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Tag: Data Link

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Communiqué du comité national — 28 et 29 janvier 2019

Roissy, mardi 29 janvier 2019.

Le comité national s’est réuni à Roissy — Charles de Gaulle les 28 et 29 janvier 2019.

Le comité national prend acte de l’avancement des négociations entre les États et la Commission européenne concernant le prochain plan de performance RP3 (2020-2024). Il constate que les principes fondamentaux de RP2 y sont repris.

Le comité national et la cellule Europe du SNCTA seront particulièrement vigilants à ce que le plan RP3 permette à la DSNA de continuer à financer la modernisation technique ainsi que les recrutements des contrôleurs aériens et des fonctionnaires nécessaires pour relever le défi de la forte croissance actuelle et prévisionnelle du trafic aérien.

Le comité national s’alarme des conséquences de cette croissance dans un contexte de sous-effectif dans les organismes de contrôle :

  • nette dégradation de la qualité du service rendu (3,4 minutes de retard par vol prévues au niveau européen) ;
  • forte dégradation des conditions de travail des contrôleurs aériens (augmentation du stress et de la fatigue) qui assurent la sécurité de plus de 10 000 vols par jour dans le ciel français.

Le comité national accueille positivement l’implémentation du full data link dans les CRNA Ouest et Sud-Ouest au printemps 2019. En revanche, il s’opposera à toute volonté de mise en œuvre du full data link dans les autres CRNA fonctionnant encore aux strips. En effet, les doubles saisies de clairances vont à l’encontre de la sécurité et du besoin de capacité.

Le comité national attend de la revue de programme 4-Flight de mi-2019 une décision permettant de lancer enfin les formations des contrôleurs des CRNA Est, Sud-Est et Nord. 

Le comité national est en revanche consterné par les dernières informations en provenance du programme SYSAT. Initialement prévu en 2011 comme un système intégré Tour-Approche en « achat sur étagère » pour des raisons de coût et de temps de mise en œuvre, ce programme est à la dérive :

  • en région parisienne, l’industriel choisi ne semble plus être capable de mettre un tel système en service avant les Jeux olympiques de 2024 ;
  • en province, suite à l’audit ministériel, SYSAT groupe 2 va faire l’objet d’une revue de programme complète. Celle-ci doit être une opportunité pour tout reconsidérer et relancer ce programme avec une nouvelle structure et sur de nouvelles bases plus pragmatiques.

Le comité national refuse que la dérive des coûts des grands programmes techniques ait pour conséquence un gel des budgets locaux d’investissement ou de fonctionnement dans les organismes de contrôle. Le contexte de croissance actuel donne suffisamment d’assurance pour permettre à la DSNA d’assurer tous les financements prévus.

Le comité national exprime son soutien au contrôleur suisse condamné par la justice pénale de son pays à la suite d’un incident de contrôle. Il s’inquiète des conséquences qu’une judiciarisation des évènements de contrôle aérien ferait courir sur la culture de report d’incidents, essentielle à l’amélioration constante du haut niveau de sécurité des vols.

Le comité national donne rendez-vous aux adhérents du SNCTA lors du XXXIIe congrès qui se déroulera à Marseille du 18 au 22 mars 2019. Un congrès est un moment crucial de démocratie sociale pour définir les orientations politiques du syndicat. Celui-ci intervient dans une année qui sera riche en négociations sociales, ce qui lui confère une importance particulière.

Communiqué CN 2019-01-29 (0.1 MiB)

Adopté à l’unanimité

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Été 2018 : gare aux apparences

En dépit d’un trafic toujours croissant (+1 %), le CRNA/SO enregistre un bilan sécurité stable accompagné de délais extraordinairement faibles ! Les contrôleurs bordelais ont donc démontré leur capacité à s’adapter et à anticiper des étés qui s’annonçaient difficiles, dans un contexte de croissance soutenue du trafic et de la baisse sensible des effectifs. Le SNCTA prévient : la remontée de l’effectif ICNA est et restera LA priorité du centre.

Performances records

Ces dernières années, l’administration a imposé aux contrôleurs bordelais des baisses d’effectifs drastiques ce malgré des hausses de trafic records. La direction des opérations doit en rester convaincue : la performance du centre ne tient qu’à un fil.

