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Tag: Tour de service

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GT Effectif ou politique RH

Le GT Effectif va bientôt se tenir. Il décide des ouvertures de postes et de la distribution des sorties ÉNAC pour les cinq CRNA, CDG et Orly pour l’année à venir. Traditionnellement, c’est un sketch, avec des documents préparatoires vides de sens, qui finit en foire d’empoigne pour distribuer une maigre pitance. Il en ressort à chaque fois un douloureux et inquiétant sentiment d’injustice et d’incrédulité, qui continue d’étonner année après année : est-ce vraiment comme cela que sont gérées les ressources humaines dans la DSNA ?

Des chiffres absurdes

Les documents préparatoires sont cocasses, quand ils existent. Nous n’avons rien reçu cette année, mais pour ce que valent ces informations… Avec des bilans basés sur l’I1 pour les CRNA, et sur un calcul proche de celui des approches du GS 32 h pour CDG et Orly, les calculs de l’administration indiquaient souvent des besoins inférieurs de moitié ou plus aux ressources qui étaient finalement affectées. Pourquoi ? Parce qu’entre bilans erronés et indicateurs galvaudés, les informations qui devaient donner une image claire des effectifs étaient surtout publiées pour la forme. Quand on y ajoute les dogmes et les idées reçues de notre encadrement sur la situation, la gestion ne peut qu’être subjective et le pilotage abscons. Alors avec les années, chacun y va de son petit mensonge de plus en plus gros, et c’est au chef SE qui se fera bœuf, et au chef de centre qui aura convaincu le DSNA, de tirer leurs épingles du jeu. Pour donner à tout cela un semblant de légitimité, on invite les syndicats à la kermesse, et on fait des cotes mal taillées, en souhaitant très fort qu’elles soient convaincantes.

Une pénurie de sorties ÉNAC

En raison des recrutements hautement insuffisants du protocole 2013, le seul que le SNCTA n’a pas signé, les ressources en provenance de l’ÉNAC sont particulièrement faibles, et en tout cas hautement insuffisantes par rapport aux besoins. Jusqu’à ce que les effectifs du protocole 2016 arrivent dans les centres, le nombre de contrôleurs qualifiés en France va diminuer irrémédiablement. Par la faute d’une administration qui espérait un miracle sur les effectifs venu des nouveaux outils de contrôles et qui croyait qu’un protocole rejeté par l’écrasante majorité des contrôleurs serait un bon protocole, nous voilà donc réduits à distribuer le sous-effectif ! Il faut dire qu’elle avait la complicité du syndicat majoritaire dans les bureaux, absolument déconnecté de l’opérationnel, et trop heureux d’être seul maître à bord. Ce même syndicat qui, après avoir condamné les contrôleurs au rationnement et aux conditions de travail dégradées, fait aujourd’hui semblant de s’insurger de la situation !

À certains endroits, des « Expés RH »

Pour faire face au sous-effectif, certains centres ont choisi d’essayer une nouvelle approche, et ont mis en œuvre des tours de service expérimentaux. Les annonces de malheur étaient nombreuses de la part des détracteurs. À CDG, on nous a prédit qu’être parmi les premiers à mettre en place des « expés » c’était « vendre le un jour sur deux pour quelques deniers », et « accepter de finir au mieux à 14 en équipe ». La réalité, c’est qu’il y a eu six réunions du comité de suivi en un an, qui ont permis de faire évoluer le tour de service pour l’améliorer, et que l’on n’a jamais eu autant la maîtrise de notre sort en terme de TDS. La meilleure preuve de cette réussite, c’est à quel point le renouvellement s’est passé facilement, tant il était une évidence pour les agents !

Cependant d’autres centres, dont certains sont empoisonnés par une propagande des plus grotesques, à l’image de celle que l’on a pu subir ici, n’ont pas mis en place ces mesures. Cela crée donc un décalage supplémentaire quand il s’agit de comprendre la problématique des effectifs.

La hausse du trafic

Là encore, elle n’est pas égale. Certains centres ont vu leur trafic augmenter drastiquement cette année, d’autres non. Cependant les chiffres ne disent pas tout : une hausse pendant les pointes ou un remplissage des creux n’ont pas les mêmes effets. Une hausse qui parait moindre, si elle a lieu dans un centre déjà saturé, non plus. Nous n’avons pas de mesure de la pénibilité des journées de travail, ou du stress sur la position. La seule réponse jusqu’à aujourd’hui était d’apporter de l’effectif. Mais il va falloir trouver autre chose si on veut passer plus d’avions en P2, nous le savons tous. Plus inquiétant, cette augmentation généralisée du trafic en Europe n’avait été prédite par personne : ni le Ciel unique et ses courbes STAFOR, ni les négociateurs du dernier protocole.

Des promesses ou des engagements ?

Lors du CT DSNA du 12 janvier, le directeur a fait des annonces d’objectifs d’effectifs pour l’horizon 2023, parmi lesquelles : « À l’échéance 2023, le DSNA donne comme orientation pour Roissy un objectif cible de 15 à 16 PC par équipes ».

Si le SNCTA se réjouit de voir s’esquisser une vision à plusieurs années, et s’amuse de voir les dernières prédictions des devins UNSA-ICNA et USAC-CGT détruites en une phrase, cette annonce ne nous suffit pas. En effet, personne ne sait sur quoi reposent ces chiffres, exprimés dans une unité surprenante : le nombre de personnes par équipes, alors que le nombre d’équipes n’est qu’une conséquence de l’organisation du travail choisie.

Aujourd’hui les centres ont besoin de savoir comment seront atteints ces objectifs, quelles hypothèses et quels calculs les soutiennent : ils veulent une méthode de calcul juste, commune à tous et équitable. Ils veulent un plan stratégique par centre à 5 ans. Ils en ont besoin pour dimensionner les subdivisions, pour organiser le travail, pour savoir que leurs efforts sont pris en compte. Ils en ont besoin pour ne pas se sentir trahis quand la réalité contredit les prévisions.

La mobilité ou le conflit ?

Depuis des années la mobilité a été considérablement diminuée. Maintenant, les mutations vers les approches sont bloquées, parce que de manière absurde, les CRNA attractifs dans lesquels on nous empêchait d’aller sont à présent en sous-effectif. Dans ce contexte, l’UNSA réclame des affectations massives en provenance de l’ÉNAC pour les centres où il lui reste des adhérents. Cette demande démagogue et partisane est absurde. D’abord parce qu’un AVE se qualifie beaucoup plus vite qu’une sortie ÉNAC, soumise aux contraintes de la scolarité. Ensuite, il est absolument évident que l’on ne remplira pas les besoins des centres du Nord à coup d’AVE : les postes resteront non pourvus. Enfin, que les choses soient claires : cette proposition est une entrave intolérable à la mobilité des contrôleurs !

