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Archive for January 2022

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LFFF - CDA L'heure du choix

Le DSNA a donné mandat mi-décembre aux chefs de centre pour limiter au maximum les délais et favoriser la reprise. Lors des réunions des 11 et 18 janvier, l’administration locale a présenté aux Organisations Syndicales ses objectifs et « outils de performance » pour l’année 2022. Le SNCTA a proposé lors de la 3ème réunion une alternative plus sociale.  

Forte hausse du trafic et MESO 4F Reims

Dès mi-mars, NM anticipe une forte hausse du trafic, prévoyant un niveau très proche de celui de 2019, avec des pointes pouvant même être plus hautes.

En parallèle, à partir du 5 avril, la capacité des secteurs de Reims sera réduite pour assurer la mise en service opérationnelle de 4F en toute sécurité. Cette baisse perdurera a minima jusqu’à août, le temps que la confiance système soit acquise, et atteindra jusqu’à -50%. Une surcharge de trafic engendrée par les re-routing est à prévoir dans les espaces parisiens, alors même que les effectifs en équipe du CRNA/Nord, déjà bien bas, seront entamés par la transformation 4F pour de nombreux mois.

Une administration décomplexée

Dans ce contexte tendu, l’administration a néanmoins présenté un objectif sans équivoque : éviter les délais à tout prix en garantissant 7 secteurs ouvrables de 10h à 17h30. Pour cela, elle s’appuierait sur l’optimisation de 4 outils : 

  • le tour de service actuel;
  • la vacation complémentaire pour TOUS les agents;
  • au moins 12 recyclages « orientés » avec préavis J-? pour les détachés, les experts OPS et les assistants de sub avec MU (pratique inédite et non cadrée dans les accords actuels);
  • des droits à congés stricts (20% en période de charge).

Les propositions de l’administration sont inacceptables.

Une alternative sociale et protectrice 

Conscient que des efforts seront nécessaires pour 2022, le SNCTA a souhaité travailler dans un cadre national, prenant en compte la Fatigue et répondant aux pré-requis opérationnels fixés localement par l’administration. 

L’administration s’est déclarée ouverte au dialogue sur toute autre proposition. Le CT du 15 février prochain sera l’unique occasion d’un dialogue social sur la gestion des prochains mois.

Nous proposons un TDS dans un cadre XP qui débutera le 1er mars et finira au 31 décembre 2022. On distingue plusieurs périodes: 

  • Période 1 XP: 28/03 ->13/07 avec 4 J4F + 1RD/jour;  
  • Période 2 XP: 28/08 ->08/10 avec 3 J4F + 2RD/jour;
  • Période 3 XP: 09/10 ->13/12 avec 3 J4F + 1RD/jour;
  • Périodes en TDS 2002 (pas de RD ni de J4F) : 01/03 ->27/03, 14/07 ->27/08 (période hors charge) et 14/12 ->31/12.

Les efforts sont répartis de façon équitable entre la salle et les hors salle:

  • 3 à 4 vacations « J4F » sont armées de 8h30 à 16h30  par les PC d’une équipe avant leur J1. Chaque J4F ouvre droit à récupération. Chaque PC en fera en moyenne structurellement 1 par mois pendant les périodes XP. 
  • des Recyclages Dirigés répartis sur les périodes 1, 2 et 3 pour les détachés, experts opérationnels et assistants de sub avec MU. Le nombre de RD est défini par poste de détaché et non par personne soit 10 maximum dont 2 à 3 journées de week-end. Les modalités d’inscription sont souples et avec préavis de 3 mois. La contrainte horaire a été limitée en plaçant les RD en journée: 8h – 15h30 (avec équipe en J4F) ou 8h30 – 14h (avec équipe en J1).
  • Le calendrier des formateurs 4F étant très tendu, ils ne seront pas concernés par les RD. 

TDS période XP :

  • M: 6h-14h;
  • J2:10h30-19h ou 11h-18h30;
  • S2:15h-22h30, 15h30-23h ou 16h-23h;
  • J1: 6h30-14h ou 7h15-14h;
  • S1: 13h-21h ou 14h-22h;
  • N: identique au 2002.

Des conditions de travail préservées

Ce projet respecte et préserve les conditions de travail des contrôleurs tout en permettant de travailler sereinement dans un contexte difficile. Il garantit le même nombre d’heures et de jours travaillés dans l’année en gardant la notion de 1J/2 annuels. On ne travaille pas plus. 

