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Archive for December 2021

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CDA COM TS — Cannes Mandelieu : à la Croisette des chemins

23800 mouvements équivalents en 2019, 2 positions LOC pour une seule CTR et une mixité de trafic complexe à traiter. 11000 mouvements saisonniers en 2019 sur l’héliport distant et non contrôlé de Quai du large (LFTL), des responsabilités mal définies pour « gérer » celui-ci et un projet Digital Advanced Tower (DAT) pour les clarifier. Un turn over incessant, un fort taux d’arrêt de formation et un nombre de contrôleurs qualifiés très en dessous du BO. Une vigie où les contrôleurs s’entassent sur des positions oubliées des ergonomes.
La COM TS du SNCTA fait un focus sur l’aérodrome de Cannes Mandelieu (LFMD), un des terrains les plus denses et les plus complexes en matière de contrôle d’aérodrome.

Un rapport SDRH/DO qui se fait désirer

Le SNCTA lors du CT DO de février 2021 a obtenu qu’une mission SDRH/DO examine deux aspects critiques concernant le terrain de Cannes :

  • la charge de formation incessante due au fort turn over (réussite aux concours de promotion interne, mutations, 33 % d’arrêts de formation sur les dernières années, etc.) ;
  • le volume et la complexité du trafic à traiter dans une période où le dégroupement des deux positions LOC n’a pas été souvent possible faute de contrôleurs qualifiés.

L’encadrement et les contrôleurs ont bien été auditionnés au printemps. Mais le rapport peine à sortir. Ces dernières années, la DO a su mener à bien nombre de missions de ce type. Qu’il en soit de même pour Cannes tant les enjeux, pouvant toucher à la sécurité des vols, sont importants…

Celui de l’alimentation constante du terrain parait crucial : le rapport devra mettre en évidence des taux d’occupation de fréquence (tof) constamment très/trop élevés sur la fréquence du LOC 1 quand il est regroupé. Les avis sont unanimes : le dégroupement des fréquences LOC ne sera possible de façon sûre et régulière qu’une fois la « barre » des 14 contrôleurs qualifiés franchie. D’autres méthodes peuvent évidemment être implémentées en complément mais ce sujet fondamental ne peut être éludé, puisqu’il touche à la sécurité des vols.

DAT Quai du large : rebond ou plantage ?

La gestion de l’hélistation de Quai du large, située sur la Croisette et distante de 3 NM du terrain principal, est une spécificité que l’on ne retrouve nulle part ailleurs dans les organismes de contrôle français du fait du volume de trafic qui y est traité. Pire, LFTL se situe dans les   protections des procédures IFR du terrain cannois. Si bien que la DSNA s’est toujours trouvée historiquement très en peine pour résoudre le problème.

C’est donc l’objectif du projet DAT que de régler la problématique en permettant grâce à la technologie remote control de rendre les services de contrôle sur l’héliport depuis la vigie de Mandelieu. Le SNCTA a soutenu la démarche, s’est même battu pour, la soutient toujours, mais juge critique la trajectoire du projet actuellement dans une impasse. 

L’alimentation en contrôleurs ne relève pas que du social ou de la qualité de service. C’est aussi une question de sécurité des vols.

Le marché passé avec l’industriel Searidge est pourtant clair et validé par la DSNA : il doit conduire à  l’installation de caméras sur l’hélistation (où la FATO et le plot de stationnement ne sont pas séparés) et d’une IHM dédiée sur les deux positions LOC. Cette IHM permet notamment d’obtenir de façon rapide et efficace l’information du « posé des patins » via un indicateur couleur, issu du traitement de l’image par intelligence artificielle (IA). Quelques années après, le matériel est livré (depuis début 2020), les caméras installées, mais rien n’est opérationnel. La DO avoue en aparté avoir toutes les peines du monde à adapter ses process à l’IA, pourtant utilisée en tant que traitement de l’image dans d’autres projets remote control (tracking, réalité augmentée, etc.) et donc à dérouler le projet initial jusqu’à son terme…