Dans les centres du Nord et notamment à CDG, les agents revendiquent le droit de muter. Le sous-effectif les prive déjà des congés formation, du temps partiel et des disponibilités dès que l’administration est en droit de les refuser, jusqu’à poser des problèmes pour les congés paternité. Il est donc inenvisageable, alors que des besoins sont identifiés dans des CRNA attractifs, que la mobilité soit détruite pour 10 ou 15 ans par des décisions opportunistes. Les contrôleurs de CDG, qui font preuve depuis toujours d’une adaptabilité exemplaire, refusent d’être condamnés à l’immobilité pour le reste de leur carrière. Si tel devait être le cas, nous le prendrions comme une déclaration de guerre.

Un énième effet d’annonce envers une profession qui a vu tant de promesses trahies est inutile. Les « Expés » ont montré localement ce que la négociation équilibrée pouvait apporter de solutions profitables aux uns comme aux autres. Aucune politique de management faite au détriment des salariés n’est couronnée de succès sur le long terme. Il est grand temps de se rappeler ce qu’une politique gagnant-gagnant peut accomplir.

CDA 187 GT Effectif Ou Politique RH ? (0.8 MiB)

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Levée de préavis : halte aux fake news !

Décryptage du relevé de conclusions

Fidèle à sa réputation, le SNCTA a levé son préavis de grève des 18, 19, 20 janvier. Au-delà de l’ironie que cela suscite naturellement, il est nécessaire de s’attarder sur les raisons réelles de cette levée, de les analyser et d’en faire le bilan. Qui mieux que les signataires pour expliquer et répondre aux interrogations ? Entre caricatures, parodies et incompréhensions, place aux faits…

Un préavis au mois de janvier à Aix, vraiment ?

Comme nous l’avons expliqué à plusieurs reprises, le choix de la date de ce préavis n’était certainement pas anodin. « Pas assez de dégâts », « trop de droits à absences à cette période », « un seul syndicat contre les tours de service » entendait-on parfois. Il ne faut cependant pas négliger le calendrier dans lequel il s’est inscrit :

  • début janvier, l’administration devait passer en force sur ses TDS. Nous le combattions tant sur le fond que sur la forme (voir CDA ici) ;
  • le 12 janvier, un CT DSNA devait se tenir, sans que le sujet des effectifs ne soit à l’ordre du jour ;
  • fin janvier, le traditionnel GT Effectif devait être programmé pour définir les affectations des CRNA / LFPG / LFPO, sans qu’aucune cible pour les CRNA — a fortiori pour Aix — ne soit encore définie malgré les engagements protocolaires de l’administration.

Refuser de se faire imposer un TDS et exiger de l’administration une vision sur les effectifs sont les priorités que nous avons défendues pendant trois jours de conciliation, jusqu’au 17 au soir.

Le retrait des TDS

Le SNCTA demandait le retrait des TDS — à défaut de leur suspension — jusqu’en mars comme annoncé le 8 janvier après le passage en force en CT. Devant le refus de l’administration de céder sur cette suspension, fût-elle décalée d’un mois comme proposé, ou de conditionner le retrait à un GT conclusif (subjectivité laissée à l’encadrement), nous décidions de ne pas lever notre préavis. En effet, les TDS de l’administration n’étant ni socialement acceptables, ni opérationnellement viables, comment peut-on imaginer un management productif dans lequel un GT travaillerait avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête ? Ce n’est pas ce qui s’appelle un dialogue social apaisé…

Suite aux premiers CT envahis, il avait été proposé et accepté que des réunions se tiennent pour tenter de déminer la situation, d’abord avec chaque OS, puis fin janvier avec les CE / CDS. Les bilatérales avec le SNCTA et l’UNSA-ICNA n’ont manifestement rien donné (les TDS sont bels et bien passés) ; la réunion avec les CE / CDS ne s’est pas encore tenue.

C’est dans le cadre de cette réunion que nous avons conclu que le retrait des TDS pouvait être effectif très simplement. Contrairement aux idées honteusement manipulées par nos détracteurs, voici ce qu’il en ressort :

  • le 24 janvier, les CE / CDS devront définir les modalités d’un futur GT : calendrier, participants, cadrage… Il ne s’agit en aucun cas de travailler à l’élaboration des TDS eux-mêmes, ce travail étant de la responsabilité des experts et OS ;
  • le travail s’effectuera uniquement dans le cadre de l’arrêté de 2002 de manière à réunir toutes les OS autour de la table. Si le SNCTA, mandaté par ses adhérents, défendra un projet expérimental, celui-ci n’entrera pas dans ce GT (tout comme c’était le cas en mars 2017 pour le cadre alternatif de l’UNSA-ICNA). Le SNCTA n’est pas dogmatique et souhaite qu’un tour arrêté de 2002 soit construit par les contrôleurs à défaut du travail bâclé de l’administration ;
  • l’attribution des JRH sera sécurisée : 12 JRH pour le même volume horaire qu’aujourd’hui ! N’en déplaise encore une fois à nos détracteurs qui affirment le contraire !
  • les critères établis lors du GT Horaires de 2012 seront maintenus, comme demandé par les OS ;
  • le temps de briefing et de relève seront de nouveau pris en compte dans le temps de travail hebdomadaire ;
  • trois horaires seront étudiés (hiver, mi-saison, été) au lieu d’un été très long (et sur-capacitif) et d’un hiver plus court. C’est dans cette logique que la période d’été sera cantonnée à 14 semaines maximum ;
  • les TDS auront pour objectif un « niveau de performance opérationnelle globalement équivalente » aux TDS de l’administration. Il ne s’agit en aucun cas d’être aussi performant que l’administration. Nous avons acté le fait qu’il est impossible pour nous de répondre partout à la demande de trafic, du moins pas sans effectif. Il s’agira pour le GT de définir les priorités des TDS, les plages horaires à « sacrifier » au profit d’autres créneaux. C’est dans cette logique qu’un consensus pourra s’opérer et faire aboutir le GT.

Le SNCTA prend pleinement ses responsabilités en offrant aux contrôleurs la possibilité de travailler à de meilleurs TDS dont des éléments seront déjà sécurisés : JRH, critères, briefing et relève, bornes de l’horaire d’été, capacité perfectible. Le SNCTA offre la possibilité que le 24 janvier soient définitivement jetés les TDS insensés de l’administration.

Parlons des effectifs…

En 2012, l’administration nous promettait à tous 13 PC par équipe en échange d’une réforme horaire. Suite à cette promesse non tenue, les OS ont toutes revendiqué des affectations à Aix pour arriver à 13 PC par équipe. Bien malhonnêtes sont ceux qui s’octroient la paternité de cet objectif ou le monopole de la problématique des effectifs. Bien naïfs ceux qui s’appuient sur les promesses d’un encadrement local quel qu’il soit alors que la problématique est nationale.

Quand l’UNSA-ICNA s’agite, le SNCTA travaille. Les explications techniques ci-dessous sont nécessaires pour comprendre la situation : un peu de pédagogie à défaut de démagogie.