En effet, les contrôleurs ont récemment démontré leur volonté d’accompagner la performance du centre par des adaptations en matière de tour de service, des changements majeurs de matériel et des modifications espace : formation EEE (2014 à 2016), MESO Big Bang (2016), nouvelle organisation RH (MESO EEE, XP 2017 et XP 2018), GT ESSO-RL5 (2018), écrans 43 pouces (2018)…

Pour autant, nous sommes passés à deux doigts d’un été chaotique. D’abord car le centre a sans doute bénéficié des mesures ATFCM mises en place par nos voisins. Mais par dessus tout, la conjugaison :

  • de dysfonctionnements techniques au printemps tels que la mention code aléatoirement affichée — qui, s’il est encore nécessaire de le rappeler, a conduit fin 2016 à un événement majeur de sécurité — ; un anti-recouvrement d’étiquettes bogué, des relances PV2K intempestives, etc.
  • de la panne nationale STIP du 26 juin et du début de journée STPV plus que périlleux qui en a découlé ;
  • de la gestion non maîtrisée des absences BTIV ;
  • des orages quotidiens — 700 000 impacts de foudre enregistrés en France, le double par rapport à la même période en 2017 ;
  • et des relations parfois tendues avec plusieurs centres adjacents,

aurait pu annihiler tous les efforts passés.

Technique et génie civil : analyse, Rex et action

Les pannes et les défauts techniques s’accumulent. Les contrôleurs y font face avec professionnalisme. Mais ils ne pourront tout résoudre.

Le SNCTA attend avec impatience le résultat du REX national de la panne STIP du 26 juin dernier. Le service local a réuni les acteurs concernés des services exploitation et technique le 2 octobre. Les contrôleurs attendent autre chose qu’une consigne nationale exigeant l’affichage des vols CAM dans ce type de situation. Outre les réponses techniques, le centre doit maintenant apprendre de ses erreurs ; de ses bonnes pratiques également.

Place à l’action maintenant côté exploitation : formations sur simulateur avec le jeu d’un début de journée prévu lors de la prochaine campagne de formation sur le FOC (lire ci-après), recherche de méthodes ATFCM de réduction de la capacité de centre efficaces, meilleure communication entre les opérationnels, briefings…

Place à l’action également du côté des infrastructures. Conséquences d’un orage particulièrement violent et du débordement du toit terrasse de la salle de contrôle le 15 juillet dernier, des infiltrations d’eau dans les locaux attenants à la salle technique et abritant des systèmes particulièrement sensibles pour ce qui est du fonctionnement de la machine ATM, montrent que le volet d’actions mis en place suite au précédent épisode de 2014 n’est pas suffisant.

Le SNCTA suivra de près ce dossier en CHSCT et exigera que des mesures de protection des installations techniques et du renforcement des bâtiments soient prises, quel que soit le coût financier. C’est un enjeu important en termes de sécurité du trafic et des agents sur leur lieu de travail.

Encourager une dynamique ou casser cette confiance réciproque ?

C’est clairement le choix que devra faire le DSNA et la DO dans les prochains mois. Bien que le travail national de BO en CRNA n’ait pas encore abouti (malgré l’insistance isolée du SNCTA), le DSNA devra confirmer les engagements pris pour le CRNA/SO au prochain GT effectif. La confiance des contrôleurs bordelais dans la parole de la direction sera indispensable pour affronter les étés difficiles à venir.

Fin 2018 et 2019 : effectif en chute libre

Le centre de Bordeaux entre dans une période inexplorée jusqu’alors. Les effectifs en équipe fondent comme neige au soleil… En faisant l’hypothèse peu probable qu’aucun agent soit indisponible pour raison médicale ou autre, les équipes compteront seulement de 17 à 18 PC entre novembre 2018 et avril 2019.

Et que dire de l’été prochain pour lequel le service est incapable de garantir toutes les équipes à 19 !

L’arrivée du FOC (Full Data-Link Operational Capability) ne suffira pas à combler une offre dégradée, surtout si la croissance se maintient ! Une amélioration de la fonctionnalité CPDLC certes, mais encore loin de la version cible du Data-Link… comme son nom ne l’indique pas.

La formation en mars, obligatoire pour tous les contrôleurs exerçant une MU, viendra compliquer une sortie de l’hiver que l’on sait chaque moins « creuse » !

Avec si peu de marges, chaque congé maladie, chaque imprévu, toute formation supplémentaire rendent le travail des CE Gestion très difficile. Les rééquilibrages imposés sont sources d’instabilité. Dans un tel contexte, le combat pour la préservation des congés est pour le SNCTA primordial.

Parallèlement, les subdivisions se vident et les projets, eux, s’accumulent. Bordeaux ne pourra pas récupérer toute la complexité des centres adjacents sans moyen humain et sans perturber le réseau plus qu’il ne l’est déjà.

En 2019 : la continuité sinon rien

C’est dans ce contexte que s’ouvriront courant décembre les discussions locales sur les droits à congés et l’organisation de la salle pour l’été à venir.

La section SNCTA bordelaise l’a toujours défendu : pour que l’organisation du travail adoptée continue de fonctionner et que la sérénité en salle perdure, le service doit garantir un minimum de 5 congés par équipe au plus fort du trafic, que l’effectif soit à 19 ou à 18.

