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Tag: TDS

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Flash Info CDG — Pause ou Briefing ?

Jamais à court de bonnes idées, la sub. contrôle a programmé des briefings sur le temps de pause du J1 de 9 h à 10 h. L’écrire sur le planning ne devait d’ailleurs pas être suffisant, puisque les équipes concernées ont reçu un mail de relance.

Les textes sont limpides : après 2 h 30 maximum de fréquence, il faut 30 min minimum de pause. 

Remplacer sa pause par un briefing est donc illégal, et vous expose personnellement pour le reste de la vacation, en cas d’incident de contrôle.

Nous avons donc alerté le service, qui a traité notre demande avec désinvolture : « c’est sur la base du volontariat » ! Comme si un volontaire avait le droit de déroger à la loi.

La méconnaissance des textes réglementaires par notre hiérarchie est grave, et elle s’accompagne d’un réel risque pénal pour les équipes concernées.

Au vu des compétences limitées de notre encadrement, nous ne pouvons que vous encourager à vous rapprocher des organisations syndicales au moindre doute, car si le pire venait à se produire, c’est votre responsabilité et celle de vos chefs d’équipe qui seraient engagées.

Remplacer son temps de pause réglementaire par un briefing, une simulation ou une réunion, c’est se mettre dans une position délicate qui peut être lourde de conséquences.

FI CDG : Pause ou Briefing ? (0.8 MiB)

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GT Effectif ou politique RH

Le GT Effectif va bientôt se tenir. Il décide des ouvertures de postes et de la distribution des sorties ÉNAC pour les cinq CRNA, CDG et Orly pour l’année à venir. Traditionnellement, c’est un sketch, avec des documents préparatoires vides de sens, qui finit en foire d’empoigne pour distribuer une maigre pitance. Il en ressort à chaque fois un douloureux et inquiétant sentiment d’injustice et d’incrédulité, qui continue d’étonner année après année : est-ce vraiment comme cela que sont gérées les ressources humaines dans la DSNA ?

Des chiffres absurdes

Les documents préparatoires sont cocasses, quand ils existent. Nous n’avons rien reçu cette année, mais pour ce que valent ces informations… Avec des bilans basés sur l’I1 pour les CRNA, et sur un calcul proche de celui des approches du GS 32 h pour CDG et Orly, les calculs de l’administration indiquaient souvent des besoins inférieurs de moitié ou plus aux ressources qui étaient finalement affectées. Pourquoi ? Parce qu’entre bilans erronés et indicateurs galvaudés, les informations qui devaient donner une image claire des effectifs étaient surtout publiées pour la forme. Quand on y ajoute les dogmes et les idées reçues de notre encadrement sur la situation, la gestion ne peut qu’être subjective et le pilotage abscons. Alors avec les années, chacun y va de son petit mensonge de plus en plus gros, et c’est au chef SE qui se fera bœuf, et au chef de centre qui aura convaincu le DSNA, de tirer leurs épingles du jeu. Pour donner à tout cela un semblant de légitimité, on invite les syndicats à la kermesse, et on fait des cotes mal taillées, en souhaitant très fort qu’elles soient convaincantes.

Une pénurie de sorties ÉNAC

En raison des recrutements hautement insuffisants du protocole 2013, le seul que le SNCTA n’a pas signé, les ressources en provenance de l’ÉNAC sont particulièrement faibles, et en tout cas hautement insuffisantes par rapport aux besoins. Jusqu’à ce que les effectifs du protocole 2016 arrivent dans les centres, le nombre de contrôleurs qualifiés en France va diminuer irrémédiablement. Par la faute d’une administration qui espérait un miracle sur les effectifs venu des nouveaux outils de contrôles et qui croyait qu’un protocole rejeté par l’écrasante majorité des contrôleurs serait un bon protocole, nous voilà donc réduits à distribuer le sous-effectif ! Il faut dire qu’elle avait la complicité du syndicat majoritaire dans les bureaux, absolument déconnecté de l’opérationnel, et trop heureux d’être seul maître à bord. Ce même syndicat qui, après avoir condamné les contrôleurs au rationnement et aux conditions de travail dégradées, fait aujourd’hui semblant de s’insurger de la situation !

