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Archive for February 2021

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Flash Info LFRR — RO : 50% de solde sur la journée de travail

Exemple: Un contrôleur est mis en RO hors site de manière unilatérale par l’administration. Et, rappelons le, sans concertation aucune avec les chefs de salle en fonction ce jour là.

Ce contrôleur doit rester joignable et pouvoir rejoindre la position de contrôle en moins d’1h30.

Il doit donc être réveillé à 4h30 du matin si sa vacation débute à 6h00.

Ce contrôleur ne peut librement vaquer à ses occupations. L’administration a confirmé lors du dernier GPSC qu’il ne doit pas seulement écouter son répondeur à temps pour rejoindre le CRNA-O dans le délai imparti mais doit être joignable au moment ou il serait rappelé.

L’agent doit donc le cas échéant prévoir un mode de garde et ce, sur la journée entière. L’agent ne peut prévoir de rendez-vous sur cette journée.

Normal ? Bien évidemment…si cela était considéré comme une journée de travail classique. Mais si l’agent n’est pas rappelé ce ne sera pas le cas.

Avant la RO un contrôleur était soit sur un jour de travail soit sur un jour de repos. L’administration invente la journée de travail au prorata en décrédibilisant le professionnalisme des ICNA. Croit-elle vraiment que le futur se fera sans et contre les ICNA ?

LFRR FI RO (0.5 MiB)

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Flash Info Athis - 7600

Depuis la réunion des responsables d’équipes le 8 janvier, l’administration reste bien muette. Obtenir des informations est devenu compliqué alors que les questions sont pourtant nombreuses :

  • Toujours pas de plan clair et ambitieux pour les C en formation, la période de faible trafic s’éternise, comment renforcer et garantir leur progression ?
  • OLAF TDS mis en place au forceps. Cet outil est plus facile d’utilisation mais beaucoup de fonctionnalité restent encore floues. Après une formation bienveillante par nos gestionnaires RH, les utilisateurs ont besoin d’un mode d’emploi simple sur les possibilités offertes et à venir.
  • Le 17 février, date de la mise en place du compte temps, approche… Où en est-on de la mise en place des RO ? Comment se fera le rappel si les agents ne fournissent pas leurs coordonnées téléphoniques ? Quel sera le BV au 17/02 ? Même si la situation est transitoirement adaptée avec les RO non décomptées jusqu’au 30/04, les agents doivent connaître toutes les modalités !

La situation sanitaire a mis nos secteurs au ralenti, le centre continue néanmoins de fonctionner mais l’information et le dialogue restent primordiales pour avancer.

Lorsque la reprise arrivera nous devrons être prêts : nos PC de demain sont à former aujourd’hui.

LFFF2021-0212 FI 7600 (0.7 MiB)

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FI LFEE - RO : La formation initiale n'est pas la priorité du service

Les demandes du SNCTA en CT étaient raisonnables : accorder prioritairement et systématiquement aux équipes au moins une branche du simulateur ELECTRA en semaine, et de permettre un accès libre les soirs et week-ends. Après des heures de débat, la seule justification du refus du service a tenu en deux mots : « arbitrage national ».

La situation plaidait pourtant pour une adaptation du dispositif RO au CRNA Est. 16 contrôleurs ont été qualifiés en 2020, malgré la crise sanitaire. Cette performance n’a été possible que grâce au sens des responsabilités et au dévouement des équipes qui se sont investies sur le simulateur d’une manière inédite.

Le simulateur tourne à plein régime, tôt le matin jusqu’à tard le soir, parfois avec le concours de contrôleurs autoformés à la fonction de pilote écho-radar. Les retards de qualifications du premier confinement ont ainsi été résorbés ! Au final, ces efforts auront permis un gain de 8 ressources opérationnelles net en 2020. La remontée des effectifs opérationnels devrait être un objectif partagé par le service. Il est désormais clair que non.