Le nombre de JRH reste le même pour 2022: 10 JMT. La période estivale est, elle aussi, préservée sans recyclages orientés ni vacations complémentaires. 

Le Tour de Service XP est assez proche de l’actuel avec des vacations réduites à 8h30 maximum. L’administration a trouvé le projet abouti et semblant répondre à ses contraintes. Elle va l’étudier en détails. 

Avancer ensemble et en transparence

Notre proposition est désormais connue de l’administration et des autres organisations syndicales suite à la réunion « performance 2022 » du mardi 25 janvier.

Nous dénonçons l’effectif dans lequel se trouve notre centre. Nous nous sommes mobilisés en GT effectifs pour  dynamiser les affectations de sorties ÉNAC. Néanmoins, la DSNA et la DO ont mandaté les chefs de centres depuis novembre dernier pour gérer la performance 2022… ce qui a été annoncé en CT local en décembre. Préparer l’été, c’est être prêts pour avril prochain. 

Soucieux de protéger la salle, nous avons travaillé avec nos adhérents pour aboutir à la solution que nous proposons aujourd’hui.

Tous les contrôleurs doivent maintenant être impliqués dans les choix à faire. Nous souhaitons que l’ensemble d’entre eux en salle ou hors salle soit consulté sur les différentes propositions. 

Dès les prochains jours, le SNCTA viendra à votre rencontre pour présenter son projet et sera à votre disposition pour toutes les questions. Il n’est pas question d’imposer mais de proposer et de laisser la salle choisir avec tous les éléments. 

Le projet du SNCTA est une alternative sociale et protectrice. C’est maintenant aux contrôleurs de choisir. Nous respecterons leur choix.

Ensemble dessinons notre avenir.

2022-01-25 CDA LFFF Heure Du Choix VF (0.3 MiB)

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Tahiti FI - L'échec du Dialogue Social

Depuis le mois de mars 2021, la section locale a siégé à l’ensemble des réunions convoquées afin de défendre les intérêts du centre face à un encadrement déconnecté des réalités et des enjeux opérationnels, et dont les provocations répétées n’ont eu de cesse d’accentuer le malaise et les tensions auprès des personnels.

Le SNCTA a alerté le Directeur Général de l’Aviation Civile, la Directrice du SEAC/PF, le Haut-Commissaire de la République en Polynésie Française, et enfin le Directeur des Services de la Navigation Aérienne, sur l’impossibilité de poursuivre les travaux dans de telles conditions.

Ignorant toutes les alertes du SNCTA, la Direction a maintenu son calendrier de reprise des travaux et convoqué une première réunion le 10 janvier, qui s’est malgré tout tenue en l’absence assumée du SNCTA, démontrant ainsi son manque de respect et de considération pour les intérêts du centre de Tahiti et de ses contrôleurs.

La section locale refuse de poursuivre les discussions dans les conditions actuelles. Le SNCTA appelle à la grève le 31 janvier.

2022 1 FI MandatDO EchecDuDialogueSocial NTAA (89 KiB)

2022 1 FI MandatDO EchecDuDialogueSocial NTAA (89 KiB)

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Tahiti CDA - Mandat DO au SNA/PF : Les travaux ne peuvent reprendre dans le contexte actuel

Plus de 6 mois après la trêve décidée par la Directrice du SEAC/PF dans le but de retrouver un contexte favorable à la poursuite des travaux liés au mandat DO, la Direction ignore les alertes du SNCTA et s’entête à vouloir relancer les débats alors que les conditions ne sont toujours pas réunies.

