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Sections Locales

Les articles des Sections Locales

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CDA LFPG — Bricoler ou batir l'avenir ?

Le trafic revient partiellement à CDG et l’urgence sanitaire n’est officiellement plus d’actualité : nous entrons dans une phase de pilotage du retour à la normale. Certains paramètres ont changé, mais l’essentiel demeure : notre mission est d’assurer la sécurité des vols, et elle s’exerce dans un contexte très réglementé.

Le cadre réglementaire

Les conditions de travail des contrôleurs, en particulier dans le groupe A, sont très cadrées. Elles comportent des niveaux multiples et complexes, mais s’imposent à nous. Leur non-respect peut avoir des conséquences graves d’un point de vue judiciaire, social et organisationnel.

En l’état, à CDG, nous sommes placés sous le régime des Expérimentations RH, dérogatoire à l’arrêté de 2002. Les RO n’ont pas encore de définition officielle, les négociations à ce sujet étant toujours en cours au niveau national. La mutualisation des XP ouvre la possibilité à une reprise des J0 en 2020, si le trafic de CDG le rendait nécessaire.

Le cadre opérationnel

Le trafic remonte, CDG accueillant à présent environ la moitié du trafic nominal pour cette période de l’année. La réouverture du doublet Nord, accompagnée de la décision d’armer 2 tours de contrôle en journée, marque pour CDG le retour à une configuration opérationnelle gourmande en ressources. Les règles de tenue de position n’ont pas évolué, et, pour respecter les textes, il faut expliciter l’armement prévu et identifier les pauses réglementaires dans le TDS.

La nécessaire adaptation

Face à une situation de trafic qui a évolué, et dans le souci d’optimiser les ressources de contrôleurs, il est compréhensible que l’administration puisse vouloir aménager certains éléments du TDS pré-Covid.

Le SNCTA, qui participe au dialogue sur tous les sujets et qui revendique de “ne pas être à priori contre”, est tout-à-fait prêt à entendre les demandes de notre encadrement, et à travailler à trouver les meilleures solutions pour parvenir à une organisation du travail plus adaptée aux besoins.

Nous l’avons déjà fait maintes fois par le passé, et nous nous sommes déclarés à plusieurs reprises complètement disponibles pour participer à la discussion du TDS de la rentrée.

L’impératif de sécurité

Cependant, nous avons aussi le devoir d’assurer pleinement notre rôle de partenaire social, et d’experts du contrôle aérien. Il serait par exemple impensable pour nous d’accepter une  organisation du travail ne respectant pas les textes en vigueur, a fortiori si elle fait porter un risque légal, juridique ou pénal sur les contrôleurs et/ou leurs responsables opérationnels.

Un fonctionnement illégal

A ce titre, la décision prise d’armer les deux tours de contrôle dès le mois d’août, avec un effectif minimum de 9 personnes présentes par équipe, sans renforts de QICA, de hors-salle, ni de J0, et sans avoir décrit de schéma d’armement comportant un nombre réduit de positions, est un très gros problème.

En l’état, il place tous les contrôleurs dans un statut d’illégalité permanente, faisant reposer sur eux seuls, au moindre incident, l’entière responsabilité d’un armement incohérent avec l’ensemble des textes applicables.

Ecrire un cadre clair

Il est donc impératif d’écrire un cadre clair, fondé sur un schéma d’armement et des règles de fonctionnement réalistes, qui établisse sans équivoque les devoirs et les responsabilités des équipes et des responsables opérationnels en terme d’armement.

Ils pourront alors exercer leurs prérogatives en toute confiance, et se consacrer à la mission première des contrôleurs : assurer la sécurité de l’écoulement du trafic aérien.

 

Il faut maintenant penser l’organisation qui permettra d’affronter les nouveaux enjeux. Cependant, l’expérience collective de l’aéronautique montre que la précipitation, le manque de rigueur, et l’à-peu-près règlementaire n’ont jamais apporté de solution ni durable, ni saine.

