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Tag: recup

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Dispositif été 2019 : l'accord obtenu par le SNCTA

Dans l’optique du CT du 7 février, le SNCTA poursuit sa logique de gagnant-gagnant et a négocié des avancées pour les contrôleurs bordelais malgré un contexte particulièrement contraint.

Un dispositif équilibré et proche de celui adopté en 2018 sera présenté au prochain CT le 7 février : les expérimentations RH seront poursuivies du 1er avril 2019 au 31 mars 2020. Les congés ont été sécurisés (voire améliorés à certains moments), le tour de service aménagé permettra une meilleure gestion de la salle, un ensemble accompagné de 3 jours de récupération horaire annuels supplémentaires ET pérennes, dont un à poser pendant l’hiver aéronautique.

La recherche d’un équilibre entre contraintes et récupérations a été longue mais les résultats a été longue mais les résultats sont là : les contrôleurs bordelais voient leur nombre de reculs été doublés dans le cadre expé !

Les points clés à retenir

Les congés :

La proposition globale est très proche de celle de 2018. Un plafonnement de nombre de présents a été mis en place à certaines dates pour les équipes à 17 lorsqu’un congé supplémentaire a été obtenu pour les équipes à 18 ou 19.

Période à J0:

14 cycles dont :

  • 8 à 8 J0
  • 6 à 9 J0

cela reste identique à 2018

Tour de service :

3 Récups été (JRH) supplémentaires soit 6 recups été au total (dont 1 à poser pendant l’hiver aéronautique), pérennes, en contrepartie de :

  • 2 J2C de 16h à 00h30 pour tenir compte du dépassement d’UCESO sur ce créneau horaire;
  • 2 J4C de 12h à 19h30 pendant la période à 9 J0 et de 11h à 19h30 pendant la période à 8 J0;
  • Tour de service été cadre Arrêté 2002 12 jours en amont et 30 jours en aval de la période J0.

Hors-salle:

Modalités inchangées

Le résultat des négociations entre le SNCTA et l’administration offre une ossature proche de celle de 2018 : congés, nombre de J0/PC et enchaînement des cycles. Les évolutions du tour de service contribuent à anticiper des difficultés de gestion de salle, tout en garantissant par la même occasion la multiplication par deux du nombre de récupérations, de manière durable, au moment même où celles liées à EEE arrivent à leur terme…

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Deux poids, deux mesures

Alors que cet été particulièrement difficile semble ne jamais vouloir finir, le mois de septembre se termine lui aussi sur une hausse du trafic de 6,43 %. Malgré les efforts de la salle de contrôle pour s’adapter à un trafic record et à des conditions de travail dégradées, la section rémoise est consternée devant l’attitude récente de l’administration locale sur un certain nombre de sujets.

Hausse de trafic

Le CRNA-Est a été confronté à un été de tous les records. (+4,5 % par rapport à 2017)
Le record absolu de trafic de 2016 a été littéralement explosé avec 3 222 vols le vendredi 13 juillet dernier.
Les chiffres suivant sont particulièrement évocateurs :

  • nombre de semaines à + de 21 000 vols : 13 contre 0 en 2017 ;
  • nombre de jours à + de 3 200 vols : 3 contre 0 en 2017 ;
  • nombre de jours à + de 3 100 vols : 33 contre 2 en 2017 ;
  • nombre de jours à + de 3 000 vols : 83 contre 16 en 2017.

Ces chiffres montrent clairement l’augmentation considérable de la charge de travail ressentie en salle cet été.

Les chiffres ne mentent pas. Ils ne sauraient pour autant retranscrire à eux seuls la réalité de l’été que vient de traverser la salle rémoise.

Orages

Cette année a été exceptionnelle en terme d’orage. Le mois de mai a été particulièrement agité, avec un nombre d’impacts de foudre jamais enregistré depuis le début des années 2000.
La précocité et l’ampleur de ces événements climatiques se sont faites considérablement ressentir et il en a résulté beaucoup de tension et de fatigue en salle de contrôle.

Grève UNSA ICNA au CRNA-SE

Les 8 week-ends de grève locale de l’UNSA ICNA au CRNA-SE et les scenarii de contournements mis en place avec les CRNA adjacents ont fortement impacté le travail des contrôleurs rémois entraînant de forte hausses de trafic (plus de 15 % par rapport à 2017).
Ces vols supplémentaires aux profils souvent atypiques ont considérablement augmenté la complexité sur certains secteurs.

Conséquences directes
Dans un contexte de baisse constante des effectifs et malgré des méthodes ATFCM toujours plus pointues et innovantes, le CRNA-Est a renoué avec :
Des délais ATC considérables (augmentation de près de 700 % cette année) ;
De nombreuses surcharges sur les secteurs ;
De nombreux dépassement d’UCESO en cœur de journée.

Malgré des conditions difficiles, les contrôleurs rémois ont su rester soudés et ont fait preuve d’une résilience remarquable.