Le centre de contrôle de Tahiti fait l’objet, depuis le mois de mars 2021, d’un mandat du DO visant à revoir l’organisation du travail des contrôleurs aériens. Afin d’accélérer les discussions et «motiver » les personnels, l’organisme s’est vu imposer, le temps des discussions et de façon totalement arbitraire, un objectif de gestion (OG) réduit de 3 unités par rapport au besoin opérationnel officiel (BO).
C’est dans un climat social fortement dégradé que se sont succédées les réunions au cours desquelles le SNCTA n’a eu de cesse de rappeler à l’encadrement du SNA/PF, déconnecté des réalités et focalisé sur les réductions d’effectif, les enjeux de sécurité et de service public de la navigation aérienne en Polynésie Française. Les provocations répétées de l’encadrement du SNA/PF lors des échanges ont accentué le malaise et les tensions auprès des personnels. Fin juin, la Directrice du SEAC/PF a imposé un moratoire de 2 mois des travaux relatifs au mandat DO afin que les contrôleurs retrouvent la sérénité nécessaire à l’exercice de leurs missions.
La trêve estivale a été une nouvelle occasion pour les contrôleurs aériens de démontrer leur professionnalisme dans la gestion de missions inédites pour notre organisme en pleine reprise du trafic et dans un contexte sanitaire se dégradant rapidement.
Par courrier daté du 13 septembre, le SNCTA alertait le Directeur Général de l’Aviation Civile de l’impossibilité de reprendre les travaux compte tenu de la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en Polynésie Française. Nous lui demandions de suspendre l’application de l’OG imposé par la DO et que le GS32H de septembre soit basé sur le BO officiel afin de garantir une ouverture d’AVE sauvegardant les intérêts de l’organisme.
En parallèle, le SNCTA interrogeait par courrier du 16 septembre la Directrice du SEAC/PF sur la suite que la Direction du SEAC/PF comptait donner au mandat alors que la trêve imposée n’a pas permis le retour attendu de la sérénité. En effet, l’été a vu la résurgence de tensions sociales suite aux convocations de la Brigade de Gendarmerie des Transports Aériens dans le cadre d’une enquête consécutive à un dépôt de plainte pour diffusion d’informations personnelles.
Le 30 novembre, le SNCTA était reçu par le Haut – Commissaire de la République en Polynésie Française et lui a fait part de la gravité de la situation. Une action rare mais nécessaire compte tenu des enjeux.
Lors de la réunion convoquée par la Directrice du SEAC/PF le 13 décembre afin d’annoncer la relance des travaux demandée par la DSNA et les modalités pratiques de cette reprise, le SNCTA a réaffirmé l’impossibilité de reprendre les travaux dans le contexte social actuel.
La crise de confiance entre les agents et leur encadrement, mais également au sein de l’encadrement lui-même, les tensions persistantes sous la pression de l’enquête de la BGTA toujours en cours, et l’enquête administrative diligentée dans le service à la demande de la Secrétaire Générale sont autant d’éléments qui entravent sérieusement la reprise des discussions. A ces conditions particulièrement bloquantes s’ajoutent la menace persistante de l’OG et la pression d’un calendrier resserré visant un aboutissement en moins de 5 semaines.
Parce que l’avenir du centre de contrôle de Tahiti doit s’aborder sereinement, le SNCTA a demandé le 24 décembre au Directeur des Services de la Navigation Aérienne la délocalisation des travaux au niveau national. Il est essentiel, pour le SNCTA, de garantir l’objectivité des échanges par un cadre de travail serein et impartial.
L’ensemble de ces demandes est resté sans réponse à ce jour.

Syndicat professionnel et force de propositions, le SNCTA a toujours participé aux débats travaillant sans relâche à la défense des personnels qu’il représente majoritairement.
La section locale SNCTA dénonce le manque de respect et de considération dont fait preuve la Direction envers ses agents, engagés depuis des mois dans la défense des missions du centre de Tahiti, et refuse de poursuivre les échanges dans ces conditions.

2022-1-CDA NTAA MandatDO (70 KiB)

2022-1-CDA NTAA MandatDO (70 KiB)

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Flash Info LFPG — Tour Sud: 70 m au dessus du sol et pourtant inondés !

La semaine dernière, de l’eau s’infiltrait en tour sud, aspergeant les positions opérationnelles et forçant les contrôleurs à bâcher les systèmes avec un rouleau de film plastique présent en tour.

Cette problématique n’est pas nouvelle. Les nombreux patchs réalisés n’ont jamais apporté de solution pérenne et les agents se retrouvent à devoir improviser avec les moyens du bord pour « sauver les meubles » quand les pluies sont fortes.

Accès parking dangereux, ascenseurs en panne, fuites d’eau sur les outils de contrôle ou dans l’escalier… La DSNA entend mener un programme  « Tour sud » à l’horizon 2025 : il était temps ! Les investissements devront être à la hauteur des enjeux pour permettre aux opérationnels d’exercer leurs missions sereinement.

La DSNA avait mis un coup d’arrêt aux projets de génie civil déjà en retard. L’entretien des sites opérationnels ne doit pas être délaissé : le SNCTA appelle à la mise en place d’un plan d’investissement et à sécuriser les financements au plus vite.

