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Tag: Protocole

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Négocier c'est bien, agir c'est mieux

Table de réunion avec personnes autour

Alors que la préparation de l’été 2016 devrait être bouclée depuis des mois, les négociations protocolaires se poursuivent et l’administration locale ne sait toujours pas comment les contrôleurs Rémois vont pouvoir faire face à l’été qui approche et à la forte augmentation du trafic encore prévue cette année.

Bilan Expé 2015

Mardi 19 avril se tenait la 2e réunion du comité de suivi censée faire le bilan de l’expérimentation 2015. Ne tergiversons pas, les résultats sont bons. En terme de sécurité, depuis la mise en place, les dépassements d’UCESO ont disparu. Les délais RH ont quant à eux baissé de 42,25 % lors de la phase d’implémentation des JE et de 15,63 % sur l’ensemble de la période expérimentale.

Le CRNA-Est a ainsi vu, au cours de cette expérimentation, ses délais globaux (hors MTO, grève) baisser de 8,85 % alors que dans le même temps, l’augmentation du trafic faisait exploser les délais de nos voisins. Nous tenions à féliciter, une fois de plus, la cellule FMP du CRNA-Est qui a, par son efficacité et son avant-gardisme, participé activement à l’obtention de ces très bons résultats. La section tient à rappeler qu’une telle réorganisation du travail devait avant tout permettre aux contrôleurs Rémois de faire face au trafic estival en toute sécurité.

Le but principal du SNCTA est donc atteint, cette réorganisation ayant empêché tout dépassement d’UCESO. Elle a aussi permis de limiter drastiquement les occurrences et la durée où l’offre UCESO=UCESA, offrant une plus grande sérénité en salle.

Résultats des questionnaires

Pour rappel, cette étude visait à comparer la qualité de vie au travail et en dehors, ainsi que la fatigue ressentie dans le cadre de l’expérimentation en comparant les données de l’été et de l’automne 2014 ainsi que l’été 2015.

Sur les 271 ICNA du CRNA-Est, 57 ont eu le courage de le compléter jusqu’au bout. Ce pourcentage peut paraître modeste (21 %). Il a pourtant été jugé valide par les chercheuses du CNRS car la représentativité de l’échantillon des participants est conforme à la population globale rémoise. Les résultats du pré-rapport nous ont été rapidement présentés par le chef de centre en attente d’une synthèse globale du document qui sera plus largement diffusée.

D’après ces premiers résultats il semblerait que l’expérimentation ait eu un impact significatif sur la qualité de vie au travail de par la baisse de la charge de travail en salle de contrôle ainsi que de la fatigue ressentie en fin de vacation. Les résultats concernant la qualité de vie hors travail sont quant à eux plus nuancés avec des améliorations ou dégradations selon la vacation envisagée.

Compte tenu de la mise en place d’une 7e vacation, ces résultats semblent montrer que dans le cas de l’expérimentation rémoise, l’impact de l’ajout de ce 7e jour dans le cycle a pu être en partie compensé par la baisse de tension dans le reste du cycle.

Les négociations protocolaires

Alors qu’au niveau local, on se félicite de la réussite de l’expérimentation 2015 et de la sérénité retrouvée au CRNA-Est l’été dernier, les contrôleurs Rémois ne peuvent que s’indigner devant les lenteurs du processus protocolaire. La V1 du protocole censée préciser entre autre les grandes lignes du cadre expérimental et le volet social associé est annoncée depuis des mois mais tarde à venir.

Le CT initialement prévu le 27 avril a déjà été repoussé au 11 mai. Pendant ce temps là, le trafic remonte et les prémisses de ce que donnera notre futur été se font déjà sentir sur les secteurs depuis le mois de mars. Les prévisions de trafic ne sont d’ailleurs pas particulièrement rassurantes, le flux South-West axis étant prévu d’augmenter de 6,3 % en 2016. Les négociations protocolaires ont beau avancer, la section locale du SNCTA doute qu’en haut lieu, on prenne réellement conscience de l’urgence opérationnelle Rémoise. C’est inacceptable !

L’administration patine, tergiverse et les contrôleurs Rémois se demandent toujours quel va être le droit à congé cet été. Vont-ils devoir faire des JE ? Si oui à partir de quand ? Pour combien de temps ? Quel sera le volet social assujetti à cette nouvelle étape expérimentale ?

Ces questions ne peuvent rester éternellement sans réponses : les négociations protocolaires doivent rapidement se conclure afin qu’un éventuel accord puisse être trouvé en CT local. Sinon les rémois devront passer un été avec trop peu d’UCESO pour faire face au trafic estival, rendant les effets de bord des inévitables régulations difficilement maîtrisables et potentiellement dangereux.

Expé 2016 : À quoi s’attendre

Ne connaissant toujours pas quelle sera la boite à outil et la valorisation qui sera associée à une éventuelle mise en place, il nous est malheureusement difficile de rentrer dans les détails. Le bureau de section travaille depuis des mois sur divers tours de service permettant de faire face aux différentes conclusions des négociations protocolaires et à l’augmentation constante du trafic.