De toute évidence, la charge de formation des équipes et le trafic hivernal confiné ne permettent pas d’offrir des situations d’entraînement suffisantes pour progresser. L’utilisation du simulateur est indispensable. Le SNCTA exige que des RO « site » sur simulateur soient systématiquement proposées, et en nombre suffisant. Au lieu de cela, si le service venait à dégrader sciemment la formation initiale, il devra rendre des comptes !

La spécificité rémoise en matière d’instruction n’est pas reconnue. Idéologiquement, le service pour garder la main sur tout, préfère priver les opérationnels de l’accès libre à un outil qui a fait ses preuves.
Voilà une nouvelle mise en évidence que la vocation première des réserves opérationnelles est de générer une flexibilité bien opportuniste mais très court-termiste !

 

2021-02-03 FI LFEE - RO Instruction (0.7 MiB)

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FI LFEE - RO Hors site - Procédure de Rappel

A compter du 17/02/2021, malgré l’opposition unanime des organisations syndicales, les Réserves Opérationnelles seront mises en place à Reims. Celles ci peuvent être sur site ou hors site. Les agents en RO hors site sont rappelables le jour J pour effectuer une vacation de contrôle prévue au tour de service 1h30 avant et jusqu’à 3h après le début de celle ci.

Ce rappel doit se faire via un TELEPHONE DE FONCTION fourni en prévision, PAR LE SERVICE, à chaque agent placé en RO hors site. Pour le SNCTA son absence implique l’impossibilité pour un agent d’être placé en RO hors site !

Les numéros de téléphones personnels transmis dans le cadre de l’annuaire Rvro ne peuvent légalement être utilisés afin de rappeler des agents en RO hors site. Le service exploitation vient de faire distribuer une «Autorisation de la collecte des données personnelles». Sachez que rien ne vous oblige à la remplir et la rendre !

Il n’existe aucune obligation légale pour un salarié du secteur public (ou privé) de fournir un numéro de téléphone personnel ou fixe à son employeur. Un agent qui n’est pas considéré en temps de travail effectif, a droit au respect de sa vie privée et dispose du droit à ne pas être dérangé par son employeur sur son temps de repos.

Pour le SNCTA, la mise en place des RO et du compte temps marque la fin de collaboration active et volontaire des agents avec l’administration qui profite d’un contexte économique exceptionnel pour leur imposer des mesures oppressives et inefficaces. Le SNCTA veillera plus que jamais à ce que soient protégés les droits et les conditions de travail des contrôleurs aériens.

FI Rappel RO (0.3 MiB)

 

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CDA LFMN - Salade niçoise à la Toulonnaise

La question de la reprise de l’approche de Toulon est arrivée dans les discussions niçoises. Le SNCTA affirme que celle-ci doit avant tout être abordée par ses aspects opérationnels, dans un cadre défini et en concertation avec les contrôleurs aériens, acteurs principaux détenant l’expertise recherchée. À défaut,
l’administration locale, en contradiction avec ses messages d’appel à la concertation, invente une recette totalement indigeste et agrandit le fossé qu’elle a créé avec les ICNA.

Un savant mélange…

Prenez d’un côté des simulations de rafraîchissement, proposées chaque printemps aux contrôleurs niçois de manière facultative, comme indiqué au PCU. En raison de la baisse du trafic, le chef SE souhaiterait les rendre obligatoires. Cela signifie que sans ces simulations, nous ne serions plus qualifiés pour faire notre travail. Si le débat réglementaire d’un réentraînement progressif, après des mois de très faible trafic, se conçoit, il ne saurait être local. A minima national, voire européen.

