Username:

Password:

Mot de passe oublié ? / Help
Se Connecter / Créer un compte

Tag: Effectifs

0

Le SNCTA en 2018 à Aix : Effectifs

Lors du GT Effectif 2018, le SNCTA obtient une nouvelle méthode de calcul donnant pour Aix 91 affectations sur 3 ans + 20 en GT Effectif 2021.

  • GT Effectif 2018 : 30 affectations
  • GT Effectif 2019 : 34 affectations
  • GT Effectif 2020 : 27 affectations
  • GT Effectif 2021 : 20 affectations (14 AVE + 6 ÉNAC)

Source : documents SDRH, DSNA, février 2018

« L’objectif des 13 PC par équipe est lui approché en 2022 et atteint à partir de 2023. Nous resterons bien évidemment vigilants à ce que toute situation particulière puisse être prise en compte pour conserver au minimum ces courbes d’effectifs au CXRNA-SE »

Source : Communiqué DSNA, chef de centre 3 avril 2018

« Comment distinguer le vrai du faux dans les tracts syndicaux ? »

La réponse du SNCTA est simple : fiez-vous aux faits et jugez par vous-mêmes.

Les 4, 5, 6 décembre votons SNCTA.

FI - Le SNCTA En 2018 à Aix - Effectifs (0.6 MiB)

0

Effectifs à LFBB : une vision, du travail, des résultats

Ronde

Lobbying auprès des pouvoirs publics

  • Publication du livret « La situation vue par les contrôleurs aériens ».
  • Participation active aux Assises du Transport Aérien. ⇒ prise de conscience des Pouvoirs publics de l’urgence de recruter des contrôleurs.

Une vision NATIONALE

  • Définition d’une nouvelle méthode globale de gestion des effectifs en salle et hors salle : fin de l’opacité de la méthode I1 et des stratégies clientélistes.

⇒ Répartition transparente et équitable des ressources.

Un travail local permanent

  • Au GT Effectif février 2018, le SNCTA fait entendre l’urgence des besoins à LFBB : 20 affectations dès 2018 quand l’administration en prévoyait 14 — à noter que la CGT était absente et que l’UNSA ICNAix est restée muette sur le sujet.
  • Maintien de la mobilité en obtenant une majorité d’AVE, sans fermer l’alimentation en sorties ÉNAC.
  • De la visibilité et une réponse aux efforts des contrôleurs : 64 affectations sur la période 2018-2020 ; un engagement obtenu par le SNCTA lors du CT du 13 juin 2018… sans un jour de grève.

Pour plus de contrôleurs, plus de mobilité et plus d’équité entre centres, il faut plus de SNCTA !

Les 4, 5 et 6 décembre, votez SNCTA !

0

Vous renforcer à CDG

Augmenter et sécuriser les recrutements de contrôleurs. Assurer la capacité de formation de l’ÉNAC. Voilà deux défis majeurs à relever pour ces prochaines années. CDG a été particulièrement touché par le sous-effectif avec des équipes fonctionnant à 13 PC, diminuant de fait les droits à congés. En mettant en place les expés à CDG, le SNCTA a limité et équitablement réparti les contraintes liées à ce sous effectif, le tout dans un cadre national limité dans le temps.

Le SNCTA a également obtenu lors du dernier protocole de mettre fin à la chute des effectifs au niveau national. En attendant, le SNCTA continue d’agir : depuis les assises du transport aérien, et grâce à nos interventions partout où nous le pouvons (comme dernièrement au Sénat), les politiques sont maintenant convaincus du besoin urgent de recruter plus de contrôleurs.

Lors du dernier GT Effectif, l’USAC-CGT était absente et n’a pas voulu assumer la gestion des dernières ressources issues de son protocole 2013. L’UNSA quant à elle a demandé l’affectation de 2/3 des sorties ÉNAC dans le Sud et l’Ouest, ce qui aurait de facto mis fin à toute mobilité pour les ICNA de CDG, et ce pour un certain nombre d’années… Ce ne sont en effet pas des pseudo-critères qui garantissent la mobilité : s’il n’y a pas de places disponibles à l’arrivée, alors pas d’ouverture de postes ! Le SNCTA a réussi à maintenir la mobilité des ICNA en répartissant de manière cohérente les ressources ÉNAC.