À certains endroits, des « Expés RH »

Pour faire face au sous-effectif, certains centres ont choisi d’essayer une nouvelle approche, et ont mis en œuvre des tours de service expérimentaux. Les annonces de malheur étaient nombreuses de la part des détracteurs. À CDG, on nous a prédit qu’être parmi les premiers à mettre en place des « expés » c’était « vendre le un jour sur deux pour quelques deniers », et « accepter de finir au mieux à 14 en équipe ». La réalité, c’est qu’il y a eu six réunions du comité de suivi en un an, qui ont permis de faire évoluer le tour de service pour l’améliorer, et que l’on n’a jamais eu autant la maîtrise de notre sort en terme de TDS. La meilleure preuve de cette réussite, c’est à quel point le renouvellement s’est passé facilement, tant il était une évidence pour les agents !

Cependant d’autres centres, dont certains sont empoisonnés par une propagande des plus grotesques, à l’image de celle que l’on a pu subir ici, n’ont pas mis en place ces mesures. Cela crée donc un décalage supplémentaire quand il s’agit de comprendre la problématique des effectifs.

La hausse du trafic

Là encore, elle n’est pas égale. Certains centres ont vu leur trafic augmenter drastiquement cette année, d’autres non. Cependant les chiffres ne disent pas tout : une hausse pendant les pointes ou un remplissage des creux n’ont pas les mêmes effets. Une hausse qui parait moindre, si elle a lieu dans un centre déjà saturé, non plus. Nous n’avons pas de mesure de la pénibilité des journées de travail, ou du stress sur la position. La seule réponse jusqu’à aujourd’hui était d’apporter de l’effectif. Mais il va falloir trouver autre chose si on veut passer plus d’avions en P2, nous le savons tous. Plus inquiétant, cette augmentation généralisée du trafic en Europe n’avait été prédite par personne : ni le Ciel unique et ses courbes STAFOR, ni les négociateurs du dernier protocole.

Des promesses ou des engagements ?

Lors du CT DSNA du 12 janvier, le directeur a fait des annonces d’objectifs d’effectifs pour l’horizon 2023, parmi lesquelles : « À l’échéance 2023, le DSNA donne comme orientation pour Roissy un objectif cible de 15 à 16 PC par équipes ».

Si le SNCTA se réjouit de voir s’esquisser une vision à plusieurs années, et s’amuse de voir les dernières prédictions des devins UNSA-ICNA et USAC-CGT détruites en une phrase, cette annonce ne nous suffit pas. En effet, personne ne sait sur quoi reposent ces chiffres, exprimés dans une unité surprenante : le nombre de personnes par équipes, alors que le nombre d’équipes n’est qu’une conséquence de l’organisation du travail choisie.

Aujourd’hui les centres ont besoin de savoir comment seront atteints ces objectifs, quelles hypothèses et quels calculs les soutiennent : ils veulent une méthode de calcul juste, commune à tous et équitable. Ils veulent un plan stratégique par centre à 5 ans. Ils en ont besoin pour dimensionner les subdivisions, pour organiser le travail, pour savoir que leurs efforts sont pris en compte. Ils en ont besoin pour ne pas se sentir trahis quand la réalité contredit les prévisions.

La mobilité ou le conflit ?

Depuis des années la mobilité a été considérablement diminuée. Maintenant, les mutations vers les approches sont bloquées, parce que de manière absurde, les CRNA attractifs dans lesquels on nous empêchait d’aller sont à présent en sous-effectif. Dans ce contexte, l’UNSA réclame des affectations massives en provenance de l’ÉNAC pour les centres où il lui reste des adhérents. Cette demande démagogue et partisane est absurde. D’abord parce qu’un AVE se qualifie beaucoup plus vite qu’une sortie ÉNAC, soumise aux contraintes de la scolarité. Ensuite, il est absolument évident que l’on ne remplira pas les besoins des centres du Nord à coup d’AVE : les postes resteront non pourvus. Enfin, que les choses soient claires : cette proposition est une entrave intolérable à la mobilité des contrôleurs !

