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Athis-Mons

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LFFF Flash Info — Vendus !

Relayant la colère de la salle face à un nouveau tour de service et une note congés et absences imposés par l’administration, le SNCTA avait exigé et obtenu un moratoire suspendant les NDS concernées. Cette suspension avait été annoncée en réunion responsable d’équipes vendredi matin dernier.

Pourtant, dès l’après midi… rebondissement. De son côté, la CGT avait décidé de déposer un préavis de grève local pour la journée d’action nationale dans la fonction publique du 9 octobre. Elle aurait pu se satisfaire de ce moratoire et accepter de se remettre au travail afin de construire une solution globale dès la fin décembre. Mais non… En échange d’un pauvre Vf supplémentaire (que les CRNA SO et SE ont obtenu pour service rendu), et de mesures de gestion destinées à garantir, pour l’été 2019 seulement, des équipes à 10 PC +1 ACDS, elle a vendu nos bijoux de famille ! Elle a en effet validé la mise en service du nouveau tour de service A sans aucune garantie sur les équipes à 10 (9+1), si ce n’est qu’il n’y en aurait pas en 2019 en « jouant » avec le nombre de détachés. Certes… Mais après ???

L’administration a obtenu ce qu’elle voulait : combler le trou de l’après-midi, durcir à l’extrême la vacation complémentaire, sans rien lâcher sur les équipes à 10 (9+1) qui vont pourtant devenir la norme pour les étés 2020, 2021 et 2022, sans qu’aucune mesure « de gestion » ne puisse plus les enrayer. Tiens d’ailleurs c’est quoi une mesure de gestion ? Nous vous laissons méditer sur le sujet. Le CRNA Nord est à la pointe de l’innovation en la matière…

L’administration a trouvé en la CGT un partenaire idéal pour valider un accord de productivité sans contrepartie. Une victoire pour l’administration… pas pour les contrôleurs…

Pour le SNCTA, il est hors de question d’accepter une telle mascarade!

LFFF18-FI 1007 Conciliation CGT Vfinale (0.6 MiB)

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LFFF -Lettre ouverte au DO-Demande de moratoire

La section locale SNCTA a envoyé une lettre ouverte au directeur des opérations et au chef des SNA RP demandant un moratoire suspensif des mesures prises lors du comité technique du 27 septembre. Les nouvelles NDS adoptées unilatéralement vont imposer aux contrôleurs du CRNA Nord des conditions de travail inacceptables pour les 4 années à venir.

Les organisations syndicales représentatives ont unanimement voté contre ses propositions. L’utilisation de l’article 48 pour faire passer ces mesures sensibles constitue un échec du dialogue social local. Nous demandons à notre administration d’écouter les PC de la salle et les organisations syndicales les représentant et de montrer au plus vite des signes d’ouverture.

Le SNCTA n’appellera pas pour l’instant à la grève le 9 octobre prochain pour ne pas brouiller les messages, mais nous sommes fermement résolus à obtenir ce moratoire suspensif et un retour à un dialogue constructif.

Les 4 années à venir avec des équipes majoritairement à 10 s’annoncent délicates. Le passage en force des mesures du CT du 27 septembre est inacceptable.

Le SNCTA exige un moratoire suspensif de ces mesures au plus vite et un retour au dialogue social apaisé. A défaut, le SNCTA saura assumer toutes ses responsabilités.

LFFF18-FI 1003 Lettre Ouverte DO (0.7 MiB)

SNCTALFFF-1002 Lettre Ouverte DO VF (31 KiB)

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Congés et absences — Nouveau TdS Passage en force

L’administration pose les jalons de sa gestion de 4 longues années d’équipes à 10

La faute aux non-recrutements du protocole 2013 dont le SNCTA n’était pas signataire.

Le protocole 2016 négocié par le SNCTA permet quant à lui une remontée mais pas avant 2022.

En attendant, nous ne voulons pas de cette gestion !

  • Congés et absences : 30 % toute l’année soit 6 PC+1 chaque jour pour les éq. à 10

Vote unanime CONTRE – Article 48 : Passage en force de l’administration.

Pour le SNCTA impossible de fonctionner avec 1 absence en moins aussi bien pour les formations, les activités hors salle que les congés.

