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Tag: Effectifs

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GS 32 H 2019

Groupe de personnes – ombres colorées

Des ressources insuffisantes comparées aux besoins des organismes, des effectifs encore déterminés par des objectifs de gestion flous : le premier GS 32 heures de l’année s’est tenu dans un climat très lourd.

Les quelques sorties ÉNAC qu’il était envisageable d’affecter en approches selon les prévisions de l’an dernier, se sont malheureusement volatilisées, certaines avant même leur arrivée à l’ÉNAC (voir CDA n°791).

Le SNCTA dénonce une nouvelle fois les mesures de gestion qui ont pour conséquence une dégradation globale du service rendu et des conditions de travail des contrôleurs.

Les choix faits sont de la responsabilité de la DSNA, le SNCTA les réprouve.

Des ressources ICNA

  • sur 16 inscrits à la sélection professionnelle (SP) ou à l’examen professionnel (EP), la DSNA prévoit l’attribution de 8 postes sûrs et 3 potentiels (notés par un astérisque) en fonction du nombre de lauréats. À noter que contrairement à l’an dernier, les postes ouverts sont variés et assez attractifs, suivant en cela une revendication du SNCTA ;
  • 4 emplois réservés aux anciens militaires ;
  • aucune sortie ÉNAC (toutes affectées en GT Effectifs).

Les ressources en contrôleurs TSEEAC

  • 6 sorties ÉNAC ;
  • 4 emplois réservés aux anciens militaires.

À noter qu’il devrait encore y avoir 8 à 10 sorties ÉNAC lors du GS 32 heures de juillet.

Avec des ressources disponibles insuffisantes face à la croissance du trafic et à l’augmentation des missions de service public des contrôleurs, le GS 32 heures ne pouvait que donner un résultat insatisfaisant.

Il est urgent de donner des perspectives rassurantes aux contrôleurs en définissant des cibles en effectifs opérationnels pour l’ensemble des organismes. De même, le dimensionnement en expertise hors salle doit être sécurisé.

Pour le SNCTA, les recrutements en contrôleurs et leur répartition sont des sujets prioritaires de l’année 2019 et des négociations sociales à venir.

CDA 792 2019-02-21 (0.2 MiB)


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À quand des efforts de notre encadrement ?

Alors que l’on pousse les contrôleurs à rebrancher au plus vite DMAN en mode séquencé, nous constatons avec regret que de trop nombreux sujets sont négligés par notre encadrement :

  • les effectifs qui plongent sans aucune réaction (68 PC en équipes cet été) ;
  • le projet nouvelle tour enterré ;
  • le réaménagement du BT actuel pour permettre aux agents d’avoir une salle de repos digne de ce nom qui patine faute de moyens ;
  • et bien sûr, le DMAN qui malgré nos alertes, n’a toujours pas de calendrier fiable d’une livraison d’un outil conforme aux attentes des contrôleurs.

Alors que nous devons en faire toujours plus avec des équipements dégradés et moins d’effectif, quand est-ce que notre encadrement va lui aussi faire des efforts pour améliorer nos conditions de travail ?

Le SNCTA souhaite rencontrer l’encadrement local et national pour qu’ils expliquent clairement aux contrôleurs quelle stratégie ils entendent appliquer à notre centre en matière d’effectifs, d’infrastructures, de systèmes techniques et de moyens.

2019-01-25 FI Lyon Efforts Encadrement (0.5 MiB)

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Communiqué du comité national

Le comité national s’est réuni à Athis-Mons le jeudi 13 décembre.

Le comité national se félicite du résultat des élections professionnelles où le SNCTA a renforcé sa position de syndicat majoritaire des contrôleurs aériens :

  • en CT DSNA, il redevient le premier syndicat (31,5 %, 3 sièges) et renforce sa majorité en CT DO (34,3 %, 4 sièges) ;
  • en CAP ICNA, il obtient 55,70 % des voix et 7 sièges. Il obtient la majorité simple ou absolue dans tous les CRNA, à l’ÉNAC et dans la quasi totalité des SNA ;
  • en CAP TSEEAC, le SNCTA recueille 84 voix soit près du double par rapport à 2014.

