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Communications

Retrouvez les publications du SNCTA (Tracts, Conflits Dans l'Air, etc...)

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Flash Info — CT DGAC : bis repetita non placent

Cocotte minute sous pression

Le directeur général nous a ré-annoncé l’ouverture de négociations protocolaires. Cette annonce avait déjà été faite le 7 mai dernier à l’issue de deux jours de grève à l’appel du SNCTA. Elle avait suscité de vives réactions de la part de certains syndicats…

La mise en garde du Comité national du SNCTA du 6 octobre a porté ses fruits : plutôt que d’organiser d’interminables négociations transversales par GT thématiques comme lors du protocole précédent, des bilatérales seront organisées avec le cabinet du ministre et le secrétariat général afin d’avoir un canevas présentable fin novembre, rendant possible un accord en fin d’année ou tout début 2016.

Inévitablement, les polémiques syndicales concernant la méthode de négociations ou les conditions de validité d’un accord (majoritaire ? pas majoritaire ?) sont réapparues. Pour certains, le protocole doit être global et il n’y a même pas d’urgence à le négocier ! (sic) Le SNCTA, lui, se refuse à l’attentisme. Après six ans de régression sociale, les contrôleurs ont des revendications et le SNCTA compte bien les porter haut et fort.

Peu importe le cadre ou la méthode, l’important maintenant c’est le contenu des négociations. Le SNCTA attend rapidement des réponses précises aux problèmes concrets, qui nécessitent dans certains cas un traitement imminent :

  • recrutements et gestion des effectifs, sur une perspective de cinq ans ;
  • expérimentation de l’organisation du travail dans les centres demandeurs ;
  • modernisation des infrastructures et des systèmes techniques ;
  • gestion opérationnelle des tours et des salles (suites de l’audit EASA) ;
  • tests de maintien des compétences pratiques et linguistiques (règlement UE 2015/340, ex IR-ATCO) ;
  • conditions de maintien de l’aptitude médicale ;
  • carrières, rémunérations et prise en compte de l’expertise contrôle ;
  • conditions de départ à la retraite des ICNA ;
  • and so on…

Les pouvoirs publics perçoivent mal la nécessité d’un accord rapide avec les contrôleurs ?
Le SNCTA est déterminé à leur en donner envie.
Que les contrôleurs se tiennent prêts à la mobilisation !

Flash Info — CT DGAC : bis repetita non placent (0.8 MiB)

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Flash Info — RIFSEEP : Attention danger !

Engrenages

C’est quoi le RIFSEEP déjà ? C’est une réforme qui vise à simplifier le paysage indemnitaire de la fonction publique en réduisant le nombre des « primes ». Toutes les primes ont vocation à être remplacées par une Indemnité de Fonctions, de Sujétions et d’Expertise versée mensuellement et, éventuellement, un Complément Indemnitaire Annuel lié à l’engagement professionnel et la manière de servir (non reconductible automatiquement, fondé sur l’entretien professionnel). Ce dispositif exclut tout autre prime équivalente… sauf les exceptions auxquelles le gouvernement voudra bien consentir !

Un grand saut dans l’inconnu… Dans leurs conciliations de fin juin, certaines OS ont acté rapidement le principe d’adhésion des contrôleurs au dispositif RIFSEEP. Pour le SNCTA, envisager de remettre en cause la mécanique complexe de notre régime indemnitaire, structuré par des décennies d’évolutions, nécessiterait impérativement d’avoir une vision précise de la nouvelle organisation qui ne devrait pas porter en elle les germes d’une possible régression sociale : ce n’est pas le cas avec le RIFSEEP !

Ce qui prime pour les contrôleurs : notre régime indemnitaire est un mécanisme d’horlogerie compliqué. Il a évolué, grâce au SNCTA, vers ce qui constitue un équilibre, étant tout à la fois un outil de protection des contrôleurs, un élément de cohésion du corps, un facteur de sécurité et même un dispositif de complément de pension de retraite via l’ATC. Tout cela est menacé par le RIFSEEP :

  • nos primes ont jusqu’à 15 niveaux, ce qui garantit la continuité de notre déroulement de carrière. Le RIFSEEP est compris entre 2 et 4 niveaux ;
  • facteur de sécurité pour les agents, le maintien de certaines primes dans des cas particuliers est menacé (16 ans de PC, inaptitude médicale, reprise d’approche, formation après mutation…) ;
  • alors que la performance des contrôleurs ne doit être appréciée que collectivement et dans la durée, une gestion indemnitaire individualisée, remise en cause tous les ans, est prévue dans le RIFSEEP ;
  • vu les liens entre nos primes, leurs spécificités par centres ou par régions, la rigidité structurelle du RIFSEEP ne nous permet pas de nous y retrouver.