…du protocole

Le protocole signé l’année dernière acte — à la demande du SNCTA — la définition de BO pour les CRNA, qui jusque-là n’en avaient pas. Ces BO devaient être définis « au plus tard à compter de début 2018 ». Pourquoi des BO en CRNA ? Car tous les ans, le GT Effectifs de début janvier définit pour l’année en cours les ressources (AVE + ÉNAC) attribuées dans les CRNA, LFPG et LFPO. Tous les ans, l’administration locale de chaque centre tire la couverture à elle, sans cible objective et sans résultats réellement probants. La définition des BO mettra fin à ce cirque et permettra d’allouer objectivement les ressources disponibles.

…du CT DSNA

Vendredi 12 janvier se tenait un CT DSNA, sans que le sujet des effectifs soit à l’ordre du jour ! Le SNCTA était le seul à déposer des questions diverses traitant des effectifs. Appuyé par le préavis de grève du CRNA-SE, le SNCTA a exigé de l’administration que des BO soient enfin annoncés en CT DSNA, en vue du GT Effectifs 2018 ; il a obtenu partiellement gain de cause.

En effet, le DSNA a annoncé des BO à l’horizon 2023 (l’effectif national étant en baisse jusqu’en 2020, puis revenant au niveau de 2016 en 2024, lorsque les recrutements du protocole seront qualifiés), sous forme de fourchette… Ces BO seront à retravailler et à confirmer avant le GT Effectifs 2018.

…de la conciliation

Rentrons dans le vif du sujet. Oui le SNCTA défend les effectifs et un BO à 13 par équipe pour Aix ; non le préavis de grève déposé localement ne mentionnait volontairement pas d’objectif chiffré. Encore une fois, quelques explications ont déjà été données depuis longtemps à ceux cherchant réellement à en avoir. La problématique des effectifs est nationale et ne peut être traitée par un seul centre, même si localement à Aix le sous-effectif est une évidence pour tous, comme la nécessité de 13 par équipe.

Pour autant il aurait été absurde qu’un préavis local revendique un objectif chiffré :

  • soit l’administration aurait refusé une conciliation ;
  • soit elle nous aurait donné gain de cause. Mais dans ce cas, chacun est à même de comprendre que nos collègues des autres centre emboîteraient légitimement le pas ; l’administration distribuerait des promesses à tout va qui n’auraient par définition plus aucune valeur.

C’est dans le cadre d’une problématique nationale et d’un équilibre entre les centres que le SNCTA a abordé la situation de sous-effectif à Aix, comme mentionné dans le préavis. Au-delà des annonces de BO faites par le DSNA à l’horizon 2023, la section locale SNCTA a exigé que soient définies pour tous les centres des étapes intermédiaires et à court terme pour que des actions concrètes soient entreprises.

Au vu des temps de qualification des sorties ÉNAC et des AVE, nous savons tous qu’il est trop tard pour les années 2018 et 2019 ; conséquence de la gestion désastreuse d’une administration sans vision à moyen / long terme. La première étape est donc l’objectif 2020.

Un « dimensionnement minimal à 12 PC par équipe à l’horizon 2020 » est un objectif très ambitieux. Peut-on agir avant 2020 ? Non. Devons-nous passer par 12 PC par équipe avant d’arriver à 13 ? Oui. Contrairement aux caricatures véhiculées, pour le SNCTA ce n’est qu’un point d’étape vers un BO à 13. Il est facile de proposer un projet démagogue et séduisant, sans que l’équilibre entre les centres n’entre en considération. Mais en réalité, un projet — comme un syndicat — sans portée nationale n’est pas viable et ne peut aboutir.

Dans ce contexte d’équilibre national et de sous-effectif local, le SNCTA a concilié :

  • la définition « d’objectifs intermédiaires de dimensionnement des CRNA, […] notamment l’échéance 2020 ». Pour des mesures concrètes et rapides le temps que soient établis et affinés des plans d’affectation pérennes pour atteindre les BO des centres ;
  • dans le « cadre des objectifs intermédiaires équilibrés entre les centres, une attention particulière portée au calendrier de retour à un effectif qualifié de 12 PC par équipe au CRNA-SE ». C’est l’enjeu du GT Effectifs 2018 ! Mais attention, le SNCTA prévient dès à présent que l’équilibre des centres est important : il ne s’agit pas de récupérer 24 sorties ÉNAC (privant de mutation les collègues des autres centres) ni de récupérer 65 AVE paralysant le reste de la France. Les solutions simplistes ou faciles malheureusement ne fonctionnent pas.

Les éléments obtenus en conciliation par le SNCTA doivent s’analyser en tant que tels, sans qu’ils soient caricaturés, déformés ou retournés en reculades. Pour autant, chacun est libre d’apprécier les garanties obtenues, de les juger suffisantes ou insuffisantes pour avoir levé le préavis, à la lumière des quelques explications et faits détaillés dans ce tract.

Qu’avons-nous à perdre en se rendant à la réunion CE / CDS du 24 janvier ? Rien. Qu’avons-nous à gagner ? L’abandon des tours de service de l’administration et la reprise en main par les contrôleurs des horaires de 2018.

Nous l’avons longuement répété à l’administration — déjà bien avant le dépôt de ce préavis — aucun tour de service ne palliera le problème du sous-effectif du CRNA-SE. Le SNCTA sera extrêmement vigilant quant aux résultats des travaux nationaux sur les BO, des plans d’affectation à court et moyen termes et du GT Effectifs décalé à mi-février. Le SNCTA exhorte l’administration à travailler rapidement pour donner des perspectives au CRNA-SE en préservant l’équilibre des centres, conformément à ses engagements.

Vous êtes ouverts aux débats ou voulez vous investir ?

Une question, un doute ? Écrivez-nous : lfmm@sncta.fr

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2018-01-20 LFMM CDA - Relevé De Conclusions (2.1 MiB)

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Tour de service Lyon : les pauses (identifiées) s’imposent

Know the rules!

Dans le cadre des travaux actuels sur le tour de service, la DO a confirmé que les critères applicables à Lyon sont ceux dits de l’ex-liste 1. Tour d’horizon des conséquences de ce changement à venir.

Listes, groupes, critères

Les conditions de travail des contrôleurs aériens sont encadrées par un certain nombre de textes réglementaires, en particulier par l’arrêté du 19 novembre 2002. Celui-ci fixe des critères en fonction de la « taille » des centres. À l’époque de sa rédaction, les centres étaient classés en listes. Or, depuis 2008 et l’accord « licence », le classement s’effectue selon une logique de groupes. Lyon ayant à cette occasion intégré le groupe A, le SNCTA demandait depuis plusieurs années à ce que notre tour de service respecte les critères applicables en ex-liste 1. Jusque là, cette demande avait été poliment renvoyée à plus tard.

À l’occasion du démarrage des travaux sur notre nouveau tour de service, l’encadrement local a interrogé la DO sur les critères à appliquer : celle-ci a confirmé que les critères à utiliser sont bien ceux de l’ex-liste 1. Le SNCTA se félicite de cette réponse. Ce choix confirme que la DSNA continue à avoir des ambitions pour Lyon. Mais au-delà du symbole, les critères ex-liste 1 offrent surtout des garanties différentes lorsque l’on parle des tours de service.