Les changements que la salle de Bordeaux a connus ces dernières années — et que le SNCTA a portés — à la fois en termes de tours de service et de matériel, ont largement contribué à l’amélioration de la performance mais aussi à la conservation d’un climat social relativement apaisé, manifestement plus que dans des centres qui ont opté pour unstatu quo en trompe l’œil.

Pour autant, les contrôleurs en salle mais aussi ceux hors salle vont vivre a minima deux années supplémentaires en conditions dégradées. La dynamique actuelle est fragile et les motifs d’inquiétudes demeurent nombreux. L’administration doit en prendre pleinement conscience si elle espère conserver la dynamique qui règne actuellement au CRNA Sud-Ouest : rien ne pourra se faire sans perspective de remontée rapide de l’effectif, sans confiance et sans reconnaissance.

CDA LFBB 18 10 06 CDA6 Bilan-ete Vdef (0.1 MiB)

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CT du CRNA SO du 1er février 2018 : la voix de la majorité des contrôleurs entendue

Main construisant un mur de briques

Le premier CT local de l’année vient de se tenir avec, à l’ordre du jour, un sujet déterminant pour les contrôleurs : le choix de leur tour de service et de leur cadre de travail pour l’été 2018.

Concernant le vote des expés, voici les résultats :

Pour : SNCTA

Contre : CGT

Absent : UNSA-ICNA

La poursuite des expérimentations RH jusqu’au 1er avril 2019 est donc actée et reste dans la logique de la consultation donnait 70 % de contrôleurs pour ce choix-là.

Les expé. permettent entre autre de préserver du droit à congé pendant la période de charge, de limiter les amplitudes horaires à 8 h 30 max. et une rémunération brute de 500 € supplémentaires.

Dans un cadre hors expé., le plan B de l’administration, soutenu par la CGT, avalisait 4 congés par équipe les week-ends pendant presque toute la période de charge, augmentait la durée des journées et prévoyait la vacation complémentaire reprogrammable. Le SNCTA ne s’est naturellement pas associé à un tel plan.

Maintenant que le choix de la salle a été entériné, le SNCTA regarde vers l’avenir et notamment vers les effectifs avec le GT du même nom prévu le 15 février. Le DSNA vient d’annoncer un changement de stratégie à moyen terme : des effectifs de référence dans les CRNA. Le SNCTA considère le principe comme une bonne nouvelle mais réclame de la transparence et de l’équilibre sur la méthode pour parvenir à des valeurs d’effectifs centre par centre. Il est à noter que, contrairement à ce que l’on peut entendre, ces chiffres ne tiennent jamais compte du fait qu’un centre soit en expé ou de la « facture » de minutes de délais réalisées.

Si le principe de l’effectif de référence est bon, les cibles récemment annoncées par le DSNA pour LFBB, à savoir 19 à 21 PC par équipe, paraissent, à ce stade, très discutables et l’horizon 2023 trop lointain (pour rappel, cibles annoncées à LFRR 19 à 21 ; à LFMM 12 à 13 ; à LFEE 17 à 18 ; à LFFF 10,5 à 11,5). Mais elles permettent au minimum d’envisager la fin de la chute et un objectif de remontée rapide.

Le CT du 1er février a également confirmé un certain nombre d’avancées technologiques majeures qui seront déployées dans les semaines à venir au CRNA :

Ce sont assurément d’excellentes nouvelles. Le service technique s’est mobilisé pour que ces projets aboutissent. Le SNCTA l’en remercie.

Le SNCTA, et les contrôleurs Bordelais, ont choisi pour l’année à venir de valider à nouveau une démarche gagnant-gagnant, porteuse de manière équilibrée de progrès sociaux mais aussi de contreparties.

Les contrôleurs bordelais ont beaucoup donné ces dernières années : transformation EEE exemplaire, adaptation saisonnière des tours de service, augmentations de trafic absorbées et délais contenus, procédures avec Barcelone dégradées, changements « espace », baisse d’effectif vertigineuse, contraintes réglementaires…

Soyons clairs : après avoir tant donné, le CRNA SO doit maintenant recevoir.

La balle est dans le camp de l’administration. C’est à elle d’envoyer des signes forts de reconnaissance du travail effectué par TOUS les agents, de la bonne volonté de chacun, et de prendre enfin en compte un ras-le-bol exprimé par toutes les organisations syndicales. Rendez-vous est pris le 15 février.

SL ACC LFBB CT 1-2-2018 (0.2 MiB)

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Modernisation DSNA : objectif pragmatisme

Engrenages
Une nouvelle version de l’application mobile du SNCTA est disponible.