Lors des précédentes réunions de section, les grands axes de ce travail avaient été abordés. Vendredi dernier lors de la dernière réunion, ces TDS ont pu être présentés aux adhérents. Le bureau de section est resté dans la continuité du travail engagé l’année dernière tout en intégrant les attentes remontées par les chefs d’équipe lors des 2 réunions du comité de suivi. Pourtant si on veut qu’un tel changement se passe dans la sérénité et que les phases de transition soient acceptables, les Rémois ne peuvent pas attendre plus longtemps avant de se préparer.

L’administration doit comprendre qu’il ne suffit pas de vouloir mettre en place un nouveau TDS pour faire disparaître les contraintes engendrées par la mise en place d’un 7e jour dans le cycle et ce, durant la période la plus chargée de l’année. C’est pour cette raison que le SNCTA engage vivement les équipes à se préparer dès à présent à la mise en place d’une éventuelle expérimentation qui verrait inévitablement le retour des JE.

Comme nous l’annoncions dès le mois d’octobre dernier, l’administration, même si elle semble vouloir poursuivre les expérimentations à Reims, va finir par louper le créneau estival de par son manque de conviction, ses tergiversations et son manque d’anticipation.

CETTE SITUATION EST INACCEPTABLE !

Nous ne patienterons pas plus longtemps, messieurs, il est temps d’agir !

LFEE_CDA_NEGOCIER_C’EST_BIEN_AGIR_C’EST_MIEUX (0.4 MiB)

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La vérité, toute la vérité...

Loupe sur le mot « Faits » écrit en rouge

Alors que les négociations protocolaires sont en cours et que la profession sort, à nouveau, de plusieurs journées de grève, on entend une fois de plus tout et son contraire, notamment à Roissy où les rumeurs vont bon train. Alors plutôt que de laisser certains nous prêter des volontés auxquelles nous n’avons même pas pensé, autant tout mettre sur la table.

Une situation RH tendue

Ce n’est pas faute d’avoir alerté toute la DGAC depuis plusieurs années maintenant, de l’ICNA en salle au DG lui même. Et pourtant rien n’a réellement été fait pour endiguer cette baisse progressive et inéluctable. Car les chiffres sont implacables…

  • Besoin opérationnel du centre (BO calculé par l’administration elle même) = 236 dont 204 PC en équipe ;
  • Nb maxi atteint en équipe = 192 (ce qui explique que les équipes n’ont jamais pu être 17 et que le patch dit temporaire et prévu pour un an au maximum existe encore plus de 4 ans après) ;
  • Nb actuel de PC en équipe = 180 ;
  • Estimation de l’administration pour fin 2016 = 175 ;
  • Estimation de l’administration pour fin 2017 = 165.

Une simple division vous amènera à constater que nous sommes d’ores et déjà à la fin des équipes à 15 ! Alors maintenant que le constat est posé, reste la seule question qui vaille : que fait-on ?

Recrutement, recrutement, recrutement

Voilà le seul mot d’ordre lancé par certains syndicats : on recrute. Nous partageons leur constat quant au fait que nous ne pouvons laisser l’effectif global des ICNA continuer sa descente aux enfers. Là où nos avis divergent, c’est qu’il est illusoire de penser que nous allons infléchir la politique dogmatique menée par deux gouvernements successifs quant à la réduction des effectifs de la fonction publique.

Et d’ailleurs, quand bien même on obtiendrait satisfaction, le laps de temps entre la prise de décision de recrutements et le moment où les ICNA sont opérationnels est de 6 à 8 ans. Que fait-on pendant ce temps là ? Un syndicat fait preuve de schizophrénie, prônant la scission des équipes et des vacations de 11 h dans un centre, alors que dans un autre CRNA ce même syndicat se dit attaché à l’équipe qu’il veut sanctuariser.

La fausse bonne idée

Elle n’est pas bien nouvelle : c’est le vieux serpent de mer des « régulations staffing ». C’est un message qu’on entend assez régulièrement : « Ce n’est pas de notre faute après tout, alors ils vont voir ce qu’ils vont voir, et on va poser des régulations, et là ils vont comprendre ». Une fois passés les coups de menton et les torses gonflés, qui peut croire que cette solution est réaliste ?

Car juste au cas où certains lèveraient la main, voici trois écueils :

  • 100 % des ICNA suivront-ils ? Ou bien trouvera-t-on quelques personnes zélées, de la salle et/ou de l’encadrement pour remplir les trous critiques ?
  • 3 petites heures de régulations en salle l’autre jour ont engendré un peu plus de 1 000 ’ de délai. À 80 € la minute, y a-t-il quelqu’un d’assez naïf pour croire que Roissy va tranquillement réguler, assez rapidement de manière quotidienne, sans que les compagnies aériennes (Air France en tête évidemment !) ne bougent ? Et à ce petit jeu là, ne doutons pas qu’elles trouvent auprès des pouvoirs publics une oreille plus attentive que nous…
  • dans l’optique de CDG2020 et ses 82 arrivées/h, qui sera capable d’assumer la stagnation, voire la régression de nos capacités quotidiennes ?

