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Archive for January 2018

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Conciliation : DROIT DANS LE MUR !

L’Administration fidèle à ses errances a :

  • refusé le retrait du tds imposé par la direction du CRNA-SE ; et
  • refusé de protéger les contrôleurs d’Aix pour l’été 2020 en leur assurant 12 PC par équipe, comme point d’étape vers les 13 PC promis en 2012.

Pire même, l’Administration s’est montrée incapable d’apporter de réelles garanties d’effectifs quel que soit le centre.

Face à l’incapacité récurrente de l’administration à entreprendre les actions nécessaires pour retrouver un dialogue social apaisé au CRNA-SE.
Le SNCTA appelle à la grève les 18,19 et 20 janvier. Mobilisons-nous !

Réunion d’information ouverte à tous mercredi 17 janvier à 9 h en salle CT

FI Conciliation (0.6 MiB)

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La Ferme (de) l’UNSA

« Tous les organismes sont égaux mais certains plus que d’autres », telle pourrait être la devise de l’UNSA qui, dans son dernier communiqué, revendique l’affectation de pas moins de 31 sorties ÉNAC aux seuls centres du Sud et de l’Ouest, laissant à tous les autres organismes de la DSNA 16 maigres ressources à se partager.
À moins d’un an des élections, l’UNSA, plus populiste que jamais, semble ainsi vouloir choyer ses derniers adhérents, principalement retranchés dans ces centres. Cela pourrait être risible, si la situation des effectifs n’était pas catastrophique (cf. CDA no 779).
Les trois prochaines années seront des années noires, avant que la reprise actée lors du dernier protocole ne commence à produire ses effets tant attendus. Pendant ces prochaines années, qui entérineront la baisse, mais prépareront simultanément la remontée (par l’affectation en centres dès 2019 des ressources du dernier protocole), nous aurons le devoir d’être plus prudents que jamais dans nos réflexions et nos revendications.
Les équilibres à trouver dans la répartition des AVE et des sorties ÉNAC entre les centres seront subtils : il ne peut y avoir de choix pour tel ou tel centre mais des arbitrages nationaux successifs pesés à l’aune de leurs effets prévisibles pour l’effectif et la performance acceptable de chacun.
S’il n’y aura pas de solution miracle, il pourrait en revanche y en avoir de catastrophiques !

Le bureau régional Nord exige une solution globale, pragmatique et équilibrée pour tous les ICNA !

FI CRN 2018-01-12 La Ferme (de) L'UNSA (0.8 MiB)

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Flash Info — Grève au CRNA Sud-Est

Thermomètre « risque » qui explose

Que les choses soient claires : les ICNA du CRNA-SE ne connaîtront aucune réorganisation du travail sans garanties sur les effectifs !

Le SNCTA exige que des engagements sur les BO des centres soient donnés immédiatement. Pour le retrait des tours de service insensés de l’administration locale et dans l’attente d’un BO aixois à 13 par équipe, le SNCTA appelle à la grève les 18, 19 et 20 janvier.

FI Grève CRNA SE (1.4 MiB)

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Effectif : début d’année sous tension

La répartition des contrôleurs et les tours de service sont les deux dossiers complexes et conflictuels de ce début d’année. Conséquences d’une politique de recrutements dogmatique et inadaptée, imposée par les pouvoirs publics entre 2010 et 2016 d’une part, et de la très forte augmentation du trafic aérien ces deux dernières années d’autre part, les projets de nouveaux tours de service se multiplient à différents endroits tandis que les effectifs ne permettent pas de satisfaire l’ensemble des besoins nécessaires aux missions de service public de la DSNA.

Situation des effectifs

S’il existe des situations plus ou moins tendues, force est de constater que les CRNA sont tous en situation de sous-effectif. Malgré l’existence de BO, faute d’affectations suffisantes — la DSNA ayant donné la priorité aux CRNA ces deux dernières années — de nombreuses approches se trouvent également dans cette situation.

