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Tag: Expé RH

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La vérité, toute la vérité...

Loupe sur le mot « Faits » écrit en rouge

Alors que les négociations protocolaires sont en cours et que la profession sort, à nouveau, de plusieurs journées de grève, on entend une fois de plus tout et son contraire, notamment à Roissy où les rumeurs vont bon train. Alors plutôt que de laisser certains nous prêter des volontés auxquelles nous n’avons même pas pensé, autant tout mettre sur la table.

Une situation RH tendue

Ce n’est pas faute d’avoir alerté toute la DGAC depuis plusieurs années maintenant, de l’ICNA en salle au DG lui même. Et pourtant rien n’a réellement été fait pour endiguer cette baisse progressive et inéluctable. Car les chiffres sont implacables…

  • Besoin opérationnel du centre (BO calculé par l’administration elle même) = 236 dont 204 PC en équipe ;
  • Nb maxi atteint en équipe = 192 (ce qui explique que les équipes n’ont jamais pu être 17 et que le patch dit temporaire et prévu pour un an au maximum existe encore plus de 4 ans après) ;
  • Nb actuel de PC en équipe = 180 ;
  • Estimation de l’administration pour fin 2016 = 175 ;
  • Estimation de l’administration pour fin 2017 = 165.

Une simple division vous amènera à constater que nous sommes d’ores et déjà à la fin des équipes à 15 ! Alors maintenant que le constat est posé, reste la seule question qui vaille : que fait-on ?

Recrutement, recrutement, recrutement

Voilà le seul mot d’ordre lancé par certains syndicats : on recrute. Nous partageons leur constat quant au fait que nous ne pouvons laisser l’effectif global des ICNA continuer sa descente aux enfers. Là où nos avis divergent, c’est qu’il est illusoire de penser que nous allons infléchir la politique dogmatique menée par deux gouvernements successifs quant à la réduction des effectifs de la fonction publique.

Et d’ailleurs, quand bien même on obtiendrait satisfaction, le laps de temps entre la prise de décision de recrutements et le moment où les ICNA sont opérationnels est de 6 à 8 ans. Que fait-on pendant ce temps là ? Un syndicat fait preuve de schizophrénie, prônant la scission des équipes et des vacations de 11 h dans un centre, alors que dans un autre CRNA ce même syndicat se dit attaché à l’équipe qu’il veut sanctuariser.

La fausse bonne idée

Elle n’est pas bien nouvelle : c’est le vieux serpent de mer des « régulations staffing ». C’est un message qu’on entend assez régulièrement : « Ce n’est pas de notre faute après tout, alors ils vont voir ce qu’ils vont voir, et on va poser des régulations, et là ils vont comprendre ». Une fois passés les coups de menton et les torses gonflés, qui peut croire que cette solution est réaliste ?

Car juste au cas où certains lèveraient la main, voici trois écueils :

  • 100 % des ICNA suivront-ils ? Ou bien trouvera-t-on quelques personnes zélées, de la salle et/ou de l’encadrement pour remplir les trous critiques ?
  • 3 petites heures de régulations en salle l’autre jour ont engendré un peu plus de 1 000 ’ de délai. À 80 € la minute, y a-t-il quelqu’un d’assez naïf pour croire que Roissy va tranquillement réguler, assez rapidement de manière quotidienne, sans que les compagnies aériennes (Air France en tête évidemment !) ne bougent ? Et à ce petit jeu là, ne doutons pas qu’elles trouvent auprès des pouvoirs publics une oreille plus attentive que nous…
  • dans l’optique de CDG2020 et ses 82 arrivées/h, qui sera capable d’assumer la stagnation, voire la régression de nos capacités quotidiennes ?

Le SNCTA soutient évidemment les responsables opérationnels qui poseront les régulations nécessaires à un écoulement sûr de la circulation aérienne. Ne pas le faire serait risquer de mettre tous les contrôleurs présents face à un trafic inadapté mais que nous nous efforcerions de traiter quand même, et cacherait donc sous le tapis les problèmes d’effectifs que nous rencontrons. Mais ça ne peut malheureusement pas être une solution de long-terme.