LFPG CDA 198 Bricoler ou batir l'avenir (0.1 MiB)

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Flash Info LFBB — L'USAC CGT en perte totale de contrôle

Panneau « Stop », « wrong way »

C’est avec effarement que le SNCTA a constaté que la campagne médiatique née d’un article venimeux et inexact du journal « Le Parisien » a été très largement attisée par le Bureau national de l’USAC CGT. Un de ses secrétaires nationaux a d’ailleurs été pris en flagrant délit de témoignage « anonyme » dans les JT de 20 heures du 23 juillet. En dénigrant les ICNA bordelais en XP, en utilisant sans complexe des moyens fallacieux, la CGT joue à un jeu extrêmement dangereux qui ébranle l’unité même de la DGAC. Désormais, les ambitions affichées de ce syndicat sont aussi claires que scandaleuses : susciter une bien sordide lutte des classes au sein même de la DGAC.

Les contrôleurs bordelais apprécieront d’avoir été jetés en pâture devant l’opinion publique par… des représentants du personnel, qui n’en ont plus que le nom. Ils apprécieront les méthodes d’imposture visant à les souiller. Ils apprécieront l’atteinte durable à leur image, en dépit des efforts de modernisations technique et sociale qu’ils ont concédés ces dernières années et en dépit de la continuité des services du contrôle qu’ils ont assurée pendant la crise sanitaire.

Tandis qu’elle boycotte la plupart des réunions nationales pourtant fondamentales, l’USAC CGT mène donc une campagne anti- XP, suivie par d’autres organisations syndicales, y compris celles non représentatives des ICNA. À la différence de ces dernières, elle n’hésite plus à utiliser mensonges et caricatures au détriment du corps des ICNA. La fin justifierait-elle les moyens les plus bas ?

Les contrôleurs ne peuvent oublier que le SNCTA a dû défendre inlassablement la profession pendant les innombrables préavis de grève relayés par la CGT, si éloignés des intérêts des contrôleurs voire de celui des personnels de la DGAC dans leur ensemble. Alors qu’elle apparait soudainement concernée par l’état des finances de la DGAC, comment oublier les centaines de millions d’euros perdus par les compagnies, les dizaines de millions par la DGAC ? Il est largement temps que la CGT cesse d’abuser du droit de grève qui ne soutient plus que la stratégie politique de sa centrale et retrouve les vertus de ce pour quoi elle existe : celles d’un syndicat.

La priorité du SNCTA est de se battre pour le maintien des conditions de travail des contrôleurs, où qu’ils soient. Son objectif actuel est d’accompagner la reprise du trafic aérien sans compromettre les conditions de travail des autres personnels. La trajectoire budgétaire ne pourra redevenir meilleure qu’avec la constante adaptation des contrôleurs. Une ligne rouge a été franchie. Nous n’oublierons pas.

LFBB—FI USAC (0.5 MiB)

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CDA Lyon - Anti-social, tel est leur combat !

Haro sur les contrôleurs aériens ! En pleine crise sanitaire et économique, une campagne de presse vise une prétendue « prime de sur-activité » des contrôleurs aériens. Le SNCTA dénonce la présentation particulièrement partielle et partiale des faits, ainsi que ceux qui, se réfugiant derrière un anonymat tout relatif, tentent pathétiquement de contourner les choix démocratiques des contrôleurs. Au risque d’exposer dangereusement notre profession et, par extension, tous nos collègues de la DGAC.

La démocratie sociale, sous couvert d’anonymat

La semaine dernière, une campagne de presse est venue jeter le trouble sur les rémunérations des contrôleurs. La perception de la prime relative à la mise en place d’expérimentations sur les conditions de travail des contrôleurs aériens est présentée comme une « prime de sur-activité ». La presse écrite, comme audio-visuelle, a été renseignée par des « informateurs » souhaitant garder l’anonymat mais que leurs voix permettent d’identifier sans grande difficulté. Et dans chaque article de presse, dans chaque reportage, les mêmes éléments de langage, les mêmes expressions.