Vous avez dit pauses ?

Par exemple, pour les centres ex-liste 1, les pauses doivent être régulièrement réparties et représenter 25 % de la durée totale des vacations du cycle. Concrètement, dans ces centres, cela se traduit généralement par le fait que chaque vacation comporte 25 % de temps de pause. Pour les centres ex-liste 2, par contre, la notion de répartition régulière disparait.

C’est d’ailleurs le cas de notre tour de service actuel qui comporte des vacations dont les temps de pause varient entre 15,8 % (SN) à 41,7 % (Nuit), soit un rapport de 1 à 3. Jusqu’à présent, cette distribution inégale passait inaperçue : le schéma d’armement de Lyon correspondant mal au trafic traité, des pauses supplémentaires pouvaient être aménagées car tous les secteurs prévus n’ouvraient pas. Mais dans le contexte d’ajustement des effectifs que nous connaissons, l’armement théorique va se rapprocher de plus en plus de l’armement réel.

Dans le cadre d’un tour de service « classique », où les vacations sont longues, le SNCTA soutient donc l’application des critères ex-liste 1. Il est important que dans le futur, des pauses soient garanties, identifiables, et en nombre suffisant. Il ne serait pas acceptable de moyenner ces temps de pause sur l’ensemble du cycle dans la mesure où cela conduirait à diminuer le nombre de pauses lorsque les contrôleurs en ont véritablement besoin, c’est-à-dire de jour, durant les vacations longues, lorsque le trafic est important.

Manque de sécurité juridique

Le problème n’est d’ailleurs pas lié qu’à la seule gestion de la fatigue. Tout comme les règlementations sur les temps de vol des équipages, l’arrêté de novembre 2002 définit des butées à ne pas dépasser. Ne pas les respecter engage la responsabilité des contrôleurs et des chefs de tour.

Or, comment un chef de tour peut-il gérer une salle alors que tous les contrôleurs n’appartiennent pas à son équipe, n’effectuent pas la même vacation, mais devront, à la fin de leur cycle, avoir bénéficié des 25 % de temps de pause ? C’est une équation quasi-impossible à résoudre.

Et la situation n’est pas complexe que pour les chefs de tour : vous souhaitez échanger votre nuit contre un SN ? Vous avez déjà fait un M, un J1 et un S ? Avec le tour de service actuel, cette permutation risque de vous faire passer en-dessous des 25 % de temps de pause sur le cycle…

Les pauses, un sujet parmi pleins

La question des pauses ne résume pas à elle seule, les différences entre les garde-fous applicables aux centres ex-liste 1 et ceux applicables aux centres ex-liste 2. Afin que chacun puisse mesurer les enjeux, nous reproduisons ci-dessous, pour chaque thème principal, les critères applicables.

CritèresGarde-fous applicables aux centres ex-liste 2 (tour de service actuel)Garde-fous applicables aux centres ex-liste 1 (futur tour de service)
Organisation du travailOrganisation du travail au choix de l’administration : en équipes ou individualiséeOrganisation du travail en équipes. 10 contrôleurs minimum par équipe.
Rythme de travail1 jour sur 2 moyenné sur deux cycles. Il peut être dérogé à cette règle en cas de recours à la vacation complémentaire1 jour sur 2 sur le cycle. Il peut être dérogé à cette règle en cas de recours à la vacation complémentaire
Fractionnement des vacationsTravail en équipe : les contrôleurs d’une même équipe peuvent avoir des heures de prise de service / fin de service différentes. Fractionnement de l’équipe possible pour armer une ou plusieurs positionsLes contrôleurs d’une même équipe peuvent avoir des heures de prise de service / fin de service différentes. Fractionnement de l’équipe possible pour armer une ou plusieurs positions
Durée de travail hebdomadaire32 heures en moyenne (minimum 28 h et maximum 36 h suivant les périodes). Le nombre d’heures au-delà de 32 heures est limité à 64 heures par an. Le maximum peut atteindre 43 heures en cas de recours à la vacation complémentaire.32 heures en moyenne (minimum 28 h et maximum 36 h suivant les périodes). Le maximum peut atteindre 43 heures en cas de recours à la vacation complémentaire.
Durée maximale des vacations11 heures de jour et 12 heures de nuit11 heures pour toutes les vacations
Temps de pause25 % de la durée des vacations du cycle (25 % moyennés sur le cycle)25 % de la durée des vacations du cycle répartis régulièrement (en pratique généralement 25 % sur chaque vacation)
Gestion des pausesPas d’identification obligatoire sur le tour de service. Le chef de tour les adapte en fonction des besoins du trafic.Les pauses sont identifiées sur le tour de service. Le chef de tour peut adapter la gestion en fonction des besoins du trafic.
Durée maximale de tenue de positionNon borné par l’arrêté. Règle fonction publique : 6 heures maximum2 h 30 maximum
Durée minimale entre deux vacations11 heures minimumNon borné par l’arrêté. Règle fonction publique : 11 heures minimum
Dans le cadre des travaux sur le nouveau tour de service « classique » de Lyon, le SNCTA soutiendra l’application des critères ex-liste 1.

20180118 SL Lyon CDA Pauses Et Liste 1 TdS V3 (0.6 MiB)

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Communiqué de section locale du 26 septembre 2017

La section locale SNCTA s’est réunie ce jour à Roissy pour évoquer les problématiques locales des contrôleurs aériens de l’organisme de CDG.

Très inquiets quant à l’industriel retenu pour SYSAT, elle attend du DSNA une présentation claire et assumée de son choix devant l’ensemble des acteurs concernés.

La disponibilité des matériels de radionavigation à CDG peut faire défaut, le SNCTA rappelle que les contrôleurs restent les seuls garants de la sécurité des vols et sauront faire preuve de professionnalisme. Face à l’indisponibilité des moyens de radionavigation au Bourget, le SNCTA attend une action de l’organisme de CDG-LB pour mettre à jour les procédures en vigueur.

La situation des effectifs étant préoccupante et fragile, le SNCTA souhaite une gestion apaisée de l’armement. D’autre part, le SNCTA renouvelle sa demande de mettre en place un système robuste pour gérer l’armement en-dessous de l’effectif nominal en tour. La proposition de la section SNCTA est la suivante : afin de garantir la sécurité des vols, elle prône une gestion opérationnelle de la plateforme en J2 et en J7 depuis une unique tour avec les capacités adéquates.

Reprenant le dernier communiqué de son comité national, la section locale SNCTA se réjouit que les contrôleurs de CDG ne suivent pas les appels à mobilisation relayés par l’USAC-CGT et regrette l’impact sur le trafic ainsi que les attaques contre le droit de grève.