Les démons de l’administration

À force de dénigrement des ICNA dans les médias, ainsi qu’au sein même de la DGAC, notre administration a fini par s’auto-convaincre que nous sommes des privilégiés et qu’il y a des marges de manœuvre non négligeables. C’est pourquoi, au regard de la situation RH de Roissy, qui est la plus critique (nous sommes le seul centre de cette envergure à être déjà à 10 % sous le BO), ainsi que des impacts potentiels directs sur le trafic, notre encadrement local s’est vu assigner par sa hiérarchie la mission de trouver des solutions. C’est ainsi qu’ils nous ont déjà parlé :

  • de vacations plus longues et d’heures supplémentaires : on a légalement le droit de travailler jusqu’à 11 h par vacation et 48 h par semaine ;
  • d’individualisation des horaires comme pour le J6, mais en pire, et en le généralisant aux autres vacations : légalement l’équipe est une entité scindable jusqu’à… l’unité ;
  • de mutualisation des effectifs sur des groupes de vacations (J1 / J2 / J6 matin, J3 / J6 aprèm / J7) ;
  • de vacations complémentaires : le service peut imposer deux fois par an à chaque agent de venir travailler sur un jour de repos, contre une récupération (mesure offerte par la bienveillante CGT au dernier protocole) ;
  • de reports de nuit pour rajouter des effectifs le jour ;
  • de reports de J3 pour renforcer les effectifs de J1 et J2 et ainsi ne pas dégrader la P2 ;
  • d’une quarantaine de renforts dirigés pour les agents hors salle (on impose le jour, l’horaire et le lieu pour le maintien de qualification des détachés et des assistants de sub, en fonction des trous à boucher). Le travail des agents hors salle est-il à ce point anecdotique ?

Penser autrement

Missionné par le ministère des transports, Jean-Michel Vernhes a publié un rapport fin 2014, intitulé « Table ronde sur les métiers des ICNA » . Il y constate la baisse des effectifs et la reprise du trafic à la hausse. Il conseille donc, dans le respect de ce qui est statutaire, de se montrer innovant quant aux méthodes de gestion des effectifs ICNA, en sachant que comme les problématiques sont différentes selon les centres, les solutions devront sûrement l’être aussi. Il prône également que ces solutions, locales et concertées, soient mises en place de façon temporaire et réversible, afin d’être testées.

C’est dans ce cadre que nos collègues de Reims ont mis en place leurs expérimentations en juillet 2015, jusqu’au 31 mars dernier. Le bilan en termes de délais générés, mais aussi de fatigue induite est, selon leurs mots, très positif. Ils attendent avec une certaine impatience le cadrage protocolaire national qui leur permettrait de poursuivre…

Les travaux de la section locale

Plutôt que de devoir subir les éléments cités précédemment, qui, une fois encore, sont strictement légaux et mettraient de facto fin à la notion même de travail en équipe, nous avons envisagé une autre façon d’utiliser la ressource RH. Il est encore trop tôt pour vous fournir un cycle tout à fait opérationnel, notamment dans la mesure où le protocole n’est ni définitif, ni signé… Néanmoins, voici les grandes lignes de notre contre-projet :