Il a aussi réitéré son exigence qu’un effectif de référence en salle et hors salle soit défini, pour tous les centres de contrôle, y compris CDG, afin d’éviter les guerres d’influence entre centres. En objectivant le nombre de contrôleurs nécessaires en fonction des ouvertures de secteurs, tout en garantissant 25 % de droits à congés dans tous les centres, les ICNA ne seraient alors plus tributaires de manœuvres politiciennes ou comptables. À CDG, les effectifs sous le casque seraient sanctuarisés et les subdivisions correctement dimensionnées sans risquer de se voir déshabillées au profit de la salle.

Votez SNCTA les 4, 5 et 6 décembre, pour porter nos spécificités de CDG.

LFPG - Flash Info - Vous renforcer à CDG (4.7 MiB)

1

VOUS RENFORCER, aussi à Lyon

Travailler à une vision long terme des effectifs, juste et équilibrée
Depuis plusieurs années, le SNCTA travaille à convaincre les pouvoirs publics que la question des effectifs doit faire l’objet d’une approche nationale transparente, juste et équilibrée entre les centres, à l’opposé de la logique comptable appliquée par la DO ou des actions clientélistes au profit d’un seul centre.
À Lyon, le SNCTA a travaillé plusieurs mois à la justification, chiffres à l’appui, d’un schéma d’armement, qui fait aujourd’hui consensus.

Travailler pour que le sous-effectif ne mette pas en jeu la sécurité
Mais l’objectif d’effectif associé ne sera pas atteint avant plusieurs années. Afin de prévenir les débordements de capacité, la section lyonnaise a développé un outil permettant de définir la capacité en fonction des effectifs présents. Cet outil, en cours de test, sera sans doute bien utile, dès cet hiver.

La question des effectifs mérite mieux qu’une approche dogmatique ou clientéliste. Sur cette question, le SNCTA travaille sans relâche afin de convaincre les pouvoirs publics et de protéger les contrôleurs des conséquences du sous-effectif.
Donnez au SNCTA les moyens de VOUS RENFORCER. Les 4, 5 et 6 décembre 2018, VOTEZ SNCTA !

20181103 FI Lyon Vous Renforcer à Lyon (0.4 MiB)

0

Vous renforcer à Reims

Chaque semaine, le SNCTA aborde au cours de la campagne, une thématique spécifique. La section se propose de décliner chacun de ces thèmes au niveau local.

Augmenter, sécuriser et former les recrutements de contrôleurs est probablement le défi majeur à relever collectivement en ce moment. À ce jour, le nombre déjà limité de ressources qualifiées continue de diminuer partout alors que le trafic augmente significativement. Le CRNA Est est déjà particulièrement touché par ce sous-effectif. Notre profil de centre du Nord à faible attractivité accentue ces problèmes alors que nos besoins n’ont jamais été aussi élevés.

Les premiers recrutements du protocole 2016 (315 ICNA sur 3 ans) négociés par le SNCTA seront affectés en centre dès 2019. Quand ils seront qualifiés, le nombre de PC par équipe repartira enfin à la hausse. En attendant, le SNCTA continue d’agir ! Les actions de la section locale et du bureau national du SNCTA ont permis cette année d’affecter 15 sorties ÉNAC sur 48 disponibles (31 % du total). L’USAC CGT n’a pas jugé bon de se déplacer en GT Effectif cette année pour défendre les dernières ressources issues du protocole 2013 dont elle est pourtant signataire. L’UNSA ICNA de son côté, défendait en séance l’affectation de 2/3 des sorties ÉNAC dans le Sud et l’Ouest de la France. La force de conviction du SNCTA a été décisive.

L’an prochain, la section locale demandera plus de sorties ÉNAC et veillera à ce que la subdivision instruction soit dimensionnée pour accueillir cette charge de formation supplémentaire.