Le 4 novembre 2021, avait été programmé un GT DAT national pour faire un point spécial sur le projet de Cannes. Cette réunion fut précédée par l’envoi au DSNA d’une lettre asyndicale des contrôleurs cannois qui affichaient leur volonté d’aller au bout du DAT mais sous certaines conditions. Dans le brouhaha d’une nième réunion DAT piteusement préparée par la DSNA, le GT se contenta de rappeler que le projet était désormais scindé :

  • phase 1 : visualisation de QdL sur les écrans en vigie pour amélioration de la compréhension de la situation (mais pas de contrôle) et « entrainement de l’IA » en salle technique ;
  • phase 2 : mise en service du module d’IA et contrôle effectif de LFTL.

Les contrôleurs veulent du DAT. Le SNCTA appelle la DSNA à plus de concertation pour une reprise en main efficace du projet.

Aux questions du SNCTA qui soulignait que la consigne opérationnelle et la formation des contrôleurs pour la phase 1 n’étaient toujours pas d’actualité et que la phase 2 relevait à ce stade de la science fiction vu le peu d’empressement dans la conduite du projet, la DSNA n’avait su apporter aucune réponse concrète. Comment utiliser l’outil en phase 1 ? Comment réalise-t-on la transition vers la phase 2 ? Quelles difficultés avec Météo-France sur la fourniture des informations en vent et visibilité ? En revanche, la DSNA avait allumé un contre-feu en questionnant les organisations syndicales sur l’opportunité de réaliser du contrôle simultané à LFMD et LFTL. De quoi embraser les discussions et, au final, ne pas traiter les difficultés de fond. 

Sur ce point « contrôle multisite en simultané », le SNCTA est clair depuis des années : il considère qu’en contrôle d’aérodrome, on ne peut pas gérer de la même façon des vols à destination de deux terrains différents dans la même CTR (LFMD et LFTL), présents naturellement sur la même fréquence, et des vols à destination de deux terrains différents dans deux CTR différentes, contraints d’être sur la même fréquence. C’est un désaccord majeur avec d’autres OS sur un sujet qui, pour autant, mérite un cadre clair à définir.

Le grand bazar de la vigie 

Le visiteur de la tour de Cannes ne peut être qu’interloqué par l’aménagement des postes de travail dans la vigie. À cet égard, la création de l’espace de travail du second LOC à 50 cm, dos à dos avec le contrôleur du LOC principal, est un exemple, presque risible, de ce qu’il ne faudrait pas faire. Si on prend également en compte l’espace perdu par un meuble principal calé à 1 mètre des vitres, on constate que les contrôleurs des 4 positions ouvertes sont littéralement entassés, dans le bruit, sur une douzaine de mètres carrés dans un fatras d’outils et d’écrans posés sans aucune vue d’ensemble. L’ensemble doit donc être repensé avec des compétences dans le domaine, et ce, indépendamment de tout autre projet en cours.

Pas de conditions à poser : la vigie de Cannes doit être repensée avec des ergonomes !

Reconnaissance, fatigue et attractivité 

Il est un fait récent et incontestable qui devrait servir de signal d’alarme à SDRH et à la DO : là où le turn over de contrôleurs qualifiés ne concernait jusqu’à présent que des jeunes TSEEAC promus dans la filière ICNA, il concerne désormais des contrôleurs expérimentés, fatigués des conditions de travail et du manque de reconnaissance. Sans compter que la DSNA peut s’attendre à des départs en retraite anticipés (doit-on rappeler qu’un contrôleur à Cannes pourrait partir en retraite à 67 ans voire 69 ans ?!)…

Au regard des difficultés diverses et variées, la DSNA doit s’engager à travailler sur des mesures d’attractivité telles qu’esquissées pendant la négociation du Protocole 2020. À ce propos, le SNCTA défend la scission du groupe F en F1 et F2 dans le classement des organismes et une valorisation particulière pour des projets spécifiques tels le DAT QdL (ou le SIV Chevreuse à Toussus).