Dans les négociations à venir, le SNCTA défendra âprement les spécificités de notre régime indemnitaire : avant la fin de l’année, l’exclusion du dispositif RIFSEEP pour les corps techniques de la DGAC doit être validée !

Flash Info — RIFSEEP : Attention danger ! (0.9 MiB)

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Flash Info — Ministère... en vert et contre nous ?

Avion et tour de contrôle sur une valise verte servant de tarmac, le tout posé sur une feuille

Fer

Incidents incessants causant des retards sur les réseaux régionaux et interrégionaux et la dégradation de la sécurité avec déjà un accident majeur dû à des défauts avérés d’entretien.

Mer

Alors que le trafic maritime mondial explose, la flotte marchande française ne cesse de diminuer.

Routes

Dégradation et saturation des réseaux accompagnées de la détérioration du niveau de sécurité.

Et dans les airs ?

Bérézina chez tous les transporteurs français et système de navigation aérienne obsolète, que ce soit techniquement ou dans son mode de gestion. À n’en pas douter, si la trajectoire reste la même, nous expérimenterons dans l’aérien les mêmes effets qu’ont subis les autres secteurs des transports.

Pendant ce temps, au ministère, pardon, au secrétariat des transports, c’est la valse des conseillers qui, quand ils ont accumulé suffisamment de miles pour obtenir le poste qui leur sied, quittent prestement cette annexe au grand ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. Les transports et les réseaux, qui ont été les principaux atouts de la France, n’ont plus la côte. Pas assez green pour des politiques qui se défaussent sur des administrateurs sans cap, sans vision ni stratégie et qui, pour blanchir leurs échecs, les transposent sur les personnels ou leurs représentants.

Alors qu’Air France est en grand péril et la navigation aérienne à la peine, nos dirigeants et leurs affidés stigmatisent de prétendues coteries de pilotes ou contrôleurs qui seraient la cause de tous les maux. Aidés par une certaine presse et des axes de communication bien rodés, ils entendent masquer leur impéritie chronique depuis de trop nombreuses années.

La situation de la DGAC, et de la navigation aérienne particulièrement, est plus qu’inquiétante. Une filière technique sinistrée, des contrôleurs extrêmement préoccupés par la fiabilité des systèmes qu’ils exploitent, l’incapacité de l’administration à conduire des projets qui font sens d’un point de vue opérationnel et l’incessante pression qu’ils subissent du fait d’exigences sans limites des régulateurs nationaux ou européens… Les conflits se multiplient, ils sont de plus en plus brutaux, symptômes d’inquiétudes croissantes et d’exaspération des personnels.

Face à cela, silence radio ! Au ministère, c’est vacance d’emploi et, à la DGAC, on cherche une date pour une réunion !

Pour le SNCTA, c’en est trop ! Il ne négociera pas dans les conditions similaires aux deux derniers protocoles qui se sont soldés par un échec, avec une direction ou avec un secrétariat d’État incapables de tenir leurs engagements. Il exigera des interlocuteurs fiables, en mesure de garantir sans ambiguïté les engagements pris. Pour cela, il n’hésitera pas, si nécessaire, à mobiliser les contrôleurs dans un conflit d’ampleur sur une très longue période, et ce, dans les toutes prochaines semaines.

Le SNCTA attend des garanties rapides, claires et irrévocables sur les moyens et les orientations que l’État entend donner à la navigation aérienne et notamment sur ce qui constituera l’accompagnement social indispensable à la mise en place des réformes et nouvelles exigences qui s’imposent aux contrôleurs aériens.

Sans dialogue et sans compromis, c’est le conflit qui s’imposera.

Flash Info — Ministère... en vert et contre nous ? (0.7 MiB)

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Flash Info — Quand la DSAC s’invite au feu d’artifice du marquis de Villeneuve-le-Roi

Blast off — feu d'artifice

Les faits. La DSAC, sollicitée par la mairie de Villeneuve-le-Roi, commune riveraine d’Orly, interroge la subdivision contrôle de l’aéroport sur la possibilité de tirer un feu d’artifice à 21 h 30. La subdivision considérant le risque encouru en cas de remise de gaz donne un avis défavorable pour 21 h 30 et propose un tir après le couvre-feu, soit 23 h 30.

