Username:

Password:

Mot de passe oublié ? / Help
Se connecter Adhérer

Archive for May 2020

0

LFEE CDA - Ne pas insulter l’avenir…

Depuis trois mois, notre activité tourne au ralenti. Le choc pandémique, soudain et brutal, stoppant les économies du monde entier, a cloué tous les avions au sol. Imprévisible était cette crise. Imprévisible sera la reprise à venir. Aucun expert ne peut aujourd’hui prédire quand et de quelle ampleur sera la reprise de l’activité aérienne.

Pourtant, certains fondamentaux n’ont pas changé et le transport aérien restera un vecteur important des activités humaines. Une chose est certaine, que la reprise soit lente ou rapide, en U ou en V, en 2021 ou 2022, l’administration aura besoin de partenaires fiables et compétents pour construire l’avenir.

Cet été 2020 sera inédit. S’inscrivant toujours dans un contexte sanitaire prégnant, le trafic devrait amorcer un rebond (offre-cible de 6 UCESO en juillet-août). Surtout, l’utilisation des simulateurs sera décuplée pour le maintien de compétence, la formation initiale, et la transformation 4-Flight. Les contrôleurs rémois resteront fortement sollicités !

Dans ce contexte, le service exploitation espère enjamber le dialogue social et déployer sa panoplie de flexibilité pour faire miroiter quelques droits à absences supplémentaires. Curieuse époque où le faible trafic devient prétexte à mettre en place un dispositif de flexibilité qui n’aurait même pas osé être présenté en négociation protocolaire ! Qu’adviendra-t-il de ce système pseudo-innovant  lorsque le trafic reviendra à son point d’équilibre ? Nul n’est dupe.

Le SNCTA appelle à mettre en place une organisation du travail robuste dans le cadre règlementaire actuel (qui permet d’ailleurs d’offrir ponctuellement du droit à absence supplémentaire).

Tout passage en force laissera des traces lorsque sera venu le temps positif de la reconstruction.

2020-05-25 FI LFEE Ne Pas Insulter L'avenir (0.8 MiB)

0

LFPG FI — Passons enfin à la suite !

Le mois de juin commence bientôt, et avec lui un TDS au fonctionnement digne d’une usine à gaz : la gestion des groupes de hors-équipe est un cauchemar, et, comme on l’a déjà déploré, la formation ne peut pas reprendre.

Paradoxalement, le service qui justifiait sa rudesse envers les organisations syndicales par le besoin “d’apporter rapidement des réponses aux équipes”, a annoncé qu’il ne pourra dévoiler le TDS de juillet… qu’à la mi-juin !

Conscients que ce délai ne peut satisfaire les personnels de Roissy, et que l’organisation du mois de juin est beaucoup trop complexe, nous avons proposé un TDS répondant aux exigences d’ouverture formulées, avec des vacations de durée réduite en tour, mais sans vacation systématique tenue par des hors-salle.

Cela devrait permettre de rendre la souplesse indispensable à la reprise de la formation et des autres missions, tout en simplifiant la gestion opérationnelle grâce à l’arrêt du fonctionnement en demi-équipes. 

Si le principe de ce tour à 6 vacations était accepté, cela permettrait de confirmer très rapidement aux équipes leur droit à congés pour cet été.

Le SNCTA, comme à son habitude, fait tout pour défendre au mieux les intérêts des contrôleurs. Peu importent les obstacles, nous serons toujours force de proposition !

LFPG FI — Passons Enfin à La Suite ! (0.1 MiB)

0

Flash Info — Recrutement RUE 2020 : six places ouvertes

Suite au succès du concours sur titres de l’an dernier, le recrutement de contrôleurs francophones ressortissants de l’Union européenne se poursuit en 2020 avec l’ouverture de 6 places.

Dates de candidature : du 1er au 30 juin 2020. Modalités d’inscription : ici.

Afin de mieux départager les candidats lors de l’épreuve d’admissibilité, de nouveaux barèmes ont été publiés aujourd’hui au Journal officiel. L’expérience professionnelle est privilégiée.

En résumé :

  • expérience récente (sur 6 points) : 0,1 point par mois d’exercice de la MU ZZ sur les 5 dernières années ;
  • expérience quantitative (sur 3 points) : en fonction du trafic aérien géré dans l’organisme d’origine du candidat ;
  • critère de formation reçue (sur 6 points) : en fonction des ratings détenus par le candidat ;
  • critère de l’adaptation du profil (sur 5 points) : évalué en fonction du dossier du candidat ;
  • continuité de l’expérience : les points attribués au titre de l’expérience quantitative et de la formation reçue sont pondérés par un coefficient compris entre 20 % et 100 % en fonction de la date de fin de validité de la MU du candidat.