Avec environ 140 départs à la retraite chez les ICNA en 2018 pour seulement une soixantaine amenée à sortir de l’ÉNAC, il est évident qu’il n’y aura aucune répartition satisfaisante des effectifs en 2018, ce qui mettra une majorité d’organismes dans une situation de sous-effectif sans précédent.

La situation va donc se détériorer partout : dégradation des conditions de travail (stress, fatigue) et dégradation du service rendu (sous-capacités, délais). Aucune amélioration n’arrivera avant 2021, année où les premiers gros recrutements prévus au protocole commenceront enfin à se qualifier.

Cette perspective d’amélioration de la situation globale ne rassure à l’évidence personne. En effet, au-delà des quatre ans de sous-effectif à venir, aucune stratégie de répartition des ressources n’est définie. C’est pourtant dans ce but que le SNCTA a fait inscrire la définition de BO pour les CRNA dans le protocole.

Déterminer ces besoins est désormais très urgent car chaque organisme doit nécessairement connaître sa perspective de stabilisation ou de remontée en effectifs pour envisager l’avenir. Or, si la DO a commencé ses réflexions, elle n’a encore rien proposé de concret pour les organismes gérés en GT effectif.

Pour le SNCTA, la définition de chiffres précis et cohérents avec une stratégie de convergence est un pré-requis indispensable aux GT effectif et GS 32 heures qui doivent se tenir en février. Le SNCTA en refusera la tenue si ce pré-requis n’est pas satisfait !

Tours de services

Avec la nette augmentation du trafic et la baisse des effectifs opérationnels, rares sont les organismes où de nouveaux tours de service ne sont pas étudiés. En application des possibilités offertes par l’arrêté du 19 novembre 2002, les projets travaillés par les chefs de service exploitation vont tous dans la même direction : vacations plus longues, équipes morcelées, nouvelles restrictions de congés, augmentation des heures de contrôle en période de charge !

Ces projets ont beau être réglementaires, ils n’en sont pas moins inacceptables pour le SNCTA : que ce soit en matière de fatigue accumulée, ou socialement tant les contraintes imposées sont fortes.

Le SNCTA s’était déjà opposé à ce type d’évolutions au CRNA Est en 2015. Il avait alors proposé une alternative sous forme d’expérimentations. Celles-ci, reconduites depuis et inscrites au protocole 2016, se sont étendues en 2016 au CRNA Sud-Ouest puis, en 2017, à Roissy, au CRNA Ouest et à Nice.

L’objectif principal est de sécuriser les conditions de travail en période de trafic chargé, notamment en gérant mieux la fatigue grâce à des vacations plus courtes (8 h 30 maximum) ou en limitant mieux le temps de travail (42 heures maximum sur 7 jours glissants). Il ne s’agit pas de travailler plus mais de travailler mieux d’un point de vue « contrôleur ».

Les retours de ces expérimentations, proposées par des contrôleurs pour les contrôleurs, sont très majoritairement positifs. Aucun comité local de suivi n’a souhaité faire marche arrière. Cependant, si les expérimentations ont permis de faire face à l’augmentation du trafic dans de meilleures conditions de travail, les CRNA n’en ont pas moins atteint les limites de leurs capacités.

Seuls de nouveaux systèmes de contrôle et des effectifs supplémentaires pourront dans ces organismes apporter plus de capacité et de sérénité. Pour le SNCTA, il n’est pas envisageable d’ajouter encore plus d’heures de contrôle en période de charge (ce que permet pourtant, en théorie, l’arrêté de 2002).

CRNA Sud-Est : conflit en cours

Le SNCTA s’oppose actuellement à la modification du tour de service que veut imposer la direction du CRNA Sud-Est. Il a déposé un préavis de grève pour les 18, 19 et 20 janvier.