Dans les centres du Nord et notamment à CDG, les agents revendiquent le droit de muter. Le sous-effectif les prive déjà des congés formation, du temps partiel et des disponibilités dès que l’administration est en droit de les refuser, jusqu’à poser des problèmes pour les congés paternité. Il est donc inenvisageable, alors que des besoins sont identifiés dans des CRNA attractifs, que la mobilité soit détruite pour 10 ou 15 ans par des décisions opportunistes. Les contrôleurs de CDG, qui font preuve depuis toujours d’une adaptabilité exemplaire, refusent d’être condamnés à l’immobilité pour le reste de leur carrière. Si tel devait être le cas, nous le prendrions comme une déclaration de guerre.

Un énième effet d’annonce envers une profession qui a vu tant de promesses trahies est inutile. Les « Expés » ont montré localement ce que la négociation équilibrée pouvait apporter de solutions profitables aux uns comme aux autres. Aucune politique de management faite au détriment des salariés n’est couronnée de succès sur le long terme. Il est grand temps de se rappeler ce qu’une politique gagnant-gagnant peut accomplir.

CDA 187 GT Effectif Ou Politique RH ? (0.8 MiB)

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Flash Info — Préavis levé : quelles garanties ?

Le SNCTA a obtenu le retrait du TDS de l’administration le 24 janvier à l’issue de la réunion CE/CDS si ceux-ci conviennent d’un calendrier pour travailler à un nouveau TDS dans le cadre de l’arrêté de 2002. Nous, contrôleurs, reprenons la main sur notre avenir !

Le SNCTA a obtenu la reconnaissance de la situation d’urgence et de sous-effectif du CRNA-SE : une attention particulière sera portée à l’égard d’Aix dans les instances nationales pour retrouver au plus vite et comme objectif intermédiaire 12 PC/équipe. Pour le SNCTA, ce n’est qu’une étape vers un BO à 13.

Le SNCTA a obtenu que l’administration se mette urgemment au travail et définisse d’ici le GT 7 un objectif intermédiaire de dimensionnement de tous les centres à l’horizon 2020.

Fidèle à ses engagements, le SNCTA a écouté les contrôleurs aixois et leur a rendu le débat sur leurs conditions de travail. Le SNCTA restera extrêmement vigilant aux suites données dans les prochaines semaines au travers du GT 7 et du GT Effectif, premières garanties de nos futures conditions de travail. Le SNCTA, syndicat national, s’attachera à l’équilibre des centres tout en mettant le focus sur un CRNA-SE en crise.

Vous en avez assez de ne pas pouvoir vous exprimer ? Que le débat soit confisqué ?

Rejoignez-nous : lfmm@sncta.fr

Lisez ici le relevé de conclusions des réunions de conciliation :

2018-01-17 Relevé De Conclusions Réunions Conciliation Aix VD (0.1 MiB)


2018-01-18 CRNA-SE Levée De Préavis (0.5 MiB)

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Flash Info — Grève au CRNA Sud-Est

Thermomètre « risque » qui explose

Que les choses soient claires : les ICNA du CRNA-SE ne connaîtront aucune réorganisation du travail sans garanties sur les effectifs !

Le SNCTA exige que des engagements sur les BO des centres soient donnés immédiatement. Pour le retrait des tours de service insensés de l’administration locale et dans l’attente d’un BO aixois à 13 par équipe, le SNCTA appelle à la grève les 18, 19 et 20 janvier.

FI Grève CRNA SE (1.4 MiB)

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Effectif : début d’année sous tension

La répartition des contrôleurs et les tours de service sont les deux dossiers complexes et conflictuels de ce début d’année. Conséquences d’une politique de recrutements dogmatique et inadaptée, imposée par les pouvoirs publics entre 2010 et 2016 d’une part, et de la très forte augmentation du trafic aérien ces deux dernières années d’autre part, les projets de nouveaux tours de service se multiplient à différents endroits tandis que les effectifs ne permettent pas de satisfaire l’ensemble des besoins nécessaires aux missions de service public de la DSNA.

Situation des effectifs

S’il existe des situations plus ou moins tendues, force est de constater que les CRNA sont tous en situation de sous-effectif. Malgré l’existence de BO, faute d’affectations suffisantes — la DSNA ayant donné la priorité aux CRNA ces deux dernières années — de nombreuses approches se trouvent également dans cette situation.