Il devient impératif de définir un effectif de référence (comprendre : qualifié) afin de quantifier le sous-effectif. Pour le moment, le seul ordre de grandeur à disposition reste l’objectif décrit par le DSNA en janvier dernier de 17 à 18 PC par équipe à horizon 2023. Le SNCTA ne peut se satisfaire d’une fourchette arbitraire qui ne tient pas compte des hausses continues de trafic que le CRNA Est connaît depuis 2010.

Les spécificités du CRNA Est, avec sa charge d’instruction, son turn-over important et son temps moyen de qualification significativement plus élevé qu’ailleurs devront être prise en compte dans une nouvelle méthode fiable de dimensionnement. La section s’en assurera !

Votez SNCTA les 4, 5 et 6 décembre prochain, pour porter nos spécificités rémoises et peser dans les arbitrages.

FI LFEE - Vous Renforcer À Reims (0.8 MiB)

0

Les stagiaires ne sont pas des pions

Les équipes se sont plaintes en réunion CDQ de l’opacité et de l’inefficacité de l’affectation des stagiaires en équipe. La réalité est encore pire : c’est un incompréhensible jeu de chaises musicales qu’on leur impose.

L’affectation des stagiaires en équipe peut être complexe. Il n’est nul besoin d’en rajouter alors qu’ils sont déjà souvent dans une période cruciale pour leur formation. Et c’est malheureusement le cas lorsque le chef de service impose une règle qu’il a lui-même fixée : « 1 stagiaire par équipe maximum ».

Pour cette raison, en début de mois :

  • 3 stagiaires se sont retrouvés sans programmation — leur ligne OLAF était vide ;
  • 3 équipes qui devaient accueillir ces stagiaires ont perdu toute visibilité sur leur effectif à 10 jours…

Face à cette situation, le SNCTA a exigé du service exploitation qu’il mette en application sa propre déclaration : « les stagiaires ne doivent pas être la variable d’ajustement ». Le SE a par conséquent rapidement consolidé les plannings, mais, prisonnier de son dogmatisme, a dû procéder à de nouveaux changements d’équipe.

La situation est cependant encore loin d’être réglée puisqu’un grand jeu de permutations et autres changements d’équipe aura lieu entre les stagiaires quand ceux-ci seront qualifiés pour qu’il puissent, enfin, rejoindre leurs équipes définitives…

Les stagiaires ne doivent avoir qu’une préoccupation, leur qualification PC. Les équipes doivent avoir une vision claire de leur effectif à moyen terme.

Le SNCTA demande donc que le dogme simpliste « 1 stagiaire par équipe » soit revu et qu’un fonctionnement à 2 stagiaires par équipe soit établi.

LFPG - FI - Les stagiaires ne sont pas des pions (1.2 MiB)

0

Un CT DGAC aux accents politiques

Vendredi 7 septembre, le directeur général a présidé ce qui pourrait être le dernier grand rendez-vous social avant les élections professionnelles prévues en décembre prochain. Il a profité de ce CT DGAC à l’ordre du jour purement technique pour se livrer, sur un ton très direct, à une revue d’actualité : records de trafic, difficultés pour y faire face, difficultés techniques, pressions relatives au rapport sénatorial, préavis à foison…

Un été tendu à tout point de vue

Le rapport du sénateur Capo-Canellas a soulevé de nombreux commentaires. Le directeur général y voit certes des critiques cinglantes mais aussi des points d’appui importants. Il met notamment l’accent sur la poursuite du financement de la modernisation technique, sur l’intérêt à poursuivre le programme 4-Flight et sur le recrutement de contrôleurs aériens.

Ces éléments doivent maintenant se concrétiser dans le plan de performance français RP3 dont l’enjeu majeur est la capacité. Cet enjeu, désormais partagé par la Commission européenne et les compagnies aériennes, devra notamment se traduire par le recrutement de contrôleurs aériens.

Si le rapport a égratigné la structure intégrée de la DGAC, le directeur général affirme ne ressentir « aucune inquiétude » sur le sujet : il n’a reçu aucune commande pour travailler sur une séparation structurelle, encore moins sur la création d’une agence malgré la proposition du rapport Action publique 2022 qui n’est pas reprise par le Gouvernement.