Adopté à l’unanimité

Communiqué SL CDG 26:09:17 (77 KiB)

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Jeu de dupes

Ce vendredi 28 avril s’est tenu un CT local avec pour ordre du jour un seul point : une réorganisation partielle du service technique. Confrontés à un choix impossible, voici les raisons qui nous ont poussés à ne pas y assister.

Réorganisation du service technique

L’organisation du service technique ne concerne pas à proprement parler les ICNA. Néanmoins, nous pouvons être impactés, non pas dans notre organisation personnelle, mais en raison des conséquences sur le maintien opérationnel ou non des outils dont nous disposons pour effectuer nos missions.

Jusqu’à présent le SNCTA avait toujours maintenu un espace de dialogue constructif avec les autres organisations syndicales représentatives au sein du service technique. À chaque vote en CT qui ne concernait que les IESSA, nous nous étions au minimum abstenus, voire nous avions parfois suivi leurs demandes pour peu qu’elles étaient argumentées, renforçant ainsi le poids des personnels face à une administration qui n’est pas notre amie.

Le parallèle avec le service exploitation

Et puis il y a eu l’épisode des expérimentations RH pour les ICNA. Pour celles et ceux qui auraient la mémoire courte, nous rappelons que lors des CT relatifs à une nouvelle organisation du temps de travail des ICNA de Roissy, nous avons dû faire face à de sombres manœuvres dépassant de loin le strict cadre local.

En effet, suite à la baisse des effectifs ICNA, l’administration avait besoin de modifier notre façon d’armer salle IFR et tours. Il leur fallait éviter le dépôt de mesures de régulation ATFM et donc la création de délais peu attractifs dans ce que la DSNA appelle la vitrine du contrôle aérien français…

Le despotisme des centrales

Les ICNA de CdG ont indubitablement exprimé leur préférence à l’époque. Et pourtant, lors du CT dévolu à l’organisation du travail des ICNA, l’USAC-CGT, qui s’est majoritairement exprimée par l’intermédiaire de ses représentants IESSA, TSEEAC ainsi qu’un ICNA… du Bourget, a bel et bien voté contre le projet préféré par les ICNA de Roissy.

Ils ont très longtemps été suivis par l’UNSA qui, très peu représenté localement, a fait valoir sa posture nationale. Et quand l’UNSA s’est finalement résolue à respecter le souhait de la majorité, pour sauver les apparences, ses instances nationales ont fait courir des rumeurs calomnieuses de menaces physiques du SNCTA à l’encontre de ses représentants locaux.

Nos options

Pour en revenir au CT de vendredi dernier, voici les options qui s’offraient à nous :

  • voter contre le projet
    Après le déroulement des CT successifs sur les expés ICNA, c’était quand même délicat pour nous de rejoindre aveuglément les organisations syndicales représentatives à la technique et de voter comme elles nous demandaient de le faire. D’autant qu’elles n’ont même pas osé nous approcher pour en parler…
  • voter pour le projet
    Après tout on aurait dans ce cas là « seulement » appliqué la loi du Talion en représailles du CT et des calomnies qui nous concernaient. Mais non, désolé, le SNCTA préfère rester au dessus de ce genre de manoeuvres méprisables ;
  • s’abstenir
    Par le fonctionnement du CT, s’abstenir étant ne pas s’opposer, cela n’aurait pas empêché l’administration de valider le projet, lui donnant même le vernis d’une opposition minoritaire. Et les centrales syndicales, dont on a pu constater la mauvaise foi croissante, auraient eu beau jeu de nous accuser de tous les maux et de faire croire que nous avions refusé un dialogue qu’elles n’ont pas offert ;
  • ne pas siéger
    Seul moyen de ne servir d’alibi à personne et de ne pas se salir avec les basses manigances des uns et des autres, ne pas siéger était nécessaire pour renvoyer administration et centrales syndicales dos-à-dos.

Nous sommes le SNCTA

Notre absence a donc permis d’envoyer un message clair à notre organisme : le SNCTA n’est pas là pour servir leurs intérêts.

Les expé. devaient signifier le lancement d’une nouvelle relation fondée sur la confiance. Or se lancer unilatéralement dans des vérifications de présence, ou menacer de sanctions les personnels qui oublieraient de rendre leurs feuillets d’heures, sont pour nous au contraire autant de preuves majeures de défiance et d’infantilisation des ICNA.

Nous craignons, qu’une fois encore, l’administration ne sache pas saisir l’opportunité d’avancer en concertation avec ses personnels, et ne s’enferme dans une attitude de rapport de force. Si tel devait être la politique de management de notre nouvel encadrement, nous saurons lui rappeler qui fait quotidiennement fonctionner le centre.

Notre seule raison d’être a toujours été la défense sans équivoque des contrôleurs. Avec ou malgré les autres organisations syndicales, en accord ou contre notre administration, les contrôleurs décident seuls de ce qui est bon pour eux.

LFPG CDA 185 - Jeu De Dupes (0.8 MiB)

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La preuve par l’exemple

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La section locale de L’USAC-CGT a publié un tract suite au dernier CT local. On y apprend avec bonheur qu’elle a enfin consenti à se renseigner sur les chiffres d’effectifs ICNA à CDG. Nous saluons cet effort, qui arrive après plusieurs années de travail de la part du SNCTA. Malheureusement ce qu’on y lit ensuite ne fait que nous conforter dans nos premières impressions : par manque de travail et donc de maîtrise des dossiers, ces gens préfèrent une opposition dogmatique.

Le GT TDS

Le problème de gestion des RH n’est pas nouveau puisque Bernard Sonck a lancé il y a plus de 8 ans le GT QICA. On a eu ensuite le GT TDS, le GT Nouveau Cycle, puis le GT Effectif, puis un autre GT Effectif. C’est alors que la CGT nous propose une solution impériale, une idée novatrice, assurément L’Alternative : lançons un GT TDS !

Comment ne pas se douter qu’un énième GT, mené par une administration locale passée maître dans l’art de nous faire travailler en dehors des clous, finirait aussi mal que les précédents ? La solution qui nous a conduit à ce TDS superflex avant tous les autres centres serait celle qui nous en sortirait ? Le subterfuge qui a permis à l’administration de ne pas recruter, de ne pas réguler, tout en évitant le soulèvement des personnels, nous offrirait aujourd’hui les garanties du succès et du renouveau ? Allons un peu de sérieux !

Le temps de pause

On lit dans ce communiqué, en gras comme s’ils avaient découvert le défaut dans la cuirasse : « le passage de 25 % à 20 % du temps de pause, sur un cycle de 32 h… »

  • D’abord, si l’USAC-CGT avait ne serait-ce que daigné jeter un œil à la proposition de cycle expé, elle saurait que le temps de pause y est de 24 %.
  • Ensuite, son calcul, presque juste, mais finalement erroné, nous fait sourire : essayant maladroitement de reprendre une démonstration exécutée par nos soins en réunion de travail, elle se mélange les pinceaux entre semaine et cycle de travail.