Or, les expérimentations sur le temps de travail des contrôleurs aériens ne concernent pas la « sur-activité » mais visent à « ajuster les moyens humains déployés, d’une part à la demande de trafic et d’autre part aux besoins en expertise et formation liés aux modernisations techniques et opérationnelles » (Protocole 2016).

Au-delà de la présentation volontairement tronquée et partisane, la méthode employée est choquante, puisque les « informateurs » se sont fait passer pour des contrôleurs, ce qu’ils ne sont pas. Le courage semble donc manifestement manquer à ceux qui entendent représenter notre profession mais n’osent pas assumer, à visage découvert, leurs propos.

Tentative pathétique de contournement du vote des salles de contrôle

L’origine de ces attaques ne fait guère de doutes. Certains syndicats de la DGAC, minoritaires chez les contrôleurs, n’ont jamais caché qu’ils étaient opposés aux expérimentations. Pourtant, dans tous les centres où elles ont été mises en place, leur principe a été approuvé, par les contrôleurs. À Lyon, les ICNA se sont prononcés à près de 80 % pour, mi-2018. Et lors du comité de suivi de l’expérimentation organisé en septembre 2019, pas une voix ne s’est élevée pour réclamer leur suspension ou leur arrêt.

Dans le cadre de la crise sanitaire et économique actuelle, le SNCTA négocie un accord sur la mutualisation du dispositif d’expérimentation, sur plusieurs années, qui permettra de disposer d’un cadre souple pour accompagner la montée en puissance du trafic aérien ainsi que les besoins en expertise et en formation indispensables à la modernisation de nos systèmes techniques mais aussi un besoin d’une aviation plus « verte » (trajectoires optimisées, merge point, descentes continues, target to arrival). Fidèle à ses principes, le SNCTA consultera les contrôleurs lyonnais sur une éventuelle déclinaison locale de cette mutualisation et s’en tiendra à l’avis majoritaire de la salle, quel qu’il soit.

Sans grande surprise, ceux qui se sont opposés hier à la mise en place des expérimentations, s’opposent à leur mutualisation aujourd’hui. Les « fuites » dans la presse interviennent alors même que le principe de mutualisation a été voté en CT DSNA. Étonnant ?

La campagne de presse actuelle n’est rien d’autre que le résultat d’une tentative de contournement du vote des contrôleurs qui, consultation après consultation, plébiscitent les expérimentations. Une conception pour le moins étrange de la « démocratie » sociale.

Quand on joue avec les allumettes, il ne faut pas s’étonner de faire flamber la maison

Cette tentative hypocrite risque évidemment de jeter l’opprobre non seulement sur notre profession, mais aussi sur l’ensemble de la DGAC.

Du fait des règlements « ciel unique européen », les performances des contrôleurs français sont, année après année, détaillées, scrutées, analysées et publiées. Toutes les statistiques, toutes les comparaisons avec nos homologues européens aboutissent aux mêmes résultats : malgré des outils techniques vieillissants, voire obsolètes, les contrôleurs aériens français parviennent à rendre le service avec un niveau de performance comparable à celui de nos voisins et ce, pour un coût horaire moindre.

Ceux qui confondent la barbouzerie et l’action syndicale ont-ils conscience que leurs méthodes risquent, par effet de contagion, d’attirer l’attention sur d’autres services ?

Le SNCTA n’entend pas se livrer à une guerre syndicale, et encore moins à une guerre des corps. Ce serait une perte de temps, d’énergie et cela porterait, in fine, préjudice aux contrôleurs et plus largement à tous les personnels de la DGAC.

Au niveau local comme au niveau national, le SNCTA poursuivra son travail de défense de la navigation aérienne et de notre profession. Il s’inscrira dans une démarche constructive, plutôt que dans l’opposition systématique ou la démagogie.