Pensez à faire la mise à jour en suivant cette procédure un peu particulière.

La DSNA a, le 4 novembre, fait le point avec les syndicats sur le renouvellement des outils et systèmes. Bilan : les ressources manquent pour y parvenir. La DSNA doit donc impérativement choisir où utiliser ses ressources et mieux les utiliser. La DTI sature. L’expertise des centres opérationnels doit étayer la mise en place de la stratégie technique.

Obligation de moyens pour obligation de résultats

Les contrôleurs déplorent depuis des années que la modernisation des systèmes et le développement des nouveaux programmes traînent. Hier, la cause était la crise financière, aujourd’hui, c’est le manque de ressources qui devient criant. Le retard pris est tel que le maintien en conditions opérationnelles (MCO) des systèmes actuels, vieillissants, mobilise de plus en plus la DTI et les services techniques, ce qui phagocyte encore la ressource nécessaire à la modernisation.

Pour sortir de ce cercle vicieux, il est impératif que la DSNA utilise au mieux ses ressources et que, en support de la DTI, l‘expertise opérationnelle soit sollicitée pour la définition et pour le déploiement des systèmes.

Le SNCTA a obtenu au protocole la tenue d’un GT chargé de « définir les conditions d’emploi et les modalités de nomination et de gestion des experts opérationnels au sein de la DSNA ». Sa tenue est impérative et ses conclusions doivent être rapidement rendues. La revue de détail des programmes, qui suit, en est une preuve éloquente.

Data Link et paramètres avions descendants

La DSNA s’est enfin dotée d’une stratégie et d’une planification de mise en service de ces deux fonctionnalités, attendues depuis 2010. Comme elles rencontraient des dysfonctionnements chez nos voisins, équipés, eux, depuis 2010-2012, l’obligation de mise en service avait été repoussée à février 2018. Ouf, la DSNA ne sera pas en retard ? Pas si sûr…

Elle voulait en effet déployer son propre réseau d’antennes pour le Data Link (DL), mais la surcharge de travail de la DTI et du CESNAC l’ont obligée à changer de stratégie. Elle utilisera donc les antennes d’industriels privés. Leurs services seront complètement opérationnels fin 2018. Alors un peu de retard ? Non, beaucoup, car pour faire du full operational data link (FOC), il faudrait pouvoir envoyer tous types de clairances. Or, après un DL partiel sous EEE, ne seront disponibles fin 2018 que le niveau et la fréquence (pas encore du vrai FOC), et les centres aux strips-papier n’auront que le strict minimum : log-in et transfert de fréquence.

Concernant les paramètres avions descendants, selon l’encadrement de la DTI et les représentants de ses personnels, il y aurait beaucoup de travail et d’études à mener avant d’y parvenir… Ces derniers s’interrogent même sur la charge de formation des contrôleurs et sur la précipitation de la DSNA pour mettre en service ces fonctionnalités (elle souhaite le faire avant 4-Flight), alors qu’il n’y a pas d’obligations réglementaires. C’est un point clair de désaccord avec le SNCTA, pour lequel ces systèmes apportent un gain de sécurité évident. Read more

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Data Link : que n’avez-vous donc pas fait ?

Engrenages

La DSNA doit — c’est une obligation européenne — mettre en place des systèmes de liaisons de données sol-bord permettant des échanges entre les systèmes de contrôle et les avions sans passer par la voix : le Data Link (DL). Elle a, comme pour tous ses programmes techniques, pris du retard sur ses voisins. Elle a risqué des amendes européennes en 2013*, la date limite ayant, depuis, été repoussée à février 2018.

Des fonctionnalités françaises a minima

Les fonctionnalités du data link (DL) au-dessus du FL285, définies pour toute l’Europe, sont les suivantes :

Les trois premières fonctionnalités sont actuellement réalisables. La quatrième induit sur la position trop de redondances avec le strip papier. Par ailleurs, la technologie actuelle ne permet un échange DL que dans des délais supérieurs à vingt secondes. C’est long pour qu’un radariste délivre une clairance (la voix reste donc nécessaire) mais c’est utilisable par les organiques, qui peuvent générer des directes silencieusement.
Depuis le mois de septembre, dans les CRNA Est, Ouest et Sud-Ouest, la connexion et le transfert de fréquence par data link sont en cours de déploiement.
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« On ne peut rien faire, Monsieur le DSNA ! »

Environnement électronique ERATO, 4-flight, Data link, modernisation des SYStèmes Approches et Tours (SYSAT) : en ce qui concerne nos programmes techniques, nous n’avons plus ni le temps ni les moyens de perdre du temps.

Pourtant, malgré notre retard indiscutable, la DSNA peine à s’imposer en tant que maître d’ouvrage.