Le SNCTA soutient évidemment les responsables opérationnels qui poseront les régulations nécessaires à un écoulement sûr de la circulation aérienne. Ne pas le faire serait risquer de mettre tous les contrôleurs présents face à un trafic inadapté mais que nous nous efforcerions de traiter quand même, et cacherait donc sous le tapis les problèmes d’effectifs que nous rencontrons. Mais ça ne peut malheureusement pas être une solution de long-terme.

Les démons de l’administration

À force de dénigrement des ICNA dans les médias, ainsi qu’au sein même de la DGAC, notre administration a fini par s’auto-convaincre que nous sommes des privilégiés et qu’il y a des marges de manœuvre non négligeables. C’est pourquoi, au regard de la situation RH de Roissy, qui est la plus critique (nous sommes le seul centre de cette envergure à être déjà à 10 % sous le BO), ainsi que des impacts potentiels directs sur le trafic, notre encadrement local s’est vu assigner par sa hiérarchie la mission de trouver des solutions. C’est ainsi qu’ils nous ont déjà parlé :

  • de vacations plus longues et d’heures supplémentaires : on a légalement le droit de travailler jusqu’à 11 h par vacation et 48 h par semaine ;
  • d’individualisation des horaires comme pour le J6, mais en pire, et en le généralisant aux autres vacations : légalement l’équipe est une entité scindable jusqu’à… l’unité ;
  • de mutualisation des effectifs sur des groupes de vacations (J1 / J2 / J6 matin, J3 / J6 aprèm / J7) ;
  • de vacations complémentaires : le service peut imposer deux fois par an à chaque agent de venir travailler sur un jour de repos, contre une récupération (mesure offerte par la bienveillante CGT au dernier protocole) ;
  • de reports de nuit pour rajouter des effectifs le jour ;
  • de reports de J3 pour renforcer les effectifs de J1 et J2 et ainsi ne pas dégrader la P2 ;
  • d’une quarantaine de renforts dirigés pour les agents hors salle (on impose le jour, l’horaire et le lieu pour le maintien de qualification des détachés et des assistants de sub, en fonction des trous à boucher). Le travail des agents hors salle est-il à ce point anecdotique ?

Penser autrement

Missionné par le ministère des transports, Jean-Michel Vernhes a publié un rapport fin 2014, intitulé « Table ronde sur les métiers des ICNA » . Il y constate la baisse des effectifs et la reprise du trafic à la hausse. Il conseille donc, dans le respect de ce qui est statutaire, de se montrer innovant quant aux méthodes de gestion des effectifs ICNA, en sachant que comme les problématiques sont différentes selon les centres, les solutions devront sûrement l’être aussi. Il prône également que ces solutions, locales et concertées, soient mises en place de façon temporaire et réversible, afin d’être testées.

C’est dans ce cadre que nos collègues de Reims ont mis en place leurs expérimentations en juillet 2015, jusqu’au 31 mars dernier. Le bilan en termes de délais générés, mais aussi de fatigue induite est, selon leurs mots, très positif. Ils attendent avec une certaine impatience le cadrage protocolaire national qui leur permettrait de poursuivre…

Les travaux de la section locale

Plutôt que de devoir subir les éléments cités précédemment, qui, une fois encore, sont strictement légaux et mettraient de facto fin à la notion même de travail en équipe, nous avons envisagé une autre façon d’utiliser la ressource RH. Il est encore trop tôt pour vous fournir un cycle tout à fait opérationnel, notamment dans la mesure où le protocole n’est ni définitif, ni signé… Néanmoins, voici les grandes lignes de notre contre-projet :

  • les vacations telles qu’on les connaît actuellement seraient conservées si ce n’est qu’elles seraient toutes bornées à 08 h 30 max ;
  • fin du patch soi-disant temporaire : toutes les vacations sont prévues pour se dérouler en équipe entière ou en demi-équipes, la notion de travail en équipe reprenant ainsi tout son sens ;
  • tenue de position bornée structurellement à 2 h 30 max d’affilée ;
  • création de ce qu’on appelle « J Supp » : 1/3 d’équipe vient sur un jour de repos encore non identifié pour renforcer en tour, afin que les agents présents puissent avoir toutes leurs pauses. Au final chaque ICNA aurait donc 8 vacations supplémentaires d’environ 5 h à effectuer par an, soit une chaque mois et demi. Ces vacations sont strictement compensées par 8 récupérations. Le 1 jour sur 2 deviendrait donc annualisé. Quant aux récupérations, après calcul, elles seraient toutes posables, ce qui est la condition sine qua non pour que le principe des 155 vacations par an soit respecté : il est impensable car illégal qu’il en aille autrement ;
  • négociation pour redonner un vrai pouvoir au CT et au CA quant à l’armement en leur donnant l’autorité, jusqu’à J-1, d’adapter l’effectif nécessaire aux conditions du jour. On imagine ainsi pouvoir adapter l’effectif mini selon les jours, et donc pouvoir poser des absences officielles jusqu’à la veille (favorisant ainsi la pose des récupérations acquises…) ;
  • expérimentation soumise à un cadrage national officiel puis à un accord social local ;
  • expérimentation bornée dans le temps : un comité de suivi serait mis en place afin d’évaluer les pertes et les gains. On pourra ainsi décider au terme prédéfini de la première phase si on active le retour arrière, ou bien si on propose aux personnels de poursuivre ;
  • limitation du recyclage dirigé pour les ICNA hors salle, qui pourraient ainsi correctement gérer les projets qui leurs sont dévolus, tout en participant à l’effort collectif du centre ;
  • forte revalorisation indemnitaire, rattachée uniquement au volet expérimentations : le SNCTA négocie indépendamment d’autres aspects indemnitaires potentiels (modification de l’accord licence et dossier RIFSEEP notamment).

