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Communiqués du BN

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Aix-en-Provence, le 8 juillet 2019.

Vendredi 5 juillet, nouveau record dans le ciel français !

11 300 vols ont survolé la France.

Avec des survols en croissance de 19 % en 3 ans, le trafic aérien bat chaque année de nouveaux records mettant sous pression le réseau de navigation aérienne, inadapté pour absorber un trafic aérien aussi dense. Les contrôleurs aériens français connaissent d’une part un sous-effectif, reconnu par les Pouvoirs publics et, d’autre part, contrairement à la plupart de leurs homologues européens, ils ne disposent pas des systèmes de contrôle modernes pourtant nécessaires. Le SNCTA rappelle que :

  • la mission première des contrôleurs aériens étant d’assurer la sécurité des vols, ils ne peuvent faire décoller plus d’avions que le système ne leur permet de gérer. Les journées de fort trafic, certains avions doivent donc attendre au sol, en toute sécurité ;
  • la principale cause de retard des vols est due aux compagnies aériennes elles-mêmes (source : Eurocontrol – CODA Digest 2018). Ce rapport indique par ailleurs que la moitié des retards sont des « retards en chaîne » accumulés tout au long de la journée.

Le SNCTA souligne le professionnalisme des contrôleurs aériens français qui, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, assurent la sécurité des vols et remplissent efficacement leurs missions de service public en conciliant au mieux les enjeux de ponctualité et d’environnement.

Contact presse : presse@sncta.fr – 06 66 68 01 41

COM PRESSE 2019-07-08 (0.4 MiB)

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Flash Info — 4 promos ICNA dès 2020

Reçu ce mardi par le directeur général, le SNCTA a obtenu les garanties attendues en réponse à ses sollicitations faites depuis plusieurs semaines sur le recrutement de contrôleurs. Le courrier est annexé à ce communiqué.

Le SNCTA a obtenu pour les recrutements 2020 : 

  • 4 promotions ab initio et 1 promotion « professionnelle », conformément à ses engagements de campagne ;
  • l’ouverture de postes ICA supplémentaires à la CAP de décembre suite à la clause de revoyure obtenue au dernier GT Effectifs (voir CDA n°791). Ils permettront l’augmentation de la capacité de formation de l’ÉNAC à quatre promotions dès 2020.

Le SNCTA a également sécurisé pour les recrutements du concours 2019 :

  • le report sur le concours externe des postes non-pourvus par les différentes voies internes ;
  • quatre recrutements supplémentaires par la voie du concours sur titres des ressortissants de l’Union européenne (RUE). 

Le Protocole 2016-2019 signifiait déjà la remontée des effectifs. Le SNCTA veille à sécuriser cette dynamique et obtient, conformément à ses engagements de campagne, le recrutement de 4 promotions MCTA pour l’année 2020.

FI BN 2019-06-28 4 promos en 2020 (2.4 MiB)

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Flash Info — Concours ICNA 2020 : CCINP en vue

Alors que les résultats du concours ICNA 2019 sont connus depuis seulement quelques jours, la dynamique des préparatifs du concours 2020 continue avec le franchissement d’une nouvelle étape.

La modification du décret ICNA nécessaire au passage du concours sous banque de concours commun INP (ex-CCP) vient de paraître au Journal officiel. Pour rappel, c’est l’absence de cette modification réglementaire qui avait contraint l’ÉNAC à organiser un concours « traditionnel » en 2019.

Il faut désormais déterminer le nombre de places pour chacune des filières MP, PSI, PC. Si le recrutement en filière PT ne sera pas possible en 2020, le SNCTA soutient cette possibilité de même qu’une voie de recrutement des élèves de l’université.

Pour le SNCTA, sécuriser les recrutements de contrôleurs aériens passe par un succès de ce nouveau concours ICNA et donc par une communication active et efficace à destination des jeunes notamment en classes préparatoires scientifiques. Le SNCTA soutient la stratégie dynamique et volontariste de communication de l’ÉNAC et de la DGAC.

La remontée des effectifs de contrôleurs passe par un recrutement efficace. Le SNCTA, conscient des enjeux, travaille à des mesures concrètes depuis plusieurs années.

Si une nouvelle étape est franchie, le SNCTA demeure mobilisé pour que ce nouveau concours soit un succès.

FI BN 2019-06-27 Concours ICNA 2020 - CCINP en vue (1.1 MiB)

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Hommage à Daniel Gorin

Erquy, jeudi 16 mai 2019.