Le directeur général pointe enfin les multiples préavis de grève du printemps au CRNA Sud-Est, dixit « connus dans le monde entier » et déclenchés par une organisation syndicale pourtant signataire du protocole. La DGAC, il le confirme, a subi en retour de violentes critiques qui ont non seulement dégradé son image mais aussi exposé son fonctionnement et sa structure.

C’est dans ce contexte que le conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) a été missionné par la ministre des Transports pour « examiner le système français de contrôle de la navigation aérienne ». Cet audit sera mené à l’automne dans certains centres par des experts n’appartenant pas à la DGAC. Dans un élan d’optimisme, il est jugé utile par le DSNA pour éclairer les grands enjeux à venir. Difficile pourtant de ne pas y voir les conséquences d’un faisceau d’évènements déclenchants : rapport sénatorial, grèves à répétition du printemps, panne STIP du 26 juin et HN très médiatisé au CRNA Ouest le même jour.

PIPC, 1 % d’augmentation

Après des négociations kafkaïennes avec la Fonction publique, ce CT DGAC a enfin permis d’entériner les critères à la Prévert nécessaires au versement de la PIPC réévaluée à 200 €. Les primes de 2016 et 2017 seront versées en novembre.

L’instruction du Guichet unique sur les revalorisations de 1 % au titre de l’année 2018 est également terminée : elle avait été l’occasion d’incompréhensions multiples entre la réforme PPCR et les augmentations protocolaires. Plus rien ne s’oppose désormais à la modification de l’arrêté du complément d’ISQ attendue dans les prochains jours. La revalorisation, d’un montant moyen de 75 € mensuels, sera rétroactive au 1er janvier 2018.

Reports de recrutements : un pas insuffisant

Dans ce contexte de « crise de la capacité » où la nécessité d’augmenter le nombre de contrôleurs est reconnue, les recrutements ICNA prévus au protocole ne suivent pas. Le SNCTA a donc interpellé le directeur général sur les 12 postes non pourvus en 2017 et 2018. Ce déficit s’explique principalement par le manque de candidatures (voir la question diverse).

En ce sens, le SNCTA a demandé le report de tous les postes non pourvus sur le recrutement de 2019. La DSNA en accepte seulement 5 supplémentaires à cause des limites actuelles de formation de l’ÉNAC.

Si le SNCTA est conscient de cette problématique, il revendique le report intégral et exige l’affectation d’ICA supplémentaires ainsi que la mise en place d’une quatrième promotion MCTA pour former les recrutements 2019. Il a aussi renouvelé sa demande de postes RUE dont la formation est plus rapide.

Pour le SNCTA, la quatrième promotion s’inscrit dans l’objectif plus large de mettre en œuvre une politique stratégique de recrutement et de formation indispensable aux missions de service public de la DGAC alors que, dans quelques années, il faudra anticiper les départs de plus de 150 contrôleurs par an.

Le déficit de candidats montre qu’il ne suffit pas d’obtenir des effectifs dans un protocole pour qu’ils existent. Former les contrôleurs prévus au protocole est plus complexe qu’envisagé et démontre une nouvelle fois la nécessité de définir une politique stratégique de recrutement. Le SNCTA a travaillé à convaincre tous les acteurs du transport aérien. Il travaille désormais sur l’attractivité du concours MCTA et à augmenter la capacité de formation de l’ÉNAC.

CDA0786 2018-09-10 CT DGAC Aux Accents Politiques (0.7 MiB)

0

Flash Info Aix — Grève : décryptage et bilan — Effectifs

AVANT :

(obtenu par le SNCTA)

  • GT Effectif 2018 : 30 affectations
  • GT Effectif 2019 : 34 affectations
  • GT Effectif 2020 : 27 affectations
  • GT Effectif 2021 : 20 affectations (14 AVE + 6 ÉNAC)

Source : documents SDRH, DSNA

« L’objectif des 13 PC par équipe est lui approché en 2022 et atteint à partir de 2023. Nous resterons bien évidemment vigilants à ce que toute situation particulière puisse être prise en compte pour conserver a minima ces courbes d’effectifs au CRNA-SE. »