Défense des contrôleurs et progrès social

Le SNCTA n’a attendu personne pour défendre les effectifs dans le corps des ICNA, comme le prouvent nos anciens communiqués depuis de nombreuses années. La force de notre corporatisme est qu’on ne peut que défendre au mieux les intérêts des ICNA. Depuis la création du corps, et grâce aux protocoles successifs que nous avons négociés et signés, nous avons fait évoluer notre statut jusqu’à ce qu’il est aujourd’hui. Nous sommes à une nouvelle croisée des chemins pour la profession, et continuons à tout mettre en œuvre pour que ce statut, tant combattu hier par ses prétendus défenseurs d’aujourd’hui, vous satisfasse encore plus demain. Nous défendons ardemment les principes que sont le travail en équipe et le 1 jour sur 2. Mais notre professionnalisme, notre fierté d’être contrôleurs et, quoi qu’en disent nos détracteurs, notre perception du monde dans lequel nous vivons nous obligent à dire qu’une fois ces aspects sécurisés, nos conditions de travail ne peuvent pas ne pas évoluer.

Cependant, notre vision est très claire : les difficultés qui se dressent face à nous ne sont pas de notre fait. Nous n’avons aucune responsabilité dans la gestion calamiteuse dont fait preuve l’administration à son plus haut niveau depuis tant d’années. Et si les évolutions que nous consentons permettent de gérer sans délai une quantité équivalente ou supérieure de trafic malgré des effectifs moindres, l’administration doit mesurer l’effort considérable que cela représente. Lorsqu’une catégorie de personnels permet, seule, par les concessions qu’elle accepte, de résoudre de si gros problèmes, la reconnaissance doit être substantielle, aussi bien sur le plan moral que sur le plan social.

En particulier, si nos conditions d’emploi se rapprochent de celles de nos homologues européens en termes de souplesse et d’efficacité pour l’employeur, les points d’écart qui restent en notre défaveur, tels que la durée hebdomadaire du travail, l’âge tardif de départ à la retraite, et nos rémunérations inférieures, devront converger de manière immédiate et sensible.

À l’administration, comme aux détracteurs de toujours, qui prétendent défendre les avancées sociales que nous avons conquises, nous adressons un message sans équivoque. Nos intérêts et nos opinions peuvent diverger, et dénigrer le vrai travail accompli fait partie d’un certain « jeu ». Mais ceux qui ont la mémoire courte ou qui voudraient réécrire l’histoire, devraient se souvenir. Ils devraient se rappeler qui d’entre nous s’est battu, qui a obtenu le droit de grève aujourd’hui bafoué, qui a forgé le statut ICNA qu’ils tentent de faire leur, qui a négocié, pas à pas, envers et contre tout, et depuis toujours, les conditions d’emploi qu’ils nous accusent de vouloir trahir aujourd’hui. Et de l’autre côté, les chéfaillons, ceux qui se drapent de leurs galons et de leur importance toute relative, derrière lesquels ils voudraient cacher l’absence totale de gestion et de clairvoyance dont ils font preuve depuis tant d’années, devraient se reprendre. Ceux qui viennent à l’instant de s’offusquer, comme s’il était faux de dire qu’ils ont saccagé l’héritage dont ils avaient la charge, devraient se souvenir de ce qu’ils doivent aux ICNA. Ils devraient se rappeler combien ils demandent à cette profession, capable de travailler avec des outils d’un autre temps, aussi sûrement et pour moins cher que dans les autres pays. Et ils devraient surtout se souvenir de l’histoire, et ne pas douter un seul instant que le SNCTA défendra les contrôleurs jusqu’au bout, s’ils tentaient de passer en force.

Ne pas évoluer, c’est mourir. Et même si on préférerait pouvoir l’éviter en privilégiant un statu quo réconfortant, en cédant au chant des sirènes et aux belles promesses des bonimenteurs, on ne peut parfois pas y échapper. Nos racines syndicales parlent pour nous : nous regardons vers l’avant. Les avantages acquis ne sont rien : ce sont ceux à conquérir qui comptent.

CDG — La vérité, toute la vérité... (1.0 MiB)

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Pre-stall buffeting

Avion dans une turbulence sur fond sombre

Encore plus de vols, toujours moins de contrôleurs, l’été aéronautique approche à grands pas, la tension sociale monte et aucune réponse n’est en vue. Les pouvoirs publics doivent rapidement prendre la mesure des enjeux et présenter un projet qui prépare l’avenir. Trouver un accord gagnant-gagnant avec les contrôleurs est une nécessité.