De l’autre, la reprise de l’approche de Toulon par le centre de contrôle d’approche de Nice. La demande de l’exploitant à la DGAC remonte à mars 2020. En effet, les effectifs militaires ne permettent plus une ouverture de l’approche cohérente avec l’exploitation commerciale envisagée. Invité il y a seulement 3 semaines à en discuter en bilatérale, le SNCTA Nice, découvrant l’affaire, pose des conditions simples et claires : un mandat de reprise de niveau national, permettant au CT SNA/SE de mandater à son tour le GEPEN (Groupe d’étude des Procédures et Espaces de Nice), où siègent représentants d’équipe et organisations syndicales. Seul ce cadre strict, ayant fait ses preuves au moment de la V3, garantit le traitement complet et dans le bon ordre de tous les aspects d’une reprise d’espace.

…aux résultats douteux

Mercredi 10 février, toujours sans mandat national (dont la demande a été relayée nationalement par le SNCTA au dernier CT/DO) et sans aucune concertation, le service décide de lancer d’ici un mois une formation, sur simulateur, à la gestion des ARR/DEP Toulon. Celle-ci, annoncée comme obligatoire, ne s’appuie sur aucun GT ni expertise contrôle. Le SNCTA condamne ce lancement de projet inopérationnel et incompréhensible.

Cette façon d’encadrer les contrôleurs aériens constitue une erreur, sanctionnée unanimement par les équipes et leurs CDT. Les contrôleurs niçois ne peuvent que  s’indigner de la méthode et demandent le retrait de cette note de service.

Un lien entre salle et encadrement brisé

Le management ne peut se faire en oubliant l’ingrédient essentiel à la réussite de tout projet : les femmes et les hommes qui vont le faire vivre.

Ainsi le SNCTA refuse la tenue d’une formation à de nouvelles méthodes de travail, non concertées et définies avec l’ensemble des équipes et dont le cadre d’étude n’est même pas écrit. Le SNCTA exige le retrait de la NDS05_21.

Toutefois, le SNCTA, en gage de son espoir de sortir par le haut de la situation perdant-perdant initiée depuis de trop nombreux mois par notre administration, a accepté un détachement court afin de débuter un travail d’étude préliminaire à la reprise des espaces d’approche de Toulon.

Cependant, l’expertise des équipes absentes des GT n’y sera pas contournée par la présence de détachés.

Dans un contexte social hautement sensible, malgré la demande d’un mandat national, l’encadrement niçois semble refuser toute main tendue. Il doit rétablir les conditions d’un dialogue social et technique propice à la reprise espérée du trafic ainsi qu’à l’étude de toute reprise d’espace et de toute nouvelle procédure.

LFMN - CDA 50 (0.2 MiB)

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Flash Info — Le choix de la crise

Ce 17 février 2021 marque l’entrée en vigueur du compte-temps et des réserves opérationnelles. Rarement le contexte social n’aura été aussi dégradé dans ses relations humaines et n’aura suscité autant de réactions vives, multiples et généralisées des salles de contrôle.

Le satisfecit politique de la Direction lié à la mise en place de ce dispositif continue d’en masquer les modalités contre-productives pour la navigation aérienne, incompatibles avec la préparation de la reprise et incomprises des contrôleurs aériens qu’elle est en train de perdre.
En particulier, comment la Direction peut-elle envisager des dispositions :

  • freinant, d’un côté, les éléments de performance et, de l’autre, une partie de l’investissement des contrôleurs par la négation de leur expertise ?
  • faisant peser sur les contrôleurs, par le report du compte-temps, les effets de la crise conjoncturelle de cette année sur les années futures ?

Il est urgent de sortir de cette impasse. La problématique est profonde et ne relève pas d’un problème de droit dont le temps de réponse est par ailleurs incompatible avec l’exigence de l’urgence ; elle relève de considérations d’ordre social, opérationnel et d’estime de la profession qui attendent un changement de cap à court terme. Le SNCTA invite la DGAC à redonner sens au dialogue social pour sortir des perspectives durables du perdant-perdant.

Le SNCTA appelle à une réunion de sortie de crise sociale afin de pouvoir aborder plus sereinement les travaux de sortie de crises sanitaire et économique.