  • les vacations telles qu’on les connaît actuellement seraient conservées si ce n’est qu’elles seraient toutes bornées à 08 h 30 max ;
  • fin du patch soi-disant temporaire : toutes les vacations sont prévues pour se dérouler en équipe entière ou en demi-équipes, la notion de travail en équipe reprenant ainsi tout son sens ;
  • tenue de position bornée structurellement à 2 h 30 max d’affilée ;
  • création de ce qu’on appelle « J Supp » : 1/3 d’équipe vient sur un jour de repos encore non identifié pour renforcer en tour, afin que les agents présents puissent avoir toutes leurs pauses. Au final chaque ICNA aurait donc 8 vacations supplémentaires d’environ 5 h à effectuer par an, soit une chaque mois et demi. Ces vacations sont strictement compensées par 8 récupérations. Le 1 jour sur 2 deviendrait donc annualisé. Quant aux récupérations, après calcul, elles seraient toutes posables, ce qui est la condition sine qua non pour que le principe des 155 vacations par an soit respecté : il est impensable car illégal qu’il en aille autrement ;
  • négociation pour redonner un vrai pouvoir au CT et au CA quant à l’armement en leur donnant l’autorité, jusqu’à J-1, d’adapter l’effectif nécessaire aux conditions du jour. On imagine ainsi pouvoir adapter l’effectif mini selon les jours, et donc pouvoir poser des absences officielles jusqu’à la veille (favorisant ainsi la pose des récupérations acquises…) ;
  • expérimentation soumise à un cadrage national officiel puis à un accord social local ;
  • expérimentation bornée dans le temps : un comité de suivi serait mis en place afin d’évaluer les pertes et les gains. On pourra ainsi décider au terme prédéfini de la première phase si on active le retour arrière, ou bien si on propose aux personnels de poursuivre ;
  • limitation du recyclage dirigé pour les ICNA hors salle, qui pourraient ainsi correctement gérer les projets qui leurs sont dévolus, tout en participant à l’effort collectif du centre ;
  • forte revalorisation indemnitaire, rattachée uniquement au volet expérimentations : le SNCTA négocie indépendamment d’autres aspects indemnitaires potentiels (modification de l’accord licence et dossier RIFSEEP notamment).

Défense des contrôleurs et progrès social

Le SNCTA n’a attendu personne pour défendre les effectifs dans le corps des ICNA, comme le prouvent nos anciens communiqués depuis de nombreuses années. La force de notre corporatisme est qu’on ne peut que défendre au mieux les intérêts des ICNA. Depuis la création du corps, et grâce aux protocoles successifs que nous avons négociés et signés, nous avons fait évoluer notre statut jusqu’à ce qu’il est aujourd’hui. Nous sommes à une nouvelle croisée des chemins pour la profession, et continuons à tout mettre en œuvre pour que ce statut, tant combattu hier par ses prétendus défenseurs d’aujourd’hui, vous satisfasse encore plus demain. Nous défendons ardemment les principes que sont le travail en équipe et le 1 jour sur 2. Mais notre professionnalisme, notre fierté d’être contrôleurs et, quoi qu’en disent nos détracteurs, notre perception du monde dans lequel nous vivons nous obligent à dire qu’une fois ces aspects sécurisés, nos conditions de travail ne peuvent pas ne pas évoluer.

Cependant, notre vision est très claire : les difficultés qui se dressent face à nous ne sont pas de notre fait. Nous n’avons aucune responsabilité dans la gestion calamiteuse dont fait preuve l’administration à son plus haut niveau depuis tant d’années. Et si les évolutions que nous consentons permettent de gérer sans délai une quantité équivalente ou supérieure de trafic malgré des effectifs moindres, l’administration doit mesurer l’effort considérable que cela représente. Lorsqu’une catégorie de personnels permet, seule, par les concessions qu’elle accepte, de résoudre de si gros problèmes, la reconnaissance doit être substantielle, aussi bien sur le plan moral que sur le plan social.

En particulier, si nos conditions d’emploi se rapprochent de celles de nos homologues européens en termes de souplesse et d’efficacité pour l’employeur, les points d’écart qui restent en notre défaveur, tels que la durée hebdomadaire du travail, l’âge tardif de départ à la retraite, et nos rémunérations inférieures, devront converger de manière immédiate et sensible.