Les attaques médiatiques dont sont victimes les contrôleurs ne trompent personne, l’anonymat de leurs auteurs étant tout relatif. Cette tentative, désespérée et maladroite, de court-circuiter l’expression démocratique des salles de contrôle risque de jeter le discrédit non seulement sur notre profession, mais par contagion, sur bon nombre de services de la DGAC.

Le SNCTA n’a pas changé d’avis : le choix des conditions de travail des contrôleurs doit être le choix des contrôleurs.

 

2020-08-01 CDA LFLL Anti-social (0.2 MiB)

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Flash Info LFLL — 65 PC en équipes, still descending

En janvier 2017, DO1 expliquait aux contrôleurs lyonnais être capable de mener une politique de gestion prévisionnelle des effectifs afin de garantir que Lyon ne passe pas sous l’effectif de référence. Depuis des mois, le SNCTA tente d’expliquer que cette politique comptable n’est pas adaptée. Nous avions notamment « prédit » à une DO dubitative, le 21 juin 2019, que le nombre de PC risquait de tomber rapidement en-dessous de 68.

Lors du GS 32h de juillet 2020, le SNCTA s’est battu afin d’obtenir au moins 4 affectations à Lyon. Sans succès. Les 3 affectations obtenues ne parviendront qu’à combler les deux départs en CAP de fin 2019 et le départ à la retraite de juillet 2020. En prenant en compte 2,5 départs par an en CAP (moyenne sur les 5 dernières années), notre taux élevé d’arrêt de formation (en moyenne 1 élève sur 6) et notre temps moyen de formation (à la hausse), le SNCTA prévoit la situation suivante pour les 3 prochaines années.

Non, le résultat du GS 32h du 21 juillet n’est pas satisfaisant. Tout comme la perspective d’équipes tournant à 11 voire 10 PC jusqu’en 2024.

Le SNCTA va donc continuer à agir afin d’obtenir un véritable plan d’affectation pluri-annuel sur Lyon, mais aussi afin de faire baisser les durées moyennes de formation.

20200727 FI LFLL Effectif 65 PC (0.6 MiB)

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LFEE CDA - Un GT Effectif sous haute surveillance

Demain, le GT Effectif puis le GS 32 heures détermineront combien de sorties ÉNAC et d’AVE alimenteront les centres opérationnels de la DSNA. Dans le contexte de fortes tensions dans lequel le CRNA Est évolue depuis la phase du PRA, le SNCTA attend que ces instances de dialogue social apaisent le climat actuel !

La crise sanitaire ne donne pas carte blanche à l’administration. Le report des postes sous BO lors de la campagne de mobilité de printemps était compréhensible vu le contexte. Les Rémois attendent désormais le retour à un fonctionnement nominal, c’est-à-dire :

  • des recrutements dans le Nord et notamment à Reims qui permettront de faire face au trafic de 2024-25, prévu d’être du niveau de celui de 2019 ;
  • des AVE ouverts dans les organismes attractifs pour la campagne de mobilité d’automne.

Malgré le désordre actuel, les contrôleurs du CRNA Est continuent de faire preuve de professionnalisme. Ils s’investissent complètement dans la formation initiale sur simulateur, décuplée depuis des mois, ainsi que dans la transformation 4-Flight. Sans perspective mardi, la DSNA assumera de briser le fragile équilibre du centre.

Rester à Reims doit être un choix. Avec la crise, la DSNA se prive de la fidélisation, outil efficace pour inciter les contrôleurs qualifiés à rester plus longtemps. L’attractivité dépend aussi des conditions de travail et donc en partie, des effectifs. Si la DSNA ne souhaite pas gérer les conséquences d’un mécontentement social massif, elle doit préserver les équilibres nationaux.

 

2020-07-20 FI LFEE Un GT Effectif Sous Haute Surveillance (0.4 MiB)

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LFFF CDA - Le CRNA Nord, un centre à l’abandon?

