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Tag: été

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Interface Barcelone

Depuis le hold-up du 22 juin dernier, les relations entre secteurs bordelais et barcelonais sont sur courant alternatif. Si la situation semble s’être légèrement apaisée cet hiver, les blocages persistent. Le SNCTA met en garde : aucune amélioration tangible à l’interface n’ayant pu être obtenue, l’été 2018 ne pourra être considéré comme nominal par notre encadrement. Le SNCTA œuvre à tous les niveaux pour que la sécurité et les contrôleurs, qui sont en première ligne, soient préservés.

Hourra contrôle

Le quotidien des contrôleurs des secteurs SUD bordelais est rythmé depuis neuf mois par la nécessité contrainte de l’adaptation constante des méthodes de travail avec les secteurs LR (approche) et OL (en route). Les décollages LEBL et LERS, transférés en général 30 NM avant la frontière, sont autorisés à pénétrer dans OL selon l’humeur du jour de nos collègues espagnols. À défaut, jusqu’à la quasi-totalité des décollages se retrouvent plafonnés gratuitement au FL300, augmentant de fait la complexité de leur intégration avec les flux stables et opposés, et ce, en limite de trois secteurs.

À cette incertitude intolérable se rajoutent parfois des comportements accidentogènes : faire annoncer par les équipages, au premier contact, qu’ils sont « release » bien qu’ils ne le soient pas ; ou pire lorsqu’ils refusent tout bonnement de décrocher le téléphone.

Enfin, les transferts tardifs intermittents des trafics stables en couches 34 couplés aux nouvelles routes du GT ESSO, rendent le croisement à GONUP bien plus délicat qu’il ne l’était.

Pour toutes ces raisons, et considérant la surcharge considérable des coordinations téléphoniques, les conséquences opérationnelles de cette configuration inopérante, indépendante de la volonté des contrôleurs bordelais, ne pourront en aucun cas être imputées à notre centre. Le Network Manager a d’ailleurs été interpellé dans ce sens et devrait valider ce principe très prochainement.

Historique et avancement des discussions

Après le grotesque chantage du printemps 2017 (délégation contre transfert de complexité vers Bordeaux) mené par le centre de Barcelone, les contrôleurs bordelais ont été confrontés, au beau milieu d’un été record, à une interface particulièrement dégradée et dangereuse.

Une situation ubuesque et préoccupante que le SNCTA n’a cessé de dénoncer dans toutes les instances locales et nationales. Le centre (à travers son GT Espace et le service) ainsi que la DO, conscients du bras de fer perdant-perdant joué par les espagnols, a tenté en vain, à l’automne, de dégager des pistes de compromis. Face à l’intransigeance de nos interlocuteurs, le service se voit contraint de proposer des mesures de protection des secteurs afin de garantir la sécurité des vols.

Des mesures adaptées, cohérentes et graduées

Le plan proposé consiste à agir principalement sur deux leviers : GIR 12 et GO12. Ces régulations par flux ont l’intérêt de cibler les trafics induisant le plus de complexité, liée principalement à la dégradation des conditions de transfert à la frontière.

Plus de latitudes sur les taux des régulations seront accordées aux CDS, à la hausse comme à la baisse, toutefois encadrés par des seuils critiques au-delà desquels l’expertise du bureau FMP montre que les effets de bords sont trop peu maitrisés.

Les nombreux reports depuis juin 2017 ont mis au jour tensions, surcharges de coordinations et inconsistance des méthodes de travail. Au lendemain du changement d’heure et de braquet du trafic, le SNCTA invite tous les contrôleurs bordelais à ne pas s’exposer en sortant du cadre de la LOA. En revanche, nous encourageons vivement CDS et ACDS à ne prendre aucun risque et à utiliser l’ensemble des mesures de protection des secteurs, leur permettant de gérer au mieux l’instabilité voire un blocage des coordinations à l’interface.

Le centre doit dès à présent travailler à apporter une réponse collective, partagée et adaptée à la situation rencontrée à l’interface barcelonaise. Le SNCTA demande expressément la convergence des méthodes entre contrôleurs, équipes, CDS et ACDS. Une cohérence qui sera la meilleure réponse professionnelle au chantage et à l’inconsistance.

2018 03 20 InterfaceLECB Vdef (0.7 MiB)

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Été 2017 à Aix : Rien ne bougera !

Réveil à 8 h 01, post-it « too late! »

Suite à l’affirmation ferme de sa position au mois de mars dernier, la section SNCTA a été invitée par le DO pour une réunion bilatérale le 20 avril. Nous y avons réaffirmé notre refus d’un travail au rabais pour un changement d’horaires en 2017, et demandé les intentions de l’administration.

Pour rappel, le DSNA avait en mars adressé par courrier au chef de centre sa volonté de faire évoluer notre tour de service à brève échéance (lisez dès cette année). Le préavis laissé pour l’été étant ridicule, nous n’avions d’autre choix que de refuser tout changement imposé dans ces conditions pour 2017.

Les revendications du SNCTA entendues, mais les difficultés ne font que commencer :

Le DO, par un message adressé au chef de centre et au chef SE cette semaine, a validé notre demande pour cet été. Il n’imposera pas de changement de cette manière au CRNA SE en 2017. C’est la moindre des choses au vu de la gestion faite par l’administration de ce dossier au cours des derniers mois.

En revanche, il sera imposé au CRNA SE de trouver des solutions RH pour les périodes de charge et la transfo. 4-Flight à partir de cet automne, à mettre en place dès le 1er janvier 2018. Un GT « horaires » doit débuter au plus tard en septembre.

Le SNCTA participera à ce GT, s’il se réunit.

