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Archive for May 2019

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Flash Info — Déplafonnement : seul le SNCTA vote POUR

Envahissement puis … vote contre ! Suite à l’invasion du CT DO par l’USAC-CGT le 9 avril, celui-ci a été repoussé au 10 mai. Puis au moment de passer au vote sur le déplafonnement de la FIR au CRNA Ouest, seul le SNCTA semble être capable de rester moteur sur le sujet : en face la CGT, l’UNSA et FO votent contre.

Démagogie locale. Alors que certaines OS lancent des cris d’orfraie sur les conditions de travail au CRNA Ouest et proposent divers scénarios irréalistes comme le délestage des secteurs Est au profit du CRNA Nord, les discours volontaristes locaux semblent difficiles lorsque les projets avancent et qu’il faut les assumer nationalement en dehors de toute démagogie.

Et maintenant ? Face à l’opposition perpétuelle de principe, l’administration semble enfin prête à prendre ses responsabilités en actant la reprise d’espaces par les approches de Rennes en 2020 puis de Nantes en 2021.

Après de multiples rebondissements au sein d’un projet espace sans cesse repoussé, la DO a acté le déplafonnement.La section locale du SNCTA restera vigilante à ce que le planning annoncé ne prenne plus de retard.

2019-05-15 FI Vote Contre (0.5 MiB)

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Flash Info — Mise à jour du STIP

En juin 2018, la mise à jour du STIP s’était soldée par la perte des plans de vols durant toute une journée au CRNA/SE, heureusement compensée par le professionnalisme des agents en poste ce jour-là. 

En avril 2019, une seconde tentative de mise à jour avait été effectuée une fois de plus sans succès.

Un nouvel essai était initialement prévu le 4 juin 2019 afin de s’assurer que la mise en place de 4-Flight à venir ne soit pas impactée, cette mise à jour étant nécessaire pour les certaines étapes. Lors du CT DO de mai, le SNCTA, conscient des enjeux, demande et obtient la mise en place de mesures ATFCM adéquates pour accompagner cette mise à jour et protéger les contrôleurs en cas de plantage du système. 

Malgré cela, le DO décide finalement de reporter la mise à jour du STIP à la deuxième quinzaine de septembre, empêchant ainsi une nouvelle tentative dans un délai raisonnable si celle-ci échoue à nouveau.

Le SNCTA demande à l’administration de s’assurer que le  report de la mise à jour du STIP ne créera pas de délai supplémentaire dans la mise en service de 4F.

FI Mise à Jour STIP (0.6 MiB)

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Flash Info — Tour de service Été : "soutien CDS"

Le 17 juin prochain entrera en vigueur le TDS été.

Dès leur mise en place forcée en CT le 28 août 2018, le SNCTA s’est opposé à ces TDS issus du relevé de conciliation des grèves 2018. Outre le fait qu’il est désormais de la responsabilité des chefs d’équipe (et non plus de l’administration) de veiller au respect des textes relatifs au temps de travail, le SNCTA dénonçait alors l’absence de définition du « soutien CDS » introduit au TDS été.  

Sans nouvelle ni de l’administration, ni de l’UNSA-ICNA, co-auteurs de ces TDS qui ne satisfont qu’une minorité, le SNCTA n’abandonne pas les contrôleurs et assume ses responsabilités en travaillant malgré tout à ces TDS. Il réitère sa demande de clarification en CT le 25 octobre 2018 puis le 26 mars 2019 : il est inconcevable et dénué de tout professionnalisme qu’un contrôleur doive assumer une fonction nulle part définie !

Lors du CT du 28 mai 2019, le SNCTA prend finalement les devants sur le sujet en le rajoutant à l’ordre du jour. Grâce à son travail, le SNCTA a finalement fait valider sa définition de cette fonction, à une quinzaine de jours de sa mise en place…

Après 10 mois de relances vaines, le SNCTA fait approuver in extremis sa définition de la fonction « soutien CDS », cruciale mais manifestement délaissée par ses auteurs.