Le comité national s’inquiète de la situation des effectifs opérationnels dans l’ensemble des organismes — CRNA, approches et aérodromes — amenant différents services locaux à vouloir mettre en place des organisations opérationnelles plus contraignantes. Il est désormais impératif de finaliser les travaux de dimensionnement des effectifs opérationnel et hors salle ainsi que la méthode d’alimentation des organismes en ressources humaines. Le SNCTA reste dans l’attente d’un accord sur une répartition équitable et transparente de ces ressources. Conformément à ses engagements, il continuera de s’opposer à tout projet d’évolution qui ne ferait pas l’objet d’un consensus avec une majorité de contrôleurs.

Le comité national a pris connaissance des recommandations de la mission d’audit du CGEDD sur la modernisation technique de la DSNA :

  • il prend acte du choix de mettre en service 4-Flight et Coflight dans les CRNA Est, Nord et Sud-Est en remplacement du CAUTRA ;
  • il déplore la situation du programme SYSAT. Les travaux en région parisienne sont en effet très difficiles et prennent du retard. En province, une revue totale du programme est nécessaire.

Constatant le faible avancement et la mauvaise gestion du programme SYSAT, c’est donc un organisme extérieur à la DGAC qui l’a contrainte à reconsidérer la gestion du lot 2. Il est consternant de voir que la DGAC n’a pas su se remettre en question et prendre cette décision inéluctable. La gouvernance des programmes qui a conduit à ces échecs répétés doit être changée en profondeur.

Le SNCTA a assisté au débat sur la proposition de loi relative à l’obligation de déclaration de participation à une grève des contrôleurs aériens qui s’est tenu au Sénat mercredi 12 décembre. Le comité national soutient le bureau national dans ses actions pour défendre les intérêts des contrôleurs aériens et s’opposera à toute évolution non concertée de leur exercice du droit de grève.

Le SNCTA connaît les attentes des contrôleurs et les enjeux auxquels ils doivent faire face. Il travaillera à la construction d’un accord dans l’intérêt des contrôleurs et susceptible d’améliorer l’avenir de la navigation aérienne à court, moyen et long termes. Une nouvelle phase de travail commence, il invite tous les contrôleurs à le rejoindre pour travailler à ce projet. Le congrès du SNCTA prévu du 18 au 22 mars 2019 en sera une étape déterminante.

Adopté à l’unanimité

Communiqué CN 2018-12-13 (0.1 MiB)

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Le SNCTA en 2018 à Aix : Effectifs

Lors du GT Effectif 2018, le SNCTA obtient une nouvelle méthode de calcul donnant pour Aix 91 affectations sur 3 ans + 20 en GT Effectif 2021.

  • GT Effectif 2018 : 30 affectations
  • GT Effectif 2019 : 34 affectations
  • GT Effectif 2020 : 27 affectations
  • GT Effectif 2021 : 20 affectations (14 AVE + 6 ÉNAC)

Source : documents SDRH, DSNA, février 2018

« L’objectif des 13 PC par équipe est lui approché en 2022 et atteint à partir de 2023. Nous resterons bien évidemment vigilants à ce que toute situation particulière puisse être prise en compte pour conserver au minimum ces courbes d’effectifs au CXRNA-SE »

Source : Communiqué DSNA, chef de centre 3 avril 2018

« Comment distinguer le vrai du faux dans les tracts syndicaux ? »

La réponse du SNCTA est simple : fiez-vous aux faits et jugez par vous-mêmes.

Les 4, 5, 6 décembre votons SNCTA.

FI - Le SNCTA En 2018 à Aix - Effectifs (0.6 MiB)

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Effectifs à LFBB : une vision, du travail, des résultats

Ronde

Lobbying auprès des pouvoirs publics

  • Publication du livret « La situation vue par les contrôleurs aériens ».
  • Participation active aux Assises du Transport Aérien. ⇒ prise de conscience des Pouvoirs publics de l’urgence de recruter des contrôleurs.

Une vision NATIONALE

  • Définition d’une nouvelle méthode globale de gestion des effectifs en salle et hors salle : fin de l’opacité de la méthode I1 et des stratégies clientélistes.

⇒ Répartition transparente et équitable des ressources.

Un travail local permanent

  • Au GT Effectif février 2018, le SNCTA fait entendre l’urgence des besoins à LFBB : 20 affectations dès 2018 quand l’administration en prévoyait 14 — à noter que la CGT était absente et que l’UNSA ICNAix est restée muette sur le sujet.
  • Maintien de la mobilité en obtenant une majorité d’AVE, sans fermer l’alimentation en sorties ÉNAC.
  • De la visibilité et une réponse aux efforts des contrôleurs : 64 affectations sur la période 2018-2020 ; un engagement obtenu par le SNCTA lors du CT du 13 juin 2018… sans un jour de grève.