Depuis quelques années effectifs et climat social sont en berne au CRNA Nord. Malgré l’assurance répétée du service que tout irait bien, nous voilà plongés dans une situation catastrophique qui va durer. Quelles perspectives pour notre centre? Le GT effectif du 21 juillet sera scruté par les PC d’Athis, l’administration doit envoyer des signaux positifs en affectant massivement tout en préservant la mobilité. Nous avons su nous adapter avec différents changements de tours de service et mettre en oeuvre des mesures pour renforcer la formation initiale des futurs PC, la DSNA souhaite-t-elle casser cette dynamique ?

La spirale infernale

Il y a deux ans encore des équipes à 9 PC+ACDS n’étaient pas envisageables. Cet été, les équipes à l’est sont majoritairement à 9+ACDS et bon nombre à l’ouest à 8+ACDS. Le contexte sanitaire a enlevé une épine du pied de notre encadrement pour passer l’été mais qu’en sera-t-il en 2021?

L’administration avait pris conscience de la situation de notre centre et le protocole devait apporter des solutions afin de notamment fidéliser les PC, outil efficace pour inciter les contrôleurs qualifiés à rester plus longtemps. Les négociations étant reportées sine die, les athégiens et les rémois sont laissés au bord de la route.

A la dernière CAP et suite à une fronde, l’administration avait finalement abandonné l’idée de reporter les affectations des mutés au delà de 12 mois mais se laissait l’éventualité de le faire pour la CAP d’été 2020. Là encore, le COVID la « sauve » et lui offre de garder les PC un été supplémentaire dans les centres du nord. Une fois de plus les potentiels mutés « apprécient » cette destinée.

Des signaux positifs nécessaires

La DSNA en affichant sa volonté de cadrer la réserve opérationnelle et de limiter le report des congés sur l’année suivante ajoute une mesure vexatoire à un contexte tendu. L’ambiance lourde en salle de contrôle est palpable, proche de la rupture. 

Le GT effectif et le GS 32H du 21 juillet vont décider du nombre de sorties ÉNAC et d’AVE dans les centres opérationnels de la DSNA. Le CRNA Nord doit bénéficier d’affectations suffisantes pour préparer les années 2024-25.

Les PC d’Athis demandent des mesures concrètes pour améliorer l’attractivité de leur centre et garantir des affectations conséquentes en sortie ENAC et AVE et ce, tout en maintenant la mobilité. 

Restreindre la mobilité aujourd’hui ne ferait qu’exacerber la volonté de mutation des PC du CRNA Nord. L’attractivité d’un centre passe par des effectifs dimensionnés pour assurer un bon niveau de service. Les choix d’aujourd’hui façonneront notre centre de demain et ne doivent pas juste être pris en réaction à une crise sanitaire, la bonne intelligence doit être de mise.

Depuis quelques mois et en dépit des mauvaises nouvelles s’accumulant au CRNA Nord, les contrôleurs se sont mobilisés et adaptés. Avec la mobilisation des détachés et des équipes, notre centre s’est investi massivement pour former nos PC de demain. Si la DSNA ne souhaite pas gérer les conséquences d’un mécontentement social massif et briser cette dynamique, elle se doit d’envoyer des signaux clairs.

LFFF20-0720 Centre à L'abandon (0.1 MiB)

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Aix — CT du 25 juin 2020 : Déclaration liminaire

Depuis le début de la crise sanitaire, le SNCTA a été force de proposition pour protéger les contrôleurs qui ont pu poursuivre leurs missions et assurer la continuité du trafic dans un contexte très particulier.