Le SNCTA se félicite de l’attractivité du concours sur titres qui apporte des profils aussi intéressants que variés au corps des ICNA. La réforme du barème du concours va dans ce sens.

Candidat ? En complément des informations données par la DGAC, le SNCTA peut vous conseiller.

FI 2020-05-29 - Recrutement RUE 2020 (0.9 MiB)

0

Communiqué du comité national du 26 mai

Aix-en-Provence, mardi 26 mai 2020.

Le comité national s’est réuni en visioconférence le mardi 26 mai 2020.

Le comité national tient à féliciter l’ensemble des contrôleurs aériens français qui démontrent leur capacité à faire face à cette crise sanitaire en assurant leurs missions et la continuité du service public. Le comité national souligne l’efficacité du dialogue social qui a permis la mise en place de plans de continuité d’activité de qualité. A contrario, il s’alarme du manque de concertation parfois présent dans l’établissement des plans locaux de reprise de l’activité, signal inquiétant pour les mois à venir.

Le comité national approuve les contrôleurs niçois qui, faute de concertation suffisante avec l’échelon central, ont fait le choix responsable de ne pas renouveler des expérimentations en l’absence de modalités en accord avec la volonté des contrôleurs et compatibles avec la politique du SNCTA. Il mandate le bureau national afin de négocier un cadre national équilibré de mutualisation des expérimentations sur trois ans et de nature à accompagner efficacement une reprise progressive du trafic aérien.

Le comité national se réjouit que les discussions entre la DSNA, en particulier le pôle MSQS, et la DSAC aient pu aboutir à des exigences adaptées à la situation actuelle du trafic aérien, permettant de reprendre, dans les conditions sanitaires appropriées, les formations initiale et continue, ainsi que les tests pratiques.

Le comité national mesure pleinement la gravité de la crise économique actuelle qui frappe particulièrement le secteur aérien. Il suit avec attention les mesures prises aux niveaux français et européen pour soutenir financièrement les compagnies aériennes. Si celles-ci, tout aussi exceptionnelles qu’indispensables, leur permettent un échelonnement du paiement des taxes et des redevances, elles ont de lourdes conséquences sur la trésorerie de la DGAC qui doit, en conséquence, emprunter a minima 1,25 milliard d’euros en 2020. Le comité national reste particulièrement vigilant aux travaux en cours dans l’élaboration du projet de loi de finances 2021 et du budget de la navigation aérienne en découlant.

Le comité national dénonce l’action engagée par les compagnies aériennes et soutenue par la Commission européenne, remettant en cause le règlement européen sur le financement de la navigation aérienne. En réclamant la non-application du mécanisme de « partage de risques », elles mettent en péril le modèle financier des prestataires de services de la navigation aérienne. Dans ce contexte, le comité national :

  • attend une réponse ferme des États membres et des prestataires de services de la navigation aérienne européens, en particulier de la DSNA, pour défendre et sécuriser les financements de la navigation aérienne ;
  • appelle à une coordination européenne des contrôleurs aériens, déjà initiée par l’ATCEUC dans son récent communiqué de presse.

Le comité national rappelle qu’il est impératif de poursuivre la politique de recrutements en contrôleurs aériens et de moderniser les systèmes de contrôle dont certains sont obsolètes. Ces deux aspects sont indispensables dans une logique de reprise du transport aérien à moyen terme. Le comité national ne tolèrera pas la répétition des erreurs du passé.

Adopté à l’unanimité

Communiqué CN 2020-05-26 (0.1 MiB)

0

Flash Info — Former pour préparer l’avenir

La formation de nos collègues est une priorité pour préparer les années à venir. Le 2 juin, avec l’entrée dans la deuxième phase des plans de reprise d’activité (PRA), la formation des élèves ab-initio et des AVE va reprendre dans le respect des mesures sanitaires adaptées définies en CHSCT.

Le SNCTA défend l’augmentation des potentiels de simulation pour tous les organismes (tours, approches et CRNA) aussi bien en matière d’investissements en simulateurs que de création de nouveaux supports.