Daniel,

Nous allons commencer par nous permettre de te gronder. Mais te gronder avec une infinie tendresse. Il fallait nous attendre, Daniel, nous attendre juste un peu. Juste le temps de te remettre ce que tu espérais tant depuis l’injustice qui t’avait été faite.

Sommes-nous arrivés trop tard ? Es-tu parti trop tôt ? Malgré cet ultime pied de nez du destin, nous voulons croire que tu as pu tirer ta révérence, apaisé et conscient que tu avais obtenu ce que tu souhaitais. Même si tu n’as pas vu la preuve écrite et signée : l’arrêté d’abrogation de ta révocation. Un bout de papier à la valeur hautement symbolique qui vient effacer, partiellement, la punition injuste et disproportionnée que t’avait infligée en 1973 un intouchable qui ne savait pas reconnaître ses erreurs. Ce papier, tu ne l’as hélas pas vu, c’est cruel, mais sache de là haut que tu es rétabli dans ton honneur, Daniel. Définitivement.

Tu nous quittes donc pour rejoindre Annie, celle qui a tout partagé avec toi. Derrière toi, tu laisses une vie riche de tout, familiale, professionnelle, syndicale, associative, qui t’a conduit de Brazzaville vers Athis-Mons pour t’établir au plus près de tes racines bretonnes, à Erquy, tout près de Dinard où tu fus commandant d’aérodrome.

Derrière toi, derrière ton rire si caractéristique, ta lueur de brillance dans le regard et ta mémoire éléphantesque, tu laisses tes quatre enfants et ta grande famille. Mais tu nous laisses aussi, nous, le SNCTA, le Syndicat national des contrôleurs du trafic aérien, ce syndicat que tu avais fondé avec quelques autres fous en 1965.

Toi et tes amis aviez considéré que les ressorts de la profession de contrôleur aérien sortaient d’un cadre classique qu’il est difficile de mesurer quand on ne l’a pas exercé. L’immédiateté dans la prise de décision, la responsabilité, le sang-froid, la maîtrise. Tout cela ancré sur un socle de connaissances sans cesse renouvelées. Crois bien que nous prenons conscience de l’étendue des travaux colossaux que vous avez dû mener à l’époque et l’énergie que vous avez dû déployer. Nous t’en serons éternellement reconnaissants.

Daniel, permets-nous en ce jour, et plus que jamais, de revendiquer ton héritage, toi qui as eu l’infinie élégance de prendre la peine de nous adresser dans tes derniers instants un mot d’adieu. Oui, un mot d’adieu adressé aux « serviteurs de la sécurité aérienne ». « Serviteurs de la sécurité aérienne », tels sont tes mots de grand monsieur. Un grand monsieur qui, il y a à peine quatre ans, n’avait pas hésité à traverser la France, la passion encore chevillée au corps, d’Erquy jusqu’à Bordeaux, seul et en voiture, pour les 50 ans du syndicat que tu avais créé. Un grand monsieur qui faisait croire malicieusement qu’il ne se rappelait plus de rien mais qui en fait, bouillonnait d’anecdotes oubliées. Un grand monsieur qui a pu recevoir l’hommage ultime, celui d’un des ses interlocuteurs de premier plan de la DNA louant, nous citons, « sa clairvoyance, sa lucidité autant que sa force naturelle ».

Car, Daniel, nous sommes tes héritiers, nous, dirigeants, militants et adhérents du SNCTA et plus largement toutes les contrôleuses et tous les contrôleurs aériens que tu as contribué à défendre. Puissions nous suivre la voie que tu nous as tracée faite de coeur, de convictions, de résilience, d’énergie et d’engagement.

En ce jour triste, nous avons également une pensée pour tous les anciens et les moins anciens qui nous ont également quittés.

Monsieur Daniel Gorin, secrétaire national du SNCTA, c’est avec une immense fierté que nous savons ce que nous te devons. 

Repose en paix, notre ami.

ARR 2019-05-07 abrogation révocation Daniel Gorin (0.2 MiB)

Hommage à Daniel Gorin 2019-05-16 (0.1 MiB)

 

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SNCTA — Press release

Aix-en-Provence, April 18, 2019

SNCTA, the biggest French air traffic controllers trade union, strongly denounces airlines misinformation disseminated to passengers regarding flights delays causes.

Over the past few months, there has been disinformation about flight delays and strikes of air traffic controllers. These messages have become increasingly frequent over the last few weeks in coincidence with new summer flight schedules.

Contrary to recent in-flight and airport announcements, as well as statements to the social media, French air traffic controllers are not currently on strike.