LFPG — FI Tour Sud, 70 mètres au dessus du sol et pourtant inondés (0.2 MiB)

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Communiqué du comité national

Le comité national s’est réuni en visioconférence
le 17 janvier 2022.

Le comité national dénonce la politique DSNA de restriction de la mobilité. Cette politique non concertée et contre-productive prive les contrôleurs aériens de perspectives quant à leurs plans de vies personnelles et professionnelles. Le comité national affirme l’urgence d’un plan mobilité qui réponde aux enjeux opérationnels et sociaux et qui permette de restaurer d’une part, un niveau de mobilité raisonnable et, d’autre part, une gestion adaptée des « articles 60 ».

Le comité national note que les études des mandats concernant une réorganisation des espaces des approches tiendront désormais compte de l’expertise des contrôleurs concernés. Il s’agissait d’un pré-requis indispensable pour envisager la poursuite de ces études. Ces projets devront s’inscrire dans un dispositif opérationnel garantissant la  sécurité et socialement équilibré.

Le comité national suit attentivement les travaux liés à la prorogation des mentions linguistiques. Il revendique, d’une part, que la formation continue des contrôleurs aériens via le PIFA demeure suffisamment dimensionnée pour assurer le maintien de compétence de tous et, d’autre part, le retour des immersions en pays anglophones, gelées pour raisons sanitaires.

Le comité national constate le point de rupture atteint à Tahiti-Faa’a et exige le retour à une situation apaisée au SEAC-PF. Il mandate le bureau national pour obtenir, par tous les moyens adaptés, un retour à la sérénité nécessaire à l’exercice des services du contrôle aérien.

Adopté à l’unanimité

Communiqué CN 2022-01-17 (0.1 MiB)

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Flash Info COM TS — 2de qualification TSEEAC : inscription à la SAE 2022

En raison de difficultés rencontrées dans le circuit d’inscription en cette période compliquée, la date limite d’inscription à la semaine d’auto-évaluation SAE de la 2de qualification TSEEAC est reportée au jeudi 10 février 2022.

Pour être candidat à cette 2de qualification, l’agent doit être de grade principal au moment de l’examen (6 ans de titularisation et détenir la 1ère qualification depuis au moins 1 an).

Les liste d’avancement TSEEAC n’étant toujours pas arrêtées, l’agent devra lors de son inscription à la SAE 2022 :

    • s’il est de grade principal, indiquer la date de passage à ce grade ;
    • s’il est de grade normal, indiquer 2022.

SDRH reviendra vers les inscrits à la SAE qui n’auraient pas d’avancement au grade principal en 2022 pour connaître leurs intentions.

 

Vous pouvez contacter le SNCTA grâce à ses diverses commissions et cellules :
le bureau de la COM TS via bts@sncta.fr pour toute question d’ordre général ;
la cellule mobilité via mobilite@sncta.fr pour toute question relative à la mobilité ;
la cellule ASAP via avancement@sncta.fr pour toute question relative à votre avancement ou via asap@sncta.fr pour toute question concernant vos droits.
Le SNCTA se tient prêt.

FI COM TS 2022-01-19 2de Qualification TSEEAC : Inscription à La SAE 2022 (0.3 MiB)

19 janvier 2022 Ecrit par SNCTA dans Com TS
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LFFF Flash Info - 2022 : les évolutions ne se feront pas sans les contrôleurs!

 

Le Chef de Centre a réuni pour la deuxième fois les organisations syndicales sur la thématique « performance du CRNA Nord en 2022 ». L’administration avait auparavant exprimé son besoin à partir du printemps 2022 : 7 UCESO de 10h à 17h30.

Aujourd’hui, elle nous a présenté ses ébauches de solutions pour y répondre. La copie est totalement inacceptable pour le SNCTA car elle expose des :

  • vacations complémentaires pour tous les agents : des heures supp pour les PC; –> NOGO
  • 12 recyclages « orientés » : dirigisme inexistant en arrêté 2002 pour les détachés; –> NOGO
  • droits à congés stricts : des contraintes personnelles pour les contrôleurs. –> NOGO

Le SNCTA refuse que le service pilote unilatéralement les contraintes subies par les seuls contrôleurs dans un contexte qui se tend depuis trop longtemps. Ce n’est pas à la salle de payer la gestion calamiteuse des effectifs et de notre centre des dix dernières années.