FI Soutien CDS (0.8 MiB)

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SE : STOP !

Panneau « Stop », « wrong way »

Le SNCTA dénonce une série de décisions et de non-décisions toutes prises par le service exploitation, et exige des actions immédiates concernant les trois points ci-dessous.

Les problèmes d’accès et de sortie du parking de la tour sud que nous avons connus les années précédentes ne sont toujours pas résolus. Chaque jour, les difficultés pour accéder au site à l’heure, les altercations plus au moins violentes avec d’autres automobilistes, et surtout un risque d’accident certain sont autant d’éléments qui nous inquiètent car très peu propices à une prise de service sereine. Tourner à 90 degrés dans une voie indiquée comme interdite, quasiment s’arrêter sur la route alors que les autres véhicules circulent à 50 km/h au minimum n’est pas raisonnable…

Le SNCTA a porté cette problématique en CT, en CHSCT, au niveau du service exploitation, de l’organisme et même de la préfecture. Il faut que ce problème soit enfin durablement solutionné. Le service exploitation doit protéger ses agents en faisant sécuriser l’accès, plutôt que d’affirmer qu’en cas d’accident celui-ci serait considéré comme accident du travail

Le SNCTA exige qu’une solution soit mise en place dès la fin du salon du Bourget, sinon il appellera toutes les équipes et agents vigie trafic à armer la Tour sud depuis la tour centrale, en appliquant les cadences correspondantes.

Le GT capa s’est réuni le 11 mars 2019 et a discuté de mesures de protection à appliquer cet été sur le trafic du Bourget lorsque l’ILS 27 sera en cours de remplacement et lorsque la piste 27 sera fermée temporairement. Ces mesures ont été approuvées lors de la séance.

Les participants ont donc été très surpris de constater que dans le mail qui leur a été envoyé le 28 mars par le chef de service, le tableau récapitulatif de ces mesures n’était pas celui décidé en GT !

Erreur ou faute ? L’avis du GT capa n’est certes officiellement que consultatif. Si le chef de service maintient sa position et que son tableau de capa amendé est finalement retenu, il devra expliquer à tous les contrôleurs du centre ce qui l’a amené à nier ou à remettre en cause l’expertise des contrôleurs présents au GT.

Le SNCTA demande que l’expertise des ICNA soit reconnue, et que les capacités décidées pour la saison estivale au Bourget lors de ce GT soient reprises dans la consigne opérationnelle. Si cela n’était pas le cas, le SNCTA appellera alors au boycott du GT capa, et il publiera sa propre consigne syndicale en reprenant les travaux du GT du 11 mars dernier.

Enfin, le service exploitation s’est adressé dernièrement à tous les contrôleurs à propos des modes de délivrance des permis T, M et P.

Après ne pas nous avoir soutenu face à ADP, arguant que les contrôleurs n’ont pas besoin du permis M, le service a unilatéralement décidé, là aussi contrairement à ce qui avait été décidé en GT, que les contrôleurs devraient accompagner leur demande d’une lettre de motivation et pourraient, fait du prince, se la voir refuser. Des contrôleurs qui souhaiteraient passer le permis M ne pourraient par ailleurs pas prétendre à une récupération ou à se former sur un jour de travail, alors que cela serait de droit pour un permis T !

Le SNCTA exige que tous les agents souhaitant conserver un permis M en aient de facto le droit, avec les mêmes règles de gestion TDS que pour un permis T. Le SNCTA demande par ailleurs pour les agents ne possédant qu’un permis T qu’une solution pérenne et rapide d’accès à un espace de restauration soit proposée vers le Terminal 1.