Maillon essentiel dans la politique de recrutement, d’affectation et de mobilité, notre capacité à former nos collègues doit être revue en particulier dans ce contexte de chute du trafic aérien sans précédent et dont la reprise s’annonce très progressive durant les mois à venir. 

La DSAC vient d’approuver les tests pratiques mixtes pour la délivrance de mentions d’unité. Applicables durant les plans de reprise d’activité, ces tests sont possibles dans les conditions suivantes :

  • un nombre de tests conforme aux PFU locaux dont au moins un en trafic réel ; 
  • une répartition des tests sur trafic réel et simulateur définie localement ;
  • l’utilisation d’un simulateur réaliste ;
  • la supervision de tous les tests par des contrôleurs examinateurs.

Si des mesures règlementaires permettent de reprendre les qualifications, le SNCTA revendique des moyens financiers et humains afin d’améliorer les temps de formation à court et moyen termes. Les simulations devront permettre de préparer le retour d’un trafic aérien soutenu et de valider des procédures plus respectueuses de l’environnement.

FI 2020-05-27 Former pour preparer l avenir (0.7 MiB)

 

0

CAP - Mobilité au fil de l’eau - mars 2020 : les retenus

La mobilité au fil de l’eau est une modalité nouvelle complémentaire des campagnes de mobilité de printemps et d’automne. Elle permet de pourvoir rapidement des postes d’encadrement supérieur ou ceux bénéficiant des niveaux 14 et 15 de la part fonction.

Les résultats de la dernière campagne viennent d’être publiés.

Les AVE ainsi que les profils correspondants sont disponibles sur le site www.sncta.fr ou  sur BRAVO VICTOR : Carrière / Mobilité / Mobilité à la DGAC / Mobilité au fil de l’eau.

Centre Intitulé du poste éligible aux ICNA Candidats retenus
CRNA-O Chef de centre Loïc ROBIN
Saint Pierre et Miquelon Chef de service Éric GRELLETY
CRNA-E Chef de service exploitation Gérald REGNIAUD 
SNA-SSE Chef de service exploitation Cyril GAUTRON
DSNA Chargé de mission – Directeur de programme Free Route René FEILLET

 

Les AVE vers des postes opérationnels (PC, DCC ou CNGE) ne seront pas ouverts à la campagne de mobilité de printemps. Seuls seront ouverts des postes de chef CA, adjoint chef CA et les postes d’encadrement à partir d’assistant de subdivision. Les AVE devraient être publiés le 8 juin avec des résultats prévus fin juillet. 

La demande du SNCTA a néanmoins été entendue et la campagne de mobilité d’automne sera avancée en octobre. Le GT effectif et le GS32h qui doivent déterminer quels postes y seront ouverts sont annoncés pour mi-juin : nous souhaitons que la date soit annoncée au plus vite, notamment pour les lauréats EP/SP qui attendent de pouvoir choisir leur poste.

L’année 2020 est une année de transition avec la mise en place de la mobilité au fil de l’eau et de deux campagnes de mobilité, au printemps et à l’automne, en lieu et place des CAP de mutation. La crise sanitaire n’a pas simplifié la mise en place de ce nouveau processus. Nous sommes cependant attentifs à ce que les organisations syndicales restent partie prenante au côté de SDRH pour le choix des candidats conformément aux lignes directrices de gestion votées en CT DGAC.  

Une question ? Contactez les capistes du SNCTA !  cap@sncta.fr

CDA CAP MFE#1 LES RETENUS 2020-05-25 (0.1 MiB)

SDRH Communique Fil De L Eau 190520 (0.5 MiB)

 

0

LFPG FI — Service Aberration

Dans son désir de montrer qu’il n’a pas besoin de dialogue social, le service exploitation s’enfonce chaque jour un peu plus. La preuve aujourd’hui dans les documents de travail envoyés aux représentants PCA.

Tout d’abord, un mensonge éhonté concernant la ségrégation en salle IFR, en disant que les propositions émanent du CHSCT. Rien de conclusif n’est sorti du dernier CHSCT, et pour cause : les détails du nombre de positions à armer et de la composition des équipes n’étaient pas connus. Dans tous les cas, la proposition du service n’aurait pas pu être approuvée.

Le service propose en effet d’armer 5 positions avec 5 agents. Pas de pause, pas de relève, comme ça c’est plus simple, c’est vrai. Pendant qu’il doit se dire que faire un TDS est quand même bien plus facile sans les OS, le service étale au grand jour l’étendue de son incompétence.