En conséquence, le SNCTA revendique un ACCORD DE TRANSFORMATION 4F pour le CRNA Nord qui donne toutes les garanties sociales et opérationnelles nécessaires :

  • des vacations de 8H30 maximum sans faire plus d’heures ou de jours annuellement;
  • la maîtrise de la Fatigue malgré l’effectif et les reroutings des centres adjacents;
  • le travail en équipe sécurisé;
  • une meilleure répartition des vacations respectant l’équité et l’équilibre pour tous; des contre-parties sociales aux demandes de l’administration.

Nous sommes à un moment décisif pour notre centre. Vous pouvez compter sur le SNCTA pour préserver des conditions de travail sereines en salle de contrôle dans un contexte difficile. Le timing serré n’empêchera pas le SNCTA de vous écouter. C’est ensemble que nous pourrons dessiner notre avenir.

FI LFFF 2022-01-18 Les évolutions Ne Se Feront Pas Sans Les Contrôleurs Vf (0.7 MiB)

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Accord « XP RH de reprise » : les textes enfin publiés

La crise sanitaire a conduit à ce que les expérimentations en vigueur depuis 2015 soient renégociées pour adapter leurs modalités aux enjeux de la reprise de l’activité.
Dans un contexte inédit et difficile, le SNCTA a pris ses responsabilités pour négocier un accord « gagnant-gagnant ».
Avec près de six mois de retard sur les enjeux opérationnels de 2021, les textes réglementaires associés sont enfin publiés et viennent entériner cet accord.

Les expérimentations : une réponse à la crise

Depuis 2015, les contrôleurs aériens des centres volontaires expérimentent une nouvelle organisation du travail fondée sur l’amélioration de :

  • la sécurité des vols via une meilleure gestion de la fatigue sur position rendue possible par une maîtrise de la durée des vacations et du temps de travail sur 7 jours glissants ;
  • la capacité offerte en période de charge par une meilleure répartition des vacations de contrôle sur l’année. 

Au sortir des conséquences de la crise financière de 2008-2010, ces expérimentations ont permis de faire face, autant que possible, à la forte croissance du trafic sur la seconde moitié de la décennie précédente. 

Préserver les conditions de travail tout en faisant face aux enjeux de la reprise : le SNCTA s’est inscrit dans la démarche responsable de trouver un accord.

La crise sanitaire qui a frappé l’aéronautique dès mars 2020 a conduit à renégocier ces expérimentations afin de les adapter à une reprise progressive du trafic.

Négociations : d’un départ houleux…

Durant près d’un an, les négociations se sont tenues afin de déterminer les conditions acceptables de nouvelles expérimentations.

Dans un premier temps, la DSNA a tenté d’imposer un nouveau modèle dénaturant l’esprit des expérimentations et de maîtrise de la fatigue : inacceptable pour le SNCTA. Cette séquence a marqué un point de rupture franc et la non-poursuite des expérimentations au 1er novembre 2020.

Le SNCTA a rappelé un message fort : la recherche d’un accord ne se fait pas à n’importe quelles conditions.

…à un accord « gagnant-gagnant »

Fin 2020, la DSNA a relancé les négociations en conviant les représentants des personnels à de nouvelles réunions ; sans surprise, seul le SNCTA a répondu présent, rappelant toutefois la nécessité de trouver un accord « gagnant-gagnant » pour ne pas arriver à un second échec.

Un accord « gagnant-gagnant », borné à la crise, adapté à la reprise progressive de l’activité.

Dans un contexte sanitaire et économique inédit, le SNCTA est parvenu à négocier un accord de crise et de reprise avec la DGAC et les Pouvoirs publics, mêlant enjeux opérationnels, sociaux et budgétaires. Les textes publiés au Journal Officiel entérinent ainsi ces principes :

  • l’organisation du travail des expérimentations est préservée : maîtrise de la fatigue, travail en équipe sécurisé, équité et équilibre des efforts ;
  • la valorisation des cycles densifiés est adaptée : d’un côté un effort financier est consenti sur les quatre premiers cycles, de l’autre une revalorisation est appliquée sur les quatre derniers cycles ;
  • l’accord de crise et de reprise est borné dans le temps, applicable aux années 2021, 2022 et 2023.