Official reports remind us that airlines themselves are the first to be blamed for flight delays (source: Eurocontrol – CODA Digest 2018). This report also mentions that half of these delays are due to reactionary delays throughout the day. The situation is getting worse today with the latest decisions of airlines to shorten turnaround times when time, at security and customs control, has been increased. By spreading misinformation on the real cause of flight delays, one may wonder if airlines are not misleading their unsatisfied customers in order to discharge their responsibilities and to avoid passengers rightful compensation. Which would be unacceptable.

SNCTA does not deny delays caused by air navigation service providers. Quite the contrary, as, for several years now, SNCTA has warned decision makers and public authorities of this issue linked to network capacity shortage in relation with outdated control systems and proven short staffing. There has been a continuous decrease in the number of French air traffic controllers over the past few years, when at the same time air traffic has been on a substantial increase (+19% overflights in 3 years).

Safety being the prime mission of air traffic controllers, they cannot handle more planes in the air than the system can take into account. In such a case, planes wait safely on the ground.

Air traffic controllers are not on strike. Quite the opposite, they ensure a public service twenty four hours a day, seven days a week, with poor technical equipment and understaffing. They are weary of these smear campaigns while they guide as efficiently as possible a continuously increasing number of flights.

SNCTA asserts that spreading this fake news strongly undermines the profession of air traffic controller. SNCTA invites airlines to correct their announcements.

Press contact : presse@sncta.fr – +33 6 66 68 01 41

Press release (0.2 MiB)

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Communiqué de presse du SNCTA

Aix-en-Provence, le 18 avril 2019

Le SNCTA, syndicat autonome et majoritaire des contrôleurs aériens, dénonce une nouvelle fois la désinformation faite aux passagers par les compagnies aériennes s’agissant de la raison des retards des vols.

Depuis plusieurs mois, on assiste à une désinformation fondée sur des messages récurrents de retards liés à des grèves des contrôleurs aériens français. Ces messages sont en pleine recrudescence depuis quelques semaines, coïncidant avec le passage aux programmes de vols estivaux.

Contrairement à ce qui peut être annoncé dans les avions ou dans les aéroports et relayé sur les réseaux sociaux, il n’y a aucun mouvement de grève des contrôleurs aériens en France.

Pour rappel, la principale cause de retard des vols est due aux compagnies aériennes elles-mêmes (source : Eurocontrol – CODA Digest 2018). Ce rapport indique par ailleurs que la moitié des retards sont des « retards en chaîne » accumulés tout au long de la journée. Ceci est accentué par la stratégie des compagnies qui planifient des temps d’escale trop courts alors même que les passagers perdent de plus en plus de temps dans les différentes files d’attente des aéroports. En donnant de fausses informations à leurs clients, les compagnies aériennes semblent vouloir détourner le mécontentement légitime des passagers pour se dédouaner voire pour se soustraire à leurs obligations légales de les dédommager. Ceci est inacceptable.

Le SNCTA ne nie pas les retards générés par la navigation aérienne. Bien au contraire, cela fait plusieurs années qu’il alerte les décideurs et les Pouvoirs publics sur ce problème croissant lié à la sous-capacité du réseau dont l’origine est aussi bien la vétusté notoire des systèmes de contrôle français qu’un sous-effectif avéré. Les effectifs en contrôleurs aériens sont en effet en baisse continue depuis plusieurs années tandis que le trafic aérien est, quant à lui, en très forte croissance (+ 19 % de survols en 3 ans).

La mission première des contrôleurs aériens étant d’assurer la sécurité des vols, ils ne font pas décoller plus d’avions que le système ne leur permet de gérer. Les avions attendent donc au sol, en toute sécurité.

Les contrôleurs aériens ne sont pas en grève. Au contraire, ils assurent leurs missions de service public 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 dans des conditions dégradées par le manque de moyens techniques et humains. Ils sont lassés de ces campagnes de dénigrement alors qu’ils aiguillent, le plus efficacement possible, un nombre record de vols et en constante augmentation.

Le SNCTA considère que cette désinformation porte une véritable atteinte à l’ensemble de la profession qu’il représente et invite par conséquent les compagnies aériennes à corriger leurs éléments de communication.

Contact presse : presse@sncta.fr – 06 66 68 01 41

Communiqué de presse (0.2 MiB)

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Vous renforcer

Ce 2e thème de campagne est dévoilé aujourd’hui :

Plus de contrôleurs face au trafic

Très forte croissance du trafic aérien et baisse continue des effectifs de contrôleurs opérationnels depuis près de 10 ans : les contrôleurs n’arrivent plus à remplir efficacement leurs missions de service public (les retards explosent), leurs conditions de travail se dégradent et ils subissent injustement des attaques politico-médiatiques et les pressions des compagnies aériennes.