Cherche reconnaissance et perspectives

Depuis le temps que les Rémois font des efforts pour compenser les problèmes structurels du CRNA-Est, n’a-t-on jamais reçu la moindre considération de notre encadrement ?
Faute de reconnaissance, les rémois sont en droit d’attendre des perspectives d’avenir claires.
L’administration doit sans attendre engager une réflexion pour faire face aux défis qui s’annoncent pour :

  • enrayer le sous-effectif qui va s’accentuer jusqu’en 2021 ;
  • maintenir dans l’intervalle des conditions de travail satisfaisantes malgré la hausse du trafic aérien ;
  • entreprendre des actions pour limiter au mieux les problématiques de fatigue au travail, conformément à la réglementation européenne.

Fidèle à ses habitudes, au niveau local, on préfère faire appel à la bonne vieille politique du rabot.

Assistants de sub recyclants

Le service a récemment émis le souhait d’augmenter le nombre de jours de travail des assistants de subdivision recyclant de 108/52 à 122/48.
Nul doute que cette requête est la conséquence directe du manque de personnel dans les subdivisions. La salle de contrôle n’est pas la seule touchée par ce fléau.
Dans de telles conditions et sans aucune contrepartie annoncée, le SNCTA n’acceptera pas que le manque de prévoyance de nos dirigeants ne dégrade les conditions de travail des contrôleurs du CRNA-Est. Qu’ils soient en salle ou hors salle, adhérents ou non.

18e ACDS et gestion des détachés

L’ouverture du poste de 17e ACDS l’année dernière, a permis la création d’une nouvelle vacation de soirée (D5) ainsi qu’une augmentation du nombre de D4.
Malgré les avertissements du SNCTA, l’administration considérait alors que seulement 60 D5 suffiraient pour 2018.
Elle a cependant rapidement avoué son erreur et a dû renégocier une rallonge.
Après accord du SNCTA, et en attendant la création d’un poste de 18e ACDS en septembre, les ACDS rémois ont accepté de faire deux fois plus de D5 que prévu durant l’été, augmentant d’autant leur charge de travail estivale.
Pourtant, durant l’été, le service a fait savoir aux ACDS comme aux autres détachés que le nombre de HA décomptés lors d’une immersion passerait de 7 à 5.
La section locale a donc bataillé pour faire revenir le service sur sa décision mais cela en dit long sur sa reconnaissance envers les efforts accomplis.

Qualité de vie au travail

La section locale se bat au quotidien pour faire reconnaitre les besoins des contrôleurs rémois dans le cadre de leur qualité de vie au travail.
Même si une partie de notre administration reconnait les besoins considérables du CRNA-Est à ce sujet et tente de leur apporter des réponses, il est encore trop souvent
compliqué d’obtenir la moindre petite avancée.
Pourquoi est-ce aussi difficile à Reims d’obtenir ne serait-ce que des toilettes en état de fonctionnement, la réparation d’un transfo électrique ou une machine à café
en état de marche ?
Pourtant, dans d’autres centres, l’administration locale a su reconnaitre le surcroît de pénibilité du travail de contrôleur aérien durant la période de charge au point de leur offrir des séances de massages à la pause (CRNA-SE, CRNA-SO, CRNA-O) voire même les services d’un traiteur en soirée (CRNA-SO).

Droit à récupération

Voici l’ultime goutte d’eau qui illustre à elle seule cette reconnaissance à géométrie variable dans la DSNA.
Dans un contexte estival comparable au nôtre, suite aux efforts engagés, le chef du CRNA-SO et l’encadrement du service exploitation ont «témoigné leur satisfaction » en attribuant à l’ensemble de leurs agents une récupération supplémentaire.
Au CRNA-SE, dans une toute autre situation, la DO a gratifié les aixois d’une récupération exceptionnelle en 2018 au titre de leur collaboration collective dans la « modernisation de la DSNA ».
À Reims, pourtant, lorsque la section locale demande, au sortir d’un été difficile, qu’une telle reconnaissance soit également témoignée aux rémois, cela parait tout de suite impensable.
La situation rémoise est elle si différente ou le travail des rémois est il jugé de plus mauvaise qualité ?
Notre futur ex-chef de centre considère que dans un contexte de diminution des effectifs cette attribution ne serait pas « raisonnable à Reims ».
Comment doit-on interpréter cela ?

Doit-on en conclure que pour notre encadrement, les problèmes d’effectifs du CRNA-E sont plus sérieux ?

La section locale n’entrevoit désormais que deux alternatives.
À situation comparable, soit les rémois doivent bénéficier du même traitement soit notre encadrement doit venir expliquer aux rémois ce que les bordelais et aixois ont bien pu faire de plus qu’eux pour justifier une telle différence de traitement.

Lors des prochains CT du 19 octobre et CHSCT du 15 novembre, la section locale du SNCTA entend bien faire en sorte que les rémois soient écoutés, entendus et traités avec équité.
Le bureau national du SNCTA a été alerté et veillera à ce que ce message soit relayé au plus haut niveau.

[LFEE] Deux Poids, Deux Mesures (0.2 MiB)