  • Nouveau tour de service : objectif « 0 régul » malgré la baisse des effectifs

Vote unanime CONTRE – Article 48 : Passage en force de l’administration.

Mise en service du tour de service A au 10/01/19 sans rien de plus que les 4 Vw actuels.

L’administration temporise sur la vacation complémentaire. À rediscuter plus tard… Au fil de la baisse des effectifs, avec son lot de contraintes supplémentaires : recyclages dirigés, etc. ?

Grâce à l’article 48, l’administration nous fait le coup du sombrero. En passant outre les syndicats elle s’offre une augmentation de productivité sans aucune contrepartie. Mais ne vous y trompez pas, sous ce patch qu’elle vous présentera comme réparateur et indolore se cache la gangrène de nos conditions de travail.

Pour le SNCTA ce jeudi 27 septembre marque une rupture dans le dialogue social au CRNA-Nord.

—À SUIVRE…

LFFF18-0927 FI CT TDS Passage En Force (0.6 MiB)

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Échec des négociations TdS 2002 ? Savoir refermer la boîte de Pandore

Mardi 18 septembre prochain se tiendra le comité technique de rentrée exclusivement consacré à un hypothétique changement de tour de service. Hypothétique, car au vu des positions de chacun (syndicats et aussi administration), une solution d’ici fin 2018 semble peu probable. Mais ne nous laissons pas aveugler par les divergences syndicales : un passage en force de l’administration sur un tour de service selon l’arrêté 2002 n’est pas à exclure !

Dans ce dossier, 3 acteurs majeurs : le SNCTA, la CGT et l’administration

Les positions des premiers sont connues par tracts. Celles de l’administration viennent de nous parvenir dans les documents de travail du CT.

La CGT a publié en fin d’été un appel à la négociation autour du tour de service A dans lequel elle listait un certain nombre de positions et de pré-requis :

  • Selon elle, une consultation n’a nullement force pour acter un quelconque changement de tour de service.

Il faut en effet un CT pour cela. Mais pour mettre en place un tour de service (non expérimental) peu importe l’avis des syndicats, l’administration peut faire ce qu’elle veut : si un seul d’entre nous ne fait ne serait-ce que s’abstenir, elle peut adopter dans la foulée ce nouveau tour de service. Si nous sommes tous sont unanimement contre, elle doit convoquer un nouveau CT mais à l’issue, elle peut tout de même adopter un nouveau tour de service fut-il encore rejeté par tous ! Alors, PRUDENCE !

  • Pour les congés et absences, la CGT en demande 3 pendant la période de charge et 4 hors charge pour les équipes à 10… tout en continuant à revendiquer l’abandon de la notion de période de charge

Ce qui ferait 6 PC + Chef ou FMP en période de charge et 5 + 1 hors charge… Demande légitime et que nous pourrions soutenir mais est-elle bien réaliste ? La CGT parle de période de charge (à quelle dates d’ailleurs ?) puis demande son abandon ! N’y croirait-elle pas en fait ?

  • Sur les vacations complémentaires, la CGT étudiera la proposition mais pour elle leur utilisation ne peut que répondre à une demande spécifique de trafic et ne doit pas combler des journées à forte demande de congés.

Elle accepterait donc des vacations complémentaires pour faire encore et toujours plus de capacité, sans desserrer l’étau des congés ?

  • Enfin pour la CGT, le schéma d’astreints ne doit pas conduire à diminuer notre droit de grève.

Cette formulation laisse libre cours à interprétation car augmenter la capacité d’un tour de service conduit, de facto, à nombre d’astreints égal, à augmenter le nombre de secteurs offerts en service minimum : s’agirait-il là selon la CGT d’une diminution de notre droit de grève ? Ou entend-elle seulement cela en nombre d’astreints (c’est à dire en nombre d’agents ne pouvant pas exercer leur droit de grève) ? De la part d’un syndicat qui use de préavis sans compter, cela peut laisser songeur.

Autres revendications :

  • La CGT demande un forfait relève d’1 heure hebdomadaire hors briefing,…

Elle s’appuie sur le forfait validé au CRNA Sud-Est. Ça tombe bien une harmonisation nationale de ces curseurs est prévue.

  • Le nombre de jours de récupération horaire doit rester d’au moins 4 Vw.

