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Tag: organisation du travail

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La preuve par l’exemple

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Une nouvelle version de l’application mobile du SNCTA est disponible.

Pensez à faire la mise à jour en suivant cette procédure un peu particulière.

La section locale de L’USAC-CGT a publié un tract suite au dernier CT local. On y apprend avec bonheur qu’elle a enfin consenti à se renseigner sur les chiffres d’effectifs ICNA à CDG. Nous saluons cet effort, qui arrive après plusieurs années de travail de la part du SNCTA. Malheureusement ce qu’on y lit ensuite ne fait que nous conforter dans nos premières impressions : par manque de travail et donc de maîtrise des dossiers, ces gens préfèrent une opposition dogmatique.

Le GT TDS

Le problème de gestion des RH n’est pas nouveau puisque Bernard Sonck a lancé il y a plus de 8 ans le GT QICA. On a eu ensuite le GT TDS, le GT Nouveau Cycle, puis le GT Effectif, puis un autre GT Effectif. C’est alors que la CGT nous propose une solution impériale, une idée novatrice, assurément L’Alternative : lançons un GT TDS !

Comment ne pas se douter qu’un énième GT, mené par une administration locale passée maître dans l’art de nous faire travailler en dehors des clous, finirait aussi mal que les précédents ? La solution qui nous a conduit à ce TDS superflex avant tous les autres centres serait celle qui nous en sortirait ? Le subterfuge qui a permis à l’administration de ne pas recruter, de ne pas réguler, tout en évitant le soulèvement des personnels, nous offrirait aujourd’hui les garanties du succès et du renouveau ? Allons un peu de sérieux !

Le temps de pause

On lit dans ce communiqué, en gras comme s’ils avaient découvert le défaut dans la cuirasse : « le passage de 25 % à 20 % du temps de pause, sur un cycle de 32 h… »

  • D’abord, si l’USAC-CGT avait ne serait-ce que daigné jeter un œil à la proposition de cycle expé, elle saurait que le temps de pause y est de 24 %.
  • Ensuite, son calcul, presque juste, mais finalement erroné, nous fait sourire : essayant maladroitement de reprendre une démonstration exécutée par nos soins en réunion de travail, elle se mélange les pinceaux entre semaine et cycle de travail.

Du coup les chiffres sont faux, et le résultat bancal. Mais surtout, cette approximation souligne une fois de plus l’amateurisme de ces gens, sur des problématiques aussi importantes pour notre centre et notre profession en général.

Petit rappel donc : un cycle dure 12 j. pour environ 55 h de travail, et une semaine 7 j. pour en moyenne 32 h. Faute de comprendre la différence, on mélange les hypothèses et la conclusion devient vite approximative. Pour être plus sûr de ne pas s’emmêler, ne pas hésiter à redemander au SNCTA avant de s’aventurer dans des explications compliquées…

Le service technique

Mais revenons à l’argument massue que cette démonstration devait prouver : la réorganisation du ST. Soudain tout s’éclaire : la CGT est sur tous les fronts, mais elle n’apprend jamais !

Elle nous explique donc que le ST s’est réorganisé selon les textes en vigueur et s’est fait avoir. Oui, c’est manifeste ! Et c’est bien pour ça que nous avons négocié un cadre spécifique différent du cadre légal actuel (le « fameux » arrêté de 2002), notamment parce qu’il empêche l’administration d’imposer ses choix ! Il permet même à ceux qui ne savent pas de quoi ils parlent d’empêcher les autres de faire des expé. : c’est dire !

Les risques de débordement à la fin des expés ? Identiques à ceux d’aujourd’hui, puisque c’est le paquet législatif actuel qui est valable par défaut. Alors à moins que passe une nouvelle loi avec un 49.3, ça devrait aller. Vous penserez à ne pas abuser du préavis de grève que personne ne suit chez les contrôleurs pendant les élections présidentielles, hein ? Ca serait ballot de donner au gouvernement une raison de tordre les ICNA…

Mais ne désespérons pas, l’UNSA a fini par comprendre que le cadre expérimental est plus sécuritaire et tente maintenant de raccrocher les branches du GT7, alors peut-être le pourrez-vous aussi…

Le cadre national

Un peu plus loin dans le même tract, la CGT dit qu’elle exige un cadre national. Euh, c’est le cas les gars… C’est vrai que vous ne l’avez pas signé, mais nous pensions que vous aviez quand même lu le protocole !

