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Tag: FIR

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CDA LFEE — Le déplafonnement débranché par la DO

Le CT DO du 7 octobre devait rendre son avis sur le projet de déplafonnement de la FIR Reims. Alors que les centres avaient réussi à s’accorder sur un dispositif CA, les aspects RH devaient être finalisés pour permettre la mise en place du projet. Las ! Le point est retiré de l’ordre du jour. Le déplafonnement ne se fera pas. Récit d’un fiasco.

Genèse du déplafonnement 2.0

Le projet de déléguer les espaces du CRNA Est en dessous du FL195 a connu un premier échec en 2016, officiellement, pour incompatibilité avec les échéances de 4-Flight. De retards en retards, le projet refait surface et est réactualisé en décembre 2018 sous la forme d’un nouveau mandat DO.

L’objectif est louable : délester Reims d’une partie d’un secteur pour se con-centrer sur le trafic en UIR en croissance, faciliter la mise en place du free route et contribuer à réduire le temps de formation.

Le mandat est relancé mais le déplafon-nement reste plus que jamais contraint par 4-Flight. Les experts des trois centres vont consacrer une partie de leur été à répondre au cahier des charges dans les temps impartis.

Un communiqué d’AG prétexte

Arrive le CT DO. Le DO évoque un communiqué d’assemblée générale à Bâle intervenue une semaine plus tôt pour justifier l’abandon du projet. Un passage sur le « planning utopique » du déplafonnement (prévu en décembre 2020) retient son attention. Le signal envoyé montre que la motivation sur place semble insuffisante et introduit un risque extérieur à 4-Flight qu’il ne veut assumer.

L’UNSA-ICNA et surtout la CGT qui a mené cette AG sur la base d’informations parcellaires, disent apprécier le report, sans bien mesurer les conséquences sur les deux approches. Les ressources sûres (sorties ÉNAC, EP/SP, RUE) et les plans d’affectation prévus sur plusieurs années pour augmenter leurs effectifs et pouvoir récupérer ces espaces sont annulés !

Que de temps perdu… Le SNCTA s’inter-roge sur l’opportunité d’avoir réouvert le dossier alors que les raisons invoquées à l’arrêt du projet étaient dès le départ identifiées.

Aucun élément déjà connu n’a été présenté en CT DO. Rien de nouveau ne justifiait ce coup d’arrêt brutal.

Bon courage pour motiver les personnels à s’investir dans cette arlésienne une troisième fois !

Dérisquer 4-Flight, vraiment ?

Il n’est pas sûr pour autant que cet abandon facilite la mise en place de 4-Flight à Reims. Cela va plutôt entraîner un surcroît de travail :

  • en subdivision étude d’abord pour paramétrer les secteurs FIR alors que le poste est pour l’heure vacant !
  • en subdivision instruction ensuite pour intégrer la FIR dans le planning de transformation et créer des simulations supplémentaires.

Il n’était pas non plus nécessaire de rajouter du mécontentement à Reims tant l’absence de réponse devant l’immense défi que représente la transformation des contrôleurs exaspère.

Reims demande des réponses

Ce projet devenu caduc pouvait donner un appel d’air bienvenu dans un centre confronté à un niveau d’effectif qui dépasse le seuil d’alerte.

L’administration doit maintenant assumer cet échec et se donner les moyens de conserver la FIR à Reims. Le SNCTA attend ainsi que l’effort sur les effectifs soit redoublé : les ressources supplémentaires qui étaient réservées aux deux approches dans le cadre du transfert doivent désormais être attribuées au CRNA-Est.

4-Flight devenant l’unique horizon du centre, le SNCTA déconseille à l’adminis-tration de troubler cette priorité affichée par des projets d’importances secondaires et l’enjoint plutôt de s’activer à proposer un plan de transformation cohérent !

Le SNCTA regrette le temps perdu dans ce projet qui fait pschitt. La DO doit assumer cet échec qui reporte au mieux le déplafonnement aux calendes grecques, voire signe son arrêt définitif.

Le CRNA Est continuera de contrôler sa FIR pendant longtemps et l’administration doit s’en donner les moyens ! Les ressources humaines prévues dans la mise en œuvre du projet devront notamment être redéployées à Reims.