FI 2021-02-17 Le choix de la crise (0.9 MiB)

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Mobilité au fil de l'eau Février 2021 - Les postes ouverts

Complémentaire de la campagne de mobilité classique, la campagne de mobilité au fil de l’eau propose chaque mois des postes d’encadrement supérieur ou ceux bénéficiant des niveaux 14 et 15 de la part fonction pour les pourvoir rapidement.

Les fiches de poste sont disponibles ici sur le site SNCTA

Pour faire acte de candidature

Les candidatures se font impérativement via SIRH accompagnée d’un CV et d’une lettre de motivation. Pour tout renseignement, vous pouvez contacter les adresses suivantes :

Le candidat devra transmettre une copie de ses candidatures au supérieur hiérarchique direct et au niveau hiérarchique N+2 ainsi qu’au service receveur (Niveaux hiérarchiques N+1 et N+2).

La date limite de dépôt des candidatures est le mardi 2 mars 2021.

Précisions concernant le critère de grade

Suite au passage à trois grades du corps des ICNA le 1er janvier 2019, les critères statutaires à respecter pour accéder à certaines fonctions ont été modifiés avec mise en place d’une phase de transition. Toutefois, les intitulés des restrictions affichées sur les AVE n’ont pas été mis à jour dans le SIRH.

Ainsi « ICNA – chef, divisionnaire, principal 9 ans » signifie que sont considérés comme éligibles au poste les :

  • ICNA chef ;
  • ICNA déjà nommés divisionnaires avant le 1er janvier 2019 ;
  • ICNA nommés divisionnaires après le 1er janvier 2019 dont le cumul des années de divisionnaire et de principal est supérieur ou égal à 9 ans.

Pour ce type de poste, le SNCTA rappelle qu’il est impératif de prendre contact avec les personnes figurant sur l’AVE, ainsi que de joindre une lettre de motivation et un CV.

Centre Intitulé du poste N°AVE Poste ouvert aux

DAC NC

Chef de service DAC Nouvelle Calédonie/SNA 

113725

ICNA, IEEAC, IESSA, IPEF

DO – Échelon Central

Chef de pôle Gestion de l’Espace et des Flux

113730

ICNA, IEEAC

DO – Échelon Central

Chef de pôle CNS 

113735

ICNA, IEEAC,IESSA

DO – Échelon Central Chef de pôle ATM

113737

ICNA, IEEAC,IESSA

DO – Échelon Central

Chef de programme SMI/DO1

113738

ICNA, IEEAC,IESSA

DSNA

Chargé de mission/ Conseiller /Chef de cabinet 

113740

ICNA, IEEAC,IESSA

Pyrénées

Chef d’organisme 

113742

ICNA, IEEAC,IESSA

Bâle

Chef d’organisme 

113733

ICNA, IEEAC,IESSA

St Denis 

Chef de subdivision exploitation 

113736

ICNA, IEEAC

Roissy-CDG

Chef d’organisme 

113727

ICNA, IEEAC, IESSA, IPEF

DSAC

Chef de pôle SNM 

113723

ICNA, IEEAC, IESSA, IPEF

 

Vous candidatez sur un des postes : le SNCTA peut vous accompagner via ce formulaire 

Une question ? Contactez les capistes du SNCTA ! cap@sncta.fr

CDA CAP MFE#5 2021-0202 VD (0.2 MiB)

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CDA LFMT - Squawk 7700

L’année 2020 vient de se terminer et pour Montpellier, contrairement à bon nombre de centres, le trafic est loin d’avoir faibli. 2021 sera une année charnière dans l’histoire de Montpellier et les rendez-vous ne devront pas être manqués.

Un trafic en forte hausse…

Depuis la sortie du confinement du printemps 2020, le trafic montpelliérain n’a cessé de croître. Même avec une aviation commerciale à la peine, des records de trafic ont été battus plusieurs fois dans l’été. Les écoles de pilotage basées au sein de l’OCM (Organisme de Contrôle de Montpellier, qui regroupe Nîmes, Béziers, Perpignan et Montpellier) ont non seulement dû rattraper le temps de formation pratique perdu pendant le confinement mais en plus ont augmenté significativement le nombre de pilotes formés sur leurs sites grâce à la signature de contrats records.