À l’administration, comme aux détracteurs de toujours, qui prétendent défendre les avancées sociales que nous avons conquises, nous adressons un message sans équivoque. Nos intérêts et nos opinions peuvent diverger, et dénigrer le vrai travail accompli fait partie d’un certain « jeu ». Mais ceux qui ont la mémoire courte ou qui voudraient réécrire l’histoire, devraient se souvenir. Ils devraient se rappeler qui d’entre nous s’est battu, qui a obtenu le droit de grève aujourd’hui bafoué, qui a forgé le statut ICNA qu’ils tentent de faire leur, qui a négocié, pas à pas, envers et contre tout, et depuis toujours, les conditions d’emploi qu’ils nous accusent de vouloir trahir aujourd’hui. Et de l’autre côté, les chéfaillons, ceux qui se drapent de leurs galons et de leur importance toute relative, derrière lesquels ils voudraient cacher l’absence totale de gestion et de clairvoyance dont ils font preuve depuis tant d’années, devraient se reprendre. Ceux qui viennent à l’instant de s’offusquer, comme s’il était faux de dire qu’ils ont saccagé l’héritage dont ils avaient la charge, devraient se souvenir de ce qu’ils doivent aux ICNA. Ils devraient se rappeler combien ils demandent à cette profession, capable de travailler avec des outils d’un autre temps, aussi sûrement et pour moins cher que dans les autres pays. Et ils devraient surtout se souvenir de l’histoire, et ne pas douter un seul instant que le SNCTA défendra les contrôleurs jusqu’au bout, s’ils tentaient de passer en force.

Ne pas évoluer, c’est mourir. Et même si on préférerait pouvoir l’éviter en privilégiant un statu quo réconfortant, en cédant au chant des sirènes et aux belles promesses des bonimenteurs, on ne peut parfois pas y échapper. Nos racines syndicales parlent pour nous : nous regardons vers l’avant. Les avantages acquis ne sont rien : ce sont ceux à conquérir qui comptent.

CDG — La vérité, toute la vérité... (1.0 MiB)

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Expés et nouveau TDS

Bouton rouge « help »

L’administration a enfin constaté que le problème des effectifs était réel. L’organisme relance le GT TDS avec les OS : il veut définir le fonctionnement des années à venir et réfléchir à des solutions de type « expé » évoquées dans le protocole 2016.

CDA LFPG 177 - Expé TDS (0.8 MiB)

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CDG en mutation

CT CDG/LB de décembre : le SNCTA écouté sur de nombreux sujets ! L’organisme semble vouloir enfin donner un cap et créer les conditions de l’avenir pour le 1er aéroport français. Remettre la navigation aérienne au centre des préoccupations passe par la prédominance de l’expertise des contrôleurs aériens dans le processus décisionnel. La réorganisation en marche doit permettre de faire prévaloir la réalité opérationnelle.

CDA LFPG 176 - CDG En Mutation (1.0 MiB)

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Effectifs à CDG, quelles perspectives ?

Les effectifs de CDG sont en baisse constante depuis 4 ans. Nous n’avons pas arrêter de tirer la sonnette d’alarme, en vain. Le service et l’organisme ont tour à tour nié, puis caché le problème entre autre grâce à la flex que fait CDG depuis des années déjà. On arrive aujourd’hui tellement bas qu’il n’y a plus de cadre légal pour savoir quelles positions fermer et quelles capas poser. Jusqu’où ira-t-on ?

CDA LFPG 173 - Effectifs Quelles Perspectives ? (0.8 MiB)

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Bilan de l’été 2015

Après les étés 2013 et 2014 et le fameux « plus jamais ça », la période de charge 2015 vient de se terminer et le CRNA/Est est repassé à un tour de service plus classique. Les premiers chiffres bruts connus, l’heure est au premier bilan.

La section locale du SNCTA profite de cette occasion pour remercier chaleureusement tous les contrôleurs qui, par leur professionnalisme ont permis à cette première phase expérimentale de se dérouler dans les meilleures conditions.