Du coup les chiffres sont faux, et le résultat bancal. Mais surtout, cette approximation souligne une fois de plus l’amateurisme de ces gens, sur des problématiques aussi importantes pour notre centre et notre profession en général.

Petit rappel donc : un cycle dure 12 j. pour environ 55 h de travail, et une semaine 7 j. pour en moyenne 32 h. Faute de comprendre la différence, on mélange les hypothèses et la conclusion devient vite approximative. Pour être plus sûr de ne pas s’emmêler, ne pas hésiter à redemander au SNCTA avant de s’aventurer dans des explications compliquées…

Le service technique

Mais revenons à l’argument massue que cette démonstration devait prouver : la réorganisation du ST. Soudain tout s’éclaire : la CGT est sur tous les fronts, mais elle n’apprend jamais !

Elle nous explique donc que le ST s’est réorganisé selon les textes en vigueur et s’est fait avoir. Oui, c’est manifeste ! Et c’est bien pour ça que nous avons négocié un cadre spécifique différent du cadre légal actuel (le « fameux » arrêté de 2002), notamment parce qu’il empêche l’administration d’imposer ses choix ! Il permet même à ceux qui ne savent pas de quoi ils parlent d’empêcher les autres de faire des expé. : c’est dire !

Les risques de débordement à la fin des expés ? Identiques à ceux d’aujourd’hui, puisque c’est le paquet législatif actuel qui est valable par défaut. Alors à moins que passe une nouvelle loi avec un 49.3, ça devrait aller. Vous penserez à ne pas abuser du préavis de grève que personne ne suit chez les contrôleurs pendant les élections présidentielles, hein ? Ca serait ballot de donner au gouvernement une raison de tordre les ICNA…

Mais ne désespérons pas, l’UNSA a fini par comprendre que le cadre expérimental est plus sécuritaire et tente maintenant de raccrocher les branches du GT7, alors peut-être le pourrez-vous aussi…

Le cadre national

Un peu plus loin dans le même tract, la CGT dit qu’elle exige un cadre national. Euh, c’est le cas les gars… C’est vrai que vous ne l’avez pas signé, mais nous pensions que vous aviez quand même lu le protocole !

En fait, tout est dedans : comme pour le cadre actuel, il y a un paquet de règles nationales, très strictes, auquel chaque TDS local doit répondre pour avoir le tampon expé. Sinon, l’arrêté dérogatoire des expés ne peut se substituer à l’arrêté de 2002. Et, comme aujourd’hui, chaque TDS est logiquement du ressort du CT local.

Rassurez-nous : vous ne parliez quand même pas de décider nationalement du TDS de chaque centre ?

Plein d’espoir

Mais nous sommes un syndicat résolument positif, et souvent dans le passé vous nous avez prouvé être moins CGTistes qu’ailleurs, nous ne retiendrons donc que l’essentiel de votre tract :

  • la proposition vous « semble intéressante à court terme » : ça tombe bien puisque la durée l’expé est au maximum d’un an,
  • vous ne dites pas toujours non : c’est peut-être juste un peu plus long pour vous,
  • vous n’aviez pas compris : pas de souci, ça arrive à tout le monde, surtout quand on n’a pas lu,
  • vous n’avez rien dit contre la prime : donc elle doit vous suffire.
Le SNCTA se réjouit d’avoir l’occasion de rassurer la CGT, et espère qu’elle saura profiter de cet échange pour montrer quel grand syndicat soucieux de tous les personnels elle est.Nous pourrions ainsi célébrer les fêtes de Noël le coeur léger, et aborder confiants et unis l’année 2017 qui se profile. Si par contre nous ne trouvions pas ce cadeau tant espéré au pied du sapin, soyez assurés que nous continuerions la pédagogie, en vous montrant comment sans rien savoir et en ne représentant personne, nous pouvons nous aussi choisir le TDS des copains !

183 - La Preuve Par L'exemple (0.8 MiB)

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Ubuesque, irresponsable, anti-ICNA

Panneau danger : autruche la tête dans le sol. Comportement à risque
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Mardi dernier s’est tenu un CT des plus affligeants. De l’amateurisme au dédain, il n’a jamais été question du fond des projets de nouveau TDS. Dogmatiques, coupées du centre, incompétentes, les centrales syndicales ont exercé leur pouvoir de nuisance, fermant toutes les portes sur l’avenir.

Ignorance crasse

La CGT a été ahurissante. Capable d’aller déterrer des textes de lois vieux de 30 ans pour attaquer péniblement l’administration sur la restriction de congés de son projet respectant l’arrêté de 2002, elle a montré sans honte qu’elle n’avait fourni aucun travail sur la problématique des effectifs de CDG. Morceaux choisis :

« Il y a des assistants qui bossent le week-end ? »

« Je ne sais pas à combien on est du BO… BO moins 10 ? »

Messieurs, bienvenus à Roissy ! Oui des assistants et des détachés travaillent le week-end, parfois la nuit, tous les jours en dehors des horaires de bureau. Quant au BO, moins 10 c’était il y a deux ans ! Maintenant c’est moins 25…

Nous aurions pu concevoir un refus d’approfondir l’étude des expé., mais pas de tout ignorer de la réalité des effectifs de CdG, alors que c’est LE sujet depuis tant d’années… Mais qu’attendre d’autre d’une organisation syndicale qui, sur un sujet aussi spécifique au corps des ICNA de CdG, donne majoritairement la parole à ses représentants issus des IESSA et des TSEEAC ? Combien y a-t-il eu de réunions, qui n’étaient finalement que jeu de dupes, où vos postures cachaient en fait une absence totale de travail ? Nous comprenons mieux la fois où un IESSA de votre BN est venu nous expliquer qu’il suffisait d’appliquer l’arrêté de 2002, pour avouer immédiatement ignorer ce que contenait le texte. Ce n’était pas lui, l’ignorant, c’était vous tous. Et votre indigence est impardonnable, car c’est du sort des autres dont vous décidez.

Quand on ne sait pas, on s’abstient

On sait que traditionnellement, la CGT est le syndicat a priori contre. Et nationalement, elle ne cache plus être contre les ICNA, qui accaparent selon elle les mesures sociales, au détriment de son électorat principal. Cependant, localement, nous pensions sincèrement avoir affaire à la section la plus raisonnable du pays. C’était visiblement faire fausse route. Jusqu’ici, nous ne prenions jamais parti sur les sujets qui concernent le service technique, même si nombre d’entre eux impactent l’exploitation. Tout simplement parce que nous pensons ne pas être assez informés pour choisir pour autrui : quand on ne sait pas, on se tait. Et on écoute ! Il nous est même arrivé de soutenir la CGT, à sa demande, quand elle nous disait que c’était le souhait des personnels… Visiblement l’honnêteté intellectuelle et le sens de l’intérêt général s’écrase sans vergogne quand il s’agit du sort des ICNA ! Mais pas d’inquiétude, on aura sûrement droit à un tract qui nous parlera de la méchante administration qu’il faut combattre fraternellement dans l’union des personnels…

Silence…

L’attitude de l’UNSA est encore plus dingue. Il n’y aura pas eu un seul mot de leur part ! Aucune explication, aucune remarque, rien. Alors que maintes fois, ils ont critiqué le projet, pour finalement en reprendre tous les éléments, sauf le J0, à leur compte. Alors qu’ils ont tourné casaque, après un an de jérémiades sur le patch, le temps de la pause repas, la vie en équipe, pour produire un brouillon de projet qu’ils n’osent même pas montrer tant ils savent ce qu’il vaut… Ils ne diront rien. Alors qu’une à une, nous avons répondu à toutes leurs remarques, que jusqu’au bout nous avons ouvert la porte pour leur permettre de revenir avec un projet plus mûr. Ils ont le silence de ceux qui n’ont plus aucune objection. Et ils votent contre.