En fait, tout est dedans : comme pour le cadre actuel, il y a un paquet de règles nationales, très strictes, auquel chaque TDS local doit répondre pour avoir le tampon expé. Sinon, l’arrêté dérogatoire des expés ne peut se substituer à l’arrêté de 2002. Et, comme aujourd’hui, chaque TDS est logiquement du ressort du CT local.

Rassurez-nous : vous ne parliez quand même pas de décider nationalement du TDS de chaque centre ?

Plein d’espoir

Mais nous sommes un syndicat résolument positif, et souvent dans le passé vous nous avez prouvé être moins CGTistes qu’ailleurs, nous ne retiendrons donc que l’essentiel de votre tract :

  • la proposition vous « semble intéressante à court terme » : ça tombe bien puisque la durée l’expé est au maximum d’un an,
  • vous ne dites pas toujours non : c’est peut-être juste un peu plus long pour vous,
  • vous n’aviez pas compris : pas de souci, ça arrive à tout le monde, surtout quand on n’a pas lu,
  • vous n’avez rien dit contre la prime : donc elle doit vous suffire.
Le SNCTA se réjouit d’avoir l’occasion de rassurer la CGT, et espère qu’elle saura profiter de cet échange pour montrer quel grand syndicat soucieux de tous les personnels elle est.Nous pourrions ainsi célébrer les fêtes de Noël le coeur léger, et aborder confiants et unis l’année 2017 qui se profile. Si par contre nous ne trouvions pas ce cadeau tant espéré au pied du sapin, soyez assurés que nous continuerions la pédagogie, en vous montrant comment sans rien savoir et en ne représentant personne, nous pouvons nous aussi choisir le TDS des copains !

183 - La Preuve Par L'exemple (791.0 KiB)

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Un saut dans l'inconnu ?

Choississez votre chemin : échec ou succès
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Les détracteurs des expé., UNSA en tête, utilisent tous les arguments possibles pour les décrier. Mais aucun ne résiste bien longtemps…

La disparition de la grille

La vulgarisation nous a amené à parler de suppression de la grille d’armement en salle IFR. C’est imprécis. Dans les faits, il ne s’agit pas d’une suppression pure et simple, mais d’une simplification de celle-ci. En effet, au lieu d’indiquer heure par heure qui arme quelle position, seuls les personnels présents aux bornes des différents créneaux seront connus.

Cela présente de nombreux gains pour les équipes, pour le système et pour l’administration :

> pour les équipes, plus besoin de faire de grilles, casse-tête par excellence, et des gains en souplesse de gestion ;

> pour le système, la grille ne correspondant pas en termes de relèves au TDS théorique, de nombreux problèmes d’analyse du sous-effectif tactique et de choix de régulations seront simplifiés ;

> pour l’administration, la grille simplifiée permettra une meilleure lisibilité des effectifs présents, des effets de marge, de la gestion des différentes catégories de personnels opérationnels. La simplification permettra aussi de diminuer les problèmes légaux autour de l’armement.

Le recyclage des hors-salle

Il y a aujourd’hui une grande disparité entre les détachés se programmant sur des vacations équipe, et les détachés et assistants se programmant directement sur la grille. Les assistants sont nombreux à avoir exprimé des craintes quant au maintien de leur MU dans les nouvelles conditions proposées. Ils ont été entendus, et cet « évènement redouté » avait été identifié : c’est d’ores et déjà un des principaux points que devra surveiller le comité de suivi si les expé. sont mises en place. La MU des gens dont le renfort est nécessaire pour faire tourner le cycle ne saurait être mise en péril. L’ensemble des personnels hors-salle est indispensable à la bonne marche du centre tant pour la partie purement opérationnelle, que pour le travail de support et d’accompagnement que fournissent les subdivisions. Le SNCTA est par ailleurs très conscient de leur vulnérabilité et du sous-dimensionnement du hors-salle à CDG, et nous n’avons pas manqué de l’écrire et de le dire chaque fois que ça nous a été possible. Nous sommes cependant confiants que tout en permettant aux assistants et aux ILLD de maintenir dans de bonnes conditions, cette nouvelle organisation permettra à ceux qui sont victimes du bon vouloir de l’auteur de la grille de maintenir beaucoup plus sereinement.