Avec environ 140 départs à la retraite chez les ICNA en 2018 pour seulement une soixantaine amenée à sortir de l’ÉNAC, il est évident qu’il n’y aura aucune répartition satisfaisante des effectifs en 2018, ce qui mettra une majorité d’organismes dans une situation de sous-effectif sans précédent.

La situation va donc se détériorer partout : dégradation des conditions de travail (stress, fatigue) et dégradation du service rendu (sous-capacités, délais). Aucune amélioration n’arrivera avant 2021, année où les premiers gros recrutements prévus au protocole commenceront enfin à se qualifier.

Cette perspective d’amélioration de la situation globale ne rassure à l’évidence personne. En effet, au-delà des quatre ans de sous-effectif à venir, aucune stratégie de répartition des ressources n’est définie. C’est pourtant dans ce but que le SNCTA a fait inscrire la définition de BO pour les CRNA dans le protocole.

Déterminer ces besoins est désormais très urgent car chaque organisme doit nécessairement connaître sa perspective de stabilisation ou de remontée en effectifs pour envisager l’avenir. Or, si la DO a commencé ses réflexions, elle n’a encore rien proposé de concret pour les organismes gérés en GT effectif.

Pour le SNCTA, la définition de chiffres précis et cohérents avec une stratégie de convergence est un pré-requis indispensable aux GT effectif et GS 32 heures qui doivent se tenir en février. Le SNCTA en refusera la tenue si ce pré-requis n’est pas satisfait !

Tours de services

Avec la nette augmentation du trafic et la baisse des effectifs opérationnels, rares sont les organismes où de nouveaux tours de service ne sont pas étudiés. En application des possibilités offertes par l’arrêté du 19 novembre 2002, les projets travaillés par les chefs de service exploitation vont tous dans la même direction : vacations plus longues, équipes morcelées, nouvelles restrictions de congés, augmentation des heures de contrôle en période de charge !

Ces projets ont beau être réglementaires, ils n’en sont pas moins inacceptables pour le SNCTA : que ce soit en matière de fatigue accumulée, ou socialement tant les contraintes imposées sont fortes.

Le SNCTA s’était déjà opposé à ce type d’évolutions au CRNA Est en 2015. Il avait alors proposé une alternative sous forme d’expérimentations. Celles-ci, reconduites depuis et inscrites au protocole 2016, se sont étendues en 2016 au CRNA Sud-Ouest puis, en 2017, à Roissy, au CRNA Ouest et à Nice.

L’objectif principal est de sécuriser les conditions de travail en période de trafic chargé, notamment en gérant mieux la fatigue grâce à des vacations plus courtes (8 h 30 maximum) ou en limitant mieux le temps de travail (42 heures maximum sur 7 jours glissants). Il ne s’agit pas de travailler plus mais de travailler mieux d’un point de vue « contrôleur ».

Les retours de ces expérimentations, proposées par des contrôleurs pour les contrôleurs, sont très majoritairement positifs. Aucun comité local de suivi n’a souhaité faire marche arrière. Cependant, si les expérimentations ont permis de faire face à l’augmentation du trafic dans de meilleures conditions de travail, les CRNA n’en ont pas moins atteint les limites de leurs capacités.

Seuls de nouveaux systèmes de contrôle et des effectifs supplémentaires pourront dans ces organismes apporter plus de capacité et de sérénité. Pour le SNCTA, il n’est pas envisageable d’ajouter encore plus d’heures de contrôle en période de charge (ce que permet pourtant, en théorie, l’arrêté de 2002).

CRNA Sud-Est : conflit en cours

Le SNCTA s’oppose actuellement à la modification du tour de service que veut imposer la direction du CRNA Sud-Est. Il a déposé un préavis de grève pour les 18, 19 et 20 janvier.

Le SNCTA revendique le retrait du tour présenté en CT et, comme ailleurs, demande des garanties concernant l’effectif cible et la stratégie d’alimentation. Il souhaite en outre que les contrôleurs puissent travailler et débattre de leur futur tour de service.