…coupable

La semaine précédente, en tête à tête, puis en présence de l’organisme, nous avions répété les gestes d’ouverture et de conciliation. Sur nos conseils, ils choisissent maintenant de travailler un projet alternatif d’expé., enfin conscients que ce cadre est bien plus protecteur. Le jour même, au travers de notre tract, nous avons répondu, aux yeux de tous, aux ultimes inquiétudes. En séance, pour leur donner le temps de travailler sur une alternative crédible, nous avons fait explicitement ajouter au cahier des charges du comité de suivi qu’il doit être possible de regarder tout projet alternatif qui serait présenté. Mais rien n’y fait. Et pour seule explication, en sortie de CT, nous entendrons qu’il reste un point à surveiller sur l’après-midi du cycle QICA,… À la question de savoir pourquoi ne pas l’avoir dit en séance pour l’intégrer au cahier des charges, la réponse, adolescente : « mais je vous en ai parlé la semaine dernière… »

Une lâcheté sans nom

Les qualificatifs manquent pour décrire une telle attitude. Irresponsables, immatures, incompétents ? Évidemment, mais pas seulement. Car non contents de dire à qui veut l’entendre qu’il n’y a que 3 adhérents UNSA à CdG et qu’ils savent bien que les gens ont surtout voté pour leurs critères CAP, ils n’ont surtout cure de l’avenir du centre : leur contre projet n’est même pas sur la table ! Signataires du protocole ? Rien à cirer. Le désir des contrôleurs ? Pas leur problème.

Ce vote de l’UNSA, c’est celui de la mauvaise foi. À court d’arguments, c’est la fierté mal placée et la mesquinerie qui l’emportent. Tout plutôt que le SNCTA. Tout plutôt que de reconnaître qu’on a pu se tromper. Tout plutôt que d’accepter de travailler ensemble pour le bien du centre. Cachés derrière la défense de ceux qui n’aiment pas l’expé., vous leur proposez pire encore, puis finalement plus rien !

Ce vote, c’est une déclaration violente mais sans équivoque que l’UNSA n’est pas un syndicat de contrôleurs, mais bien une formation nauséabonde, sans ligne politique, sans éthique et sans espoir. Pitoyable défenseur des conditions de travail qui croise les bras, boudeur, et se mure dans le silence.

Ce vote est une insulte aux ICNA de CdG.

Quel avenir ?

Les confédérés nous laissent dans une situation inacceptable, car dangereuse pour les contrôleurs de CdG. Malgré une situation limpide démocratiquement, avec le rejet unanime d’un projet, et le vote majoritaire des représentants ICNA pour l’autre, le chantage national expose CdG aux pires représailles. Les votes de la CGT et de l’UNSA nous enferment dans un scénario qui finira par imposer le projet de TDS conforme à l’arrêté de 2002, avec restrictions de congés, renforts dirigés, temporisation des QICA et individualisation des horaires. Jusqu’au boutistes, l’UNSA et la CGT donnent en offrande les contrôleurs de Roissy à l’administration qui n’en attendait pas tant.

Nous ne pouvons laisser faire sans réagir et accepter qu’une minorité, incapable de travail, et prête à toutes les trahisons pour exister, impose ses vues. Mais pour qui vous prenez-vous ? Vous avez vu dans nos efforts de dialogue un signe de faiblesse ? Vous pensez que nous n’irons pas jusqu’au bout pour défendre notre avenir ?

Le SNCTA du compromis, c’est terminé. Face à cette déclaration de guerre ouverte, la 3e section de France ne pliera pas, et ceux qui jouent avec le feu devront en subir les conséquences.

Mais nous n’oublions pas non plus à qui nous devons qu’un tel déni de démocratie se produise. Nous n’avons cessé d’interpeller notre administration au sujet de la minorité de blocage qu’elle ne sait pas calculer en SNA. Monsieur le DSNA, vous avez le pouvoir de résoudre ce problème, de lancer CdG vers l’avenir, et d’en finir avec ces méthodes de petits caïds. La situation en salle est déjà explosive : abandonnerez-vous le 1er aéroport de France à son sort ?

182 - Ubuesque, Irresponsable, Anti-ICNA (0.8 MiB)

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Un saut dans l'inconnu ?

Choississez votre chemin : échec ou succès
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Les détracteurs des expé., UNSA en tête, utilisent tous les arguments possibles pour les décrier. Mais aucun ne résiste bien longtemps…

La disparition de la grille

La vulgarisation nous a amené à parler de suppression de la grille d’armement en salle IFR. C’est imprécis. Dans les faits, il ne s’agit pas d’une suppression pure et simple, mais d’une simplification de celle-ci. En effet, au lieu d’indiquer heure par heure qui arme quelle position, seuls les personnels présents aux bornes des différents créneaux seront connus.

Cela présente de nombreux gains pour les équipes, pour le système et pour l’administration :

> pour les équipes, plus besoin de faire de grilles, casse-tête par excellence, et des gains en souplesse de gestion ;

> pour le système, la grille ne correspondant pas en termes de relèves au TDS théorique, de nombreux problèmes d’analyse du sous-effectif tactique et de choix de régulations seront simplifiés ;

> pour l’administration, la grille simplifiée permettra une meilleure lisibilité des effectifs présents, des effets de marge, de la gestion des différentes catégories de personnels opérationnels. La simplification permettra aussi de diminuer les problèmes légaux autour de l’armement.

Le recyclage des hors-salle

Il y a aujourd’hui une grande disparité entre les détachés se programmant sur des vacations équipe, et les détachés et assistants se programmant directement sur la grille. Les assistants sont nombreux à avoir exprimé des craintes quant au maintien de leur MU dans les nouvelles conditions proposées. Ils ont été entendus, et cet « évènement redouté » avait été identifié : c’est d’ores et déjà un des principaux points que devra surveiller le comité de suivi si les expé. sont mises en place. La MU des gens dont le renfort est nécessaire pour faire tourner le cycle ne saurait être mise en péril. L’ensemble des personnels hors-salle est indispensable à la bonne marche du centre tant pour la partie purement opérationnelle, que pour le travail de support et d’accompagnement que fournissent les subdivisions. Le SNCTA est par ailleurs très conscient de leur vulnérabilité et du sous-dimensionnement du hors-salle à CDG, et nous n’avons pas manqué de l’écrire et de le dire chaque fois que ça nous a été possible. Nous sommes cependant confiants que tout en permettant aux assistants et aux ILLD de maintenir dans de bonnes conditions, cette nouvelle organisation permettra à ceux qui sont victimes du bon vouloir de l’auteur de la grille de maintenir beaucoup plus sereinement.