Côté consultation des experts, ça ne va pas mieux : ni le collège des CA, ni le GT Capa n’ont été consultés pour définir les conditions d’ouverture…

Le pathétisme de la gestion du service exploitation ne semble être dépassé que par son aveuglement : pendant combien de temps CDG va-t-il devoir en souffrir ?

 

LFPG FI — Service Aberration (0.1 MiB)

0

ENAC CDA-La reprise enfin...

Ce CHSCT du 20 mai constituait la dernière étape dans le processus de validation du Plan de Maîtrise Sanitaire de l’ENAC, indispensable condition nécessaire à la reprise d’activité de l’école, soumise elle à un Plan de Reprise d’Activité (PRA).

La genèse du Plan de Maitrise Sanitaire

Nous avons pu constater tout au long des débats qui ont mené à la rédaction du PMS que tous les intervenants, représentants du personnel ou de l’administration, étaient animés par la même volonté de parvenir à préserver la santé de tous les personnels présents physiquement à l’ENAC et de mettre en oeuvre toutes les mesures visant à dérisquer autant que faire se peut la reprise de nos activités, attendue par la grande majorité des acteurs.

L’objectif de ce PMS était clair depuis le début : réussir à donner aux agents un niveau de confiance suffisant pour leur permettre d’envisager une reprise de leur activité sur le site en toute sérénité.

Après plusieurs années durant lesquelles les sujets de CHSCT étaient devenus des enjeux politiques pour certaines organisations représentantes du personnel, et malgré quelques dérives toujours fâcheuses, nous nous réjouissons de l’état d’esprit dans lequel se sont tenues les discussions. Le bon sens est redevenu le mot d’ordre.

La reprise dans le cadre du PMS

Grâce au travail commun, nous sommes donc en mesure aujourd’hui de donner des réponses aux étudiants dont nous sommes tous responsables et sur l’avenir desquels les décisions que nous prenons pèsent énormément. Nous allons permettre également à tous nos collègues de l’ENAC, et notamment à ceux qui n’ont pas la chance de bénéficier comme nous du statut d’agent de l’Etat, de voir s’éloigner
le risque financier qu’aurait pu leur faire courir le maintien de leur situation en chômage partiel.
En termes de mesures sanitaires, elles seront décrites dans le document qui devrait rapidement parvenir à chaque agent par voie électronique sur sa messagerie professionnelle. C’est la raison pour laquelle nous n’y reviendrons pas dans ce communiqué.
En ce qui concerne plus particulièrement la reprise d’activité, nous savons maintenant qu’à partir du 2 juin nous entrons dans la phase 2 du PRA. Même si l’enseignement à distance reste la règle quand il est réalisable, cela signifie la reprise de la formation pratique, enfin ! La division FP du département ATM prépare pour l’occasion un certain nombre de communications, sous forme de fiches ou de guides, destinées à préciser les mesures et les conditions dans lesquelles nous devrons dorénavant accueillir nos stagiaires.
Nous saurons donc être fins prêts dès le 2 juin…

Le SNCTA reste à vos côtés et à votre service en ces temps perturbés. Nous avons tout mis en oeuvre pour vous assurer une reprise dans de bonnes conditions sanitaires et le résultat est à la hauteur de nos espérances. Cependant, les conditions de travail et d’apprentissage s’en trouveront profondément bouleversées. Il revient dorénavant à chacun d’entre nous de mobiliser notre volonté d’avancer, notre capacité d’adaptation et notre motivation afin de garantir pour nos élèves et stagiaires un niveau d’enseignement équivalent à celui que nous délivrions avec fierté avant cette crise.

2020 05 20 CDA 26 ENAC (0.1 MiB)

CDA 26 ENAC 2020 (0.1 MiB)

0

LFPG FI — "Je vous expliquerai..."

Nœud de routes dans le brouilard, panneaux interrogatifs

Il n’aura pas fallu longtemps pour constater les premiers ratés. Toujours aussi pressé, le service déroule son plan. Enfin, sa comm…

Les groupes de hors-équipes ont été constitués et publiés ! On y mélange allègrement tous ceux qui ne sont pas en équipe, sans aucune information ni garantie de respect de 14aine, ou de non mélange en dehors des vacations opérationnelles de renfort assignées à leur groupe.