Le SNCTA revendique le retrait du tour présenté en CT et, comme ailleurs, demande des garanties concernant l’effectif cible et la stratégie d’alimentation. Il souhaite en outre que les contrôleurs puissent travailler et débattre de leur futur tour de service.

En-route ou en approche, les contrôleurs attendent tous l’annonce d’effectifs cibles par organisme avec une stratégie de convergence associée. Ceci doit être la priorité de la DSNA en ce début d’année. Ni le GS 32 h, ni le GT effectif, ni aucune concertation sur une quelconque évolution des tours de service ne pourront avoir lieu sans ce pré-requis. Le SNCTA s’opposera aussi à toute tentative d’évolution non concertée.

CDA n° 779 — Effectif - Début D'année Sous Tension (0.7 MiB)

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Schéma d’armement, BO, tour de service : où en est-on ?

Après des annonces nombreuses et parfois inquiétantes au printemps 2017, le processus national de révision des BO semble marquer le pas. Pour autant, le travail continue localement, notamment au niveau du futur tour de service lyonnais.

Des annonces à l’emporte pièce du printemps…

Ayant mené une politique de diminution des effectifs ICNA sans trop prendre en compte les besoins opérationnels, la DGAC est confrontée depuis 2014 à une pénurie de contrôleurs dans ses centres en-route, faisant exploser les délais.

Si l’arrêt de la baisse des effectifs a été obtenu dans le cadre du protocole 2016-2019, la gestion des ressources humaines reste un casse-tête. Pendant 4 ans, chaque départ à la retraite sera compensé par un recrutement. Mais compte-tenu du temps de formation initiale, les effectifs opérationnels en salle vont continuer à baisser et ne se stabiliseront qu’en 2021.

Pour limiter la casse, la DSNA a demandé, en contrepartie de la stabilisation des effectifs, l’ouverture d’un GT protocolaire (GT 8) devant discuter des modalités de calcul et de révision des besoins opérationnels (BO) des centres. Ce GT doit permettre de déterminer quelles seront les règles permettant de calculer l’effectif nécessaire afin d’armer les positions prévues par le schéma d’armement d’un centre. La tentation est cependant grande pour l’administration de se servir de ce GT 8 pour redéployer à marche forcée une partie des effectifs des approches vers les centres en-route, les délais en approche étant moins voyants et surtout moins coûteux. Ce fut notamment le cas à Lyon où, fin mars 2017, s’appuyant sur les seules statistiques d’ouverture des secteurs, la direction des opérations avait « trouvé » un nouveau BO de 60 PC.

… au travail des GT d’automne

Avant même cette première « proposition », le SNCTA avait mené un important travail afin que l’administration prenne conscience qu’un schéma d’armement ne peut pas être déterminé uniquement dans un bureau parisien sur la base de fichiers Excel. En analysant l’historique des ouvertures de position, du niveau d’occupation de fréquence et de la demande de trafic sur plusieurs années, nous avons élaboré des propositions concernant l’armement des secteurs lyonnais. Ce travail a été repris dans un cadre intersyndical large, les OS proposant un schéma d’armement aboutissant à un BO de 80.

L’administration semble avoir entendu nos arguments puisqu’elle a repris à son compte une bonne partie ces propositions. L’hypothèse d’un « effectif opérationnel » de 78 PC qualifiés en équipe retenue par notre encadrement local pour mener les travaux sur le futur tour de service est d’ailleurs en ligne avec le BO de 80 défendu au printemps par l’intersyndicale (voir encadré).

BO, effectif opérationnel : quelle différence ?