La formation des QICA

Là encore, il ne faut pas perdre de vue l’objectif des expé. : le projet existe pour pallier une diminution du nombre des PC en équipe. Il est donc impossible d’accepter un système qui allonge le temps de formation ZZ. Là encore, ce sera un point de surveillance majeur du comité de suivi. En effet, si le temps de formation devait pâtir de la régulation à l’entrée en salle, c’est toute la raison d’être du projet qui serait ébranlée.

L’estimation que nous faisons ici repose sur un constat simple : un nombre considérable d’heures de fréquence programmées ne sont pas effectuées. Les stagiaires font des journées avec très peu d’heures profitables. Il y a un bouchon de formation à l’arrivée (plus précisément à l’INI), et on fait pourtant entrer en salle plus de stagiaires qu’on ne sait former de PC.

Les conséquences de cet état de fait sont problématiques : trop de stagiaires ont besoin des mêmes heures au même moment, et tout le monde se répartissant un trop maigre gâteau, il y a du « gaspillage » car la programmation individuelle est clairsemée. Cela se traduit par un allongement de la durée de formation et une augmentation du nombre d’heures nécessaires pour se qualifier. Comme le problème se situe à l’arrivée, les stagiaires sont qualifiés départ avec un nombre d’heures d’INI et d’ITM trop faible. Or à l’entrée en équipe, on passe en 1 j. sur 2, dont seulement la moitié se font en salle. Soit passer de 4 jours sur 7 en salle à 1,75 jour par semaine maximum au moment le plus critique. Et tout ça sans oublier qu’on n’est pas programmé le week-end : le ratio tombe alors à 1,25…

Il est donc évident qu’une régulation est nécessaire pour mieux former. Toute temporisation supplémentaire pour faire tourner un cycle étant contre-productive, nous serons donc extrêmement vigilants en comité de suivi sur l’évolution du temps de qualification à la mention ZZ.

Les risques de dérive

C’est peut-être le plus gros progrès qu’apportent les expés à CDG. Après avoir vécu tant d’années dans un système d’organisation du travail découlant de l’arrêté de 2002, nous pouvons en tirer un constat unanime : il n’y a rien eu pour nous empêcher d’en arriver là ! Nous sommes donc le seul centre de la DSNA qui soit à la fois le plus en sous-effectif, et ayant déjà offert le plus de flexibilité ! Et ce n’est pas étonnant ! En effet, comment mieux faire tourner un centre qui n’est pas au BO qu’en faisant de la flex ? Et comment moins empêcher tout cela qu’en le faisant en conformité avec le cadre réglementaire ?

C’est pour cela que le SNCTA voit dans le cadre expérimental une protection : il n’est pas possible pour l’administration de passer en force. Elle ne peut pas, contrairement à toutes les autres décisions de CT, imposer quoi que ce soit dans le cadre des expé. : ni les mettre en place, ni les modifier, ni les continuer plus longtemps que prévu. La même règle, qui permet aujourd’hui aux syndicats minoritaires d’exercer leur pouvoir de nuisance, est celle qui les protège du « Cheval de Troie » dont-ils parlent sans cesse ! Incohérence, quand tu nous tiens ! Pour une fois qu’on nous donne le pouvoir de nous opposer aux désirs de l’administration, ils préfèrent le refuser pour rester dans le système qui nous a déjà tant coûté…

La prime

Sur ce point, la CGT est des plus cohérente : non-signataire assumée du protocole et « Robin des Bois » revendiquée de la DGAC qui estime que les ICNA volent le reste de la maison, il est logique qu’elle soit contre toute forme de rémunération spécifique. C’est idéo. mais logique.

L’UNSA par contre, a essayé de nous expliquer qu’ils n’étaient pas des « vendus », comme si proposer à l’administration l’individualisation des horaires sans contrepartie allait la retenir de continuer dans la direction la plus simple, la plus efficace et la plus économique pour elle…

Nous préférons une lecture plus pragmatique : les efforts dans le sens de la flexibilité que font les personnels de CDG depuis des années ne sont pas finis, mais ils sont enfin payés. Il était temps ! Et plus nos efforts seront chers pour l’administration, plus elle verra qu’il vaut peut-être mieux pour elle avoir plus de contrôleurs et moins de flex pour le même prix. Sinon, pourquoi s’arrêter, pourquoi recruter ?

Nous avons nous-mêmes fortement critiqué ces expés protocolaires qui ne sont pas adaptées à CDG et à nos problématiques. Mais face à tous les mauvais choix qui sont devant nous, nous avons su reconnaître lesquels étaient sans issue. Nous avons proposé une alternative au pis-aller, sur laquelle aucun de nos détracteurs n’a voulu travaillé, par pur dogmatisme. Ces expé. ne sont ni le Grand Soir, ni la panacée. Mais toutes les menaces qu’on peut craindre au travers des expé. existent déjà dans le cadre réglementaire actuel. Si l’UNSA avait un tant soit peu travaillé le sujet, elle ne serait pas dans cette opposition stérile. Si cette section de 4 adhérents n’exprimait pas uniquement l’avis de ses secrétaires, elle réaliserait qu’elle ne défend pas les ICNA, mais les enfonce.

Si l’UNSA n’avait pas pour seul ADN son rejet du SNCTA, elle se rendrait compte que le Cheval de Troie, c’est elle.

181 - Un Saut Dans L'inconnu (0.8 MiB)

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La section a choisi

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La section SNCTA de CDG a été consultée en prévision du CT du 13 décembre, et le taux de suffrages exprimés a atteint 94 %.

96 % rejettent le projet de TDS conforme à l’arrêté de 2002 proposé par l’administration

94 % approuvent le projet de TDS « Expé » repris des propositions locales du SNCTA

C’est un résultat sans équivoque, par lequel la 3e section SNCTA de France en nombre d’adhérents vient d’éclairer tous ceux qui s’interrogent sur la position des ICNA de CDG.

La Section A Choisi (0.3 MiB)

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Que chacun prenne ses responsabilités

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Au cœur de presque toutes les discussions à CDG, le débat sur les expérimentations RH arrive à un pont crucial.
Notre administration locale ne peut laisser la gestion des RH dans une position de statu quo alors qu’elle a la possibilité de minimiser, voire d’écarter, tout risque de création de délais à Roissy. Reste à savoir si une infime minorité de personnels imposera sa décision aux autres, ou bien si la raison et la démocratie l’emporteront…

Cda 180 LFPG Que Chacun Prenne Ses Responsabilités (0.6 MiB)

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