Source : communiqué DSNA, chef de centre du 3 avril 2018

APRÈS :

(signé par l’UNSA-ICNA)

  • GT Effectif 2018 : 30 affectations
  • GT Effectif 2019 : 34 affectations
  • GT Effectif 2020 : 27 affectations
  • GT Effectif 2021 : 14 affectations

« Cette méthode vise à remonter les effectifs qualifiés à compter de l’été aéronautique 2020 et à atteindre 13 PC par équipe à compter de l’été aéronautique 2023. »

Source : relevé de décisions de conciliation du 13 juillet 2018

JUGEZ PAR VOUS-MÊMES.

Effectifs (0.4 MiB)

0

Flash Info — Suivi des recrutements protocolaires

Le 6 juillet, s’est tenue une réunion de suivi des recrutements à la DGAC. En 2017, 95 ICNA ont été recrutés au lieu des 102 prévus et tout porte à croire que le bilan risque d’être similaire pour les recrutements de 2018.

En effet, depuis plusieurs années, le recrutement interne n’attire plus : il y a moins de candidats que de places au concours interne, ou à la sélection et l’examen professionnels. Les places non pourvues sont alors autant de places supplémentaires au concours externe sous réserve du respect du schéma d’emploi de la DGAC (plus le report est grand et plus celui-ci nécessite des arbitrages complexes). Ainsi en 2017, il y a eu 26 places supplémentaires au concours externe soit un total de 86 au lieu des 60 prévues initialement.

De même, le nombre de candidats au concours externe est insuffisant : en 2017, 507 candidats se sont présentés aux épreuves écrites aboutissant à 122 admissibles. Bilan : 7 places n’ont pas été pourvues et nécessitent encore plus de recrutements en 2018. Si deux emplois réservés supplémentaires ont été recrutés au bénéfice de Cayenne, le SNCTA considère qu’il est également nécessaire d’ouvrir des places au concours RUE (ressortissants de l’Union européenne).

Le SNCTA n’est malheureusement pas surpris par ces mauvais chiffres qu’il a anticipés depuis plusieurs années. C’est pourquoi, en parallèle de l’augmentation des recrutements ICNA et afin de limiter l’impact sur le schéma d’emploi, il a fait inscrire dans le Protocole 2016, une augmentation de la proportion des recrutements par concours externe de 60 % à 75 %.

Il est également à l’origine des modifications des modalités du concours externe qui s’appuiera dès 2019 sur le concours commun polytechnique (CCP). Ceci donnera beaucoup plus de visibilité au concours ICNA. L’objectif est d’avoir une forte augmentation du nombre de candidats, condition nécessaire à plus de recrutements.

Le prochain enjeu est celui de la capacité de formation de l’ÉNAC. Actuellement, hors promotion « professionnelle », seules 3 promotions par an peuvent être formées soit 96 élèves. Il est indispensable d’augmenter cette capacité à court terme pour former tous les recrutements 2018 et de manière pérenne car le besoin en contrôleurs, maintenant démontré au plus haut niveau dans les Assises du transport aérien, est durable.

Des annonces ou la signature d’un accord ne suffisent pas à augmenter les recrutements. Le SNCTA travaille depuis bien avant le Protocole à sécuriser les recrutements et la formation pour que les décisions prises se concrétisent le plus vite possible en effectifs opérationnels.

FI 2018-07-06 - Suivi Des Recrutements Protocolaires (1.3 MiB)

1

Communiqué de presse

Bureau national SNCTA

Aix-en-Provence, le 19 juin 2018.

Le rapport du Sénateur Vincent CAPO-CANELLAS concernant la modernisation des services de la navigation aérienne a été rendu public hier.

Ce rapport fait notamment les constats suivants :

  • un « trafic [aérien] en forte croissance » ;
  • « l’obsolescence des systèmes » de la navigation aérienne française ;
  • « des retards et des surcoûts » dans les programmes de modernisation des systèmes de contrôle ;
  • une baisse du nombre de contrôleurs aériens, une capacité « devenue inférieure aux besoins lors des périodes de pointes entraînant des retards importants » ;
  • le professionnalisme et le haut niveau de technicité des contrôleurs aériens français ;
  • une productivité des contrôleurs « très insuffisante » tout en reconnaissant une rémunération nettement inférieure à celle de leurs homologues européens ;
  • des grèves fréquentes sans dispositif de déclaration préalable mais avec la mise en place d’un service minimum garanti.