Un avis contourné. La DSAC accuse réception de l’avis négatif des services de contrôle d’Orly motivé par la proximité immédiate de la piste 08/26 et décide de passer outre. Elle indique aux services d’Orly que le tir aura lieu, quoi qu’il advienne à l’heure souhaitée par le maire de Villeneuve-le-Roi.

Un surveillant aux ordres et des services de contrôle désemparés. L’attitude surréaliste d’un surveillant servile (la DSAC) et l’incompréhension des services de contrôle (la Sub. Contrôle) vont une fois de plus exposer les acteurs de première ligne que sont les pilotes et les contrôleurs.

Cette situation, qui va à l’encontre non seulement du bon sens, mais surtout de la sécurité, va conduire à laisser le chef de tour, seul, gérer le risque potentiel engendré par cet événement festif qui ne supporte pas même un retard de 2 heures. Car bien entendu, pas question pour les autorités d’arrêter le trafic pendant la demie-heure de show — de 21 h 30 à 22 h !

Un responsable opérationnel sous tutelle. Après analyse de la situation, et considérant la densité du trafic à cette heure, le chef de tour fait le choix d’arrêter les vols dans le créneau 21 h 30 — 22 h pour assurer la sécurité. Prévenu, le permanent opérationnel de la DGAC, dit comprendre la situation, mais intime au chef de tour de reprendre le trafic tout en lui demandant de faire reporter le tir du feu d’artifice à 23 h 30. Il s’agit dès lors pour de chef de tour d’une décision de la DGAC. Le trafic n’est donc pas arrêté à 21 h 30 et la mairie de Villeneuve est avisée que le feu d’artifice ne pourra être tiré qu’à partir de 23 h 30.

Un maire qui confisque l’espace aérien et sème le désordre dans le ciel parisien. À 21 h 50 le maire appelle la tour. Visiblement agacé, il déclare que le feu sera tiré à 22 h et raccroche au nez du chef de tour sans autre explication. Dans l’urgence les trafics sont déroutés vers les circuits d’attente d’Orly et le centre de contrôle d’Athis-Mons est contraint de garder les autres vols à l’arrivée à haute altitude. À ce moment, la demande d’arrivées sur l’aéroport est de 36 avions-heure ! Tous les départs sont arrêtés, le feu d’artifice débute, sur ordre du marquis de Villeneuve, à 22 h pétantes !

Cet évènement, particulièrement inquiétant, souligne les carences graves de la DSAC. Si tatillonne lorsqu’elle joue à domicile, elle est totalement immature et incapable d’assumer des décisions fermes face aux puissances extérieures qu’elles soient politiques ou économiques. Ce constat est grave, car quand les autorités de surveillance se couchent, c’est la sécurité des citoyens qui est hypothéquée. Le SNCTA mettra tout en œuvre pour que cessent ces agissements et pour que ce qui s’est passé à Orly soit fermement condamné par la DGAC et par l’État.

Flash Info — Quand la DSAC s’invite au feu d’artifice du marquis de Villeneuve-le-Roi (0.9 MiB)

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Flash Info — Le gouvernement calédonien perd son sang froid...

Marteau et tas aux couleurs de la Nouvelle-Calédonie

…et son procès contre le SNCTA

Un président de gouvernement pas à la hauteur de sa fonction. Le SNCTA a été consterné de voir le responsable du gouvernement calédonien tenter de masquer son impéritie en voulant jeter le discrédit sur l’action syndicale du SNCTA et au-delà sur toute une profession. Dans son communiqué de presse du 17 septembre, ses mensonges et son agressivité n’ont trompé personne et, en tout cas, pas la justice. La gestion de la situation du contrôle aérien en Nouvelle-Calédonie n’est pas digne d’un pays développé et n’est aucunement à la hauteur des enjeux.

