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Archive for September 2019

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LFSB CDA-Accès Ingénieur en Chef et détachement : l’équation impossible pour Bâle

Figurine à un carrefour fléché

Lors du CTS OCBM du 3 avril 2019, le SNCTA a demandé plusieurs mesures visant à faciliter l’accès rapide, pour tous les contrôleurs de Bâle, au grade Ingénieur en ChefCinq mois après, l’encadrement local n’a toujours rien fait.

Qu’est-ce que le grade Ingénieur en chef ?

Suite à la modification du 1er janvier 2019, le régime indiciaire comporte 3 grades : Normal, Divisionnaire et Ingénieur en chef. Certaines conditions s’appliquent pour pouvoir changer de grade (voir ci-dessous). Contrairement à l’évolution dans les échelons qui est automatique et fonction d’un temps défini.

Le HEA3 est le 3ème chevron du 7ème échelon du grade Ingénieur en chef. La pension de retraite est actuellement calculée sur les six derniers mois de la carrière. Le déclenchement ou non du HEA3 a donc un impact très fort sur celle-ci.

Comment devenir Ingénieur en chef ?

Aujourd’hui, pour les ICNA, 100% des personnes promouvables sont promues, ce n’est pas le cas des autres corps de la DGAC. Il suffit de remplir quatre critères pour devenir Ingénieur en chef :

  • Avoir atteint le 8ème échelon du grade Divisionnaire ; avoir au moins 16 ans de titularisation ICNA ;
  • Avoir exercé 4 années « compteur » ;
  • Etre, le jour du passage au grade Ingénieur en chef, sur une fonction d’encadrement: CDT, CDQ, expert opérationnel, chef d’organisme, chef CA, chef ou assistant de subdivision.

Qu’est-ce qu’une année « compteur » ?

Les années « compteur » sont des années où l’agent exerce des fonctions d’encadrement, d’étude ou d’instruction :

  • Détaché 12 mois à 36 mois ;
  • ECP, ECL, facilitateur FH ;
  • Expert opérationnel, CDT, CDQ, chef d’organisme, chef CA, chef ou assistant de subdivision.

Les postes de « détaché reconnu », ECP, ECL, facilitateur FH donnent accès au niveau immédiatement supérieur de la part fonction.

À Bâle, les conditions pour être nommé CDQ (7) ou CDT (18) ont été définies par la note du 23 mai 2014 :

  • Etre candidat au moins un an à l’avance ;
  • Avoir exercé pendant 6 ans une MU ZZ dont au moins 2 ans à Bâle ;
  • Avoir exercé au minimum 6 mois de détachement local ;
  • Avoir suivi le stage CDT / CDQ de l’ENAC ;
  • L’attribution se fait ensuite selon la liste de séniorité (celle-ci est fonction de la date de titularisation à l’ENAC ainsi que de la date de la première MU ZZ).

La liste de séniorité actuelle :

Afin de rendre le résultat des différentes simulations pertinent, il a été ajouté les possibles arrivées d’AVE ou de sorties ENAC. Il a été choisi de ne pas faire figurer les personnes détachées, CDT, CDQ (ou qui ont exercé lesdites fonctions).

Les différentes simulations (cf CDA)

Les hypothèses communes aux trois scenarios :

* Il y a quatre détachements reconnus à Bâle :

  • Sub Instruction : simulateur ;
  • Sub instruction : instructeur ;
  • 1⁄2 Sub Contrôle+1⁄2 Sub QS;
  • Sub Contrôle (reconnu depuis le GS32 du 05/07/2019).

* Tous les agents sont candidats ;

* Seule la liste de séniorité actuelle s’applique ; Les agents détachés exercent leur mandat sur la durée initialement annoncée.