Retrouvez une vidéo de présentation de cette thématique et des informations détaillées sur sncta2018.fr.

Venez vous informer et parlez-en autour de vous !

Rendez-vous dès maintenant sur sncta2018.fr !

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Droit de réponse au magazine Le Point du 13 août 2018

Aix-en-Provence, le 15 août 2018.

Le 13 août 2018, l’hebdomadaire Le Point a publié une tribune intitulée « les irresponsables du ciel » de Jean Nouailhac. Comment un tel galimatias diffamatoire à l’encontre des contrôleurs aériens a-t-il pu passer les filtres du comité de rédaction ?

Monsieur Nouailhac dont l’expertise sur le transport aérien ne saute guère aux yeux, est donc sorti de sa déjà longue retraite pour se laisser aller à un brûlot reposant sur beaucoup de « on-dit », des mensonges et bien peu de faits. Coutumier de la méthode, il compense son évident manque de connaissance des sujets traités par sa rage de dépecer la Fonction publique. En résulte un « papier » qui relève plutôt d’une conversation de comptoir très arrosée que d’un magazine national qui passe pour sérieux.

Le SNCTA aurait pu faire sienne la maxime de Talleyrand qui assurait que « tout ce qui est excessif est insignifiant » mais, mis en cause de façon grossière, le SNCTA, syndicat majoritaire d’une profession qu’il a l’honneur de défendre depuis plus de 53 ans, doit rétablir un certain nombre de vérités.

Avec plus de 10 000 vols à gérer quotidiennement en été, les contrôleurs aériens français sont loin d’être à la plage ! Au contraire, l’absence de moyens techniques modernes et performants, les pannes fréquentes, les effectifs insuffisants pour remplir efficacement leur mission de service public ainsi qu’une météorologie chaotique générant régulièrement de nombreuses problématiques de gestion et de sécurité des vols, font de l’été la période la plus stressante de l’année pour les contrôleurs aériens.

Le sous-effectif et l’obsolescence technique mis en évidence dans le rapport du sénateur Vincent Capo-Canellas ne sont d’évidence pas de la responsabilité des contrôleurs aériens qui sont les premiers à pâtir de la situation. Les responsables sont plutôt à chercher du côté des compagnies aériennes qui, pour faire encore plus de profits, ont obtenu de la Commission européenne une baisse des coûts de la navigation aérienne. Conséquences : des recrutements et des investissements insuffisants qui sont à l’origine des problématiques actuelles de gestion des vols dont le nombre a augmenté de près de 10 % en seulement deux ans tandis que les moyens techniques n’ont pas évolué et les effectifs de contrôleurs ont continué à baisser.

Les contrôleurs n’ont pour autant pas l’habitude de se défausser quant à leurs responsabilités. Oui, ils sont responsables ! Chaque jour d’été, ils sont responsables d’environ 1 500 000 passagers qui survolent la France dans tous les sens à plus de 800 km/h. Ils ont cette responsabilité 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. En plus de la gestion habituelle des vols, ils doivent faire face en temps réel à l’imprévu, aux conditions météorologiques dégradées, aux pannes des systèmes, aux déroutements ou encore aux descentes d’urgence. Ils travaillent ainsi 1 420 heures par an de jour comme de nuit, et particulièrement durant les vacances d’été où le trafic aérien est le plus dense et le plus complexe à gérer. Leur volume horaire atteint alors régulièrement 45 heures sur 7 jours.

Enfin, le droit de grève des contrôleurs aériens est limité par une loi de 1984 qui garantit un service minimum : de nombreux contrôleurs n’ont ainsi pas le droit d’être en grève. Le SNCTA conteste les chiffres excessifs du nombre de jours de grève venant des lobbys des compagnies aériennes. Il rappelle cependant que la très grande majorité des grèves sont liées à des préavis déposés par des syndicats de la Fonction publique dont les revendications sont souvent sans lien direct avec la profession. Pour le SNCTA, la grève est un droit à n’utiliser que lorsque toutes les voies du dialogue social ont été épuisées. Ainsi, depuis 2010 inclus, le SNCTA n’est à l’origine que de 6 jours de grève nationale. Le dernier mouvement d’ampleur dont il est à l’initiative avait pour but de mettre en lumière le manque de moyens de la navigation aérienne française et d’obtenir une augmentation des investissements afin d’assurer la modernisation des systèmes de contrôle qui font défaut aujourd’hui.