Enfin, la donnée fatigue doit rentrer dans l’équation cannoise : avec des saisons aussi chargées et un arrêté de novembre 2002 qui prévaut pour cadrer l’organisation du travail, les contrôleurs voient arriver l’hiver comme une bouffée d’oxygène. Sur ce point-ci, le SNCTA sera attentif aux conclusions du rapport SDRH/DO.

Le travail de contrôleur aérien à Cannes relève d’un challenge exigeant, motivant mais assurément fatigant. Le SNCTA déplore le manque global de reconnaissance pour ces professionnels performants en matière d’outils, d’infrastructure, de valorisation ou simplement d’écoute. Il exige de la DSNA que soient mis sur la table, des moyens afin d’améliorer, de façon globale et rapide, l’attractivité d’un des terrains « phares » des groupes F et G.

2021-12-16 CDA COMTS Cannes Mandelieu - à La Croisette Des Chemins (0.2 MiB)

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Communiqué du comité national

Le comité national s’est réuni en visioconférence
les 13 et 14 décembre 2021.

Le comité national mandate le bureau national pour obtenir la garantie d’un recrutement 2022 de trois promotions ICNA. Le concours CCINP 2022 est la première étape permettant de répondre aux enjeux de capacité de la fin de la décennie au regard du volume de départs à la retraite attendu et de la capacité de formation de l’ÉNAC comme des centres.

Le comité national demeure vigilant quant à la mise en service opérationnel de 4-Flight en 2022, qui commencera à Reims le 5 avril prochain ; la maturité système de la version implantée et la confiance des contrôleurs aériens en leur outil de travail constituent la première des préoccupations. Par ailleurs, le comité national prend acte de la nouvelle impulsion donnée par la DSNA quant à l’accélération du déploiement de 4-Flight dans les CRNA de l’Ouest à l’horizon 2025. ll rappelle que ce calendrier devra, d’une part, prendre en compte les besoins opérationnels notamment pour ce qui concerne le recours aux écrans 43 » et, d’autre part, présenter les perspectives d’évolution en matière de fonctionnalités. Concernant les approches et tours de contrôle, alors que le programme SYSAT semble malheureusement sur le point de s’échouer, le comité national rappelle que leur modernisation technique reste indispensable à une gestion sûre et efficace du trafic aérien des années à venir. 

Le comité national, après analyse des différents mandats espaces proposés par la Direction des opérations, considère que ces projets doivent donner toute leur place à l’expertise des contrôleurs concernés comme à la consultation des organisations syndicales ; ces conditions s’imposent comme des prérequis indispensables pour envisager la poursuite de ces études.

Le comité national salue la mise en œuvre d’expérimentations RH adaptées à la reprise dans les centres de Reims, de Roissy — Charles-de-Gaulle et de Nice. Ceci marque une première étape indispensable dans le cadre de la préparation de l’année 2022 qui devra s’étendre aux autres centres volontaires ou à ceux dont les expérimentations avaient été arrêtées. Le comité national rappelle que la gestion de la fatigue des contrôleurs aériens doit rester un objectif majeur de leur organisation du travail, qui plus est dans le cadre d’un environnement électronique ; la DSNA doit pleinement intégrer ce principe.

Le comité national dénonce à nouveau la limitation démesurée de l’accès au télétravail à la Direction des opérations et souligne qu’en période de vague épidémique, la protection des personnels doit rester sa priorité première.

Adopté à l’unanimité

Communiqué CN 2021-12-13&14 (0.1 MiB)

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Flash Info — Cinquième vague et télétravail : que fait la DO ?

Face à la cinquième vague épidémique annoncée et afin d’enrayer la propagation du virus, le Gouvernement recommande à nouveau de recourir au télétravail selon les modalités maximales prévues pour la Fonction publique :

  • 3 jours de télétravail maximum par semaine ;
  • 2 jours de présentiel minimum par semaine.