Ces méthodes managériales autocratiques sont détestables. Il est hors de question pour le SNCTA de laisser le service exploitation décider unilatéralement et de ne rien dire, pas plus que de laisser croire aux ICNA qu’ils ont voix au chapitre au travers des GT pour finalement ne pas respecter Nous enjoignons le service exploitation a plus de transparence, de communication, mais surtout à revenir sur l’ensemble de ses décisions incompréhensibles.

 

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CHSCT du 15 mai : Le SNCTA s’engage

Fort de la confiance obtenue lors des élections de décembre, et des responsabilités qui en découlent, le SNCTA a décidé de s’engager en présentant un candidat au renouvellement du poste de secrétaire du CHSCT. C’est donc avec plaisir que nous vous annonçons que depuis le 15 mai Jeremy Guizien (BS SNCTA) remplit cette fonction.

Le SNCTA oeuvrera à faire reconnaître les vastes missions du CHSCT. Il sera force d’analyse, d’alerte et de proposition pour toute question touchant à l’hygiène et à la sécurité. Ils sera également attentif à ce que le CHSCT intervienne dans tout projet de changement important des conditions de travail.

Après quatre années d’exercice de la fonction de secrétaire de CHSCT, Isabelle Plusquellec laisse donc sa place à Jérémy Guizien. Nous tenons à la remercier pour le travail effectué au sein de cette instance.

N’hésitez pas à contacter le nouveau secrétaire de CHSCT soit par oral soit par mail à l’adresse dédiée guizien.chsct@gmail.com 

La section locale est consciente de la responsabilité de cette fonction au sein d’une instance importante, lieu de parole, d’échanges et de propositions. Elle sait qu’elle peut compter sur l’ensemble du CHSCT pour contribuer à la protection de la santé physique et mentale des agents ainsi qu’à leur sécurité et, bien sur, à l’amélioration de leurs conditions de travail.

 

2019-05-19 FI CHSCT (0.7 MiB)

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Hommage à Daniel Gorin

Erquy, jeudi 16 mai 2019.

Daniel,

Nous allons commencer par nous permettre de te gronder. Mais te gronder avec une infinie tendresse. Il fallait nous attendre, Daniel, nous attendre juste un peu. Juste le temps de te remettre ce que tu espérais tant depuis l’injustice qui t’avait été faite.

Sommes-nous arrivés trop tard ? Es-tu parti trop tôt ? Malgré cet ultime pied de nez du destin, nous voulons croire que tu as pu tirer ta révérence, apaisé et conscient que tu avais obtenu ce que tu souhaitais. Même si tu n’as pas vu la preuve écrite et signée : l’arrêté d’abrogation de ta révocation. Un bout de papier à la valeur hautement symbolique qui vient effacer, partiellement, la punition injuste et disproportionnée que t’avait infligée en 1973 un intouchable qui ne savait pas reconnaître ses erreurs. Ce papier, tu ne l’as hélas pas vu, c’est cruel, mais sache de là haut que tu es rétabli dans ton honneur, Daniel. Définitivement.

Tu nous quittes donc pour rejoindre Annie, celle qui a tout partagé avec toi. Derrière toi, tu laisses une vie riche de tout, familiale, professionnelle, syndicale, associative, qui t’a conduit de Brazzaville vers Athis-Mons pour t’établir au plus près de tes racines bretonnes, à Erquy, tout près de Dinard où tu fus commandant d’aérodrome.

Derrière toi, derrière ton rire si caractéristique, ta lueur de brillance dans le regard et ta mémoire éléphantesque, tu laisses tes quatre enfants et ta grande famille. Mais tu nous laisses aussi, nous, le SNCTA, le Syndicat national des contrôleurs du trafic aérien, ce syndicat que tu avais fondé avec quelques autres fous en 1965.

Toi et tes amis aviez considéré que les ressorts de la profession de contrôleur aérien sortaient d’un cadre classique qu’il est difficile de mesurer quand on ne l’a pas exercé. L’immédiateté dans la prise de décision, la responsabilité, le sang-froid, la maîtrise. Tout cela ancré sur un socle de connaissances sans cesse renouvelées. Crois bien que nous prenons conscience de l’étendue des travaux colossaux que vous avez dû mener à l’époque et l’énergie que vous avez dû déployer. Nous t’en serons éternellement reconnaissants.