Formulé ainsi on comprend 4 Vw, mais nous pouvons également revendiquer une ou deux journées exceptionnelles en supplément comme celles accordées lors du changement de tour de service au CRNA SE. Il est également à souligner qu’au CRNA SE les jours de récupération horaire sont au bénéfice des PC, ACDS mais aussi des détachés.

Côté SNCTA, nous avons exprimé avant l’été nos doutes sur le réalisme ou la pertinence de certaines revendications de la CGT. Depuis la consultation nous avons observé un devoir de réserve le plus strict afin de ne pas nuire à la négociation. Il y a eu à notre connaissance au moins 2 réunions bilatérales ; les documents de travail du CT en sont issus… Et même si certaines lignes peuvent encore bouger en CT, le résultat nous semble absolument catastrophique !

Que propose l’administration en CT pour ce nouveau TDS 2002 ?

Nous ne nous attarderons pas sur le forfait relève ou le nombre de jours de récupération qui sont des éléments de négociation secondaires, car quel que soit le résultat il ne suffirait à compenser le cœur de la négociation, à savoir les congés et la période de charge, les vacations complémentaires, le schéma d’armement en service minimum.

Sur ces points l’administration met sur la table :

  • Un nombre minimal de PC présents strictement équivalent pour les équipes à 11 et à 10. Ce qui revient à dire que nous aurons 1 congé de moins pour une équipe à 10 : soit 3 congés hors charge, l’épée de Damoclès des 20 % (soit 2 congés pour une équipe à 10) continuant à planer sur la période de charge. On promet des souplesses, mais rien n’est écrit ou garanti… Carte blanche est laissée à l’administration dans un contexte de trafic en hausse et d’effectif en baisse.
  • Définition d’un nouveau type de vacations complémentaires à horaires variables : chaque agent en fera bien une max par an, la reprogrammation en cas d’annulation est impossible sauf à la demande expresse de l’agent, l’annulation doit être faite au minimum 7 jours avant le jour concerné. Mais attention, il y aurait 2 types de créneaux possibles: 8 h 30 – 17i h ou 10 h – 18 h 30, soit une durée de 8 h 30 (contre une vacation de 4 h actuellement).
    Pire encore, alors que notre actuelle vacation complémentaire était réalisable en lendemain de S2 ou veille de J1, ce qui permettait de programmer 2 vacs comps en n’impactant qu’un PC par équipe, la vacation complémentaire 8 h 30 – 17 h ne sera réalisable qu’en veille de J1 (car il n’ y a pas 11 h de repos entre la fin de S2 et le début de cette vacation) : ce sont donc potentiellement 2 PC de la même équipe qui devront être désignés.
  • Une augmentation du schéma d’armement en service minimum l’après-midi : toujours 4 astreints par équipe mais 2,5 équipes au lieu de 2 équipes en salle l’après-midi entre 13 h – 15 h et 16 h – 17 h.

Notre analyse

Ce tour de service est un pansement que l’on voudrait nous présenter comme réparateur et indolore mais sous lequel se cache en réalité la gangrène de nos conditions de travail. Effectivement sa mise en place pourrait passer inaperçue mais le diable est dans les détails et il convient de les analyser.

L’amplitude maximum de chaque vacation correspond globalement aux horaires actuels, mais les vacations sont plus fractionnées afin de transférer du potentiel de contrôle sur des créneaux où il est plus utile.

Il nécessite le même nombre de présents que le tour de service actuel, sauf que d’ici l’été prochain nous aurons 1 PC de moins par équipe ! Sous des airs de ne rien changer c’est clairement une augmentation de productivité en offrant du potentiel de contrôle sur des créneaux où il est nécessaire

Et que donne l’administration en contrepartie ?

En matière de pénibilité ? Rien. Les horaires des vacations sont tirés au cordeau afin de maximiser l’utilisation des contrôleurs lorsqu’ils sont présents en salle, la pénibilité en est donc augmentée, avec des vacations toujours aussi longues (cas des J2 et S1 en particulier). Sans compter une vacation complémentaire nettement plus contraignante !

En matière sociale ? Les autres CRNA subissent autant que nous la baisse conjuguée des effectifs et de l’augmentation de trafic. Ils se sont inscrits (hors Aix-en-Provence) dans une toute autre démarche, assumant de basculer sur un cycle de travail où les PC travaillent à tour de rôle 1 jour de plus qui est récupéré et dont le nombre est limité dans l’année, faisant appel à des recyclages dirigés pour sauvegarder 1 congé par équipe malgré la baisse des effectifs.