2019-10-13 CDA LFEE Déplafonnement (0.2 MiB)

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LFST CDA-Projet déplafonnement : au bout des limites

La valse du projet : 1 pas en avant 2 pas en arrière

Tout d’abord lancé en 2016, les personnels s’étaient déjà beaucoup investis dans le projet de déplafonnement de la FIR Reims. Malgré de nombreuses réunions, cette première mouture du projet n’avait pas abouti. 

Compte tenu du glissement du calendrier de la mise en service de 4-Flight, de l’augmentation du trafic et de la baisse des effectifs, le projet a été relancé à la demande de la DO. Les personnels de Strasbourg, à commencer par les contrôleurs, sont retournés autour de la table des « négociations » afin de trouver une solution viable au projet et redonner une dynamique positive au centre. Forts des erreurs du passé et conscients qu’un projet de cette envergure nécessite de faire des compromis, les membres du GT CA ont réussi à s’accorder sur un schéma tactique et une découpe d’espace. Et des concessions Strasbourg en a fait beaucoup :

  • Re-routage de plus de 60% des trafics dont il a la gestion
  • Abaissement des profils de vol
  • Création d’une box pour permettre à Bâle de mieux gérer ses arrivées du Nord

Les contrôleurs de Strasbourg ont déjà consenti à beaucoup de concessions pour que le projet puisse aboutir. 

Travaillez bonnes gens…

Le calendrier étant très serré (la mise en œuvre de 4-Flight impliquant une reprise à l’automne 2020), un go/no go technique devait être donné au début de l’été. Cette décision a été reportée au CT DO à venir en raison de données manquantes ou insatisfaisantes. L’étude devant néanmoins se poursuivre, les membres du GT CA ont été chargés de faire une étude des besoins RH pour leur centre respectif avant la fin du mois d’août.

Le GT a travaillé pendant l’été et produit un document chiffré et argumenté sur les besoins du centre, tant au moment de la reprise, qu’à différentes étapes après la mise en œuvre du déplafonnement, jusqu’à atteindre le besoin opérationnel nominal défini.

Le SNCTA tient à féliciter les membres strasbourgeois du GT CA pour leur professionnalisme, leur implication, la clarté et l’honnêteté du document produit.

CT DO : le compte n’y est pas !

Le CT DO, initialement prévu le 24 septembre, se tiendra le 7 octobre. Les documents préparatoires sont loin de donner entièrement satisfaction. La bonne nouvelle est l’arrivée de sorties ENAC à Strasbourg et Bâle début 2020, sous réserve que le projet soit validé : seules des affectations de ressources sûres sont garantes d’une inversion de la courbe des effectifs ! Le plan d’affectation évoqué devra permettre d’arriver à l’effectif opérationnel cible d’ici 2025 en intégrant des ressources sûres.

En revanche, le tableau d’armement et donc le BO associé à ce projet est très insatisfaisant. Au travail rigoureux des membres du GT, la DO oppose un tableau d’armement donnant pour la reprise un BO de 54 PC sans aucune donnée statistique pour appuyer ce chiffre. Pire encore, alors même que le SNCTA plaidait pour la prise en compte des statistiques d’ouverture des positions de 2018 dans le schéma d’ouverture des positions existantes, la DO se base encore et toujours sur les statistiques de 2016. Elle va même jusqu’à supprimer certaines ouvertures, pourtant reconnues, d’après la méthode qu’elle a elle-même fixée et déroge également aux critères qu’elle a elle-même définis (armement de la coord vigie dès que la salle IFR est ouverte) ! 

Par ailleurs, nous rappelons encore une fois que la mise en place de grands écrans en Vigie est un pré-requis à la reprise, surtout avec un effectif réduit qui, souvent, ne permettra pas l’ouverture de la salle IFR.

Le SNCTA ne validera pas ce projet avec un schéma d’armement donnant 54 PC. Nous sommes ouverts à la discussion mais la DO doit rapidement revoir sa copie et proposer un effectif revu à la hausse comme le préconisent les grilles d’armement fournies par le GT CA de Strasbourg.

LFST-CDA 5 Projet Déplafonnement Au Bout Des Limites (0.1 MiB)