Les CA sont désignés volontaires d’office pour gérer ces groupes, et apprécient sûrement beaucoup de n’avoir aucune réponse aux questions légitimes que leurs « équipiers » vont forcément leur poser. Quels sont les horaires ? Et on va en Vigie ou en salle ? Comment se gèrent les congés ? Au fait il y a des créneaux de simulation aussi ! Ah bon, comment ça marche alors ? C’est sur le réseau, mais il n’y a pas les noms, et toujours pas d’explications.

Quant aux stagiaires, ils sont encore plus dans le flou : à eux de se débrouiller pour trouver sur le réseau, s’ils y ont accès, les coordonnées de gens qu’ils ne connaissent pas forcément. En ce qui concerne la reprise de leur formation par contre, toujours aucune nouvelle…

« Nous souhaitons donner de la visibilité aux agents ! »

Chapeau bas…

LFPG Flash Info — Je vous expliquerai (1.1 MiB)

0

LFPG CDA 196 — Précipitation et Rêve d’Autorité

Après avoir alerté sur le besoin d’anticiper une possible crise autour de ce qu’on appelait encore le coronavirus, le SNCTA a accompagné et soutenu l’organisme de CDG pour protéger les contrôleurs aériens et s’adapter à l’évolution rapide de la situation. Depuis nous travaillons sans relâche pour assouplir les problèmes du quotidien, préparer la reprise du trafic et réfléchir aux nouveaux enjeux post-crise. Mais notre aide, sans laquelle peu aurait été accompli, est maintenant rejetée.

La situation actuelle

Le tour de service du PCA, avec la ségrégation totale des équipes par l’usage des différentes tours de CDG, a été imaginé par le SNCTA. La plupart des mesures sanitaires (rotation des chambres, check-list…) ont été apportées par le SNCTA. Notre investissement, allié à notre capacité à diffuser l’information et obtenir l’adhésion des personnels concernés par les mesures, était sollicité quotidiennement.

Alors que le service exploitation était absent, c’est le travail du SNCTA qui a permis que CDG soit le premier centre à organiser son PCA.

La situation à venir

Dans cette situation en constante évolution, et pour laquelle les prévisions à long terme sont des plus incertaines, nous avons identifié deux problématiques majeures : la formation initiale et le risque sanitaire associé au déconfinement.

Pour la première, le constat est simple : que ce soit en terme de nombre de positions, d’intensité du trafic ou de mesures sanitaires, la reprise de la formation initiale telle que nous la connaissions est actuellement impossible. Cependant, face à des scénarios pessimistes évaluant en mois ou en années, le temps nécessaire au retour au trafic d’avant crise, nous devons trouver une solution pour les stagiaires en formation.

Pour la seconde, l’analyse est pragmatique : face aux incertitudes, il y a deux options. Croiser les doigts et espérer que tout se passe bien ou prévoir le pire en souhaitant avoir tort, car si c’est le cas, tout n’en est que plus facile. Comme nous sommes contrôleurs aériens, nous avons bien sûr choisi cette seconde approche.

La sub instruction au coeur de la reprise

La crise de l’aérien à laquelle nous sommes confrontés est historique, et avec 200 mouvements par jour, le trafic de CDG n’est qu’une fraction de ce qu’il était. Cependant, il est inenvisageable de différer davantage la formation initiale :

  • le temps nécessaire à la remontée du trafic est inconnu ;
  • l’arrêt de la formation en centre entraîne de facto un arrêt des affectations, une baisse des recrutements ENAC et par ricochet une baisse majeure des effectifs de contrôleurs qualifiés dans quelques années ;
  • pour éviter l’assèchement des centres, les mutations pourraient être suspendues.

C’est toute la machine RH qui serait bloquée, pendant que les agents en formation, sans perspectives, manquent déjà leurs primes et perdent leurs compétences.

Les scénarios de la DSNA sont nombreux, mais la plupart ne prévoient pas de reprise du trafic avant plusieurs mois, voire l’année prochaine.

Face au besoin dès lors impératif de réinventer la formation des contrôleurs aériens à CDG, le bureau de section SNCTA, aidé par le bureau national et ses experts nationaux et à l’ENAC, a ainsi proposé un projet innovant, intégrant les besoins d’Orly.

Présenté au SNA-RP, à la direction d’Orly, à SDRH et MSQS, qui se sont dit vivement intéressés, il est dans les mains de l’organisme depuis plus de 15 jours. Mais localement, aucun travail n’a été lancé.