Alors que la situation dans le milieu aéronautique demande un travail national collectif des organisations syndicales et de l’administration centrale, le SNCTA condamne et rejette fermement les tentatives opportunistes de cette dernière relatives à la gestion des jours de congés, des jours de récupération horaire et de la réserve opérationnelle. Ces mesures unilatérales sont dénuées de sens opérationnel et sont vexatoires face au professionnalisme dont les contrôleurs aériens ont su et sauront toujours faire preuve. Les défis de demain sont nombreux, et ce n’est qu’avec l’adhésion des contrôleurs et du SNCTA, syndicat représentatif majoritaire, que la DSNA parviendra à les surmonter.

Malgré ce climat délétère, en tant que syndicat responsable, professionnel et soucieux de donner de la visibilité aux contrôleurs aixois, le SNCTA a prôné la mise en place d’une organisation estivale avec une augmentation des droits à congés et un tour de service adapté. Celle-ci fait l’objet du CT/S reconvoqué de ce jour, suite d’un premier CT/S auquel le SNCTA était, une fois de plus, seul à siéger. Pendant que d’autres organisations syndicales préfèrent s’adonner à des manoeuvres politiques, le SNCTA saura, comme à son habitude, obtenir un accord gagnant-gagnant si notre encadrement local est en mesure de répondre aux attentes des contrôleurs. 

Déclaration Liminaire SNCTA (0.1 MiB)

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LFBB—CT 18 juin 2020

 

Déclaration liminaire

 

En cette période de crise sanitaire mondiale, anxiogène et incertaine, les contrôleurs aériens, français en général, bordelais en particulier, font preuve de réactivité et d’adaptabilité très fortes et d’un professionnalisme qui ne l’est pas moins. Ils permettent d’assurer sans rechigner la continuité de leurs missions pour les rapatriements, le fret ou les transferts médicaux. Désormais, ils contribuent au retour progressif à la normale du transport commercial.

Dans ce contexte, le SNCTA a pris connaissance de l’ordre du jour du CT DSNA du 16 juin 2020 qui n’a finalement pu se tenir, faute de quorum. Deux sujets concernaient les ICNA du CRNA SO : l’un abordant les expérimentations RH, l’autre la gestion RH de la filière contrôle.

Moyennant des ajustements locaux à définir, le SNCTA approuve le principe de mutualisation des expérimentations RH sur trois ans : ce dernier propose une vision moyen- terme conciliant préparation à la reprise et préservation des conditions de travail des contrôleurs, en particulier le bornage à 8h30 des vacations de contrôle.

Le SNCTA, représentant 70% des ICNA bordelais, est en revanche consterné par le point sur la gestion RH qui comporte des évolutions en matière de congés, de récupérations horaire et de cadrage de la réserve opérationnelle. Il rejette :

  • l’empressement d’une décision dénuée de tout sens opérationnel et ce, alors qu’aucune négociation préalable ne s’est tenue ;
  • le dispositif de Réserve Opérationnelle (RO) tel que proposé. Bien au-delà du simple cadrage de jours d’astreintes en période de crise sanitaire, est introduite la création de compteurs individuels aussi stricts que punitifs à l’encontre des seuls ICNA ;
  • la suppression pure et simple des JRH en 2020 ;
  • le non report des congés et récupérations en 2021, mesure inefficace et incohérente au regard de la situation actuelle.

Le SNCTA voit dans la période de surcapacité de contrôleurs qualifiés une opportunité pour redéployer en priorité une partie des contrôleurs sur des missions de formation et d’études de projets techniques ou espace. Il n’est pas opposé à une réflexion sur comment mieux équilibrer les efforts des services et des salles de contrôle. À la place de quoi, cette note de gestion donne le sentiment amer d’une ambition opportuniste de l’administration centrale et des pouvoirs publics de mettre au pas notre profession, à l’heure où la navigation aérienne a besoin au contraire de construire l’avenir avec ses personnels.

Le SNCTA exige donc qu’un espace de travail soit ouvert afin d’éviter que ce sentiment ne se transforme en certitude.