En-route ou en approche, les contrôleurs attendent tous l’annonce d’effectifs cibles par organisme avec une stratégie de convergence associée. Ceci doit être la priorité de la DSNA en ce début d’année. Ni le GS 32 h, ni le GT effectif, ni aucune concertation sur une quelconque évolution des tours de service ne pourront avoir lieu sans ce pré-requis. Le SNCTA s’opposera aussi à toute tentative d’évolution non concertée.

CDA n° 779 — Effectif - Début D'année Sous Tension (0.7 MiB)

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Prévisions d'effectifs horizon 2020

Thermomètre « risque » qui explose

Effectifs qualifiés en équipe en 2020 = 264

Soit 9 équipes à 11 PC à l’est et à 6 équipes à 10 PC à l’ouest.

Pour les 3 prochaines années, il est déjà trop tard pour compenser cette gestion RH affligeante, quels que soient les recrutements à venir (qui seraient au mieux opérationnels en 2021).

Les prévisions d’effectifs qualifiés à l’horizon fin 2020 : moins de 11 PC par équipe…

Pour le hors-salle avec qualif : au minimum 10 personnes en moins

Un impact opérationnel à venir, des projets majeurs ralentis : le SNCTA refuse que les contrôleurs pâtissent d’une mauvaise gestion RH de l’administration. Imposer un nouveau tour de service inadapté, encore plus fatigant et non-validé n’est certainement pas la solution.

Vous en avez assez de ne pas pouvoir vous exprimer ? Que le débat soit confisqué ? Rejoignez-nous : lfmm@sncta.fr

Etat Des Lieux Effectifs LFMM (1.4 MiB)

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Projet "Aix 2018", devoir de vérité — Épisode III — L’état des lieux des effectifs

Thermomètre « risque » qui explose

Cinq ans après avoir accepté la réforme horaire de 2012, le constat est simple et unanime : d’un côté les contrôleurs du CRNA-SE ont respecté leur part du contrat en fournissant des efforts inégalés ailleurs, de l’autre l’administration court toujours après sa promesse de 13 PC/équipe. En attendant avec impatience les garanties sur les effectifs annoncées par notre chef de centre, quelle réalité concrète se cache derrière cette baisse qui se poursuit ?

Alors que le nombre total de contrôleurs du CRNA-SE détenant une mention d’unité valide était stable ces quatre dernières années, il a atteint son plus bas au 1er janvier 2018. Cette vision comptable et globale des effectifs n’est cependant pas satisfaisante car elle masque notamment la répartition entre les contrôleurs en salle et hors salle impactant respectivement la capacité opérationnelle et les projets du centre.

L’effectif qualifié en salle…

Le nombre de PC en équipe (hors ACDS) atteint le triste record de 286. La distinction entre les deux zones dresse le bilan affligeant d’une zone Est ayant été longuement à moins de 12PC/équipe et d’une zone Ouest en chute libre depuis deux ans qui s’oriente vers une même période de sous-effectif. Nous sommes bien loin de la promesse de 2012 !

Évolution PC/équipe LFMM (0.2 MiB)

…et le dimensionnement hors-salle

Le CRNA-SE doit dégager de la ressource hors-salle pour répondre aux projets du centre : entre 2013 et 2017, le nombre de détachés a augmenté de 30%, amenuisant d’autant la salle. Ce dimensionnement est indispensable notamment pour le défi 4F, toujours retardé. Mettre en adéquation une ambition sur de tels programmes avec une politique de recrutement en salle et hors-salle cohérente l’est tout autant et permettrait de montrer aux contrôleurs que nos dirigeants ont une réelle vision pour le centre.

Au contraire, l’administration continue d’avancer tête baissée avec une nouvelle réforme horaire non-consentie, sans ressources humaines et techniques suffisantes, qui se soldera inévitablement par un échec.

Les départs à la retraite…

Une des premières causes de la fonte des effectifs est identifiée depuis longtemps : le centre subit depuis plusieurs années une vague de départ à la retraite sans précédent et ce phénomène va s’accentuer. Cela représente plus d’1PC par équipe et par zone sur les 3 prochaines années.

