé entre 6 mois et 1 an.

Le SNCTA appelle l’administration à tirer profit de ce décalage et de l’effectif opérationnel disponible en salle pour adapter le planning de transformation aux contraintes sanitaires. Aussi, le planning envisagé qui brasse jusqu’à 11 équipes (!) par jour est inacceptable. Le planning doit être cohérent avec les restrictions imposées à juste titre en salle : cloisonnement des équipes, contrôleurs détachés recyclant dans une seule équipe, etc.

Le SNCTA est prêt à accompagner la reprise de la transformation 4-Flight, mais pas à n’importe quelle condition !

La section SNCTA reste mobilisée pour préparer le centre à la hausse du trafic et créer les conditions d’une reprise de la formation, dans le cadre de mesures de protection adaptées.

2020-05-13 CDA LFEE Déconfinement - Guide PRAtique (0.1 MiB)

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