L’ESMA notamment, a fermé ses sites anglais et espagnols et a rapatrié toutes ses formations à Montpellier triplant son nombre d’avions basés pour le porter à 37. Aéropyrénées quant à elle, base 27 avions à Perpignan, l’ENAC et AéroFutur en basent une douzaine chacune.

… et un désengagement d’Istres 

De plus, nos voisins de la Défense basés à Istres, qui d’habitude gèrent l’approche de Nîmes en journée, ne peuvent plus activer leurs espaces que de temps en temps, laissant à Montpellier le soin de s’en occuper H24. En effet, des problèmes qui leurs sont propres ne leur permettent plus d’assurer les services qu’ils rendaient de manière nominale au-dessus de Nîmes. L’activité CER normalement gérée dans les CTA d’Istres se retrouve elle aussi contrainte, cependant les intérêts industriels d’importance nationale poussent la DSNA à accepter des arrangements rocambolesques trop éloignés de nos contraintes opérationnelles.

Montpellier a donc désormais la charge de quatre approches de manière quasi-permanente, avec le surplus de trafic occasionné. 

Des contraintes opposées

Dès le mois de Juin 2020, les contrôleurs de Montpellier ont été contraints de reprendre leur tour de service nominal sous la pression du trafic et ce malgré les contraintes sanitaires.

Le centre ouvre actuellement toutes les positions qu’il peut ouvrir, et pourtant, elles ne suffisent plus à écouler le trafic auquel l’OCM doit faire face.

L’effectif opérationnel est également bien inférieur à ce qu’il devrait être. Pour un BO affiché à 50, seuls 42 contrôleurs étaient affectés en équipe l’été dernier. 

Ainsi, les contrôleurs à Montpellier ont dû faire face simultanément à 3 contraintes qui n’étaient pas compatibles entre elles: d’un côté, le trafic en forte croissance et un espace à gérer de plus en plus important et de l’autre, un effectif affecté en équipe trop faible.

Une démarche collaborative a alors été testée mi 2020 avec les principaux usagers de nos espaces afin de lisser le trafic et de s’assurer que chaque once de capacité disponible serait utilisée au mieux. La démarche menée au niveau SNA n’a pas réellement porté ses fruits, dans la mesure où les usagers ne se sont inscrits dans cette démarche qu’à reculons. Malgré de nombreuses concertations avec les usagers, notamment les écoles, les bénéfices amenés par cette démarche chronophage pour nos détachés ne leurs semblaient pas suffisants face à la contrainte de planification supplémentaire qu’elle imposait.

Des secteurs qui débordent

Les Chefs de Tour n’arrivent aujourd’hui plus en tactique à limiter le trafic. Les plans de vol IFR des entraînements ne sont déposés qu’au dernier moment et les heures de vol en aéroclub sont difficilement programmables.

La régulation via la CFMU n’est pas adaptée à cette typologie de trafic, évoluant en IFR pour une durée indéterminée et ayant des terrains de départ et de destination situés dans un même secteur de contrôle.

De plus, de part sa météo clémente, la côte méditerranéenne attire de nombreux vols VFR, alors que l’unique secteur information de vol n’est pas toujours armable. Cela cause systématiquement soit une surcharge de la fréquence si les fréquences sont regroupées sur la position approche, soit des incursions d’espaces D sans contact si les fréquences sont branchées sur le RAIZ.

Les secteurs sont quotidiennement saturés avec des taux d’occupation de fréquence dépassant les 80% et le trafic commercial, bien qu’actuellement à la peine, montre de belles ambitions pour l’aéroport de Montpellier.

En effet, Transavia, suite à son implantation à Montpellier en 2020, confirme ses intentions en annonçant déjà de nouvelles lignes pour 2021, souvent à des horaires où le service de contrôle n’est pas dimensionné pour cela.