Du cadre protocolaire à une crise sans précédent, le SNCTA démontre sa capacité à négocier des accords « gagnant-gagnant ». Loin du confinement syndical, le SNCTA prend ses responsabilités pour faire face aux enjeux de la reprise sans transiger sur les conditions de travail des contrôleurs aériens, première garantie de la sécurité.

CDA 0822 2022-01-16 Accord « XP RH De Reprise » - Les Textes Enfin Publiés (0.2 MiB)

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COM TEC — Le grand bazar du RTC Blagnac

Le SNCTA suit avec grande attention le projet de Remote Tower Center (RTC) de Blagnac, censé permettre de rendre le contrôle de Tours Val de Loire en 2025 puis de 4 autres terrains (inconnus… depuis 4 ans) dans les années qui suivent. Pas seulement un défi technique, le recours au contrôle à distance représente une véritable révolution pour le contrôle aérien en France. Il devrait être traité comme tel. Est-ce le cas ?

Le GT DAT, cette bouillie

Le groupe de travail Digital advanced tower (GT DAT) s’est réuni ce vendredi 7 janvier pour discuter des modalités d’acquisition du système de visualisation qui sera utilisé dans le RTC. L’appel d’offres est lancé (?!) et le marché devrait être notifié courant février (?!) auprès d’un industriel ayant déjà équipé un RTC à l’étranger.

Le SNCTA s’est à nouveau montré très critique après l’échec des deux précédents projets sur le même sujet. Ces derniers (Quai du Large en difficulté et Saint-Pierre-et-Miquelon officiellement arrêté), aux périmètres et aux ambitions pourtant bien plus modestes, se sont retrouvés confrontés à des difficultés techniques et opérationnelles qui dénotent de sérieux problèmes dans la gestion globale de projet. Les risques n’ont pas été détectés, les moyens de les traiter pas prévus. On aurait pu espérer que ces échecs étaient le prix à payer pour l’apprentissage et le « dérisquage » du projet du RTC Blagnac. Il n’en est rien puisqu’aucune analyse n’en a été tirée.

En attendant, en séance, les organisation syndicales se sont vues présenter les principaux éléments du cahier des charges  mais aussi les matériels à attendre sur la position : a priori CATIA pour la chaine radio-téléphone, IRMA pour la visualisation radar, le très décrié CADAS (?!) pour la gestion plans de vol, etc.

La charrue avant les boeufs

Le RTC revêt une dimension technique majeure mais pas uniquement : le social, le règlementaire, l’acceptabilité et la formation sont autant d’éléments qu’il faudrait traiter de front sans tarder. Ces considérations n’ont pas eu l’air d’émouvoir la DSNA, focalisée sur la partie visualisation, qui a lancé son marché d’acquisition (comme à Saint-Pierre-et-Miquelon et à Cannes) : 

  • sans avoir réalisé le moindre retour d’expérience des difficultés rencontrées sur ces deux terrains ;
  • sans savoir quels services seront attendus sur les terrains concernés ;
  • sans avoir défini le moindre concept opérationnel ;
  • sans que l’on sache si l’autorité de surveillance est mise dans la boucle depuis le départ (histoire d’éviter les déconvenues survenues sur d’autres projets…) ;
  • sans avoir défini précisément ce qu’on souhaite dans les 600 m2 du bâtiment de Blagnac (par exemple, l’existence d’une position superviseur n’est toujours pas tranchée au moment de passer le marché).

Achetons le produit d’abord, il sera toujours temps de savoir ce qu’on en fait plus tard ? Sauf que les produits sur la table  sont connus, qu’ils ne sont pas similaires et que la tentation de l’achat au moins disant pourrait être forte…

Où est la stratégie globale ?

Les demandes insistantes du SNCTA ont fini, cahin caha, par trouver un écho : SDRH devrait être mandatée pour animer un « espace de dialogue avec les organisations syndicales » dont on ne connait pas les contours et la DO, dans une réunion différente, a annoncé travailler sur des critères qui permettront de définir la liste des 4 terrains qui accompagneront Tours dans le RTC. Autant de réunions « pop up » qui ne rentrent dans aucune stratégie globale compréhensible sinon celle du « va comme j’te pousse ». Le niveau de désorganisation autour de ce projet complexe est tel qu’on ne sait même plus exactement qui le manage de façon globale !!!