La formation des QICA

Là encore, il ne faut pas perdre de vue l’objectif des expé. : le projet existe pour pallier une diminution du nombre des PC en équipe. Il est donc impossible d’accepter un système qui allonge le temps de formation ZZ. Là encore, ce sera un point de surveillance majeur du comité de suivi. En effet, si le temps de formation devait pâtir de la régulation à l’entrée en salle, c’est toute la raison d’être du projet qui serait ébranlée.

L’estimation que nous faisons ici repose sur un constat simple : un nombre considérable d’heures de fréquence programmées ne sont pas effectuées. Les stagiaires font des journées avec très peu d’heures profitables. Il y a un bouchon de formation à l’arrivée (plus précisément à l’INI), et on fait pourtant entrer en salle plus de stagiaires qu’on ne sait former de PC.

Les conséquences de cet état de fait sont problématiques : trop de stagiaires ont besoin des mêmes heures au même moment, et tout le monde se répartissant un trop maigre gâteau, il y a du « gaspillage » car la programmation individuelle est clairsemée. Cela se traduit par un allongement de la durée de formation et une augmentation du nombre d’heures nécessaires pour se qualifier. Comme le problème se situe à l’arrivée, les stagiaires sont qualifiés départ avec un nombre d’heures d’INI et d’ITM trop faible. Or à l’entrée en équipe, on passe en 1 j. sur 2, dont seulement la moitié se font en salle. Soit passer de 4 jours sur 7 en salle à 1,75 jour par semaine maximum au moment le plus critique. Et tout ça sans oublier qu’on n’est pas programmé le week-end : le ratio tombe alors à 1,25…

Il est donc évident qu’une régulation est nécessaire pour mieux former. Toute temporisation supplémentaire pour faire tourner un cycle étant contre-productive, nous serons donc extrêmement vigilants en comité de suivi sur l’évolution du temps de qualification à la mention ZZ.

Les risques de dérive

C’est peut-être le plus gros progrès qu’apportent les expés à CDG. Après avoir vécu tant d’années dans un système d’organisation du travail découlant de l’arrêté de 2002, nous pouvons en tirer un constat unanime : il n’y a rien eu pour nous empêcher d’en arriver là ! Nous sommes donc le seul centre de la DSNA qui soit à la fois le plus en sous-effectif, et ayant déjà offert le plus de flexibilité ! Et ce n’est pas étonnant ! En effet, comment mieux faire tourner un centre qui n’est pas au BO qu’en faisant de la flex ? Et comment moins empêcher tout cela qu’en le faisant en conformité avec le cadre réglementaire ?

C’est pour cela que le SNCTA voit dans le cadre expérimental une protection : il n’est pas possible pour l’administration de passer en force. Elle ne peut pas, contrairement à toutes les autres décisions de CT, imposer quoi que ce soit dans le cadre des expé. : ni les mettre en place, ni les modifier, ni les continuer plus longtemps que prévu. La même règle, qui permet aujourd’hui aux syndicats minoritaires d’exercer leur pouvoir de nuisance, est celle qui les protège du « Cheval de Troie » dont-ils parlent sans cesse ! Incohérence, quand tu nous tiens ! Pour une fois qu’on nous donne le pouvoir de nous opposer aux désirs de l’administration, ils préfèrent le refuser pour rester dans le système qui nous a déjà tant coûté…

La prime

Sur ce point, la CGT est des plus cohérente : non-signataire assumée du protocole et « Robin des Bois » revendiquée de la DGAC qui estime que les ICNA volent le reste de la maison, il est logique qu’elle soit contre toute forme de rémunération spécifique. C’est idéo. mais logique.