Départs Retraite LFMM (40 KiB)

…et les départs massifs en CAP

Du côté des CAP le constat est également amer au vu des mutations au départ du CRNA-SE : le soleil aixois ne suffit plus ! Sur les quatre dernières CAP le CRNA-SE se retrouve trois fois comme deuxième centre pourvoyeur d’effectif, derrière Athis. La tendance s’accentue en 2017 avec 14 mutations. Par ailleurs, contrairement aux années précédentes, les mutations ne sont plus majoritairement à destination de l’Outre-Mer ; celles-ci représentent désormais une minorité de cas (moins de 40% sur la dernière CAP) ce qui est un phénomène nouveau et un indicateur caractéristique de conditions de travail qui se sont fortement dégradées.

Et dans les tuyaux ?

D’ici 2020, l’effectif potentiellement qualifié est déjà connu : 12 AVE + 7 ENAC actuellement en formation + 16 AVE retenus aux CAP 2017. Il ne permettra clairement pas de faire face aux départs à la retraite et en CAP des trois prochaines années !

La fonte des effectifs est inévitable sur les trois prochaines années, quelles que soient les solutions envisagées pour l’avenir. Pour autant, les contrôleurs ne feront pas les frais de cette gestion sans vision de notre administration. Aucun tour de service ne palliera le problème de sous-effectif du CRNA-SE. L’administration se trompe en voulant imposer sans dialogue un nouveau tour de service, opérationnellement inadapté et toujours plus fatiguant, socialement inacceptable et surtout que les contrôleurs n’auront pas choisi. Le SNCTA n’acceptera aucun tour dégradant davantage nos conditions de travail. Contre ce projet et cette méthode, le SNCTA appelle à la grève les 18,19,20 Janvier 2018.

Episode III - Etat Des Lieux Des Effectifs (1.8 MiB)

 

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Le SNCTA appelle à la grève à Aix

Panneau « Stop », « wrong way »

L’administration veut passer en force son projet de nouveaux horaires : Dites-lui NON !

Aucune concertation avec les représentants du personnel !

Aucun travail en GT !

Aucune présentation préalable aux ICNA du CRNA-SE !

LES 18, 19 ET 20 JANVIER 2018

MOBILISEZ-VOUS !

LFMM FI Grève SNCTA (0.7 MiB)

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STOP !

Panneau « Stop », « wrong way »

Depuis plus d’un an, le SNCTA demande un espace de dialogue permettant de discuter des conditions de travail des contrôleurs du CRNA-SE et de définir les tours de service de 2018. L’administration a fait le choix de refuser l’ouverture d’un GT Horaires avant l’été, pour affirmer en plein hiver (…) sa volonté de passer en force sa réforme RH d’ici janvier 2018.

Le SNCTA dénonce cette attitude et s’oppose fermement à ce que les contrôleurs soient privés de débats leur permettant de prendre en main leur destin. Le SNCTA rejette également le contenu de cette réforme punitive qui est un non-sens opérationnel, un non-sens sécuritaire et un non-sens social tant nos conditions de travail y sont dégradées.

Pour ces raisons, le SNCTA appelle à la GRÈVE du jeudi 18 janvier 2018 (6 h 30) au dimanche 21 janvier 2018 (6 h 30).

LE SNCTA FERA TOUT CE QUI EST EN SON POUVOIR POUR QUE LES TOURS DE SERVICE DE L’ADMINISTRATION NE SOIENT PAS APPLIQUES EN 2018.

IL REFUSE TOUTE ÉVOLUTION QUE LES CONTRÔLEURS N’AURAIENT PAS VALIDÉE.

STOP ! (0.7 MiB)

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Projet « Aix 2018 » : Devoir de vérité — Épisode 1

Thermomètre « risque » qui explose

Tours de service du CT du 4 décembre 2017 : une copie à jeter

Les tours de service que l’administration entend nous imposer sont enfin sortis. Le SNCTA les rejette catégoriquement ainsi que la méthode employée. Quelques explications…

Le contenu des tours de service (TDS)

L’administration a envoyé comme documents de CT de nouveaux tours de service pour 2018 qu’elle compte passer en force. Elle introduit comme changement majeur dans son projet de réforme trois tours de service pour chaque zone :

  • un TDS hiver, d’une durée d’application de 15 semaines ;
  • un TDS mi-saison, d’une durée d’application de 23 semaines ;
  • un TDS été, d’une durée d’application de 14 semaines.