C’est dommage, car nous partageons les ressources PER avec Athis, et qu’elles seront très sollicitées. On sait désormais que le plan du CRNA est abouti, et que CDG prendra leurs miettes…

Un tour de service très contraint

Alors que la reprise du trafic est encore incertaine et que les impératifs sanitaires restent au coeur des préoccupations, le SNCTA a bien sûr fait des propositions. Elles dépendent en partie des besoins exprimés dans les subdivisions, mais nous avons imaginé des options modulables.

Le service souhaitait pouvoir armer la salle IFR, et nous voulions maintenir le meilleur cloisonnement possible entre les personnels. Là encore, la problématique semblait partagée, puisque le TDS imaginé par l’administration est très similaire au notre. Au bémol près que le service a imaginé une vacation tenue par une combinaison de Chef Approche, de PC hors équipe et de stagiaires.

L’organisme ne sait pas dire quel trafic il y aura cet été, ni quel travail il demandera aux subdivisions, mais il sait dire quel armement il exige et comment exploiter les agents hors salle.

Face à nos remarques sur les risques de contamination croisée, on élude, nous rétorquant « que les personnels hors salle se croiseraient de toute façon dans les couloirs » ! Sans aucune concertation avec ces personnels, sans  tenir compte des recommandations nationales, et sans définir les besoins des sub (notamment ceux de l’instruction), l’administration locale avance avec dogmatisme. Elle veut absolument faire une annonce valable pour tout cet été, dès le mois de mai.

Par la proximité des deux projets, nous pensions possible de trouver une solution. Cependant l’organisme, non content d’être inflexible, se montre finalement méprisant.

Cheval de Troie et déni de dialogue

Précipitant le planning à outrance, dans l’espoir de faire ses annonces immédiatement après le CT DGAC sur les PRA et les annonces gouvernementales sur le déconfinement, l’organisme a fait le choix de contourner le dialogue social.

Il envoie les documents au milieu de la nuit pour la réunion du lendemain matin, il sélectionne les représentants du personnel invités. En séance, il adopte une posture agressive et prévient qu’il ne faudra pas l’embêter pour un problème de virgule.

Peu importe si les décisions nationales ne sont pas toutes rendues, peu importe s’il ne sait pas quand arriveront masques et visières, il y a urgence, et toute question est perçue comme une perte de temps.

Quand on lui demande pourquoi il y a une telle urgence, l’organisme prétend qu’il lui faut répondre au plus vite aux interrogations des représentants PCA !

L’organisme évoque le mois de septembre dans son PRA (une perspective des plus incertaines aujourd’hui), mais il ne daignera pas expliquer comment il peut imaginer changer le nombre d’équipe pour la rentrée, se contentant de dire « qu’il y aura un avant et un après Covid, que ça nous plaise ou non ».

Finalement, avoir prétendu qu’il n’aurait pas le temps de renvoyer le document final pour relecture, il finira par l’envoyer, en retard, et n’accordera que 1h15 aux organisations syndicales pour le vérifier avant son envoi à tous les agents.

Au cas où les choses ne soient pas assez claires, il déclare d’ailleurs préférer discuter avec les représentants équipes, auxquels il n’explique bien sûr pas qu’ils lui servent d’alibi, ni qu’ils ont, sans le savoir, la responsabilité d’approuver ses mesures pour l’ensemble du centre.

La précipitation plutôt que la réflexion

Vous avez tous pu constater les effets de cette marche forcée, suscitant décisions arbitraires, ordres et contre-ordres. Finalement, cela n’apporte aucune réponse, car rien n’est coordonné, et l’agitation succède à l’agitation.

Nous avons maintes fois tendu la main, et signalé à l’encadrement local les erreurs qu’il s’apprêtait à commettre. Mais il s’entête et nous identifie comme source de ses problèmes.

Nous sommes au regret de cette situation, mais notre priorité reste la défense des personnels, de leur santé et de leurs droits, et refuser le dialogue est indigne de l’enjeu.

Alors que nos propositions ont permis de gérer la crise de manière jugée exemplaire, et qu’elles sont félicitées par les personnels, l’organisme rêve maintenant de toute puissance, et estime que le retour à la normale serait plus heureux sans dialogue social.

Se faisant, il choisit la division et la défiance. Nous ne pouvons que déplorer ce choix délétère qui nous conduit à exposer son indigence.

LFPG CDA 196 — Précipitation et Rêve d'Autorité (0.2 MiB)

Pages:12