Champion d’Europe des délais !

Voilà le triste record que la DGAC a pu afficher pour 2015. Fini, le temps où la direction pouvait laisser les choses filer, se dégrader sans que cela ne se voie à l’extérieur.

Champion d’Europe des délais, ce titre nous tend encore les bras en 2016 quand, pour faire passer plus d’avions avec moins de contrôleurs, la DGAC et les pouvoirs publics croient encore qu’il leur reste du temps et que les choses se feront naturellement. Les contrôleurs font déjà ce qu’ils peuvent, avec des bouts de papiers d’un autre siècle et un CAUTRA hors d’âge… Les contrôleurs font ce qu’ils peuvent au sein d’une organisation qui ne leur accorde pas la même reconnaissance que leurs homologues européens.
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Négociations protocolaires, V0... ICNA, nous comprenons vos inquiétudes

Le projet « V0 » d’accord protocolaire est inacceptable et ne mérite que la corbeille. La « V1 », qui devait être présentée le 18 mars est finalement délayée… Qu’en sera-t-il ? Quelle stratégie adopter ?

Le bureau de section aixois tient à répondre aux inquiétudes, matérialisées dans la pétition qui circule en salle de contrôle. Nous sommes prêts à travailler pour un avenir moins sombre que celui que la DGAC nous promet (augmentation du trafic, baisse d’effectifs, perte du pouvoir d’achat constante et dévalorisation de notre fonction), mais pas n’importe comment. Faisons valoir notre ouverture et AUSSI nos exigences, l’accord gagnant-gagnant sera à ce prix ! Espérer aujourd’hui faire une union syndicale sur l’ensemble de nos idées relève malheureusement encore d’une utopie. Nous espérons que cela puisse changer un jour. En attendant, la représentativité du SNCTA fait sa force, mais pour sécuriser notre avenir, nous devons échanger, travailler, imaginer.

Restons mobilisés, groupés et vigilants.

VO du protocole, inquiétudes (0.9 MiB)

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Communiqué du comité national

Comité national

Le comité national s’est réuni à Athis-Mons le 7 mars 2016 et a étudié le document fourni par l’administration lors de la séance plénière protocolaire du 18 février 2016.

Ce document n’est évidemment pas, en l’état, une proposition d’accord, puisqu’il ne comporte pas de contreparties aux efforts demandés aux contrôleurs.

Le comité national soutient le bureau national dans sa stratégie de négociation et le mandate pour obtenir :

  • une politique de recrutements cohérente avec les départs à la retraite prévus et la hausse du trafic ;
  • une sécurisation des conditions de travail, notamment en diminuant la durée des vacations et le temps de travail à la pointe ;
  • un régime indemnitaire simplifié spécifique ayant a minima les mêmes garanties que le système actuel et notamment une prime exclusive liée à la détention de la licence européenne de contrôle aérien ;
  • une application du règlement européen 2015-340 qui n’aille pas au-delà du strict respect du texte ;
  • des améliorations statutaires, des revalorisations indemnitaires et une augmentation significative des retraites, justes contreparties sociales à l’ensemble des contraintes actuelles et futures qui pèsent sur les contrôleurs aériens.

Alors que le transport aérien est en forte croissance, le SNCTA percevrait comme une provocation le fait que la prochaine version de ce document ne contienne pas un volet social à la hauteur des évolutions considérables demandées à la profession.

Adopté à l’unanimité

communiqué du comité national (66 KiB)

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CT Local... Et Protocole v. 0

Funanbule sur un trait de crayon

Organisation du travail à LFBB

Le CT local s’est tenu ce mardi 1er mars. Il a notamment permis de valider les quotas été 2016, sur un modèle organisationnel inchangé, avec toujours moins de PCs en salle (équipes à 19 pour la plupart, si tout va bien…) qui garantit 5 congés aux équipes cet été. Voilà qui nous promet des journées bien longues, des extensions d’horaires et des J2 bien optimisés, des secteurs bien chargés avec les capacités records de notre centre. Chacun devra alors mesurer son ressenti par rapport aux « conditions de travail » que le cadre actuel permet. Le SNCTA a une nouvelle fois martelé que le chiffre de 19 à LFBB constitue une limite basse que l’administration serait avisée de ne pas franchir, et qu’il est probable qu’il implique cette année encore des conséquences sérieuses sur la performance du centre.

Avec les textes actuels, l’administration pourra continuer à faire travailler plus l’ensemble des contrôleurs de Bordeaux et ce, même au détriment d’indicateurs de sécurité qui démontrent pourtant que plus les vacations sont longues plus la fatigue se fait sentir et plus les erreurs sont nombreuses. Rajoutons à cela des demandes de remplacement de plus en plus importantes et vous tomberez sur un cycle à 7 j. / 12 non cadré, non efficace, fatiguant et gratuit, avec un droit à congé d’autant restreint.