Ceci inquiète fortement les contrôleurs qui font déjà face à un trafic record.

Si le SNCTA se réjouit du développement de la plateforme, nous appelons à une collaboration étroite entre l’exploitant et les services de la Navigation Aérienne.

Un plan de transformation nécessaire

L’évolution actuelle du trafic ne peut plus être absorbée par l’OCM dans sa configuration actuelle. Les personnels du centre, toujours prêts à évoluer, en sont conscients. Ainsi, même si un nouveau tour de service est actuellement en cours d’élaboration, ce seul changement ne suffira pas à revenir vers un niveau acceptable.

Nous demandons donc à la Direction des Opérations, une réelle prise de conscience de la nature si particulière du trafic de l’OCM, avec le lancement d’une étude afin de mettre en place une stratégie pour le court, le moyen et le long terme. Cette stratégie devra s’articuler autour de plusieurs axes. 

Un travail sur la sectorisation est nécessaire afin d’améliorer le dispositif CA actuel. En effet, les secteurs “LOC” de Montpellier gèrent non seulement la circulation d’aérodrome mais aussi une partie d’espace de Classe G aux abords de la CTR. Cette portion de SIV ne peut être gérée par une position  de contrôle située en salle IFR, car les interactions avec les LOC sont trop nombreuses et les secteurs concernés étant des secteurs privilégiés pour les exercices de maniabilité des vols d’entraînement au départ et à destination de Montpellier. Aussi, si la gestion de cet espace G devait être déportée sur un autre secteur, celui-ci devra être opéré depuis la vigie. Ce secteur sera chargé de la protection des LOC vis-à-vis des trafics VFR évoluant à la périphérie. L’armement d’un secteur “SIV LOC” pourrait se faire depuis la position de repli de l’approche en vigie, position disponible car non armée en journée.

L’étude d’un nouveau schéma d’armement est d’ores et déjà nécessaire afin de pouvoir non seulement armer cette nouvelle position, mais aussi assurer une offre de contrôle cohérente avec les besoins nouveaux de l’exploitant induits par l’implantation de Transavia notamment en soirée. Une nouvelle compagnie basée pourrait être annoncée sous peu.

Ce nouveau schéma d’armement débouchant sur un effectif de référence plus important, il faudra élaborer un plan d’affectation afin de donner visibilité et espoir aux contrôleurs ainsi qu’aux usagers et définir les modalités de montée en puissance de l’offre de contrôle de l’organisme.

Par ailleurs, nous l’avons déjà appelé de nos vœux, mais il semble désormais nécessaire qu’une étroite collaboration ait lieu entre tous les usagers de la plateforme, le gestionnaire et les services de la navigation aérienne. Ainsi, des outils de type CDM nous semblent nécessaires afin de réguler la charge secteur tout en donnant aux usagers une vision fine et dynamique de notre capacité de contrôle leur permettant d’adapter leur programme et donc de lisser la demande.

L’objectif de court terme doit être de ramener la sérénité nécessaire au travail de sécurité que fournissent chaque jour les contrôleurs. L’ignorer serait une faute qui pourrait avoir de lourdes répercussions.

L’objectif de long terme devra être ambitieux. Il devra préparer l’avenir en tenant compte des délais nécessaires à sa réalisation. Les contrôleurs de Montpellier sauront être pro-actifs et auront à cœur de travailler en ce sens.

Le moyen terme devra être la mise en musique de ces deux objectifs, mais ne sera probablement pas un long fleuve tranquille.

L’année 2021 sera cruciale pour Montpellier et nous devons d’ores-et-déjà poser la première pierre de la transformation de l’OCM.
Monsieur le Directeur des Opérations, les contrôleurs de Montpellier comptent sur vous. Ne les laissez pas tomber.

CDA LFMT Squawk 7700 - 2021-02-04 VD (0.2 MiB)