Pour plus de contrôleurs, plus de mobilité et plus d’équité entre centres, il faut plus de SNCTA !

Les 4, 5 et 6 décembre, votez SNCTA !

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Vous renforcer à CDG

Augmenter et sécuriser les recrutements de contrôleurs. Assurer la capacité de formation de l’ÉNAC. Voilà deux défis majeurs à relever pour ces prochaines années. CDG a été particulièrement touché par le sous-effectif avec des équipes fonctionnant à 13 PC, diminuant de fait les droits à congés. En mettant en place les expés à CDG, le SNCTA a limité et équitablement réparti les contraintes liées à ce sous effectif, le tout dans un cadre national limité dans le temps.

Le SNCTA a également obtenu lors du dernier protocole de mettre fin à la chute des effectifs au niveau national. En attendant, le SNCTA continue d’agir : depuis les assises du transport aérien, et grâce à nos interventions partout où nous le pouvons (comme dernièrement au Sénat), les politiques sont maintenant convaincus du besoin urgent de recruter plus de contrôleurs.

Lors du dernier GT Effectif, l’USAC-CGT était absente et n’a pas voulu assumer la gestion des dernières ressources issues de son protocole 2013. L’UNSA quant à elle a demandé l’affectation de 2/3 des sorties ÉNAC dans le Sud et l’Ouest, ce qui aurait de facto mis fin à toute mobilité pour les ICNA de CDG, et ce pour un certain nombre d’années… Ce ne sont en effet pas des pseudo-critères qui garantissent la mobilité : s’il n’y a pas de places disponibles à l’arrivée, alors pas d’ouverture de postes ! Le SNCTA a réussi à maintenir la mobilité des ICNA en répartissant de manière cohérente les ressources ÉNAC.

Il a aussi réitéré son exigence qu’un effectif de référence en salle et hors salle soit défini, pour tous les centres de contrôle, y compris CDG, afin d’éviter les guerres d’influence entre centres. En objectivant le nombre de contrôleurs nécessaires en fonction des ouvertures de secteurs, tout en garantissant 25 % de droits à congés dans tous les centres, les ICNA ne seraient alors plus tributaires de manœuvres politiciennes ou comptables. À CDG, les effectifs sous le casque seraient sanctuarisés et les subdivisions correctement dimensionnées sans risquer de se voir déshabillées au profit de la salle.

Votez SNCTA les 4, 5 et 6 décembre, pour porter nos spécificités de CDG.

LFPG - Flash Info - Vous renforcer à CDG (4.7 MiB)

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VOUS RENFORCER, aussi à Lyon

Travailler à une vision long terme des effectifs, juste et équilibrée
Depuis plusieurs années, le SNCTA travaille à convaincre les pouvoirs publics que la question des effectifs doit faire l’objet d’une approche nationale transparente, juste et équilibrée entre les centres, à l’opposé de la logique comptable appliquée par la DO ou des actions clientélistes au profit d’un seul centre.
À Lyon, le SNCTA a travaillé plusieurs mois à la justification, chiffres à l’appui, d’un schéma d’armement, qui fait aujourd’hui consensus.

Travailler pour que le sous-effectif ne mette pas en jeu la sécurité
Mais l’objectif d’effectif associé ne sera pas atteint avant plusieurs années. Afin de prévenir les débordements de capacité, la section lyonnaise a développé un outil permettant de définir la capacité en fonction des effectifs présents. Cet outil, en cours de test, sera sans doute bien utile, dès cet hiver.

La question des effectifs mérite mieux qu’une approche dogmatique ou clientéliste. Sur cette question, le SNCTA travaille sans relâche afin de convaincre les pouvoirs publics et de protéger les contrôleurs des conséquences du sous-effectif.
Donnez au SNCTA les moyens de VOUS RENFORCER. Les 4, 5 et 6 décembre 2018, VOTEZ SNCTA !

20181103 FI Lyon Vous Renforcer à Lyon (0.4 MiB)

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Vous renforcer à Reims

Chaque semaine, le SNCTA aborde au cours de la campagne, une thématique spécifique. La section se propose de décliner chacun de ces thèmes au niveau local.