Pour le SNCTA, le protocole en cours de négociation devra proposer d’autres voies, cadrées, sur un modèle gagnant/gagnant qui a fait ses preuves, tout en reconnaissant une fois pour toutes les besoins en effectif des CRNA via un socle minimum, adaptable en fonction des hausses de trafic.

La section locale est prête à engager des chantiers d’envergure en matière d’organisation des tours de service pour faire face aux enjeux de demain, et ce, dès l’été 2017, si les contrôleurs bordelais le souhaitent.

Il est capital de proposer à la salle un ou plusieurs plans B, sur la base de 7 jours / 12 par exemple, face au contexte difficile et restreint et nous en appelons, sur des sujets aussi sensibles, à l’union syndicale, au moins à Bordeaux, en dehors de toute posture ou stratégie et dans l’intérêt de tous.

Nous souhaitons que des cadrages clairs et protecteurs émergent des négociations en cours. Si nous devions ressortir de négociations sans plan B… et bien nous n’aurions pas de plan B…

Charmante cette v. 0

La lecture de la v. 0 du protocole contient malheureusement nombre de provocations qui empêchent  pour le moment de se projeter dans un avenir plus serein :

  • une absence de chiffres de recrutements ICNA, et par conséquent aucune lisibilité sur un socle minimum CRNA ;
  • une liste de courses tous azimuts, sans complexe, et pire parfois, sans cohérence opérationnelle. Nous demandons à notre Bureau National d’être particulièrement ferme dans la négociation sur les points suivants notamment :
    • exclure toute référence à un cycle à 8 j. / 12,
    • abaisser les durées des vacations ainsi que le temps hebdomadaire moyenné en salle,
    • préciser le statut des familles de vacation et limiter le nombre minimum de vacations inclus dans un tel système,
    • transformer la notion d’aménagement obligatoire (« vacations en moins imposées ») sur le modèle des récupérations liées aux vacations complémentaires actuelles ;
  • aucune revalorisation statutaire, aucune mesure retraite n’apparaît dans la v. 0 après 6 années de gel. L’administration a manifestement regardé du côté de nos collègues européens pour construire ses ambitions organisationnelles, qu’elle sache que nous avons fait de même pour évaluer la valeur de celles-ci ;
  • la validation des mentions d’unité devra se contenter de répondre aux exigences des règlements européens, sans zèle excessif de la DSNA et de la DSAC. Transparence ne veut pas dire flicage ;
  • les nouvelles contraintes liées à la prolongation de la licence (évaluation pratique et en langue anglaise) devront être cadrées et reconnues.

Autres points abordés au CT

Formation des chefs de salle : 2 cycles en double seront nécessaires avant le lâcher. Le SNCTA obtient que la nomination statutaire reste effective à la fin de la formation théorique.

EEE : pas d’annonce particulière, la formation type BIG BANG est confirmée. Seul le contexte social au service technique est de nature à la remettre en cause et pourrait cette fois compromettre l’intégralité du projet. Le dossier ÉCRAN avance, mais pas assez vite. De notre côté, nous assurons à l’administration que nous sommes prêts, avec nos collègues bretons, à tester rapidement les solutions qui émergeront du CODIR (tenu le même jour). Il serait grotesque que début 2017, l’outil le plus moderne dans nos salles de contrôle soit… une badgeuse électronique.

Langue anglaise : afin d’étaler les échéances PIFA des contrôleurs bordelais, la subdivision instruction va proposer des formations locales supplémentaires cette année afin de permettre à un nombre important de contrôleurs de proroger leur PIFA avant le 31 décembre. Nous avons demandé à l’administration de proposer dans ce cadre des stages en immersion supplémentaires (seule une cinquantaine a été budgétisée). Réponse attendue très prochainement.

BTIV : la situation s’améliore provisoirement, l’effectif remonte (à 10 pour un BO de 11) mais le problème de son attractivité face au BRIA reste entier. Le protocole aborde aussi cette thématique que nous suivons attentivement.

RL5 / P4 : la quantité d’interventions au ST impacte la mise en place de ces nouvelles couches. Contrairement à ce qui avait été annoncé au précédent CT, l’ensemble du plan d’action est irréalisable avant l’été 2016. Peut être une surprise avec l’arrivée seule de P4 en juillet ?

Le SNCTA affichait l’an dernier son scepticisme quant au fait que la méthode protocolaire soit encore adaptée aux enjeux européens. Il proposait puis obtenait d’autres formats d’accords « métier » plus respectueux des spécificités de chacun. La levée de boucliers des autres syndicats, tous confondus, n’a pas permis d’explorer cette voie. Ceux-ci nous ont alors expliqué leur attachement à la logique protocolaire. Nous allons pouvoir mesurer dans les semaines à venir si celle-ci sait encore apporter les solutions aux immenses défis auxquels doit répondre notre profession.

La section locale se réjouit cependant de voir qu’après tant d’années de léthargie, de véritables négociations semblent se dérouler au plus haut niveau. Les prochaines versions du document protocolaire permettront de mieux comprendre l’ambition et l’écoute des pouvoirs publics face aux problématiques du contrôle aérien.