Le SNCTA n’est pas opposé à l’idée d’une troisième période, à condition que celle-ci permette d’améliorer les conditions de travail des contrôleurs et non de les dégrader davantage. Sans surprise, les TDS de l’administration ne vont pas dans ce sens, bien au contraire !

Zone Ouest
HiverMi-saisonÉté
Volume horaire hebdomadaire réel*32 h 20
(+0 h 20)
34 h35 h 30
(+1 h 30)
Nombre de vacations d’au moins 10 h235
(+2)
Nombre de vacations de 11 h233
Zone Est
HiverMi-saisonÉté
Volume horaire hebdomadaire réel*32 h 20
(+0 h 20)
34 h35 h 30
Nombre de vacations d’au moins 10 h3
(+1)
3
(+1)
4
Nombre de vacations de 11 h3
(+3)
2
(+2)

* Le service applique unilatéralement une nouvelle méthode de calcul, pioche arbitrairement dans des textes de lois opposés, et affiche des temps sous-estimés. Le SNCTA dénonce ce tour de passe-passe.

Non seulement cette augmentation du temps de travail va générer plus de fatigue pour les contrôleurs mais elle s’accompagne d’autres mesures également condamnables :

  • le nombre d’heures au-delà des 32 h hebdomadaires réglementaires atteint 100 h, soit environ 40 h qui s’ajoutent encore à celles d’aujourd’hui et ce, sans compter le J0 !
  • les pauses d’« équipe » sont fractionnées à un niveau jamais atteint ;
  • le J0 s’effectue en binômes dont les montées sont davantage décalées et les horaires potentiellement variables d’un jour sur l’autre ;
  • la gestion de la salle par le chef de S2 de la zone Est un non-sens opérationnel avec plusieurs tenues de fonction CDS de 30 ou 45 minutes seulement ;
  • cerise sur le gâteau, les S1 de la zone Ouest qui débutent à midi n’ont aucune pause déjeuner prévue…

Dans le contexte d’un effectif toujours en baisse et d’un trafic qui explose, ces indicateurs défient toute logique en allant à l’encontre des enjeux sécuritaires et de maîtrise de la fatigue que notre profession requiert.

La méthode employée

La relation de confiance entre la salle et son encadrement est complètement rompue, et l’extrême tension qui règne ne saura être calmée par une démonstration de force de l’administration.

Le SNCTA revendique — depuis plus d’un an — un espace de dialogue adéquat pour chercher des solutions aux problèmes RH du CRNA-SE.

En ce sens nous regrettons :

  • le refus de notre encadrement local d’ouvrir à notre demande un GT Horaires dès la signature du protocole 2016 ;
  • le refus de nos administrations locale et centrale d’ouvrir un GT Horaires avant l’été 2017, conformément aux demandes de l’assemblée générale intersyndicale du 22 mai ;
  • la non-ouverture du GT Horaires convoqué le 22 septembre, à cause de son blocage par une partie des contrôleurs ;
  • la menace de passage en force d’un nouvel horaire en CT, qui représenterait un affront sans précédent.

Dans ce contexte, nous affirmons dès à présent que les propositions outrancières de l’administration décrites plus haut ne méritent pas d’être étudiées.

Le SNCTA maintient sa position : un espace de dialogue est nécessaire pour travailler avec l’encadrement, les organisations syndicales et des représentants d’équipes. En revanche, le SNCTA s’oppose à ce qu’une réforme ne dégrade davantage les conditions de travail du CRNA-SE. Il refuse toute évolution que les contrôleurs n’auraient pas validée.

Le SNCTA rejette sans appel les tours de service « proposés » par l’administration en préambule au CT du 4 décembre. Ils sont d’ores et déjà inacceptables en termes de conditions de travail et de maîtrise de la fatigue. Le SNCTA met en garde une nouvelle fois l’administration sur ce type de management sans vision ni dialogue, qui nous conduit droit dans le mur tant sur la sérénité nécessaire en salle pour un service de qualité que sur le plan de la sécurité.

CDA - Projet Aix 2018 (0.8 MiB)

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