Augmenter, sécuriser et former les recrutements de contrôleurs est probablement le défi majeur à relever collectivement en ce moment. À ce jour, le nombre déjà limité de ressources qualifiées continue de diminuer partout alors que le trafic augmente significativement. Le CRNA Est est déjà particulièrement touché par ce sous-effectif. Notre profil de centre du Nord à faible attractivité accentue ces problèmes alors que nos besoins n’ont jamais été aussi élevés.

Les premiers recrutements du protocole 2016 (315 ICNA sur 3 ans) négociés par le SNCTA seront affectés en centre dès 2019. Quand ils seront qualifiés, le nombre de PC par équipe repartira enfin à la hausse. En attendant, le SNCTA continue d’agir ! Les actions de la section locale et du bureau national du SNCTA ont permis cette année d’affecter 15 sorties ÉNAC sur 48 disponibles (31 % du total). L’USAC CGT n’a pas jugé bon de se déplacer en GT Effectif cette année pour défendre les dernières ressources issues du protocole 2013 dont elle est pourtant signataire. L’UNSA ICNA de son côté, défendait en séance l’affectation de 2/3 des sorties ÉNAC dans le Sud et l’Ouest de la France. La force de conviction du SNCTA a été décisive.

L’an prochain, la section locale demandera plus de sorties ÉNAC et veillera à ce que la subdivision instruction soit dimensionnée pour accueillir cette charge de formation supplémentaire.

Il devient impératif de définir un effectif de référence (comprendre : qualifié) afin de quantifier le sous-effectif. Pour le moment, le seul ordre de grandeur à disposition reste l’objectif décrit par le DSNA en janvier dernier de 17 à 18 PC par équipe à horizon 2023. Le SNCTA ne peut se satisfaire d’une fourchette arbitraire qui ne tient pas compte des hausses continues de trafic que le CRNA Est connaît depuis 2010.

Les spécificités du CRNA Est, avec sa charge d’instruction, son turn-over important et son temps moyen de qualification significativement plus élevé qu’ailleurs devront être prise en compte dans une nouvelle méthode fiable de dimensionnement. La section s’en assurera !

Votez SNCTA les 4, 5 et 6 décembre prochain, pour porter nos spécificités rémoises et peser dans les arbitrages.

FI LFEE - Vous Renforcer À Reims (0.8 MiB)

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Les stagiaires ne sont pas des pions

Les équipes se sont plaintes en réunion CDQ de l’opacité et de l’inefficacité de l’affectation des stagiaires en équipe. La réalité est encore pire : c’est un incompréhensible jeu de chaises musicales qu’on leur impose.

L’affectation des stagiaires en équipe peut être complexe. Il n’est nul besoin d’en rajouter alors qu’ils sont déjà souvent dans une période cruciale pour leur formation. Et c’est malheureusement le cas lorsque le chef de service impose une règle qu’il a lui-même fixée : « 1 stagiaire par équipe maximum ».

Pour cette raison, en début de mois :

  • 3 stagiaires se sont retrouvés sans programmation — leur ligne OLAF était vide ;
  • 3 équipes qui devaient accueillir ces stagiaires ont perdu toute visibilité sur leur effectif à 10 jours…

Face à cette situation, le SNCTA a exigé du service exploitation qu’il mette en application sa propre déclaration : « les stagiaires ne doivent pas être la variable d’ajustement ». Le SE a par conséquent rapidement consolidé les plannings, mais, prisonnier de son dogmatisme, a dû procéder à de nouveaux changements d’équipe.

La situation est cependant encore loin d’être réglée puisqu’un grand jeu de permutations et autres changements d’équipe aura lieu entre les stagiaires quand ceux-ci seront qualifiés pour qu’il puissent, enfin, rejoindre leurs équipes définitives…

Les stagiaires ne doivent avoir qu’une préoccupation, leur qualification PC. Les équipes doivent avoir une vision claire de leur effectif à moyen terme.

Le SNCTA demande donc que le dogme simpliste « 1 stagiaire par équipe » soit revu et qu’un fonctionnement à 2 stagiaires par équipe soit établi.

LFPG - FI - Les stagiaires ne sont pas des pions (1.2 MiB)

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Un CT DGAC aux accents politiques

Vendredi 7 septembre, le directeur général a présidé ce qui pourrait être le dernier grand rendez-vous social avant les élections professionnelles prévues en décembre prochain. Il a profité de ce CT DGAC à l’ordre du jour purement technique pour se livrer, sur un ton très direct, à une revue d’actualité : records de trafic, difficultés pour y faire face, difficultés techniques, pressions relatives au rapport sénatorial, préavis à foison…

Un été tendu à tout point de vue

Le rapport du sénateur Capo-Canellas a soulevé de nombreux commentaires. Le directeur général y voit certes des critiques cinglantes mais aussi des points d’appui importants. Il met notamment l’accent sur la poursuite du financement de la modernisation technique, sur l’intérêt à poursuivre le programme 4-Flight et sur le recrutement de contrôleurs aériens.