L’unité syndicale

La section locale SNCTA est sensible à l’unité syndicale. Le SNCTA est une force de proposition crédible auprès de l’administration et a démontré ces dernières années ces capacités de mobilisation. Il est intrinsèquement facteur d’unité : fort de 65 % des contrôleurs bordelais et représentatif partout en Métropole et en Outre Mer, du sol à illimité (50 % des contrôleurs français ont fait confiance au SNCTA lors des dernières élections). Nous savons aussi que l’existence même de syndicats différents, par construction, implique malheureusement le choix de stratégies différentes, souvent non concertées, voire de postures qui peuvent paraitre illisibles auprès des contrôleurs. Nous sommes, localement, et comme nous l’avons prouvé par le passé, prêts et désireux de trouver des points de convergence d’analyse, et de solution, avec tous les syndicats dont l’ADN est la défense des intérêts des contrôleurs.

SLLFBB Protocole Et CT Local 1 Mars 2016 (0.6 MiB)

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Flash Info — Améliorer la conduite des projets en intégrant mieux l’expertise des contrôleurs

Boussole point vers « Expert »

La place centrale des contrôleurs : la principale mission de la DGAC est de rendre les services de la circulation aérienne. Donner aux contrôleurs les meilleures conditions techniques possibles doit donc être une priorité. Les projets techniques doivent répondre à leurs besoins. Les projets « espace » doivent avoir un sens opérationnel.

La gestion des grands programmes en question : trop de projets sont menés en faisant un appel insuffisant ou tardif à l’expertise des contrôleurs. Trop de directions travaillent à l’évolution de leur cadre de travail sans vraiment le connaître. Par conséquent, l’apport des contrôleurs est souvent secondaire, parfois symbolique, quelques fois inexistant… Leurs avis ne sont pas suffisamment suivis ! Comment s’étonner ensuite de l’inadéquation entre les aspects opérationnels et les résultats ? Comment s’étonner des reports ou des rejets ?

Une expertise contrôle qui ne doit pas se limiter à la DO : la DTI doit ouvrir d’avantage ses portes aux contrôleurs, mieux les reconnaître et plus les impliquer dans les processus de décision. À la DSAC ou à la DTA, les échanges avec les contrôleurs doivent être plus nombreux, voire systématisés.

La question du statut : certains des contrôleurs travaillant sur les projets 4-Flight et SysAT n’en ont pas (par exemple, le détachement n’existe pas en groupe D ou E). Le SNCTA défend un statut de contrôleur expert parfaitement adapté à ces missions ! Il doit permettre aux contrôleurs d’accompagner dans la durée un projet tout en exerçant leurs qualifications.

Pour le SNCTA, le recours à l’expertise des contrôleurs doit être systématique dans la conduite des projets ATM. Il en va de la capacité de la DGAC à les mener à terme. Cette expertise devra être reconnue par une accélération de carrière ou des emplois fonctionnels.

Flash Info — Améliorer la conduite des projets en intégrant mieux l’expertise des contrôleurs (1.3 MiB)

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À la dérive...

« S’agit-il d’un manque de vision ? D’un manque de confiance envers les contrôleurs ?
— Les deux mon capitaine ! »
Le dernier CT local a fini d’acter la vision à court terme d’une administration rémoise, incapable d’anticiper sereinement la préparation de l’été prochain.

Reims dans l’incertitude

Depuis juillet 2015, la date de fin de la phase 1 de l’expé (le 31 mars 2016) est connue de tous. Devait lui succéder une phase 2, négociée, à partir du 1er avril. C’était sans compter sur l’encadrement central, préoccupé à temporiser les négociations. Le protocole piétine : la marge de négociation de la DSNA fait pour le moment pâle figure comparée à ses ambitions démesurées.

Reims se retrouve tributaire du national, en attente d’une décision qui tarde, pour lui permettre d’appliquer les outils de gestion qui ont su faire leurs preuves l’été dernier. Rappelons à notre encadrement que sans protocole, il n’y aura pas d’expé !

43 jours et 43 nuits

Dans ce contexte, il devenait urgent de prévoir le minimum vital pour permettre aux agents de s’organiser les six prochains mois, et de répondre aux questions incontournables pour gérer son équipe : Quand débute la période de charge ? Quels seront les droits à congés ? Peine perdue !

Le chef de centre proposait un ordre du jour bien modeste portant principalement sur la période du 1er avril au 13 mai. 43 tout-petits jours, à peine croyable !

Dans un contexte d’une phase 2 non négociée, il était hors de question pour le SNCTA de répondre favorablement à une administration locale qui souhaitait maintenir un fonctionnement pourtant proche : aucune vacation complémentaire certes, mais un dépôt de congé pérennisé à un mois et la mise en place d’un système bâti sur des créneaux de recyclages dirigés, à pourvoir 1 mois et demi avant ! Plus d’une centaine de créneaux étaient demandés pour une gestion performante de l’effectif rémois.

Dans ces conditions, le SNCTA n’a pas vocation à offrir une souplesse RH visant toujours plus de performance sans contrepartie. Son rôle est de garantir aux agents la sécurité, rien que la sécurité. L’objectif de réduction des délais auxquelles l’administration est comptable envers Bruxelles ne fait pas partie de notre cahier des charges.