Ce tour de service ne s’inscrit pas dans cette nouvelle organisation du travail et ses promoteurs refusent les recyclages dirigés tout comme l’utilisation des vacations complémentaires pour générer des congés. Dès lors comment garantir de manière structurelle cette absence ? Cela paraît impossible et cela n’a été possible nulle part ailleurs.

Et les 8 WE de grève au CRNA Sud-Est alors ? N’ont-ils rien donné ? Le résultat reste un tour de service densifié en échange de 2 récups pour 2018, 1 pour 2019 et d’un temps de relève augmenté. Poudre aux yeux pour cacher l’échec d’un mouvement qui se voulait exemplaire… Un exemple à suivre selon certains ?!

En matière de valorisation financière ? Aucune. Le CRNA-Nord devient clairement moins attractif que d’autres CRNA ou CDG d’un point de vue de la rémunération. Combien de PC va-t-on encore perdre en CAP ?

Le SNCTA refuse la densification à l’extrême du cycle de travail, l’augmentation de la pénibilité, la diminution automatique des congés et absences par la baisse des effectifs en équipe.

Le SNCTA rappelle enfin ses réticences en matière de flexibilité concédée unilatéralement à l’administration pour ne pas dégrader le service : les renforts doivent être cadrés, publiés et demandés avec un préavis d’au moins 3 semaines aux équipes comme cela est déjà prévu. Par ailleurs, nulle part les renforts ne sont des switchs (programmation d’un agent sur une vacation différente sur la même journée) ou des shifts (programmation d’un agent sur une vacation sur un jour de repos en lieu et place d’un jour de travail de son cycle), et donc ne se font pas sur des journées ponctuelles : ayons tous conscience qu’il s’agit là de mesures identifiées par l’administration elle-même comme nouvelles lors de discussions nationales, et donc hors cadre actuel.

Le fonctionnement du CRNA Nord ne saurait être nominal ces 5 longues prochaines années. Le SNCTA ne se rendra pas complice de l’administration pour cacher nos difficultés croissantes. La cible basse de 11 PC + FMP par équipe fixée par le DSNA est incontournable pour rendre au CRNA qui alimente les plateformes parisiennes la robustesse attendue par ses chers « clients ».

Le SNCTA juge le résultat des négociations autour de la mise en place d’un nouveau TDS 2002 catastrophique et défendra « le statu quo » lors du prochain CT.

Le SNCTA prend par ailleurs note de la volonté de l’administration de laisser sur la table le tour de service expérimental qui, n’en déplaise à certains, reste une alternative possible et crédible. Des notes de service ont été produites en ce sens. Nous demanderons bien sûr l’ajustement de quelques éléments, mais nous ne souhaitons pas pour autant aller au vote sur ce point lors du prochain CT, cela serait inutilement clivant.

Notre CRNA est aujourd’hui trop divisé pour envisager sereinement un quelconque changement. Au-delà des querelles de chiffres, c’est la leçon que nous retenons de la dernière consultation. Malheureusement « le statu quo » ne pourra pas perdurer éternellement car notre CRNA se vide et le trafic augmente. Le sujet de nos conditions de travail reviendra donc sur la table très rapidement. Localement, mais aussi nationalement avec les négociations dès l’an prochain du nouveau protocole.

D’ici là restons vigilants et ne laissons pas l’administration entériner cet accord unilatéral de productivité.

LFFF18-0911 CT TDS VDef (1.5 MiB)

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Nos congés : la carotte et le bâton !

Le CRNA-Nord est aujourd’hui le seul CRNA où sont gravés dans le marbre des droits à absence limités à l’extrême : 20 % en période de charge, 20 % +1 en dehors.

Ce vestige de la feuille de route de 2008 sert aujourd’hui de levier pour un chantage à la performance de plus en plus grossier.