Ces consignes gouvernementales sont reprises à la lettre par la DGAC, qui a su tirer les leçons de la crise sanitaire et opérer une véritable mue sur la question du télétravail. Le SNCTA souligne une nouvelle fois la politique exemplaire de la DGAC.

A contrario, le télétravail à la DO, démesurément restreint, reste ancré dans le monde d’avant et inadapté aux recommandations du Gouvernement. Entre reconnaissance du travail des personnels durant la crise sanitaire et objectif d’enrayer l’épidémie, il est urgent de modifier les modalités de télétravail à la DO.

La DO s’est placée en dehors de la DGAC pour ce qui concerne l’accès au télétravail en situation nominale. 
En fera-t-elle autant en matière sanitaire ?
Le SNCTA exige une réponse adaptée.

FI 2021-12-16 BN Cinquième Vague Et Télétravail - Que Fait La DO ? (1.1 MiB)

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LFPG FI — TDS 2022 : un projet XP à l'ordre du jour du CT

Les premiers documents de travail du CT du 10 décembre ont été communiqués par le chef d’organisme.

Le SNCTA se satisfait de voir inscrite à l’ordre du jour une proposition de TDS XP, alors que le projet initial de l’administration visait à contraindre les contrôleurs en poussant les curseurs de l’arrêté 2002. Le cadre XP permet de répondre aux enjeux de la reprise du trafic, tout en offrant aux contrôleurs des garanties fortes sur la durée des vacations et le travail en équipe.

Néanmoins, si le TDS présenté dans le dernier Flash Info est repris tel quel, certaines modalités restent à préciser pour offrir un cadre opérationnel et social pleinement satisfaisant pour l’ensemble des contrôleurs de CDG.

CDG a traversé une période chaotique depuis 2020. Le SNCTA espère un accord équilibré pour les
contrôleurs, autour de l’organisation du travail et de la reprise de trafic.

LFPG — FI TDS 2022, Un Projet XP À L’ordre Du Jour Du CT (1.2 MiB)

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Flash Info COM TS — Vigie trafic : la DSNA débute-t-elle sa prise de conscience ?

Le 23 novembre avaient débuté les premiers MTF (Multilingual Test Format) décidés par l’organisme de CdG pour justifier d’un niveau 4 OACI en anglais des agents de la Vigie Trafic. Une grogne, plus ou moins sourde, commençait à gagner parmi ces derniers privés de formation en anglais depuis toujours. 

Jugeant la situation inadmissible, le SNCTA avait appelé à la suspension des MTF (cf le Flash info du 22 novembre) et avait pris contact avec la DO et la DSNA.

Le 30 novembre, le chef d’organisme de CdG, adressait un mail à tous les agents pour faire part d’un certain nombre de « mesures d’accompagnement » propres à détendre une atmosphère pesante :

  • le MTF ne sera pas un test couperet qui, après le 20 mars 2022, date d’entrée en vigueur du règlement 2020/1234, empêcherait d’exercer ;
  • pour les agents qui acceptent de passer un MTF : le résultat permettra d’évaluer leur niveau en langue anglaise et en fonction, des stages intensifs pourraient être proposés ;
  • pour les agents qui, considérant l’absence de préparation, souhaitent ne pas passer de MTF : ces derniers bénéficieront d’un plan de formation adapté.

Sur le sujet « justification du niveau en langue anglaise », la décision de la DSNA via l’organisme de CdG semble traduire un début de prise de conscience vis à vis de l’exercice de l’AMS (Apron Management Service). Certains points restent encore flous : le SNCTA s’attachera à les éclaircir comme il s’attachera à accompagner les agents de la VT vers les compétences requises en anglais et plus globalement à faire reconnaitre leur professionnalisme.
Cette prise de conscience doit aboutir à l’application d’une « loi du grand-père » pour permettre à chacun d’exercer sereinement le 20 mars 2022 mais aussi à la création d’une licence spécifique pour tous les agents de la Vigie Trafic de CdG.