Plutôt que la discussion, le procès. La compagnie aérienne Air Calédonie International, aux ordres du gouvernement local qui en est actionnaire à 99 %, a attaqué le SNCTA en référé au motif que ses vols étaient pénalisés directement par la grève et que les raisons du conflit n’étaient pas fondées. Si tenter de contrer une grève par une action judiciaire est une pratique fréquente à l’étranger, elle est inédite dans notre république et reste généralement inefficace partout où les compagnies s’y essayent. Cette diversion judiciaire du gouvernement calédonien peine à masquer l’incapacité du pouvoir local à conduire un dialogue social constructif et au-delà à donner à la Nouvelle-Calédonie les moyens de sa réussite.

Au-delà de ce conflit, c’est l’image du territoire qui est entachée. Comment préparer l’avenir de cette région et accompagner un développement, qui repose aussi sur un contrôle aérien sûr et efficace, avec une telle inconsistance politique ? Comment ce gouvernement espère-t-il attirer vers les métiers du contrôle aérien des jeunes calédoniens afin de lutter contre les problèmes de ressources humaines avec une telle conception du dialogue social ? En les maltraitant et en les payant 40 % de moins que leurs collègues métropolitains qui font le même travail ? Comment espère-t-on enfin continuer à attirer des contrôleurs métropolitains quand on voit ce qui se cache derrière la carte postale ?

La section locale du SNCTA a fait face avec courage à une agression caractérisée. Le sang-froid et la détermination des contrôleurs calédoniens ont fait barrage à toutes ces manœuvres de déstabilisation et permis au SNCTA de gagner le procès que la compagnie Aircalin lui intentait.

Cette victoire judiciaire est un premier pas vers la reconnaissance des besoins exprimés localement par les contrôleurs. Les autorités et l’administration locales doivent maintenant travailler avec les représentants du SNCTA à trouver les voies qui permettront au service de contrôle de la Nouvelle-Calédonie de rejoindre un standard acceptable pour la qualité et la sécurité du service rendu aux usagers.

Que cette décision de justice serve de leçon à tous ceux qui regrettent ou oublient que le droit de grève est un droit constitutionnel, restreint et très encadré pour les contrôleurs, que le SNCTA exerce en dernier lieu et toujours dans le respect de la loi !

Flash Info — Le gouvernement calédonien perd son sang froid... (0.6 MiB)

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Communiqué du Comité national

Comité national

Le Comité national du SNCTA, réuni les 5 et 6 octobre 2015 à Athis-Mons :

  • exprime sa satisfaction sur le bilan de l’été à Reims. Les expérimentations de l’organisation du travail ont permis une amélioration de la sécurité et de la fluidité du trafic tout en améliorant les conditions de travail des contrôleurs ;
  • constate que, hors cette expérimentation, la DGAC, par son absence d’initiative, voire par l’obstruction des pouvoirs publics, met la DSNA dans une situation délétère ;
  • s’inquiète en particulier de la situation des services techniques, qui menace la mise en place des nouveaux outils de contrôle (EEE, etc.) et la maintenance de systèmes opérationnels. Il enjoint à l’administration de trouver les solutions nécessaires pour permettre à la filière technique d’assurer ses missions ;
  • s’inquiète également du fait que les négociations sociales annoncées le 4 mai dernier n’aient toujours pas démarré et refuse ces atermoiements. Ces négociations doivent avoir été menées avant l’examen du BACEA par le Parlement ;
  • rappelle en particulier les exigences du SNCTA en matière d’amélioration du taux de remplacement via le CIT et l’ATC, de compensation des pertes de pouvoir d’achat subies depuis 2010 et de celles à venir avec la suppression de l’IEC-CSG, d’amélioration de la carrière par une meilleure prise en compte de l’expertise des contrôleurs. D’autre part, il réaffirme la nécessité de poursuivre les expérimentations sur l’organisation du travail là où le trafic les rend nécessaires et où les contrôleurs le souhaitent ;
  • rappelle également l’obligation de négocier la mise en place du règlement 2015/340 (ex IR-ATCO).

Le Comité national mandate donc le Bureau national pour que les négociations concernant spécifiquement les contrôleurs aboutissent avant la fin du mois de novembre. Dans le cas contraire, il mandate le Bureau national pour déposer un préavis de grève reconductible sur une longue durée.

Communiqué du comité national (85 KiB)

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Retraite : ...sur le métier remettons notre ouvrage

Objectif : 70 %

Taux de remplacement faible et jeune limite d’âge : il ne fait pas bon avoir été ICNA ! En outre, la décision extrêmement tardive sur le glissement arbitraire vers 59 ans plonge les collègues en fin de carrière dans une incertitude préjudiciable. Défendre ces agents, maintenir les pensions grâce au CIT, et revaloriser l’ATC : le SNCTA exige, sous peine de conflit, que le gouvernement tienne ses engagements. Il négociera avec fermeté de meilleures conditions de départ.