Cas 1 : tous les détachements durent trois ans (4×3)

Cas 2 : trois détachements sur trois ans et un détachement sur un an (3×3 +1×1)

Cas 3 : deux détachements sur trois ans et deux détachements sur un an (2×3 + 2×1)

Les conclusions des simulations

1/ Si la durée des quatre détachements est maintenue à trois ans :

• A partir des contrôleurs titularisés en 2009, le retard au déclenchement du grade Ingénieur en chef devient préoccupant,

• A partir des contrôleurs titularisés en 2011, il y a un impact financier et un risque conséquent de ne pas pouvoir accéder au chevron 3 du HEA ;

2/ Si trois détachements sont maintenus sur trois ans et un seul détachement passe en douze mois :

• A partir des contrôleurs titularisés en 2011, le retard au déclenchement Ingénieur en chef est préoccupant,

• A partir des contrôleurs titularisés en 2013, il y a un impact financier ;

3/Si deux détachements sont maintenus sur deux ans et deux détachements passent en douze mois :

• La totalité des contrôleurs peuvent déclencher le passage au grade Ingénieur en Chef dans un délai raisonnable,

• Il n’y a pas de retard financier,

• En revanche, il n’y a pas de marge si un détachement est supprimé ou si un détachement n’est pas attribué selon la liste de séniorité (difficulté personnelle, agent ayant déjà fait un détachement, etc),

• Une étude reste à réaliser sur les conditions d’attribution des fonctions d’ECP et ECL afin de permettre à tous d’avoir les 4 années « compteur » titularisation à la date des 16 ans de titularisation.

Pour le SNCTA, il est inacceptable que l’encadrement local choisisse de pénaliser les contrôleurs pour une gestion interne des subdivisons. Le SNCTA demande que dès le 1er septembre 2019, deux détachements au minimum sur les quatre soient restreints à 12 mois.

LFSB 2019 08 22 CDA 3 SNCTA Accès HEA (0.6 MiB)

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LFSB Flash Info- Quand l’administration vous demande de contrôler sur un timbre poste

Depuis février 2018 et l’ouverture de la nouvelle salle IFR, nous travaillons pour les secteurs de RAD INI, RAB BM, INFO TMA, INFO SIV avec des grands écrans de 30 pouces.

Cependant rien n’a été mis en place pour les secteurs BA Vigie et INFO TMA Vigie. Nous restons à contrôler sur un petit écran de 20,5 pouces. Cela est critique, notamment pour la séquenced’arrivées du soir et les ouvertures répétées, en situation dégradée, de la position ITM Vigie.

Les organisations syndicales ont alertél’administration dès le début du projet de nouvelle salle IFR. Le SNCTA a réitéré la demande lors du CTS OCBM du 3 avril 2019. Il a été répondu que les contrôleurs avaient du mal avec la compréhension du temps long : une EB (« expression de besoin ») est en cours. Il manquerait simplement un module KVM.

18 mois d’attente : ÇA SUFFIT!

Nous devons avoir les moyens de travailler correctement et avec des outils identiques sur les positions équivalentes.

Le SNCTA demande que dans les délais les plus brefs, les positions BA Vigie et INFO TMA Vigie soient équipées de 30 pouces. Le SNCTA demande un calendrier ferme et un engagement appuyé de l’encadrement local.

LFSB 2019 08 22 FI SNCTA N1 Grands écrans (0.4 MiB)

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Dzaoudzi (Mayotte) : hors de contrôle

Situé entre les Comores et Madagascar, Mayotte dispose d’un seul terrain contrôlé, Dzaoudzi, où exercent des contrôleurs d’aérodrome. Leur seul outil performant, la radio, met paradoxalement ces derniers dans une situation délicate, aggravée par le passage du cyclone Kenneth sur les Comores au printemps : elle les oblige à sortir de leurs prérogatives qui devraient pourtant se limiter à la circulation d’aérodrome.

Méthodes de travail en porte-à-faux

Comment doit se comporter un contrôleur aérien quand il a connaissance d’un conflit entre avions mais qu’il n’a ni les prérogatives, ni les moyens, pour le régler ? 