Contact presse : presse@sncta.fr – 06 66 68 01 41

DREP 2018-08-14 Droit De Réponse Le Point (83 KiB)

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GS 32 h

Groupe de personnes – ombres colorées

Sans surprise, ce deuxième GS 32 heures de 2018 s’est déroulé dans les mêmes conditions que celui de février dernier. En l’absence des conclusions du GT 8, la DSNA a appliqué de nombreuses mesures de gestion. Il n’y avait par ailleurs aucun élève ICNA et très peu d’élèves TSEEAC à répartir. Dans la continuité des annonces du DSNA du 12 janvier 2018, peu d’AVE ont été ouverts. En conséquence, les ressources humaines disponibles se révèlent à nouveau totalement insuffisantes comparées aux besoins des organismes !

Le SNCTA dénonce une nouvelle fois ces mesures transitoires de gestion initiées en janvier 2017 qui obligent la DSNA à faire des choix entre les organismes et aboutissent à une dégradation globale du service rendu et des conditions de travail des contrôleurs.

Le SNCTA réprouve les mesures de gestion annoncées. Celles-ci sont de la seule responsabilité de la DSNA.

Des ressources plus qu’insuffisantes…

La DSNA dispose de 5 TSEEAC sorties ÉNAC au 25 septembre 2018 (promo 16A) à répartir à ce GS 32 heures.

Pour rappel les 56 ressources ICNA (49 sorties ÉNAC et 7 EP/SP) ont été affectées lors du GT Effectifs le 15 février. La DSNA, qui doit compenser 106 départs à la retraite cette année, fait donc face à des difficultés de gestion des effectifs dans tous les organismes.

Dans ce contexte, la DSNA continue ses mesures de gestions. Elle supprime les mesures de sur-alimentations reconductibles tacitement et annonce que celles-ci seront discutées à chaque GS 32 heures en attendant la nouvelle méthode d’alimentation travaillée en GT protocolaire.

CDA0784 2018-07-10 - GS 32H (0.8 MiB)


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Flash Info — Suivi des recrutements protocolaires

Le 6 juillet, s’est tenue une réunion de suivi des recrutements à la DGAC. En 2017, 95 ICNA ont été recrutés au lieu des 102 prévus et tout porte à croire que le bilan risque d’être similaire pour les recrutements de 2018.

En effet, depuis plusieurs années, le recrutement interne n’attire plus : il y a moins de candidats que de places au concours interne, ou à la sélection et l’examen professionnels. Les places non pourvues sont alors autant de places supplémentaires au concours externe sous réserve du respect du schéma d’emploi de la DGAC (plus le report est grand et plus celui-ci nécessite des arbitrages complexes). Ainsi en 2017, il y a eu 26 places supplémentaires au concours externe soit un total de 86 au lieu des 60 prévues initialement.

De même, le nombre de candidats au concours externe est insuffisant : en 2017, 507 candidats se sont présentés aux épreuves écrites aboutissant à 122 admissibles. Bilan : 7 places n’ont pas été pourvues et nécessitent encore plus de recrutements en 2018. Si deux emplois réservés supplémentaires ont été recrutés au bénéfice de Cayenne, le SNCTA considère qu’il est également nécessaire d’ouvrir des places au concours RUE (ressortissants de l’Union européenne).

Le SNCTA n’est malheureusement pas surpris par ces mauvais chiffres qu’il a anticipés depuis plusieurs années. C’est pourquoi, en parallèle de l’augmentation des recrutements ICNA et afin de limiter l’impact sur le schéma d’emploi, il a fait inscrire dans le Protocole 2016, une augmentation de la proportion des recrutements par concours externe de 60 % à 75 %.

Il est également à l’origine des modifications des modalités du concours externe qui s’appuiera dès 2019 sur le concours commun polytechnique (CCP). Ceci donnera beaucoup plus de visibilité au concours ICNA. L’objectif est d’avoir une forte augmentation du nombre de candidats, condition nécessaire à plus de recrutements.

Le prochain enjeu est celui de la capacité de formation de l’ÉNAC. Actuellement, hors promotion « professionnelle », seules 3 promotions par an peuvent être formées soit 96 élèves. Il est indispensable d’augmenter cette capacité à court terme pour former tous les recrutements 2018 et de manière pérenne car le besoin en contrôleurs, maintenant démontré au plus haut niveau dans les Assises du transport aérien, est durable.

Des annonces ou la signature d’un accord ne suffisent pas à augmenter les recrutements. Le SNCTA travaille depuis bien avant le Protocole à sécuriser les recrutements et la formation pour que les décisions prises se concrétisent le plus vite possible en effectifs opérationnels.

FI 2018-07-06 - Suivi Des Recrutements Protocolaires (1.3 MiB)