L’UNSA par contre, a essayé de nous expliquer qu’ils n’étaient pas des « vendus », comme si proposer à l’administration l’individualisation des horaires sans contrepartie allait la retenir de continuer dans la direction la plus simple, la plus efficace et la plus économique pour elle…

Nous préférons une lecture plus pragmatique : les efforts dans le sens de la flexibilité que font les personnels de CDG depuis des années ne sont pas finis, mais ils sont enfin payés. Il était temps ! Et plus nos efforts seront chers pour l’administration, plus elle verra qu’il vaut peut-être mieux pour elle avoir plus de contrôleurs et moins de flex pour le même prix. Sinon, pourquoi s’arrêter, pourquoi recruter ?

Nous avons nous-mêmes fortement critiqué ces expés protocolaires qui ne sont pas adaptées à CDG et à nos problématiques. Mais face à tous les mauvais choix qui sont devant nous, nous avons su reconnaître lesquels étaient sans issue. Nous avons proposé une alternative au pis-aller, sur laquelle aucun de nos détracteurs n’a voulu travaillé, par pur dogmatisme. Ces expé. ne sont ni le Grand Soir, ni la panacée. Mais toutes les menaces qu’on peut craindre au travers des expé. existent déjà dans le cadre réglementaire actuel. Si l’UNSA avait un tant soit peu travaillé le sujet, elle ne serait pas dans cette opposition stérile. Si cette section de 4 adhérents n’exprimait pas uniquement l’avis de ses secrétaires, elle réaliserait qu’elle ne défend pas les ICNA, mais les enfonce.

Si l’UNSA n’avait pas pour seul ADN son rejet du SNCTA, elle se rendrait compte que le Cheval de Troie, c’est elle.

181 - Un Saut Dans L'inconnu (789.6 KiB)

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La section a choisi

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La section SNCTA de CDG a été consultée en prévision du CT du 13 décembre, et le taux de suffrages exprimés a atteint 94 %.

96 % rejettent le projet de TDS conforme à l’arrêté de 2002 proposé par l’administration

94 % approuvent le projet de TDS « Expé » repris des propositions locales du SNCTA

C’est un résultat sans équivoque, par lequel la 3e section SNCTA de France en nombre d’adhérents vient d’éclairer tous ceux qui s’interrogent sur la position des ICNA de CDG.

La Section A Choisi (294.5 KiB)

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Communiqué du comité national

Comité national
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Le comité national s’est réuni à Athis-Mons le 8 et 9 décembre. Il a analysé l’avancement des travaux concernant la mise en application du texte protocolaire signé il y a bientôt six mois.

En dehors du fait qu’aucune mesure indemnitaire n’est encore effective, les contrôleurs aériens retiennent surtout l’annonce, faite en septembre, de la suppression de six mois de revalorisation pourtant prévus dans le protocole. Le comité national réaffirme que ces six mois sont dus et que l’administration a donc, à cet égard, une dette envers les contrôleurs. Le comité national ne l’oubliera pas. Si des signes concrets n’arrivent pas rapidement pour prouver que l’administration souhaite respecter ses autres engagements, le SNCTA ne pourra plus se considérer comme lié par cet accord protocolaire.

Les contraintes sur la licence des contrôleurs se mettent en place dans de mauvaises conditions. Les évolutions sur les conditions de prorogations des licences de contrôleurs sont mal maitrisées, ce qui est source d’inquiétudes et de tensions dans les salles et les subdivisions. Le comité national assure que le SNCTA défendra sans réserve les contrôleurs et les organismes qui rencontreraient des difficultés, pour des raisons purement administratives, à faire proroger leurs mentions auprès de la DSAC.