L’objectif de notre administration est qu’il n’y ait « pas de régul. ». Les innovations dans la gestion du trafic de ces dernières années se sont d’ailleurs révélées payantes et il n’est pas question pour elle de revenir en arrière. Alors aujourd’hui elle nous incite insidieusement à la performance : « faites passer le trafic, vos congés seront signés ». Et… sinon ?…

Le SNCTA refuse ce système malsain et productiviste qui au final ne fera qu’entériner la baisse de notre effectif en nous en faisant payer le prix le plus fort : celui de notre sérénité sur les secteurs. Il soutient les chefs de salle qui seront immanquablement amenés, lorsque les équipes seront à leur maximum d’absences, à imposer des limitations sur le trafic.

Pour le SNCTA, l’un des objectifs du GT tour de service qui s’ouvre ce jeudi doit être de garantir un niveau d’absences supérieur à ce qui est défini actuellement. Ces nouveaux chiffres de congés et absences devront ensuite être traduits par note de service.

LFFF18-0313 Congés Et GT TDS (0.7 MiB)

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Une transition difficile à négocier

Le GT effectif 2018 qui décide de la répartition des sorties ÉNAC et des ouvertures d’AVE pour les cinq CRNA, Roissy et Orly s’est tenu ce jour. Ce fut un numéro d’équilibriste tant les ressources a distribuer sont faibles et les besoins nombreux dans tous les centres qui en parallèle doivent faire face à une augmentation de trafic bien supérieure à toutes les prévisions.

Le contexte : pénurie de sorties ÉNAC

En raison des recrutements trop faibles du protocole 2013 que le SNCTA n’a pas signé, les ressources en provenance de l’ÉNAC sont particulièrement peu nombreuses, et en tout cas hautement insuffisantes par rapport aux besoins. Jusqu’à ce que les effectifs du protocole 2016 arrivent dans les centres, le nombre de contrôleurs qualifiés en France va diminuer irrémédiablement. Et voilà donc l’administration réduite aujourd’hui à distribuer le sous-effectif soit 47 ressources (ou 2 promos incomplètes) !

Les résultats : baisse contenue et mobilité garantie

Personne ne pourra bien sûr se satisfaire des ressources affectées pour 2018 à chaque centre (CRNA Nord : 16 ÉNAC et 6 AVE). Cependant la répartition a été faite d’une façon assez équilibrée en conservant une mobilité globale comparable à celle de 2016, mobilité essentielle pour les PC de notre centre qui attendent déjà aujourd’hui de longues années avant de pouvoir muter.

L’avenir ?

Les années 2019-2021 à venir seront plus riches en ressources avec la sortie de l’ÉNAC des 3 promos/an recrutées grâce au dernier protocole. La qualification de ces nombreuses affectations permettra de faire rapidement remonter les effectifs de chacun. Au CRNA Nord les effets de leur qualification se feront sentir à partir de 2022. L’objectif étant de revenir au plus tôt dans la fourchette fixée par le DSNA de 11,5 à 12,5 PC/équipe.

Les perspectives à court terme sont très inquiétantes pour le CRNA Nord. La section locale sera mobilisée pour gérer la transition au mieux et dans l’intérêt des personnels. Nous n’avons pas à payer le sous effectif dû à l’imprévoyance de nos dirigeants.

Nous suivrons attentivement le GT TDS qui doit permettre à l’administration de répondre avec plus de souplesse à la demande avec un effectif en berne mais aussi et surtout de garantir à chacun des conditions de vie et de travail socialement acceptables.

LFFF18-0215 GT Effectif (1.5 MiB)

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Effectifs en berne, Mobilité sur la sellette

De toute la décennie, 2017 aura vraisemblablement été « l’année de la mobilité ».  Et c’est tant mieux pour tous nos collègues retenus en CAP. Malheureusement pour ceux encore en attente d’une mutation, la tendance va très certainement s’inverser…

Aujourd’hui la DSNA a la gueule de bois et les organismes sont inquiets. En effet, dans tous les centres les effectifs sont en chute libre alors que le trafic est en augmentation.

Et ce n’est pas fini. Au point bas, en 2020, il y aura encore environ 50 ICNA de moins qu’aujourd’hui. Ce n’est qu’à partir de 2021 que la reprise s’amorcera et que l’on retrouvera puis dépassera, grâce aux recrutements du protocole 2016-2019, le niveau actuel des effectifs.

Face à ce problème majeur, le DSNA a annoncé une stratégie pour tenter de limiter les délais pour les 5 années à venir. Mais cette stratégie n’est pas sans victimes collatérales.