Ces éléments doivent maintenant se concrétiser dans le plan de performance français RP3 dont l’enjeu majeur est la capacité. Cet enjeu, désormais partagé par la Commission européenne et les compagnies aériennes, devra notamment se traduire par le recrutement de contrôleurs aériens.

Si le rapport a égratigné la structure intégrée de la DGAC, le directeur général affirme ne ressentir « aucune inquiétude » sur le sujet : il n’a reçu aucune commande pour travailler sur une séparation structurelle, encore moins sur la création d’une agence malgré la proposition du rapport Action publique 2022 qui n’est pas reprise par le Gouvernement.

Le directeur général pointe enfin les multiples préavis de grève du printemps au CRNA Sud-Est, dixit « connus dans le monde entier » et déclenchés par une organisation syndicale pourtant signataire du protocole. La DGAC, il le confirme, a subi en retour de violentes critiques qui ont non seulement dégradé son image mais aussi exposé son fonctionnement et sa structure.

C’est dans ce contexte que le conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) a été missionné par la ministre des Transports pour « examiner le système français de contrôle de la navigation aérienne ». Cet audit sera mené à l’automne dans certains centres par des experts n’appartenant pas à la DGAC. Dans un élan d’optimisme, il est jugé utile par le DSNA pour éclairer les grands enjeux à venir. Difficile pourtant de ne pas y voir les conséquences d’un faisceau d’évènements déclenchants : rapport sénatorial, grèves à répétition du printemps, panne STIP du 26 juin et HN très médiatisé au CRNA Ouest le même jour.

PIPC, 1 % d’augmentation

Après des négociations kafkaïennes avec la Fonction publique, ce CT DGAC a enfin permis d’entériner les critères à la Prévert nécessaires au versement de la PIPC réévaluée à 200 €. Les primes de 2016 et 2017 seront versées en novembre.

L’instruction du Guichet unique sur les revalorisations de 1 % au titre de l’année 2018 est également terminée : elle avait été l’occasion d’incompréhensions multiples entre la réforme PPCR et les augmentations protocolaires. Plus rien ne s’oppose désormais à la modification de l’arrêté du complément d’ISQ attendue dans les prochains jours. La revalorisation, d’un montant moyen de 75 € mensuels, sera rétroactive au 1er janvier 2018.

Reports de recrutements : un pas insuffisant

Dans ce contexte de « crise de la capacité » où la nécessité d’augmenter le nombre de contrôleurs est reconnue, les recrutements ICNA prévus au protocole ne suivent pas. Le SNCTA a donc interpellé le directeur général sur les 12 postes non pourvus en 2017 et 2018. Ce déficit s’explique principalement par le manque de candidatures (voir la question diverse).

En ce sens, le SNCTA a demandé le report de tous les postes non pourvus sur le recrutement de 2019. La DSNA en accepte seulement 5 supplémentaires à cause des limites actuelles de formation de l’ÉNAC.

Si le SNCTA est conscient de cette problématique, il revendique le report intégral et exige l’affectation d’ICA supplémentaires ainsi que la mise en place d’une quatrième promotion MCTA pour former les recrutements 2019. Il a aussi renouvelé sa demande de postes RUE dont la formation est plus rapide.

Pour le SNCTA, la quatrième promotion s’inscrit dans l’objectif plus large de mettre en œuvre une politique stratégique de recrutement et de formation indispensable aux missions de service public de la DGAC alors que, dans quelques années, il faudra anticiper les départs de plus de 150 contrôleurs par an.

Le déficit de candidats montre qu’il ne suffit pas d’obtenir des effectifs dans un protocole pour qu’ils existent. Former les contrôleurs prévus au protocole est plus complexe qu’envisagé et démontre une nouvelle fois la nécessité de définir une politique stratégique de recrutement. Le SNCTA a travaillé à convaincre tous les acteurs du transport aérien. Il travaille désormais sur l’attractivité du concours MCTA et à augmenter la capacité de formation de l’ÉNAC.

CDA0786 2018-09-10 CT DGAC Aux Accents Politiques (0.7 MiB)

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