Le SNCTA, à toutes fins utiles, rappelle à la DSNA qui donne l’air de l’oublier :

  • que les contrôleurs bordelais ont permis à la DSNA une reconnaissance dans le monde aéronautique grâce à la réussite de la transformation EEE à l’automne 2016 ;
  • qu’ils ont largement contribué à la stratégie d’adaptabilité au trafic via les expérimentations RH, donc à l’image de la DSNA ;
  • qu’ils ont réussi à absorber une croissance de trafic exceptionnelle avec très peu de délais, grâce à une agilité permanente sur les tours de service et sur les quotas de congés, et ce, malgré la baisse d’effectif ;
  • que le trafic repartira un jour et que la DSNA ne pourra pas faire sans les contrôleurs ;
  • qu’en tant que syndicat majoritaire, il est un interlocuteur incontournable du dialogue social ;
  • qu’il représente des professionnels pleinement conscients de la situation que traverse le transport aérien ;
  • qu’il reste un syndicat de proposition et de construction ;
  • qu’il ne transigera pas sur les conditions de travail des contrôleurs, essence même de son engagement au quotidien.

L’enjeu de la reprise de demain se joue aujourd’hui. Si la DSNA souhaite construire collectivement le futur de la navigation aérienne, le SNCTA y travaillera en syndicat responsable et professionnel. Si elle le fait seule, si elle tombe dans une comptabilité purement technocratique et dénuée de sens, le SNCTA s’y opposera fermement. L’esprit de dialogue bâti patiemment par le SNCTA, au CRNA SO et ailleurs, depuis de nombreuses années, ne tient plus qu’à un fil. Gageons que la DSNA et les pouvoirs publics retrouveront de la lucidité, sans quoi, collectivement, nous irons de chaos en chaos.

Enfin, le SNCTA note la tentative très opportuniste de lier note de gestion RH et mutualisation de la part d’OS qui se vautrent perpétuellement dans les petits jeux de stratégie politique, sans jamais être capables de négocier des cadres protecteurs, ni de construire une navigation aérienne efficace. Le SNCTA considère que les deux sujets, mutualisation d’XP et RO, ne sont pas liés. Lui faire le reproche de « dealer » l’un contre l’autre n’est autre qu’un grossier procès d’intention, qui n’honore pas leurs auteurs et ne trompera pas les contrôleurs.

Il note également que l’UNSA ICNA et la CGT demandent l’arrêt des expérimentations RH. L’UNSA ICNA locale est même sortie de sa torpeur éditoriale, jugeant probablement l’affaire prioritaire dans le contexte actuel. Étrange revendication, presque obsessionnelle, pour des organisations dites « syndicales » qui impliquera le retour des 11 heures de vacation et, accessoirement, une substantielle perte de salaire. Étrange revanche stratégique sur le dos des contrôleurs. Étrange argumentation de vouloir sauver le budget de la DGAC quand on connaît le poids financier des expérimentations (0,5% du budget DGAC) et quand on constate que ces syndicats n’ont jamais été très sourcilleux, lors de leurs innombrables journées de grève, sur les dégâts en terme de recettes pour la DGAC et d’image pour notre profession.

LFBB—Déclaration liminaire 18-06-20 (82 KiB)

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LFBB FI — ETE 2020 : LE CT DSNA SEME LE TROUBLE

Le CT local du jeudi 18 juin devait présenter, sans vote, l’organisation de la salle de contrôle pour l’été dans le cadre du Plan de Reprise d’Activité (PRA). Il a été pollué par la tentative, lors du CT DSNA du 16 juin, d’inclure des dispositifs RH inacceptables en l’état, sans concertation, impactant de surcroît la période post-crise sanitaire dont nous ne sommes pas officiellement sortis ! Le SNCTA n’a eu d’autre choix que de dénoncer le PRA local et de prévenir de la crise sociale sous-jacente.