Limite d’âge 57-59 en courte finale

Le service des retraites de l’État (SRE) donnait, sur les limites d’âge, des informations contradictoires aux contrôleurs concernés et à l’administration. Revendication du SNCTA lors du préavis de grève de début juillet, une circulaire interministérielle est sur le point d’être publiée, pour interpréter la loi sur le glissement de l’âge limite des ICNA. En fonction de la date de naissance, elle fixe les limites suivantes :

  • jusqu’au 30 juin 1961 : 57 ans ;
  • à partir du 1er juillet 1961 : 57 ans et 4 mois ;
  • en 1962 : 57 ans et 9 mois ;
  • à partir de 1963 : 59 ans.

Ces limites figurent dans le Guide du contrôleur depuis plus d’un an et ont été appliquées aux plusieurs centaines de simulations retraite personnalisées effectuées par le SNCTA.
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Flash Info — L’art de la tromperie...

Scam alert

ou comment les pouvoirs publics nous servent sur un plateau doré la plus forte baisse de salaire de notre histoire

Après les heureuses surprises…

Nombre d’entre vous ont constaté, avec délice, une hausse de leur dernière rémunération. De quoi s’agit-il ? Eh bien d’une prime supplémentaire. Non, vous ne rêvez pas ! Nos dirigeants, qui cherchent par ailleurs tous les moyens permettant de réduire le nombre de nos primes, ont décidé, en mai dernier, d’en créer une nouvelle. Miracle ! Celle-ci est mise en paiement moins de six mois après avoir été imaginée par les cerveaux de la fonction publique. Efficacité record des ministères de la fonction publique et du budget, Guichet Unique survitaminé… Sont-ce là les premiers effets du choc de simplification ? Allons-nous voir enfin fondre, sous les feux de cette nouvelle efficacité, l’ensemble des retards accumulés dans la mise en œuvre de mesures négociées, puis promises, parfois depuis plusieurs années par nos gouvernements ?

…les désillusions !

Hélas non ! Cet étonnant coup de rein des commis de Bercy et de la fonction publique n’a qu’un seul but : réduire la masse salariale par un abracadabrantesque tour de passe-passe qui conduira certains d’entre nous à voir leur rémunération amputée de 100 à 300 € par mois au cours des 3 à 4 prochaines années.

Une tragédie inique émanant d’un esprit tordu !

Acte 1 : campagne de dénigrement conduite début avril par Mme Lebranchu, ministre de la Fonction publique, contre une prime : l’IECCGS.

Acte 2 : suppression indolore de l’IECCGS le 29 avril 2015 par décret et création le même jour d’une indemnité dégressive versée aux ex-bénéficiaires de l’IECCGS.

Acte 3 : prescription d’un anesthésique euphorisant constitué par la mise en paiement mensuel, à partir de septembre (avec les rappels courants depuis mai 2015), de l’indemnité dégressive.

Acte 4 : suppression sur deux à quatre ans et pour la moitié des contrôleurs, de toute augmentation salariale consécutive aux changements d’échelon ou de chevron.

Acte 5 : réveil difficile des salariés avec, en plus des pertes de pouvoir d’achat accumulées depuis 2009, une baisse de salaire sans précédent pouvant atteindre 300 € par mois pour les contrôleurs les plus impactés par la mesure.

Les contrôleurs, du fait de leur taux de primes élevé, sont parmi les plus affectés par cette mesure. C’est inacceptable ! Le SNCTA ne négociera aucun accord qui ne prenne pas en compte une hausse sensible des rémunérations des contrôleurs.

Flash Info — L’art de la tromperie (0.5 MiB)

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Flash Info — Pouvoir d’achat : du préavis de juin aux négos de rentrée

pièce de deux euros cassée

Responsabilités et contraintes s’accroissent sur les contrôleurs au vu d’une part de la hausse du trafic, notamment à la pointe, et d’autre part de la baisse des effectifs. De plus, depuis 2009, les gains de productivité ne sont plus partagés avec les salariés : le trafic a augmenté de près de 10 % mais, du fait du gel du point d’indice et du gel des primes, le coût du travail d’un contrôleur a parallèlement baissé de près de 10 %. Et pour près de la moitié des contrôleurs, sans action syndicale, cette baisse va s’accélérer du fait de la suppression progressive, au fil de l’avancement, de l’indemnité exceptionnelle de compensation de la CSG (IEC-CSG), laquelle peut atteindre 3 000 € par an pour les grades les plus élevés.