Pour calculer le nombre de contrôleurs affectés dans une approche, la DO utilise un schéma d’armement, qui indique quelles positions doivent être tenues au cours de la journée. En divisant le nombre total d’heures de tenue de position prévues au schéma d’armement par le nombre d’heures travaillées annuellement par un contrôleur, la DO obtient un effectif théorique. Jusqu’en 2017, pour obtenir le BO d’un centre, elle multipliait cet effectif théorique par 1,1. Le BO obtenu comprenait l’ensemble des PC qualifiés en équipe mais aussi les détachés et assistants de subdivision maintenant leur mention d’unité (comptés pour 200 heures de contrôle par an chacun) ainsi que les ICNA en formation à partir de la mention LO (442 heures de contrôle par an chacun). Suite aux travaux du GT 8, ce mode de calcul évoluera peut-être vers une méthode plus pragmatique ne prenant en compte que les PC qualifiés en équipe. On ne parlerait plus alors de « BO » mais « d’effectif opérationnel ». C’est ce que défend le SNCTA.

Et pour la suite ?

Il convient cependant de rester prudent : à cette heure, ni le schéma d’armement ni le nouvel effectif opérationnel lyonnais ne sont définitivement validés par la DO. Par ailleurs, même si la direction des opérations semble écouter nos arguments, la pilule risque d’avoir un goût amer : à terme, il y aura moins de contrôleurs à Lyon pour gérer un trafic à la hausse.

Pour justifier cette situation, la DO assume que l’armement ne s’effectuera plus « à la pointe » (voir encadré plus bas). Le nouveau schéma d’armement pourrait donc conduire à des régulations pour cause de capacités insuffisantes.

Mais il est probable qu’une partie de l’effort portera également sur les contrôleurs, au travers de contraintes nouvelles. En effet, une fois que le schéma d’armement et l’effectif opérationnel correspondant auront été validés par la DO, il restera à définir un nouveau tour de service. Vacations plus longues, diminution des droits à absence, voire vacations complémentaires risquent d’être au programme des discussions. Afin d’éviter que « l’ajustement » ne devienne inacceptable pour les contrôleurs, le SNCTA participera activement aux travaux du GT « tour de service ».

Si le travail de définition du schéma d’armement et de l’effectif opérationnel de Lyon semble mieux engagé qu’il y a un an, il ne faut toutefois pas baisser la garde : dans un contexte de pression  importante sur les effectifs de la fonction publique, le nouvel effectif opérationnel ne sera pas définitivement acquis.

Chaque année, le Parlement doit, dans le cadre de la loi de finances, se prononcer sur les plafonds d’emplois, dont le nombre maximal d’ICNA qu’est autorisée à employer la DGAC. Or, le seul indicateur à la disposition des parlementaires pour statuer est le PR/PT comparant le nombre d’heures de travail légales au nombre d’heures d’ouverture de positions de contrôle. Le SNCTA regrette cette vision purement comptable de la gestion des effectifs qui élude bien souvent les réalités opérationnelles, la complexité et la variabilité du trafic traité ne pouvant se réduire en une moyenne annuelle. Mais, aussi inadaptée soit-elle, cette pratique ne peut être ignorée. La DO n’a d’ailleurs pas caché que tous les schémas d’armement auront vocation à être revus régulièrement, en fonction des ouvertures de position constatées.

Soyons clairs : dans cet exercice, Lyon ne brille pas parmi les bons élèves de la classe. Cela s’explique principalement par l’inadaptation de notre schéma d’armement actuel au trafic que nous traitons. Mais cela tient également en partie au fait que, contrairement à d’autres centres, le SNA-CE ne s’est jamais véritablement préoccupé de cette question.

Le SNCTA continuera pour sa part à défendre, tant au plan local que national, une politique de gestion des ressources humaines cohérente, où les effectifs doivent être une conséquence des besoins identifiés, pas le simple résultat d’une analyse statistique.

Le nouveau schéma d’armement : comment ça marche ?