Résultats

L’administration a présenté le 23 septembre 2015, au cours d’un comité de suivi ouvert aux équipes, un premier bilan chiffré de l’expérimentation RH. Ce comité devra au moins se réunir une nouvelle fois d’ici le 31 mars 2016. Les premiers retours des équipes sont prometteurs. Elles se prononcent de façon unanime et sans équivoque sur le succès de cette expérimentation et elles confirment leurs souhaits de reconduire l’exercice l’été prochain si les conditions acceptables étaient réunies.

Ce résultat ne doit cependant pas occulter tous les obstacles administratifs ou idéologiques qui ont failli porter un coup fatal à la volonté rémoise de ne plus subir l’augmentation inexorable du trafic estival. Que de temps passé, de minutes de délai accumulées, de discussions et de réunions à n’en plus finir, de préavis déposés pour au final, accoucher d’une expérimentation de quelques semaines, dans la précipitation, l’intrigue et la tension. Il aura fallu une mobilisation sans faille du SNCTA, pour permettre l’amélioration de la sécurité dans un centre abandonné par une DSNA exsangue.

Les points clés de l’expérimentation

Débutée le 22 juillet, elle déroge à deux principes : le 1 jour sur 2 sur le cycle, et les 25 % de temps de pause sur la durée de la vacation. Pour compenser le premier point, une récupération est associée à chaque 7e vacation effectuée (elle devra être utilisée pendant la période dite de « transition » ou de moindre charge). Pour le second, le cadre fixé était de réduire globalement (à l’exception des nuits) la durée des vacations pour qu’elles ne dépassent pas 8 h 30 : Objectif atteint.

Les chiffres

La salle de Reims peut se féliciter des excellents résultats obtenus. Dans un contexte global d’augmentation du trafic de presque 3 % par rapport à 2014 (record de vol le 24 juillet avec 2 960 vols), la sérénité des personnels en salle est enfin retrouvée pour les CDS, ACDS, et surtout pour les contrôleurs sur positions. Ainsi, on ne compte plus aucun dépassement d’UCESO sur la période d’expérimentation, et on observe une diminution drastique du temps où le nombre de secteurs ouverts égale le nombre de secteurs disponibles: Objectif également atteint !

Toujours côté chiffre, que dire de la réduction de plus de 40 % des délais RH ? Si ce n’est que ce résultat est remarquable. Le bureau de section est fier de ces résultats, fier d’avoir été accompagné par le bureau national et la Salle de Reims dans la réussite de cette expérimentation.

Que dit l’administration ?

Ces remerciements, les Rémois les ont désespérément attendus de la part du service. Notre naïveté a vite fait place au dépit, Monsieur le chef de centre se concentrant particulièrement sur les points noirs, se contentant de parler de résultats « relativement bons », en demi teinte. Il semblerait que les négociations d’un éventuel step 2 ont déjà démarrées dans la tête de l’administration.

Dans ce contexte délicat, le comité de suivi n’a pas hésité à contenir les velléités administratives. Si les participants se félicitent du résultat concernant la facilité de gestion de la salle, certains points limitant ont été clairement identifiés :

  • le démembrement des nuits dû aux montées décalées de 4 à 5 PC dès 16 h 30 ;
  • une gestion des multiples extensions problématique pour les CDS ;
  • le préavis des dépôts de congés à 30 jours trop restrictif (l’administration ne jouant pas le jeu des dépôts tardifs) ;
  • une durée d’expérimentation limitée à la période de charge et un nombre de JE contenu.

La section locale du SNCTA portera une attention particulière à l’avis rendu par le comité de suivi, car l’heure est désormais à la réflexion. Les projets calamiteux que la DSNA veut imposer à la salle de Reims doivent être abandonnés, et la préparation du prochain été aéronautique doit être notre principale préoccupation. S’agiter en avril-mai pour un début d’expérimentation à la mi-juillet, la salle dit NON !