Le GT sur l’évolution de l’organisation du travail des contrôleurs explore certaines pistes contraires aux valeurs du SNCTA. Face à la volonté de l’administration de modifier localement les tours de service, le comité national constate le blocage, à différents niveaux, des projets négociés par le SNCTA et portés par une très large majorité. Il réaffirme sa volonté de voir les contrôleurs conserver la maîtrise de leurs conditions de travail et mandate le bureau national en conséquence.

Le comité national dénonce le nouveau retard d’un an pris par le programme 4-Flight et les risques pesant sur les groupes 1 et 2 du programme SYSAT. Des moyens doivent être déployés pour tenir les délais prévus et répondre aux enjeux de sécurité et de capacité.

Le plan de performance européen RP3 va s’ouvrir et fait planer une nouvelle menace sur le financement de la DGAC. Le SNCTA saura peser sur les négociations de la même manière que pour RP2.

Adopté à l’unanimité

Communiqué du comité national (66.2 KiB)

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Les Cahiers du protocole — Organisation du travail : flexibilité subie ou expérimentations choisies ?

Stylo plume

Dans un contexte de forte croissance du trafic, avec des moyens techniques inadaptés et une raréfaction des ressources humaines, comment rendre un service public du contrôle aérien sûr et efficace ? Garantir la sécurité en maîtrisant le risque fatigue, respecter la qualité de vie au travail, améliorer la performance de la navigation aérienne : tels étaient les enjeux protocolaires de l’organisation du travail. Le mandat du SNCTA sur ce sujet très sensible était double : négocier un cadre alternatif protecteur pour les contrôleurs et obtenir des contreparties sociales aux efforts et aux contraintes.

La pression du trafic s’accentue

Après la crise de 2008, la reprise du trafic aérien initiée l’an dernier se confirme cette année (+5,7 % en juillet), amenant avec elle, chaque semaine, de nouveaux records dans les CRNA et dans un certain nombre d’approches. Longtemps attendue pour des raisons financières, cette reprise était aussi redoutée par les contrôleurs car la DSNA n’est pas prête du fait d’outils de contrôle inadaptés et d’une baisse des effectifs opérationnels, baisse qui se poursuivra inexorablement jusqu’en 2020.

Le SNCTA en a fait le constat depuis longtemps, le rapport « Vernhes » l’a confirmé il y a presque deux ans : pire qu’une forte augmentation mensuelle, ce sont les très fortes augmentations à la pointe, la saisonnalité et les évolutions des flux qui occasionnent les plus grandes difficultés dans la gestion du trafic. Les retards s’accumulent : depuis le début de l’année, le retard moyen par vol a doublé. Les contrôleurs aériens, en première ligne, doivent faire face à la pression du trafic qui génère des augmentations du stress et de la fatigue. Ainsi, ils voient conjointement la qualité du service rendu aux usagers et leurs conditions de travail se dégrader.

La nécessité de sécuriser l’organisation du travail

À ce stade, sans outils de nouvelle génération et sans effectifs à court terme, les seules pistes d’amélioration ou de non-dégradation de la situation reposent sur l’organisation du travail des salles de contrôle. Localement, dans les CRNA et les grandes approches, les services arrivent avec leurs lots de problèmes à résoudre, de propositions d’aménagements des tours de service faisant peser toujours plus de contraintes sur les contrôleurs : vacations de plus en plus longues, diminutions des droits à congés, vacations complémentaires plus nombreuses, besoins de flexibilité supplémentaire, secours chauds… La liste augmente avec les délais !

Face à toutes les initiatives des encadrements locaux s’appuyant sur les textes règlementaires en vigueur, la responsabilité du SNCTA était de trouver des pistes d’évolution alternatives, acceptables du point de vue de la sécurité et des contraintes pesant sur les contrôleurs, et d’en négocier les contours et les contreparties. Read more

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Flash Info — Protocole : check-list avant signature

Stylo plume

☑ Effectifs sécurisés : 315 recrutements ICNA sur la période 2017-2019 soit autant que de départs à la retraite prévus. Conséquence sur les effectifs opérationnels : baisse inéluctable jusqu’en 2021 puis remontée.