Le schéma d’armement est le document qui décrit quelles positions doivent pouvoir être ouvertes au cours de la journée. Le schéma d’armement lyonnais est en cours « d’ajustement ». Les principaux changements seraient les suivants :

Critères Schéma d’armement actuel Schéma d’armement à venir (en cours de négociation) Commentaires du SNCTA
Saisonnalité Pas de saisonnalité. Le schéma d’armement est le même toute l’année Découpage de l’année en trois périodes : chargée (été), intermédiaire (charters), creuse (automne) Ce « découpage » permet à l’administration de dimensionner au plus près des besoins. Il a des conséquences négatives (période creuse moins bien dimensionnée qu’actuellement, par exemple) mais également positives (meilleure prise en compte de l’armement du SIV l’été, par exemple).
Ouverture de la salle IFR Semaine : 6 h 30 – 23 h
Samedis : 6 h 30 – 21 h 30

Dimanches : 13 h 30 – 23 h

Semaine : 7 h – 21 h

Samedis : 7 h – 18 h (18 h 30 en été, 19 h en charters)

Dimanches : 8 h 30 (9 h en automne) – 21 h

Politique de « non dimensionnement à la pointe » assumée par la DO
Nombre de secteurs IFR ouverts

Semaine et samedis : 3 toute la journée, 4 en pointe (hubs)

Dimanches : 3 tout l’après-midi, 4 en pointe (hubs)

2 toute la journée, 3 en pointe

 

Pour les charters (samedis et dimanche) : jusqu’à 4 en pointe

Politique de « non dimensionnement à la pointe » assumée par la DO
Position « séquenceur » Ouverte de manière discontinue Ouverte dès que la salle IFR est ouverte Il s’agit d’une avancée pour laquelle a plaidé le SNCTA : l’élargissement des compétences du séquenceur au rôle de « correspondant du chef de tour ».
Position INFO Ouverte de 8 h à 21 h 30 (2 secteurs armés à un seul PC) Ouverture en fonction de la saison (2 secteurs l’été, 1 le reste du temps), armement incluant un PC assistant sur les plages chargées (y compris en période creuse) Il s’agit d’une avancée pour laquelle a plaidé le SNCTA : acter la transformation des secteurs d’info de vol (SIV) en secteurs de contrôle et d’info (SCIV) et faire reconnaitre l’existence d’un assistant sur les plages chargées.
Les travaux sur la révision du schéma d’armement lyonnais se prolongeront en 2018, avec la définition d’un nouvel effectif opérationnel et d’un nouveau tour de service. Le SNCTA participera activement à ces travaux.

20180106 SL Lyon CDA BO TdS V3 (0.6 MiB)

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Prévisions d'effectifs horizon 2020

Thermomètre « risque » qui explose

Effectifs qualifiés en équipe en 2020 = 264

Soit 9 équipes à 11 PC à l’est et à 6 équipes à 10 PC à l’ouest.

Pour les 3 prochaines années, il est déjà trop tard pour compenser cette gestion RH affligeante, quels que soient les recrutements à venir (qui seraient au mieux opérationnels en 2021).

Les prévisions d’effectifs qualifiés à l’horizon fin 2020 : moins de 11 PC par équipe…

Pour le hors-salle avec qualif : au minimum 10 personnes en moins

Un impact opérationnel à venir, des projets majeurs ralentis : le SNCTA refuse que les contrôleurs pâtissent d’une mauvaise gestion RH de l’administration. Imposer un nouveau tour de service inadapté, encore plus fatigant et non-validé n’est certainement pas la solution.

Vous en avez assez de ne pas pouvoir vous exprimer ? Que le débat soit confisqué ? Rejoignez-nous : lfmm@sncta.fr

Etat Des Lieux Effectifs LFMM (1.4 MiB)

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Projet "Aix 2018", devoir de vérité — Épisode III — L’état des lieux des effectifs

Thermomètre « risque » qui explose

Cinq ans après avoir accepté la réforme horaire de 2012, le constat est simple et unanime : d’un côté les contrôleurs du CRNA-SE ont respecté leur part du contrat en fournissant des efforts inégalés ailleurs, de l’autre l’administration court toujours après sa promesse de 13 PC/équipe. En attendant avec impatience les garanties sur les effectifs annoncées par notre chef de centre, quelle réalité concrète se cache derrière cette baisse qui se poursuit ?