Daniel, permets-nous en ce jour, et plus que jamais, de revendiquer ton héritage, toi qui as eu l’infinie élégance de prendre la peine de nous adresser dans tes derniers instants un mot d’adieu. Oui, un mot d’adieu adressé aux « serviteurs de la sécurité aérienne ». « Serviteurs de la sécurité aérienne », tels sont tes mots de grand monsieur. Un grand monsieur qui, il y a à peine quatre ans, n’avait pas hésité à traverser la France, la passion encore chevillée au corps, d’Erquy jusqu’à Bordeaux, seul et en voiture, pour les 50 ans du syndicat que tu avais créé. Un grand monsieur qui faisait croire malicieusement qu’il ne se rappelait plus de rien mais qui en fait, bouillonnait d’anecdotes oubliées. Un grand monsieur qui a pu recevoir l’hommage ultime, celui d’un des ses interlocuteurs de premier plan de la DNA louant, nous citons, « sa clairvoyance, sa lucidité autant que sa force naturelle ».

Car, Daniel, nous sommes tes héritiers, nous, dirigeants, militants et adhérents du SNCTA et plus largement toutes les contrôleuses et tous les contrôleurs aériens que tu as contribué à défendre. Puissions nous suivre la voie que tu nous as tracée faite de coeur, de convictions, de résilience, d’énergie et d’engagement.

En ce jour triste, nous avons également une pensée pour tous les anciens et les moins anciens qui nous ont également quittés.

Monsieur Daniel Gorin, secrétaire national du SNCTA, c’est avec une immense fierté que nous savons ce que nous te devons. 

Repose en paix, notre ami.

ARR 2019-05-07 abrogation révocation Daniel Gorin (0.2 MiB)

Hommage à Daniel Gorin 2019-05-16 (0.1 MiB)

 

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Flash Info CDG — LA-MEN-TA-BLE

CDG, un samedi après-midi comme les autres sauf que :

  • Tour Sud : fermée !

Pourquoi ?  

Infiltrations d’eau ruisselant sur les matériels électriques

+

Effondrement de dalles de sol malgré une réfection récente 

  • Tour Nord : fermée !

Pourquoi ?

Infiltrations d’eau…

…Ô chance, pas sur les matériels électriques ! 

  • Tour centrale : ouverte, mais… 

…prévoyez votre casque de chantier, le faux-plafond laisse échapper des morceaux vers le sol.

Alors que le trafic augmente de plus de 10% depuis deux mois, le SNCTA remercie une nouvelle fois les contrôleurs qui exercent leurs missions de service public dans un environnement de travail déplorable, voire honteux, pour le premier aéroport français.

Le SNCTA exige que des travaux conséquents soient réalisés en tour : la modernisation de la DSNA passe aussi par l’entretien et la rénovation des sites opérationnels.

FI CDG 2019-05-11 LA MEN TA BLE (1.3 MiB)

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CDA — Espaces : ça suffit!

Figurine dans un interdit faisant le signe stop

Au début de l’été aéronautique, la salle découvre une nouvelle consigne d’exploitation qui impose une modification sensible des interfaces avec le centre de Maastricht. Deux points retiennent particulièrement l’attention du SNCTA : la « MEDIL climbing box » et la « FAMEN area ».

Énièmes concessions

Pour justifier ces énièmes concessions dans un espace rémois déjà largement mité par les délégations d’espace ou autres release box, le service s’appuie sur des conclusions du Groupe Espace Flux qui ne les a pourtant pas validées !
Le SNCTA est passablement excédé devant une subdivision contrôle qui redouble d’ingéniosité (et d’anglicisme) pour offrir de l’espace aux prestataires étrangers sans contrepartie équitable.
Le manque de lien évident avec la salle aboutit à des projets espaces et d’amendements des lettres d’accords qui présentent un intérêt opérationnel discutable au détriment de l’espace aérien utilisable, de la sécurité, ou d’une augmentation des contraintes.