☑ Exclusion RIFSEEP : décision prise en réunion interministérielle le 6 juillet suite à la clôture des travaux sur le nouveau régime indemnitaire des corps techniques de la DGAC.

☑ Garantir les dispositifs de maintien de primes des contrôleurs : clarifiés et améliorés.

☑ Préserver l’ISQ et une prime spécifique aux contrôleurs : la prime licence de contrôle regroupera ISQ et Sup. ISQ.

☑ Ingénieur en chef pour tous :

  • nouveaux postes déclencheurs : contrôleurs experts ; 2 CdQ dans les organismes de moins de 24 000 MEq ;
  • mandat d’examinateur, d’évaluateur, facilitateur FH (plus de 500 nouveaux postes) : 1 an de fonction = 1 an de compteur IC.

☑ Pouvoir d’achat : +3 % en 2017 et +1 % en 2018 et 2019 (hors évolution du point d’indice) soit, en 2019, +375 € en moyenne en fonction des groupes (environ 425 € pour un CRNA). Plus de 500 nouveaux postes d’évaluateurs avec niveau d’EVS supérieur (+70 €).

☑ Retraites : augmentations de l’ATC (150 % les 2 premières années), de l’ISQ (+120 €) et du HEA3 de quelques points soit +550 € / mois pendant 2 ans puis +175 € / mois pendant 6 ans et +110 € / mois pendant 5 ans.

☑ Organisation du travail : expérimenter, à la pointe, une alternative choisie avec des vacations plus courtes et la fin des vacations complémentaires. La valorisation des nouvelles contraintes et des efforts consentis sera de 255 € à 600 € en fonction des cas.

☑ Reconnaissance de l’encadrement ICNA : augmentation de certains niveaux d’EVS, HEB pour les chefs SE des groupes A.

☑ Reconnaissance de l’expertise ICNA : contrôleurs experts, déclencheur pour l’IC et accélération de carrière (CUTAC).

☑ Registre des heures : application sans excès du règlement européen en utilisant le registre papier.

☑ Contrat ATC prévoyance : participation financière de la DGAC dans le cadre du nouveau référencement prévu des mutuelles.

La plupart de ces résultats sont issus de la conciliation du 1er juin.

Le comité national a mandaté le bureau national pour signer cet accord qui satisfait un grand nombre de revendications à des degrés divers.

Flash Info — Protocole : check-list avant signature (713.7 KiB)

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Section Locale SNCTA LFBB

écrans noirs

La section locale du SNCTA du CRNA SO réunie le 29 mars 2016 soutient le Bureau National dans la négociation du protocole 2016-2019.

La négociation débutée il y a plus de trois mois doit maintenant s’accélérer si l’administration et le gouvernement veulent vraiment trouver un accord qui permette à la DSNA de répondre aux enjeux de demain.

La section locale SNCTA du CRNA SO est prête à étudier des propositions d’aménagement de son cadre de travail dans le cadre d’expérimentations.

Pour cela les fondamentaux du travail en équipe, de vacations quotidiennes et d’amplitude horaire hebdomadaire plus courtes devront être respectés.

De plus, les efforts effectués quotidiennement par les ICNA pour rendre un service sûr et efficace devront être reconnus.

Enfin, la section locale s’indigne de l’allongement du calendrier annoncé par l’administration pour mettre en service des écrans de taille plus adaptée que l’écran actuel, condition indispensable pour une utilisation correcte de EEE.

Les ICNA n’assumeront en aucune façon les délais ATFCM pourtant annoncés sans l’arrivée de nouveaux écrans.

L’administration devra assumer, le cas échéant, son incapacité à fournir aux ICNA des outils techniques performants dans un contexte d’augmentation du trafic.

SLLFBB Réunion Section 2016-03-29 (62.9 KiB)

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Flash Info — Protocole V zéro !

Pièce de 0 centime

Pour faire face à la baisse inéluctable des effectifs des cinq prochaines années, à l’augmentation et à la variabilité du trafic ou encore aux nouvelles contraintes réglementaires européennes, un accord avec les contrôleurs est indispensable.