FI COMTS 2021-12-06 Vigie Trafic (0.7 MiB)

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Déclaration liminaire du SNCTA — Tahiti — Rencontre Haut-Commissaire

Monsieur le Haut-Commissaire,

Nous  vous  remercions  d’avoir  répondu  favorablement  à  notre  demande.  Nous souhaitons échanger avec vous sur les enjeux du SNA du SEAC/PF mais également sur le climat de travail au sein de ce service.

Vous avez sans doute été mis au courant des différentes communications syndicales que nous avons diffusées depuis plusieurs mois, relatives au mandat de réorganisation du service mais également sur le climat extrêmement tendu en son sein. Nous sommes aujourd’hui pour vous en présenter les enjeux et expliquer par là même la teneur de nos publications.

Notre volonté est d’assurer un service public de qualité qui répond aux prérogatives en matière de sécurité au sein de l’espace aérien délégué à la France par l’OACI et géré au quotidien par les contrôleurs de Tahiti-Faa’a que nous représentons.

Au niveau local, nous défendons que ce service ne soit pas un frein au développement économique et touristique du Pays. Son importance vitale a par ailleurs été mise en lumière lors de la pandémie dans le cadre des vols d’assistance aux populations des îles.

Au niveau international, nous défendons la position de la France dans le Pacifique dans le contexte géopolitique qu’a récemment rappelé M. le Président de la République. Les puissances présentes dans le  Pacifique  comme  la  NZ,  les Etats-Unis lorgnent  depuis longtemps sur notre espace,  et si le service de contrôle rendu par la France n’est pas satisfaisant pour les usagers, l’espace aérien supérieur pourra être revendiqué de manière très forte et sur la base de moyens éprouvés par les centres adjacents.

En 2008 Tahiti a été doté d’un radar ainsi que d’un nouveau système de contrôle aérien et d’un simulateur qui ont coûté pas moins de 20 millions d’€. Et ceci parce que les décideurs de l’époque avaient déjà conscience des enjeux stratégiques de cette zone pacifique. Il fallait à tout prix que la France garde la souveraineté de son espace.

Avant la crise COVID, il était même question d’étendre cet espace avec la reprise d’une partie de l’espace aérien aujourd’hui dépourvu de services de la circulation aérienne et pour lequel la France s’est positionnée officiellement et sur la base de toutes les compétences des personnels.

Aujourd’hui, on constate qu’en moins d’un an le discours s’est complètement inversé. Au mois de mars un mandat a surgi de nulle part pour lequel nous avons eu la confirmation qu’il est parti d’ici allant jusqu’à mettre en péril la structure même du centre.

Les enjeux sont considérables.

Cela impacterait la qualité du service rendu aux usagers et exposerait de manière très claire les personnels :  à travers du travail de nuit seul,  la fermeture d’un secteur de contrôle, ou encore la réduction des heures d’ouverture de la position assistant SAR. Nous ne sommes pas opposés à une réorganisation du travail des contrôleurs dès lors qu’elle se fait avec la prise en compte des intérêts locaux mais aussi internationaux.

Nous avons cependant des doutes sur plusieurs éléments. Nous doutons que l’historique du centre soit pris en compte tant les échanges avec nous ont pu être surprenants. Les assertions qui ont pu être avancées par notre encadrement et que nous avons dénoncées dans nos différents tracts, ont fini par briser le lien de confiance que l’on pouvait avoir avec eux. A force de communiquer sur les enjeux et les conséquences de leurs déclarations provocatrices, nous avons réussi à obtenir un document de travail qui reprend en grande partie nos arguments. Toutefois le mal a été fait. L’ambiance dans le centre est délétère accentuée par un dépôt de plainte suite à une blague potache.

