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Tag: Multilatération

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Remote tower : « on ne désinvente pas une invention »

Engrenages

Dans plusieurs pays, dont la France, un nouveau concept émerge : celui des « tours déportées », ou « remote towers ». L’administration a mis la question à l’ordre du jour du protocole. Le SNCTA présente donc ici aux contrôleurs l’essentiel de ce qui concerne cette nouvelle technologie.

La genèse

Une remote tower est une tour de contrôle déportée : des caméras filment une plateforme, et l’image est présentée aux contrôleurs sur des écrans, dans une salle qui peut être implantée ailleurs. La salle peut donc, depuis un ou plusieurs postes de travail, présenter un ou plusieurs aérodromes.

Historiquement, le concept de remotely operated towers a été initié et financé par la Commission européenne en 2006. L’objectif recherché était de pouvoir maintenir la viabilité économique des services du contrôle sur des aéroports à très faible trafic.

Le premier cas d’application pratique envisagé était un aéroport n’ayant qu’une ou deux rotations quotidiennes dans le nord de la Suède.

Ce système avait aussi pour but d’y résoudre un problème de ressources humaines, puisque les candidats ne se bousculaient pas pour aller y travailler.

La Suède a donc fait office de pionnier dans ce domaine. Elle fut bientôt rejointe par l’Allemagne, qui explore notamment les aspects cognitifs du concept sur les contrôleurs.

Aujourd’hui, plusieurs industriels qui développent des outils de contrôle aérien ont mis en place des dispositifs de remote tower. Certains de ces équipementiers sont d’ailleurs parallèlement candidats pour l’appel d’offre SYSAT (qui n’est cependant pas concerné par le concept remote).
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Quel avenir pour les senseurs ?

Œil avec viseur

Les antennes de détection ont un impact direct sur la qualité des informations qui sont délivrées aux contrôleurs et donc sur la sécurité des vols et la qualité de travail. Ces infrastructures techniques ont beaucoup évolué depuis le radar : les nouvelles technologies permettent aujourd’hui, à moindre coût, d’élargir la couverture de détection et d’en améliorer la précision. À quelques exceptions près, la règle de la DSNA est pourtant de continuer à s’en passer. Le SNCTA, pour raison de sécurité, demande un changement de culture.

Le RADAR n’est plus le nec plus ultra

Il existe essentiellement quatre familles de senseurs qui assurent la détection des aéronefs :

Le RADAR primaire

Hérité de la seconde guerre mondiale, il permet de détecter toute masse métallique. Il est donc exhaustif, même avec les cibles non-coopératives (sans transpondeur), mais doit être employé couplé à un autre dispositif pour pouvoir identifier les cibles correctement.

Le RADAR secondaire

Il s’appuie sur le principe d’interrogation/réponse d’un transpondeur embarqué. Ce transpondeur transmet un code à quatre chiffres (mode A), une altitude (mode C), et même beaucoup plus (mode S).

Dans la décennie 2000, la France a réalisé un vaste programme de couverture mode S monopulse qui permet une bonne couverture au-dessus de 5 000 pieds.

L’ADS-B et l’ADS-C (Automatic Dependant Surveillance)

Contrairement au radar, avec cette technologie la position des avions n’est pas déterminée par les équipements au sol, mais par les équipements embarqués, qui transmettent l’information au sol, dans le sens unique bord-sol pour l’ADS-B (Broadcast) ou à double sens pour l’ADS-C (Contract), le sol interrogeant le bord.
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