Ainsi, afin de maximiser le nombre d’ICNA « utiles » c’est à dire « qualifiés », le DSNA estime nécessaire de réduire la mobilité.

Dans ce contexte, où chaque ressource est précieuse et comptée, les affectations seront prioritairement dédiées à l’alimentation des 5 CRNA, Orly et Roissy. Pour chacun de ces centres, un effectif cible horizon 2023 a ainsi été annoncé. Il s’agit d’un nombre de PC par équipe, hors ACDS et détachés.

  • Pour la Région Parisienne :
    • 10,5 à 11,5 au CRNA-Nord,
    • 15 à Orly et 15-16 à Roissy,
  • Pour Reims : 17 à 18
  • Pour Brest et Bordeaux : 19 à 21
  • Pour Aix : 12 à 13.

Si ces chiffres sont partout supérieurs à la situation actuelle, ils n’en restent pas moins contraints et contraignants.

Afin de les atteindre, le DSNA a annoncé que des « mesures de gestion » pourront s’appliquer à  l’ensemble des autres centres. En clair, toujours pas de BO défini dans les Approches pour le prochain GS32h. L’administration décidera au cas par cas d’affecter ou non des ressources.

Dans ce contexte compliqué, votre section locale SNCTA fait le choix du travail et de la vigilance. 

En préparation du GT effectif de février prochain, nous porterons une solution locale inscrite dans une stratégie nationale d’équilibre entre les centres et de défense raisonnée et raisonnable de la mobilité.

LFFF18-0117 Com Post CT DSNA (1.6 MiB)

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La Ferme (de) l’UNSA

« Tous les organismes sont égaux mais certains plus que d’autres », telle pourrait être la devise de l’UNSA qui, dans son dernier communiqué, revendique l’affectation de pas moins de 31 sorties ÉNAC aux seuls centres du Sud et de l’Ouest, laissant à tous les autres organismes de la DSNA 16 maigres ressources à se partager.
À moins d’un an des élections, l’UNSA, plus populiste que jamais, semble ainsi vouloir choyer ses derniers adhérents, principalement retranchés dans ces centres. Cela pourrait être risible, si la situation des effectifs n’était pas catastrophique (cf. CDA no 779).
Les trois prochaines années seront des années noires, avant que la reprise actée lors du dernier protocole ne commence à produire ses effets tant attendus. Pendant ces prochaines années, qui entérineront la baisse, mais prépareront simultanément la remontée (par l’affectation en centres dès 2019 des ressources du dernier protocole), nous aurons le devoir d’être plus prudents que jamais dans nos réflexions et nos revendications.
Les équilibres à trouver dans la répartition des AVE et des sorties ÉNAC entre les centres seront subtils : il ne peut y avoir de choix pour tel ou tel centre mais des arbitrages nationaux successifs pesés à l’aune de leurs effets prévisibles pour l’effectif et la performance acceptable de chacun.
S’il n’y aura pas de solution miracle, il pourrait en revanche y en avoir de catastrophiques !

Le bureau régional Nord exige une solution globale, pragmatique et équilibrée pour tous les ICNA !

FI CRN 2018-01-12 La Ferme (de) L'UNSA (0.8 MiB)

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Refus du coup d’arrêt sur 4F

La section SNCTA du CRNA Nord refuse le coup d’arrêt mis au projet 4F local dès l’année prochaine

C’est avec colère que nous prenons connaissance des éléments relatifs au calendrier du projet qui seront présentés lors du CT du 21 décembre prochain. Dans ces documents de travail, nous découvrons ainsi que tout travail en lien avec la DTI et Thalès en vue d’assurer la mise en service opérationnel du système 4F en région parisienne est ajourné. Seuls en effet les travaux liés au maintien en condition opérationnelle du système actuel1 ainsi que le travail de paramétrage réalisable localement2 restent programmés. En revanche, concernant l’installation du simulateur 4-SIM3 ou la production de la version logicielle de mise en service du CRNA Nord déjà définie4, il n’y a plus de calendrier !