Le relevé de conclusion signé par le SNCTA suite à sa levée de préavis de juin renvoie les questions de pouvoir d’achat aux négociations sociales qui s’ouvriront prochainement. L’objectif du SNCTA y sera simple : obtenir un partage des fruits de la croissance du trafic, que les contrôleurs écoulent avec ponctualité et en toute sécurité.

À cette fin, il défendra une compensation exceptionnelle de la perte de pouvoir d’achat occasionnée par le gel des primes de 2010. Cette perte n’a en effet été que partiellement compensée par le passé. Le SNCTA défendra également une réévaluation indemnitaire via la revalorisation de l’ISQ et de son supplément en fonction de l’inflation, des objectifs des plans de performance, et tenant compte de la suppression de l’IEC-CSG. Il défendra enfin la création d’une négociation annuelle obligatoire (NAO) où sera négociée la réévaluation des primes sur le même principe.

Durant les négociations sociales, le SNCTA portera avec force et constance ses revendications 
sur le pouvoir d’achat des contrôleurs

Flash Info — Pouvoir d’achat : du préavis de juin aux négos de rentrée (1.1 MiB)

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Flash Info — Licence : devoirs de vacances pour la DSNA

Entre la prise en compte des résultats de l’audit de l’EASA et la publication de l’IR ATCO, la DSNA avait, au cours de l’année passée, l’occasion de travailler sur plusieurs sujets qui touchent au cœur du métier des contrôleurs : leur licence. Mais, à vouloir passer pour le bon élève de l’Union européenne, et en ayant une approche trop administrative des thèmes, la DSNA en a oublié l’essentiel : ne pas être hors sujet et garder le lien avec le concret, l’opérationnel. Espérons que la DSNA mette cet été à profit pour réviser ses bases et rendre de meilleures copies dès la rentrée…

Audit EASA — Surveillance 
des heures de fréquence

Selon l’EASA, afin de s’assurer de la pratique régulière de ses agents, la DSNA doit pouvoir apporter des preuves concernant les heures de fréquence que les contrôleurs effectuent.

Attention au hors sujet

L’EASA ne demande ni un contrôle de présence, ni un outil de management RH, ni une déresponsabilisation des contrôleurs et des chefs de salle…

Audit EASA — Surveillance 
des groupes de secteurs contrôlés

Selon l’EASA, le système actuel de décompte des heures ne permet pas de s’assurer de la compétence d’un contrôleur sur l’ensemble des secteurs sur lesquels il est qualifié.

Ne pas confondre la théorie et la pratique

La compétence des contrôleurs est globale. Vouloir la segmenter en zones n’a pas de sens : selon que les secteurs sont groupés ou non, gérés de jour ou de nuit, en heures de pointe ou en heures creuses, la pratique diffère et le décompte par zone ne prouve rien. Attention à l’excès de zèle.

IR ATCO — Tests sur position

Le règlement Licence stipule qu’un test tri-annuel de vérification des compétences sur position doit être mis en place.

Le piège de l’approche scolaire

Chaque contrôleur fait montre de ses compétences à chaque vacation. Sa compétence de contrôleur peut déjà être mise en doute à tout moment. L’EASA n’aura jamais de limite dans son approche bureaucratique de notre métier, inutile de lui emboiter le pas surtout lorsque cela n’a pas d’intérêt opérationnel.

IR ATCO — Tests d’anglais

Le règlement Licence stipule qu’un test de vérification des compétences en langue anglaise doit être effectué pour la prorogation de la mention linguistique.

Attention à ne pas se disperser

La compétence en anglais d’un contrôleur a un caractère opérationnel. Pour en évaluer le niveau, seul un contrôleur disposant d’une mention d’unité valide possède l’expertise requise. Toute autre intervention dans l’évaluation est inacceptable.

Les contrôleurs aériens prouvent chaque jour leur haut niveau de compétence.
Ils n’ont pas besoin de contraintes bureaucratiques superflues.

Flash Info — Licence : devoirs de vacances pour la DSNA (2.0 MiB)