À ce stade, le projet RTC ressemble à un patchwork incohérent, sans stratégie globale, patchwork dont la seule justification semble la facilité apparente d’acquisition du matériel de visualisation… sans préjudice des difficultés de mise en œuvre qui ne manqueront pas de se produire et du rejet probable des opérationnels. Si la DSNA ne redresse pas la barre de façon urgente, le SNCTA ne donne pas cher de la peau du RTC Blagnac (et de ses 13 millions d’euros).

CDA COM TEC 2022-01-12 Le Grand Bazar Du RTC Blagnac (0.2 MiB)

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Urgence sociale : le SNCTA réclame un plan Mobilité

Depuis le début de la crise Covid, la mobilité des ICNA a été particulièrement bousculée par les choix successifs de la DSNA. La campagne de mobilité qui vient de s’achever (résultats ici) en est le reflet et accentue les tensions sociales quant aux perspectives de mutation et de choix de vies personnelles et professionnelles. À l’aube des GT Effectifs et GS 32 heures 2022, cette situation doit cesser. Le SNCTA revendique un plan pour restaurer la mobilité des ICNA.

Retrouver une mobilité raisonnable

L’ouverture d’AVE a atteint un niveau historiquement bas, d’une part, en 2020 avec une unique campagne de mobilité sur des postes opérationnels en raison de la crise Covid et, d’autre part, en 2021 avec une forte restriction assumée par la DSNA.

Alors que le volume d’AVE était relativement stable entre 2017 et 2019, il a été divisé par plus de deux depuis le début de la crise sanitaire !

Première garantie de la mobilité, le SNCTA exige le retour à un volume suffisant d’AVE.

Parallèlement, la DSNA conduit depuis un an une politique dite de « suralimentation » visant à affecter, dans les centres attractifs, des sorties ÉNAC au-delà de ce qu’elle avait prévu l’année N afin d’éviter d’ouvrir des AVE l’année N+1. Ceci réduit d’autant plus l’ouverture d’AVE attractifs : le SNCTA demande la fin de cette politique.

Préparer l’avenir social et opérationnel

Le SNCTA le répète : il faut donner des perspectives en matière de mobilité et de dimensionnement des centres. La stratégie actuelle de la DSNA n’en prend pas le chemin. 

S’il est indispensable de faire remonter les effectifs opérationnels des centres dits « du Nord », il est tout aussi indispensable d’anticiper la vague de départs à la retraite de la fin de la décennie dans les centres dits « du Sud ». Pour y faire face, il sera in fine nécessaire de rouvrir la mobilité Nord-Sud. Cette privation de perspectives et la frustration engendrée ne pourront que conduire à l’aggravation de la situation et un exode plus prononcé.

La restriction des AVE est une « fausse-bonne » idée conduisant à l’impasse sociale et opérationnelle.

Aussi, le SNCTA revendique des mesures opérationnelles et sociales pour une gestion équilibrée des ressources humaines : 

  • préserver une mobilité raisonnable vers les centres du Sud via l’ouverture d’AVE tout en anticipant les départs en retraite via l’affectation de sorties ÉNAC ;
  • remonter et sécuriser l’effectif opérationnel des centres du Nord via une mention d’unité intermédiaire, une refonte et intensification de la formation autour de l’affectation (à l’ÉNAC et en centre) ainsi qu’une prime de fidélisation portée par le SNCTA dans les travaux de 2019-2020 ;
  • intégrer le droit à mobilité dans les recrutements et le dimensionnement total du corps ICNA. À ce jour, chaque année, moins de 1 % des ICNA peuvent obtenir une mutation sur un poste attractif : c’est insuffisant !

Restaurer l’équilibre des « articles 60 »

La mobilité a été bousculée par les priorités absolues conférées aux contrôleurs aériens bénéficiant de rapprochements de conjoints ou de CIMM outre-mer.

Cette gestion est inadaptée au maillage territorial des centres de contrôle et n’apporte aucun gain à la DSNA, au contraire. Face à ce système perdant-perdant issu du recours juridique d’une autre organisation syndicale chez les IESSA, le SNCTA exige le retour à une gestion juste et équilibrée des « articles 60 ».

Le SNCTA n’acceptera pas une nouvelle campagne de mobilité gérée selon ces modalités. Il revendique un plan Mobilité répondant aux exigences opérationnelles et sociales.

CDA 0821 2022-01-12 Urgence Sociale - Le SNCTA Réclame Un Plan Mobilité (0.2 MiB)

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