Fidèle à ses valeurs, le SNCTA a pourtant fait œuvre de conciliation en proposant un système non contraignant permettant d’assurer strictement la sécurité. Il aurait permis aux agents détachés de postuler volontairement sur des créneaux spécifiques n’ouvrant pas droit à congés, mais permettant en retour à ces agents de bénéficier de 3 HA, dans l’attente de la définition de la prochaine phase. Compte tenu du délai très court, il s’agissait de la seule alternative crédible, et l’administration a un temps semblé prête à franchir le pas.

Cependant, un ultime arbitrage voulait rendre contraignant le nombre de recyclages « volontaires » à pourvoir : l’administration n’était pas prête à accorder sa confiance aux agents. La nouvelle mouture devenait inacceptable. L’encadrement porte seul la responsabilité du retour en arrière.

Vac comp 2 – le retour

La non-décision du CT entraîne donc le retour de l’ancien régime, qui revient de plein droit. Le dépôt de congés repasse à 15 jours… et les vacations complémentaires refont surface !

Qu’on ne s’y trompe pas, il s’agit là d’une sérieuse entaille dans la démarche concertée qui devait s’annoncer pour mettre en place une nouvelle phase d’expérimentation cet été ! Le SNCTA sera extrêmement vigilant quant au nombre de vacations complémentaires imposées à la salle.

Et après ?

Les sujets de mécontentements s’amoncèlent pour les contrôleurs ! Un cadre réglementaire toujours plus contraignant au niveau européen appliqué avec un zèle déconcertant par l’administration : le passage en force du registre des heures de contrôle sectorisées en CT DO ; la parution de la note de service des évaluateurs linguistiques ; des outils de plus en plus dépassés et moqués par les prestataires étrangers 1 ; un trafic en augmentation constante, été comme hiver ; des incertitudes sur les conditions de travail… L’équation devient de plus en plus insoluble pour l’administration tant la colère gronde !

Le SNCTA ne se laissera pas dicter son agenda dans la précipitation et l’urgence ! Si la mise en place de l’été 2016 n’est pas négociée et actée avant le mois de mai, en attendant, le SNCTA appellera à la mise en place des mesures de protection drastiques essentielles à la sécurité et à la sérénité en salle, en dehors de toute considération de performance. L’occasion pour Reims de ravir peut-être le titre de champion d’Europe des délais, remis en jeu cet été.

▶ Pour que les agents et leurs équipes puissent un minimum s’organiser, le SNCTA exige que la période de charge ainsi que les droits à congés soient définis dans les plus brefs délais jusqu’au mois d’octobre inclus.

 Enaire : ATC magazine, hiver 2015.

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Flash Info — Protocole : Une V0 sans cadrage ni ébauche de contreparties sociales !

Funanbule sur un trait de crayon

Près de dix mois après la première annonce de l’ouverture des négociations protocolaires et seulement six semaines avant la date prévue d’une éventuelle signature, la V0 du protocole a été présentée aux organisations syndicales. Faute d’arbitrage en réunion interministérielle, aucune contrepartie sociale ne figure dans ce document qui, par conséquent, se limite à une liste de contraintes pesant sur les personnels et plus particulièrement sur les contrôleurs exposés à un « contexte en forte évolution » :

  • augmentations du trafic et de sa variabilité saisonnière, hebdomadaire ou quotidienne ;
  • baisse des effectifs des contrôleurs ;
  • objectifs européens de performance (économique et capacité notamment) contraignants pour la DSNA menacée de pénalités financières ;
  • nouveau cadre règlementaire européen sur la gestion des compétences des contrôleurs (mise en place d’évaluations de compétences pratique et linguistique tous les trois ans) ;
  • transformation des contrôleurs aux nouveaux outils.

Un accord gagnant-gagnant est toujours possible mais il ne tient qu’à un fil… Conscient des problématiques et des enjeux, le SNCTA a, jusqu’ici, accepté de travailler les volets techniques de ces négociations. Ce travail n’est pas abouti et se heurte notamment à l’absence de négociations sur de justes contreparties sociales.

Si la DGAC souhaite améliorer la performance du contrôle aérien dès cet été, les contrôleurs ont, quant à eux, des attentes sociales fortes ! Les pouvoirs publics doivent maintenant apporter des réponses concrètes et démontrer leur volonté d’aboutir à un vrai accord social !

Flash Info — Protocole : Une V0 sans cadrage ni ébauche de contreparties sociales ! (0.7 MiB)

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CDG en mutation

CT CDG/LB de décembre : le SNCTA écouté sur de nombreux sujets ! L’organisme semble vouloir enfin donner un cap et créer les conditions de l’avenir pour le 1er aéroport français. Remettre la navigation aérienne au centre des préoccupations passe par la prédominance de l’expertise des contrôleurs aériens dans le processus décisionnel. La réorganisation en marche doit permettre de faire prévaloir la réalité opérationnelle.

CDA LFPG 176 - CDG En Mutation (1.0 MiB)

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