Le PRA discuté initialement prévoyait :

  • un maintien du rythme M/J/N avec le décalage de deux binômes de la vacation de Soirée en journée (8h30-16h et 11h-18h30) ;
  • un temps de tenue de poste augmenté ;
  • la possibilité de basculer vers un TDS hiver « 2002 », conditionné à un préavis de 15 jours ;
  • le maintien de la Réserve Opérationnelle (RO).

C’est bien ce dernier point qui a interpellé l’ensemble des organisations syndicales. Le SNCTA a accompagné le dispositif PRA apparu au milieu d’une crise sanitaire majeure, dans un contexte de vigilance renforcée, de protection de la santé des agents et de besoin de traçabilité.

En revanche, tout projet de gestion RH plus profond doit être a minima discuté avec les représentants syndicaux des contrôleurs aériens. Le SNCTA ne peut cautionner de telles méthodes. Pour cette raison, pour tenir compte de l’amélioration de la situation sanitaire mais aussi des prévisions à la hausse du trafic à partir de début juillet, le SNCTA a demandé le retour au TDS hiver 2002 au 1er juillet et l’arrêt du dispositif de RO à cette date.

Le Chef de centre assume de dérouler le PRA initialement prévu avec un TDS PRA amendé au 24 juin pour répondre à une situation sanitaire toujours sous surveillance et ce, contre l’avis des trois OS siégeant en CT. Le SNCTA déplore la confusion organisée autour de la gestion RH des contrôleurs. Si la DSNA est en gestion de crise, les mesures doivent rester exceptionnelles et écrites comme telles. La provocation de la DSNA ne créée que défiance et crispation.

La stratégie et le timing choisis par l’échelon central sont à l’opposé des besoins qui se profilent et qui nécessitent l’adhésion des personnel. Le SNCTA en appelle à la lucidité de nos managers nationaux et à une clarification rapide du cadre de la période post-crise actuelle. Quant aux ambitions plus long terme de la DSNA sur la gestion RH des ICNA, rien ne sera possible sans les contrôleurs.

LFBB—FI ETE 2020 (0.5 MiB)

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LFPG FI — Passage en force et chèque en blanc

Jeudi 11 juin, le SNCTA n’a pas siégé au CT local. En effet, les réserves opérationnelles, concept RH inédit dont le cadrage national commencera seulement à être discuté aujourd’hui 16 juin, figuraient notamment dans le PRA que l’administration souhaitait présenter. Le CT devait donc être reporté. Et pourtant, le soir même, le PRA était diffusé.

Dans une énième provocation vis à vis du dialogue social, sans respecter le règlement intérieur, et malgré une nouvelle demande formelle du SNCTA pour simplement le décaler après le 16 juin, l’organisme a convoqué un deuxième CT avec un PRA identique… pour le 15 juin, veille du CT DSNA.

Le quorum n’étant plus nécessaire, le SNCTA a décidé de participer à ce deuxième CT, demandant lors d’une déclaration liminaire le retrait de la notion de réserve opérationnelle, pour revenir à une gestion RH habituelle connue de tous.

Face au refus renouvelé de l’administration en séance, le SNCTA a demandé un vote sur le PRA pour recueillir un avis formel de l’ensemble des OS conformément aux consignes issues du CT Ministériel du 15 mai. Le résultat n’est malheureusement pas à la hauteur des enjeux : le SNCTA a voté contre, l’UNSA et la CGT se sont courageusement abstenus.

En ne s’opposant pas formellement à ce projet, les autres syndicats signent un chèque en blanc à l’administration pour flexibiliser l’organisation du travail des contrôleurs de CDG et du Bourget dès cet été. Le SNCTA regrette d’avoir à nouveau été seul pour défendre les contrôleurs.

La réserve opérationnelle n’a pas de sens en dehors de la crise sanitaire. Sans cadre national, elle n’a pas non plus d’existence. La mise en oeuvre de la « nouvelle » réserve opérationnelle est donc inacceptable.

LFPG FI — Passage En Force Et Chèque En Blanc (0.6 MiB)

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