Où sont les contreparties ?

Le SNCTA soutient tous les projets espaces qui améliorent les conditions de travail des Rémois ou réduisent la complexité sur secteur. Lors de négociation de LoA ou d’espace avec les partenaires étrangers, il attend des contreparties équivalentes. Elles ne manquent pas :

  • «CIV release line » ;
  • pérennisation de l’expérimentation DEVDI ;
  • réduction des zones PINOT et SORAL
    ou création de descending box ;
  • réduction de la délégation Londres ;
  • « Stuttgart », « Frankfurt-Hann », « Zurich»,  et « Geneva climbing box » ;
  • création de flux de sorties avec l’Allemagne ;

Une réduction des coordinations téléphoniques n’est pas suffisante pour donner de l’espace !

Les enjeux du eNM S19

Dans le cadre du « eNM Summer 19 », les prestataires de contrôle font en ce moment part de leurs besoins en espace aérien ou en scénarios pour améliorer la gestion de leur trafic. Nul doute que la DFS, Eurocontrol, Skyguide ou le NATS demanderont des concessions significatives au CRNA Est ! La DSNA sera-elle capable d’y faire face ?
Raison de plus pour refuser toute stratégie de l’administration nationale ou locale qui braderait l’espace rémois sans contreparties équivalentes.

Le SNCTA exige une nouvelle fois que la mise en place de chaque LoA ou projet espace soit conditionnée par l’accord express du Groupe Espace Flux.
Le SNCTA demande les retours arrières immédiats des « MEDIL climbing box » et « FAMEN area ». Il attend toujours les compensations de la « CMB release line ».
Il enjoint l’administration à mettre en place un détachement 12/36 à pourvoi obligatoire en subdivision contrôle.

2019-05-02 CDA LFEE Espaces, Ça Suffit (0.2 MiB)

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Loi sur la transformation de la Fonction publique

Le Gouvernement a déposé un projet de loi de transformation de la Fonction publique. Les débats sont prévus à l’Assemblée nationale du 13 au 23 mai avant d’aller au Sénat. Les centrales syndicales de la Fonction publique ont, quant à elles, déposé un préavis de grève le 9 mai contre ce projet. Décryptage.

Réforme de la CAP

Le projet de suppression des CAP de corps pour mettre en place des CAP catégorielles suscite à raison de nombreuses réactions dans les centres de contrôle. Le SNCTA y est opposé et revendique, au contraire, le maintien du fonctionnement actuel des CAP.

Des possibilités existent :

  • soit le Parlement ou le Gouvernement renoncent à cette partie de la réforme ;
  • soit des CAP de corps continuent à exister : « Pour chacune des catégories A, B et C de fonctionnaires […] sont créées une ou plusieurs commissions administratives paritaires dans des conditions définies par décret en Conseil d’État. » (article 4).

Le SNCTA revendique une CAP de corps compétente en ce qui concerne la mobilité, l’avancement et la discipline.

Défendre les contrôleurs aériens et les représenter est l’ADN du SNCTA : il ne peut pas accepter la suppression de la CAP de corps. Reçu au Ministère, le SNCTA attend désormais du Gouvernement des garanties en ce sens.

Fusion des CT et des CHSCT

Que ce soit localement ou nationalement, le SNCTA est très impliqué dans les CHSCT. Hygiène, sécurité et conditions de travail font partie de ses priorités.

Le projet de loi prévoit le remplacement des CT et CHSCT par la mise en place de comités sociaux d’administration.