Nous travaillerons à trouver une solution équilibrée et valorisée, à même de concilier la performance demandée par la DO (dans les limites du protocole) et la protection des conditions de travail (travail en équipe, durée des vacations, jours de congés) des contrôleurs du CRNA SE qui sera bien entendu notre priorité.

Les risques :

Notre objectif sera d’éviter au CRNA SE la mise en place d’un tour de service « performant » selon l’arrêté 2002. Par mandat du DO, l’administration y imposerait :

  • la disparition des JRH, par la réduction de la durée du cycle en hiver ;
  • des vacations toujours plus longues, en poussant au bout les textes en été dans les 2 zones.

LFMM ETE 2017 (0.7 MiB)

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À la dérive...

« S’agit-il d’un manque de vision ? D’un manque de confiance envers les contrôleurs ?
— Les deux mon capitaine ! »
Le dernier CT local a fini d’acter la vision à court terme d’une administration rémoise, incapable d’anticiper sereinement la préparation de l’été prochain.

Reims dans l’incertitude

Depuis juillet 2015, la date de fin de la phase 1 de l’expé (le 31 mars 2016) est connue de tous. Devait lui succéder une phase 2, négociée, à partir du 1er avril. C’était sans compter sur l’encadrement central, préoccupé à temporiser les négociations. Le protocole piétine : la marge de négociation de la DSNA fait pour le moment pâle figure comparée à ses ambitions démesurées.

Reims se retrouve tributaire du national, en attente d’une décision qui tarde, pour lui permettre d’appliquer les outils de gestion qui ont su faire leurs preuves l’été dernier. Rappelons à notre encadrement que sans protocole, il n’y aura pas d’expé !

43 jours et 43 nuits

Dans ce contexte, il devenait urgent de prévoir le minimum vital pour permettre aux agents de s’organiser les six prochains mois, et de répondre aux questions incontournables pour gérer son équipe : Quand débute la période de charge ? Quels seront les droits à congés ? Peine perdue !

Le chef de centre proposait un ordre du jour bien modeste portant principalement sur la période du 1er avril au 13 mai. 43 tout-petits jours, à peine croyable !

Dans un contexte d’une phase 2 non négociée, il était hors de question pour le SNCTA de répondre favorablement à une administration locale qui souhaitait maintenir un fonctionnement pourtant proche : aucune vacation complémentaire certes, mais un dépôt de congé pérennisé à un mois et la mise en place d’un système bâti sur des créneaux de recyclages dirigés, à pourvoir 1 mois et demi avant ! Plus d’une centaine de créneaux étaient demandés pour une gestion performante de l’effectif rémois.

Dans ces conditions, le SNCTA n’a pas vocation à offrir une souplesse RH visant toujours plus de performance sans contrepartie. Son rôle est de garantir aux agents la sécurité, rien que la sécurité. L’objectif de réduction des délais auxquelles l’administration est comptable envers Bruxelles ne fait pas partie de notre cahier des charges.

Fidèle à ses valeurs, le SNCTA a pourtant fait œuvre de conciliation en proposant un système non contraignant permettant d’assurer strictement la sécurité. Il aurait permis aux agents détachés de postuler volontairement sur des créneaux spécifiques n’ouvrant pas droit à congés, mais permettant en retour à ces agents de bénéficier de 3 HA, dans l’attente de la définition de la prochaine phase. Compte tenu du délai très court, il s’agissait de la seule alternative crédible, et l’administration a un temps semblé prête à franchir le pas.

Cependant, un ultime arbitrage voulait rendre contraignant le nombre de recyclages « volontaires » à pourvoir : l’administration n’était pas prête à accorder sa confiance aux agents. La nouvelle mouture devenait inacceptable. L’encadrement porte seul la responsabilité du retour en arrière.

Vac comp 2 – le retour

La non-décision du CT entraîne donc le retour de l’ancien régime, qui revient de plein droit. Le dépôt de congés repasse à 15 jours… et les vacations complémentaires refont surface !

Qu’on ne s’y trompe pas, il s’agit là d’une sérieuse entaille dans la démarche concertée qui devait s’annoncer pour mettre en place une nouvelle phase d’expérimentation cet été ! Le SNCTA sera extrêmement vigilant quant au nombre de vacations complémentaires imposées à la salle.

Et après ?

Les sujets de mécontentements s’amoncèlent pour les contrôleurs ! Un cadre réglementaire toujours plus contraignant au niveau européen appliqué avec un zèle déconcertant par l’administration : le passage en force du registre des heures de contrôle sectorisées en CT DO ; la parution de la note de service des évaluateurs linguistiques ; des outils de plus en plus dépassés et moqués par les prestataires étrangers 1 ; un trafic en augmentation constante, été comme hiver ; des incertitudes sur les conditions de travail… L’équation devient de plus en plus insoluble pour l’administration tant la colère gronde !

Le SNCTA ne se laissera pas dicter son agenda dans la précipitation et l’urgence ! Si la mise en place de l’été 2016 n’est pas négociée et actée avant le mois de mai, en attendant, le SNCTA appellera à la mise en place des mesures de protection drastiques essentielles à la sécurité et à la sérénité en salle, en dehors de toute considération de performance. L’occasion pour Reims de ravir peut-être le titre de champion d’Europe des délais, remis en jeu cet été.

▶ Pour que les agents et leurs équipes puissent un minimum s’organiser, le SNCTA exige que la période de charge ainsi que les droits à congés soient définis dans les plus brefs délais jusqu’au mois d’octobre inclus.

 Enaire : ATC magazine, hiver 2015.

LFEE_CDA_A_LA_DERIVE (0.6 MiB)