La v. 0 du protocole ne répond pas aux attentes du SNCTA et des contrôleurs qu’il représente majoritairement, pourquoi ?

  • pas de volet de social ni de perspective sur les effectifs ;
  • réforme du régime indemnitaire : trop d’incertitudes sur un sujet très sensible ;
  • expérimentations : une liste démesurée et inacceptable de contraintes ;
  • règlement européen : un registre des heures qui va bien au-delà du règlement, statut et nombre des évaluateurs de compétence linguistique inconnus.

Le SNCTA mobilise ses commissions et ses sections, négocie, porte ses revendications et ses conditions. Le mandat est clair :

  • obtenir une politique cohérente de recrutements et de gestion des effectifs ;
  • sécuriser l’organisation du travail : travail en équipe, 155 vacations, réduction du temps de travail et de la durée des vacations, maximum 7 j. / 12 sur une période limitée, autonomie de gestion tactique par les chefs de salle et de tour… ;
  • défendre notre régime indemnitaire, négocier des revalorisations statutaires (en salle et hors salle), des améliorations du pouvoir d’achat et des retraites, et une valorisation des expérimentations ;
  • développer et faire reconnaitre l’expertise des contrôleurs.
Le SNCTA travaille et négocie d’arrache-pied. Comme les contrôleurs, il sait ce qu’il veut et surtout ce qu’il ne veut pas ! Il attend une v. 1 bien différente de la v. 0 avec des réponses concrètes à ses revendications.

Flash Info — Protocole V zéro ! (1.0 MiB)

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2016 : Accord ou grèves ?

Pistolet tirant un fleur

Les sujets à négocier en ce début d’année sont nombreux et pour certains, urgents. Après deux ans de conflits à répétitions pour obtenir, dans un premier temps, un financement juste de la navigation aérienne, puis un accord prenant en compte les multiples contraintes réglementaires ou opérationnelles auxquelles les contrôleurs doivent faire face, le SNCTA va maintenant porter ses revendications sociales dans le cadre des négociations protocolaires.

Effectifs

Le maintien des effectifs de contrôleurs est une priorité pour remplir des missions sans cesse plus nombreuses : croissance du trafic aérien, projets techniques et recherches nécessitant une expertise contrôle, enjeux économiques, enjeux environnementaux…

Le SNCTA revendique un plan de recrutement pluriannuel garantissant la fin de la baisse des effectifs de contrôleurs à moyen terme (le temps de recruter et de former) et à long terme. Ce plan devra prendre en compte les départs à la retraite des ICNA de l’année n+6.
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Reniements et engagements non tenus

MOBILISEZ-VOUS-WEB

Il faut croire que l’action syndicale est un éternel recommencement : comme on enfile des perles, ces derniers jours, les mauvaises nouvelles sont succédées. Ainsi, entre renoncements, flous artisitiques et pressions adverses, des batailles que l’on croyait gagnées ne le sont pas si sûrement. Voici le panorama peu reluisant.

Nouvelle charge de la CE sur les taux

Expés rémoises enlisées

Retraite : ubuesque et pathétique

RIFSEEP : attaque sur nos primes

Négociations protocolaires : OUI ou NON ?

Le grand bazar de la grogne généralisée des OS

Pour toutes les raisons invoquées plus haut, le SNCTA a déposé, en coordination avec FO, un préavis les 2 et 3 juillet.

Faute de pouvoir tracer une ligne directrice claire et solide et en s’enlisant dans des tergiversations sans fin, les pouvoirs publics mécontentent tout le monde. Si nous ne faisons pas reconnaître nos revendications dans ce moment charnière, si nous acceptons que l’état revienne sur tous ses engagements avec mépris et/ou désinvolture, tous nos efforts depuis 2 ans, auront été vains. Nous ne pouvons et ne devons lâcher prise. Nous respectons l’état, l’état doit nous respecter. Nos conditions d’emploi, nos conditions de travail pour les années à venir en dépendent.

Les 2 et 3 juillet, tous en grève !

2015-06 25Com Grève Juillet Vmodif (923.3 KiB)