Nous exerçons des missions pour  lesquelles  la  sérénité  doit  être  de  mise.  Les convocations téléphoniques de la BGTA, la présence de gendarmes à la tour en train de remettre des convocations sont venues ébranler encore plus la sérénité et la confiance des personnels déjà bien mises à mal.

Tout cela conduit à un immobilisme destructeur. Plus rien ne se passe au SNA à part de la gestion courante. Les projets sont au point mort. Les tensions demeurent très fortes entre la salle de contrôle et une partie de l’encadrement mais également au sein de l’encadrement lui-même.

Nous souhaitons nous inscrire dans une démarche de confiance et de transparence avec vous, en tant que représentant de l’Etat et si notre action de ce jour est rare, elle s’avère nécessaire car les décisions d’aujourd’hui engagent l’avenir.

2021-11-30 DeclarationLiminaire-RencontreHC-Tahiti (48 KiB)

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CDA COM TS — Résultats de la 2de qualification TSEEAC 2021

Deux qualifications statutaires

Si, pour les TSEEAC, l’avancement d’échelon se fait à l’ancienneté, les avancements de grade se font selon des taux de « promus sur promouvables », dits « taux pro/pro », et sont assujettis à l’obtention de deux qualifications statutaires.

La 1re qualification

Présentable dès la première année de titularisation, elle se compose d’un entretien de 30 minutes divisé en deux parties de 15 minutes :

  • présentation du candidat ;
  • questions sur l’organisation de la DGAC et le rôle des principaux organismes internationaux ;
  • questions diverses sur une discipline choisie par le candidat (circulation aérienne, opérations aériennes, missions régaliennes, informatique).

Elle permet l’accession :

  • à la part expérience de niveau 3 ;
  • à la part technique de niveau 1 ;
  • au grade « principal ».
Le SNCTA revendique l’arrêt des examens inutiles. À ce titre, il réclame l’obtention automatique :

  • de la 1re qualification dès l’acquisition d’une mention d’unité ;
  • de la 2de qualification au bout de 9 ans de maintien de mention d’unité.

La 2de qualification

Présentable par les TSEEAC de grade « principal »,  elle est conditionnée à :

  • la réussite à une épreuve écrite comportant un questionnaire à choix multiples de 20 questions portant sur la discipline  de spécialité choisie par le candidat et de 6 questions à réponses courtes portant sur le programme de l’ensemble des disciplines (circulation aérienne, opérations aériennes, missions régaliennes, informatique, etc.), puis à la rédaction d’une note de synthèse ;
  • la réussite à un entretien de 30 minutes composé de la présentation du candidat, de questions diverses sur la spécialité de l’agent puis sur deux autres disciplines choisies.

Afin d’appréhender au mieux cette 2de qualification, une semaine d’auto-évaluation à l’ÉNAC ainsi qu’une préparation par correspondance à la rédaction de notes de synthèse sont proposées.

Son obtention permet l’accession :

  • à la part expérience de niveau 4 ;
  • à la part technique de niveau 2 puis de niveau 3 quatre ans après ;
  • au grade « exceptionnel ». 

Elle autorise également l’accès aux 3 emplois fonctionnels RTAC, CTAC et CSTAC, à leur grille indiciaire, à la part expérience de niveau 5 et à la part technique de niveau 4 qui leur sont associées.

Le SNCTA s’est engagé depuis 2015 dans une démarche proactive en créant une commission permanente tournée vers les contrôleurs aériens TSEEAC et les agents de la vigie trafic de CDG, la COM TS.
Composée de membres aux profils variés, la COM TS permet au SNCTA de mieux structurer son action pour être plus efficace envers ses mandants TSEEAC. Elle appelle les contrôleurs aériens TSEEAC et les agents de la vigie trafic à la rejoindre pour enrichir ses débats.

Une question ? Contactez la COM TS du SNCTA via tseeac@sncta.fr

CDA COMTS 2021-12-02 Résultats 2de Qualification (0.2 MiB)

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