C’est le dilemme quotidien posé à chaque contrôleur d’aérodrome de Dzaoudzi quand il reçoit une arrivée au FL300 en descente relâchée par les centres adjacents, une autre à 150 NM du terrain, quand il fait décoller sans radar des gros porteurs face à des VFR commerciaux venus des Comores ou quand il doit poser jusqu’à quatre arrivées IFR déjà en fréquence, etc. Et on ne parle même pas des débats juridiques insondables liés à ce dilemme… 

Dzaoudzi est proche des espaces de Moroni (Comores) tout en étant situé dans un vaste espace G en FIR malgache. Tananarive devrait rendre les services d’information de vol et d’alerte du sol au FL145 mais ne dispose pas d’une couverture radio suffisante. Beaucoup de pilotes ne souhaitent pas quitter la fréquence de Dzaoudzi, seul organisme de la région capable d’émettre haut et loin. Certains autres se montrent perdus dans les services offerts par les contrôleurs mahorais. 

À cette « bouillie », il convient de rajouter que Tananarive et surtout Moroni piétinent très régulièrement la lettre d’accord tripartite avec Dzaoudzi, ce qui rend chaotiques, les relations avec les organismes adjacents. 

Kenneth, la « goutte d’eau » 

Au printemps, le cyclone Kenneth a mis hors service une antenne radio de Moroni, rendant « muette » une partie de la TMA de Moroni. Par conséquent, les vols sont transférés encore plus tôt à Dzaoudzi alors même qu’ils sont encore dans les espaces contrôlés comoriens. Les relations avec les contrôleurs comoriens se sont du coup considérablement détériorées. La coupe déborde.

Plus de 400 000 passagers annuels et… aucune approche !!!

Une approche, vite !

La DGAC connaît la situation problématique de Dzaoudzi. En 2017, elle a envisagé un plan d’action, non appliqué à ce jour, ce qui lui permet d’expliquer aux responsables politiques de l’île que tout est sous contrôle : 

  • création d’un grand SIV du sol au FL145 ;
  • création de procédures SID/STAR séparées ;
  • création d’une approche déportée depuis Saint-Denis de la Réunion à la date de livraison du nouveau bloc technique (NBT) et du basculement en Seaflight (SYSAT en Outre-mer), soit au mieux 2025.

D’ici 2025, sans capacité de séparer des vols, la seule information de vol ne règlerait rien pour les contrôleurs de Dzaoudzi, si ce n’est donner un cadre règlementaire bancal et entériner une situation que l’on peut qualifier crûment de « bordélique ». 

La solution évidente reste la création urgente d’une approche avant 2025. Par la délivrance de clairances, elle mettra au carré une situation actuelle où la sécurité est une affaire de probabilités et de TCAS. Mais la DSNA va devoir aussi s’atteler à apporter des solutions très rapides pour sécuriser les méthodes de travail des contrôleurs aériens TSEEAC en poste.

La situation de Dzaoudzi est une honte pour la DGAC et plus largement pour l’État français. La mission MSQS, obtenue par le SNCTA après son passage à Mayotte en octobre 2018, a rendu un verdict clair : il faut vite une approche pour Mayotte. Bien avant la livraison du NBT de La Réunion.

Les discussions engagées avec la DSNA doivent être conclusives d’ici fin septembre. Sinon l’infinie patience des contrôleurs de Dzaoudzi se transformera en détermination pour aller au conflit.

CDA 2019-09-03 COM TS Mayotte (0.1 MiB)

 

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Communiqué de presse

Aix-en-Provence, le 1er septembre 2019, 17 h.

Aujourd’hui, dimanche 1er septembre, alors que plusieurs centaines de milliers de passagers sont attendus dans les aéroports pour ce dernier jour des vacances scolaires, les services de contrôle de la navigation aérienne ont dû faire face à une panne informatique nationale intervenue au milieu de la nuit.

Cette panne, maintenant réparée, perturbe encore fortement les près de 11 000 vols prévus dans l’espace aérien français aujourd’hui et dont certains subissent malheureusement des retards conséquents.

Le SNCTA tient à souligner le professionnalisme des personnels qui sont intervenus pour traiter cette panne et, en particulier, celui des contrôleurs aériens qui exercent leurs missions de service public 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Avoir pour mission première la sécurité de plus de dix mille vols quotidiens est une lourde responsabilité, en particulier, comme ce dimanche, dans des conditions anormalement dégradées.

Aujourd’hui, comme tous les jours, les contrôleurs aériens veillent sur la sécurité des passagers. 

Contact presse : presse@sncta.fr

COM PRESSE 2019-09-01 (68 KiB)

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