Le bureau de section du SNCTA refuse que la prochaine réunion du comité de suivi ait lieu début 2016 comme annoncé par le Chef de Centre et souhaite sa tenue dès le mois de novembre. Elle aura pour but d’annoncer aux équipes les ambitions de l’administration pour l’été 2016. La venue de la DO et de la DSNA serait d’ailleurs souhaitable afin que les Rémois entendent clairement quelles sont les ambitions affichées au niveau national.

L’administration semble décidée à ce que l’expérimentation entamée cette année à Reims se poursuive l’année prochaine. Pour autant, par manque d’anticipation elle risque de louper le créneau et les Rémois en seraient les premières victimes. Une chose est sûre, si l’administration veut avancer, elle devra passer par la case SNCTA.

Et pendant ce temps là, le swap : Les premiers créneaux de simulation ont commencé et le moins que l’on puisse dire et que cela ne se passe pas très bien. Le SNCTA sera particulièrement vigilant à ce que les inquiétudes des contrôleurs puissent être entendues. Le bureau de section ne saurait se contenter de ce simulacre de questionnaire de la DSAC. Le temps de l’action est proche.

Arrêtons de nous disperser dans des projets inutiles et mettons nous travail.

L’été 2016 se prépare maintenant !

LFEE15-1003 Bilan été 2015 (0.5 MiB)

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Conciliation difficile, équilibre instable

Colonne de pierres noires et blanches avec une feuille au sommet

C’est dans un climat de tension extrême que s’est achevée la négociation entre le gouvernement d’un côté et, de l’autre, SNCTA et Force ouvrière unis pour la défense des personnels. Un pouvoir politique tendu et fermé face à deux syndicats déterminés : il aura fallu cinq jours de négociation, d’affrontement devrait-on dire, pour casser cette spirale qui conduit à la dégradation sans précédent des conditions d’emploi, de rémunération et de retraite des personnels.

Un seul objectif, la défense des personnels

Le SNCTA recherche depuis des mois les moyens permettant de protéger les conditions générales d’emploi des contrôleurs. Il met en œuvre tous les moyens pour faire aboutir les revendications qu’il a portées pendant la campagne électorale et auxquelles les contrôleurs ont majoritairement adhéré. Amélioration du mode de gestion des ressources humaines, défense du pouvoir d’achat et des retraites et sécurisation de la stratégie technique constituent les principaux axes d’action du SNCTA. Pour assurer le succès de ses actions, le SNCTA, qui n’est pas lié au protocole 2013, a exigé une approche alternative pour faire aboutir les revendications d’une majorité de contrôleurs. Le gouvernement, fort du constat qu’il ne peut y avoir d’accord social solide sans le syndicat majoritaire des contrôleurs aériens, a autorisé l’ouverture immédiate de négociations. Cette décision est à l’origine de tensions et de blocages de tous ordres au sein de la DGAC depuis des semaines. Certains syndicats se sont en effet sentis trahis, voire humiliés, par le fait que le principal syndicat des contrôleurs puisse exercer le mandat que ces derniers lui ont confié lors des dernières élections.

Alors que le SNCTA lutte pour la défense des personnels, d’autres cherchent à tout crin à défendre leur influence ou à prouver leur existence. Pendant ce temps, l’administration et les pouvoirs publics avancent leurs pions. C’est ce constat qui a conduit le SNCTA et Force Ouvrière à s’allier pour revenir à l’essentiel : la défense des personnels. Par un travail constructif autour d’une plateforme partagée entre revendications transversales et catégorielles, les deux organisations ont fait front face aux agressions de l’administration et des pouvoirs publics. En décidant de déposer conjointement un préavis de grève de deux jours pour sécuriser les recettes de la DGAC, exclure ses personnels de la réforme du RIFSEEP, défendre leur pouvoir d’achat et protéger les contrôleurs des effets des lois sur les retraites, FO et le SNCTA ont montré la voie d’un syndicalisme responsable.

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