Le SNCTA, syndicat professionnel, majoritaire chez les contrôleurs aériens, confirme les difficultés que connaissent les aiguilleurs du ciel dans l’exercice de leurs fonctions. Les vieux systèmes de contrôles en service sont jugés à la fois « résilients » et « obsolètes » par le rapporteur. Ils ne permettent plus de faire face à la forte augmentation du trafic aérien sans générer d’importants retards, en particulier sur certains axes dont la croissance peut atteindre jusqu’à 15 % sur un an.

Le SNCTA s’inquiète, depuis de nombreuses années, des retards des indispensables programmes de modernisation technique qui doivent permettre l’amélioration de la productivité des contrôleurs, tout en améliorant la sécurité des vols. Les sous-investissements intervenus entre 2008 et 2014 sont pour partie la cause de ces retards.

S’agissant des effectifs de contrôleurs aériens, force est de constater qu’appliquer dogmatiquement à cette profession des politiques publiques successives de réduction des effectifs n’a pas de sens au regard de la forte croissance de ce secteur d’activité et des enjeux économiques. Le SNCTA revendique depuis de nombreuses années une stratégie de recrutements pluriannuelle basée sur l’anticipation des besoins à l’horizon de cinq ans, temps nécessaire pour recruter et former un contrôleur aérien.

Faisant le triple constat de la forte augmentation du trafic aérien (+8 % en deux ans), de la diminution du nombre de contrôleurs aériens (-6,3 % depuis 2010) et des systèmes de contrôle inadaptés aux enjeux, le SNCTA a négocié, en 2016, un cadre expérimental de l’organisation du travail des contrôleurs pour mieux faire face à la saisonnalité du trafic aérien. D’après le rapport, ces expérimentations ont permis de « réduire considérablement les retards » et ont vocation à être pérennisées et étendues. Le SNCTA souhaite insister sur ce point qui montre l’engagement des contrôleurs à rendre un service public de qualité. Les chiffres de productivité présentés dans ce rapport ne prennent en effet pas en compte les résultats de ces expérimentations récentes.

Concernant les grèves fréquentes, le SNCTA rappelle que la très grande majorité des perturbations sont liées à des préavis de grève déposés par des syndicats de la Fonction publique dont les revendications sont parfois sans lien direct avec le contrôle aérien. Pour le SNCTA, la grève n’est pas une arme primaire mais un droit à n’utiliser que lorsque toutes les voies du dialogue social ont été épuisées. Depuis 2016 inclus, un seul jour de grève national est de la responsabilité du SNCTA. Le dernier mouvement d’ampleur dont le SNCTA est à l’origine date de 2014. Il s’agissait alors de mettre en lumière le manque de moyens de la navigation aérienne française et de revendiquer une augmentation des investissements à même d’assurer la modernisation technique des systèmes dont le rapport constate aujourd’hui l’obsolescence.

S’agissant des références à la loi « Diard », le SNCTA n’est pas dogmatiquement opposé au principe de déclaration préalable. Cependant, il rappelle que les contrôleurs aériens sont déjà soumis à une restriction du droit de grève par la loi de 1984 qui garantit un service minimum par des astreintes. La loi « Diard » a certes permis d’améliorer la prédictibilité du service rendu un jour de grève perturbant le transport ferroviaire ou les compagnies aériennes, mais il est important de noter que cette loi ne comporte pas de service minimum. Le SNCTA ne saurait envisager toute évolution du droit de grève des contrôleurs aériens qui ferait cohabiter le service minimum avec le principe de déclaration préalable.

Pour plus d’informations, le SNCTA vous invite à lire son document publié à l’occasion des Assises du transport aérien.

COMPRESSE 2018-06-19 - Rapport Modernisation DSNA (76 KiB)

Pages:12345678