Alors que le nombre total de contrôleurs du CRNA-SE détenant une mention d’unité valide était stable ces quatre dernières années, il a atteint son plus bas au 1er janvier 2018. Cette vision comptable et globale des effectifs n’est cependant pas satisfaisante car elle masque notamment la répartition entre les contrôleurs en salle et hors salle impactant respectivement la capacité opérationnelle et les projets du centre.

L’effectif qualifié en salle…

Le nombre de PC en équipe (hors ACDS) atteint le triste record de 286. La distinction entre les deux zones dresse le bilan affligeant d’une zone Est ayant été longuement à moins de 12PC/équipe et d’une zone Ouest en chute libre depuis deux ans qui s’oriente vers une même période de sous-effectif. Nous sommes bien loin de la promesse de 2012 !

Évolution PC/équipe LFMM (0.2 MiB)

…et le dimensionnement hors-salle

Le CRNA-SE doit dégager de la ressource hors-salle pour répondre aux projets du centre : entre 2013 et 2017, le nombre de détachés a augmenté de 30%, amenuisant d’autant la salle. Ce dimensionnement est indispensable notamment pour le défi 4F, toujours retardé. Mettre en adéquation une ambition sur de tels programmes avec une politique de recrutement en salle et hors-salle cohérente l’est tout autant et permettrait de montrer aux contrôleurs que nos dirigeants ont une réelle vision pour le centre.

Au contraire, l’administration continue d’avancer tête baissée avec une nouvelle réforme horaire non-consentie, sans ressources humaines et techniques suffisantes, qui se soldera inévitablement par un échec.

Les départs à la retraite…

Une des premières causes de la fonte des effectifs est identifiée depuis longtemps : le centre subit depuis plusieurs années une vague de départ à la retraite sans précédent et ce phénomène va s’accentuer. Cela représente plus d’1PC par équipe et par zone sur les 3 prochaines années.

Départs Retraite LFMM (40 KiB)

…et les départs massifs en CAP

Du côté des CAP le constat est également amer au vu des mutations au départ du CRNA-SE : le soleil aixois ne suffit plus ! Sur les quatre dernières CAP le CRNA-SE se retrouve trois fois comme deuxième centre pourvoyeur d’effectif, derrière Athis. La tendance s’accentue en 2017 avec 14 mutations. Par ailleurs, contrairement aux années précédentes, les mutations ne sont plus majoritairement à destination de l’Outre-Mer ; celles-ci représentent désormais une minorité de cas (moins de 40% sur la dernière CAP) ce qui est un phénomène nouveau et un indicateur caractéristique de conditions de travail qui se sont fortement dégradées.

Et dans les tuyaux ?

D’ici 2020, l’effectif potentiellement qualifié est déjà connu : 12 AVE + 7 ENAC actuellement en formation + 16 AVE retenus aux CAP 2017. Il ne permettra clairement pas de faire face aux départs à la retraite et en CAP des trois prochaines années !

La fonte des effectifs est inévitable sur les trois prochaines années, quelles que soient les solutions envisagées pour l’avenir. Pour autant, les contrôleurs ne feront pas les frais de cette gestion sans vision de notre administration. Aucun tour de service ne palliera le problème de sous-effectif du CRNA-SE. L’administration se trompe en voulant imposer sans dialogue un nouveau tour de service, opérationnellement inadapté et toujours plus fatiguant, socialement inacceptable et surtout que les contrôleurs n’auront pas choisi. Le SNCTA n’acceptera aucun tour dégradant davantage nos conditions de travail. Contre ce projet et cette méthode, le SNCTA appelle à la grève les 18,19,20 Janvier 2018.

Episode III - Etat Des Lieux Des Effectifs (1.8 MiB)

 

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