Cependant l’article 3-III du projet de loi dispose : « Dans les administrations […] dont les effectifs sont au moins égaux à un seuil fixé par décret en Conseil d’État, il est institué, au sein du comité social d’administration, une formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail. » 

Par ailleurs, nul besoin de dépasser ce seuil (a priori fixé à 300 agents) « lorsque des risques professionnels particuliers le justifient. » Ainsi tous les services de la navigation aérienne ont vocation à en bénéficier.

Dans les CRNA, les SNA ou à l’ÉNAC, le CHSCT sera remplacé par une instance équivalente spécialisée dans l’hygiène, la sécurité et les conditions de travail.

Effectifs à la DGAC

Le travail du SNCTA sur les recrutements 2020 et suivants a débuté dès la signature du Protocole 2016. Les Assises du Transport aérien ont permis de convaincre les Pouvoirs publics et les compagnies aériennes de la nécessité d’augmenter le nombre de contrôleurs aériens.

À cette fin, le SNCTA revendique une hausse du nombre d’agents à la DGAC. Cette revendication, coordonnée avec les autres syndicats de la DGAC, a été portée à la Ministre à différentes reprises.

Ce sujet est stratégique pour relever le défi de la croissance du trafic aérien. Une première réunion est prévue le 24 mai afin d’ouvrir les négociations sur ce sujet. Le SNCTA y attend des annonces concrètes et positives concernant des hausses du nombre de contrôleurs et du schéma d’emploi à la DGAC.

En tout état de cause, les négociations sur les recrutements 2020 doivent aboutir avant l’été.

Le 9 mai, la grève des centrales syndicales nationales est dirigée contre le projet de loi de réforme de la Fonction publique et plus largement contre l’action du Gouvernement. Apolitique, le SNCTA ne s’y associera pas : d’une part, le calendrier n’est pas pertinent au regard des négociations en cours ; d’autre part, les revendications sont assez éloignées des problématiques des contrôleurs voire même de la DGAC. En cas de blocage sur le point CAP, le SNCTA saura mobiliser la profession au moment opportun.

CDA 0793 2019-05-05 Loi sur la transformation de la Fonction publique (0.1 MiB)

 

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Flash Info Nice — Radar de Nice, festival de pannes

Depuis le 19 avril, le radar Mode-S de Nice est en panne. Les multiples tentatives de réparation se sont pour l’instant soldées par des échecs.

Cette panne, concomitante avec la maintenance programmée du radar de Monte Lesima, en Italie, entraîne l’apparition d’une grande zone de non-détection en mer (de 0 au FL50 ou FL100) dans laquelle les séparations latérales ne sont plus applicables et une séparation verticale de 1000’ doit être appliquée et établie en amont entre tous les aéronefs y pénétrant.

La dégradation des conditions de régulation radar dans un grand volume de la TMA Nice ne permet pas de gérer le trafic aérien à la capacité maximale alors même que celui-ci est en augmentation régulière au fil des semaines. De plus, cette situation oblige la mise en oeuvre d’approches directes en QFU04 (ILS et RNAV-Z) qui augmentent le survol des zones habitées sur le Cap d’Antibes, et de la VOR-B en QFU22, ce qui constitue un coup d’arrêt à la stratégie «full RNAV» mise en service depuis le 1er mars 2019. C’est pourquoi à l’approche des grands évènements du mois de mai, le SNCTA s’inquiète de l’absence de visibilité sur les délais nécessaires pour identifier les causes de la panne et les résoudre.

Le SNCTA demande donc à la DSNA de tout mettre en oeuvre pour réparer le Mode-S de Nice dans les plus brefs délais. Il demande aussi à la DSNA de communiquer officiellement vis-à-vis des usagers qui, tous les jours plus nombreux, demandent des explications sur cette situation quelque peu ubuesque. Pendant ce temps, il soutiendra toutes les mesures de régulation du trafic que pourront prendre les Chefs de Tour afin d’assurer un écoulement du trafic en toute sécurité, y compris pendant le Festival de Cannes et le Grand-Prix de Monaco.

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