Aujourd’hui le CRNA Nord est en capacité de rester centre copilote du projet 4F, c’est à dire de s’organiser pour une mise en service du système 1 an après le(s) centre(s) pilote(s). Mais la DSNA décide plutôt de temporiser. En proie au doute, elle envoie en éclaireurs les centres pilotes pour une modernisation dont elle ne sait même plus si elle aboutira. Elle garde à l’esprit la solution d’un portage du STPV sous Linux voire de mise en service de Coflight pour pérenniser le système en Environnement Electronique sous lequel Brest et Bordeaux travaillent déjà. Et, pour limiter les frais, elle met le CRNA Nord sur le banc de touche.

Le SNCTA ne croit pas au mirage d’une solution plus simple, plus sûre et/ou plus rapide que 4F. C’est pourquoi nous n’avons d’autre choix que de nous organiser afin de sécuriser le chemin pour une modernisation en 2022 au plus tard en région parisienne.

C’est pourquoi le SNCTA exige :

  • l’installation du simulateur 4-SIM au CRNA-Nord au 2nd semestre 2018 ;
  • l’installation de la V1.3 sur la plateforme minimale 4F dans la foulée d’Aix et de Reims ;
  • la livraison de la version logicielle de mise en service de 4F, 1 an après la livraison de la 1.3 d’Aix et Reims.

Il exige également que ces dispositions soient prises par la DSNA d’ici le comité technique du 21 décembre prochain.

Notre système montre déjà ses premiers signes de faiblesse et nous laisse entrevoir lors de pannes ce qu’est de travailler sur un outil dépassé. C’est aujourd’hui que nous devons nous mobiliser pour défendre nos conditions de travail de demain.

Sans quoi en 2025 nous serons la gare Montparnasse des CRNA… Cela vous paraît-il acceptable ?

1 : remplacement des centrales de traitement d’air et des alimentations sans interruption.

2 : installation en avril 2018 d’une version compatible Coflight V3 pour la plateforme minimale.

3 : « à partir de ».

4 : « une première estimation du planning ».

LFFF17-1209-Coup-darrêt-projet-4F (1.5 MiB)

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L’avenir droit dans les yeux

Calendrier avec des shifts

La CAP de la semaine dernière accélère la fonte des effectifs du CRNA Nord. Après les 8 départs de décembre dernier, ce sont cette fois-ci 13 PC qui ont été mutes. Le faible nombre d’arrivées « dans les tuyaux » fait que dès l’été prochain, toutes ou quasiment toutes les équipes ne compteront plus que 11 PC ! Que faire dans un tel contexte pour garantir nos conditions de travail ? 

Tours de service « Expés » ?  Autour de nous, certains centres ont choisi d’entrer dans un « TDS expé » afin de s’adapter à la variabilité et l’augmentation du trafic dans un contexte où les effectifs opérationnels qualifiés d’ICNA vont diminuer d’environ 170 agents par rapport au nombre actuel à l’horizon 2020.

Ces « expés » sont en fait une modification de notre cycle de travail, contre rémunération et récupérations supplémentaires. A partir d’un socle national commun, un cadre local a été décliné et est actuellement en test dans trois CRNA (Reims, Bordeaux et Brest) et deux Approches (Roissy et Nice).

La durée de toutes les vacations, hors nuits, est limitée à 8h30 et sur chaque cycle une partie de l’équipe (à définir localement) travaille un septième jour supplémentaire, contre récupération. Ainsi, le nombre de cycles pendant lequel le rythme de travail passe à « 7 sur 12 » est calculé de manière à ce que chaque PC fasse 6 « septièmes jours ». Ceci étant, cela n’empêche pas aux PC choisis pour travailler ces journées supplémentaires de poser quand c’est possible une récup sur un autre jour du cycle, puisque chaque journée donne droit à récup. Le reste de l’année, le rythme de travail revient au « un jour sur deux » que nous connaissons

Partout où cette nouvelle formule a été testée, ces aménagements du tour de service ont permis de garantir à la fois une offre plus adaptée à la demande de trafic et d’offrir plus de congés que dans le cadre actuel.

Mais alors que le CRNA Nord est l’organisme de la DSNA qui a connu la plus grosse baisse des effectifs – 40 PC en moins sur les cinq dernières années, et autant pour les cinq prochaines-, le sujet reste tabou. Quel est le plan de l’administration pour continuer à alimenter sans délais des plateformes parisiennes dont le trafic à la pointe est en augmentation ? Demain, quelle offre de secteurs minimale pour le CRNA Nord et ce pour combien de congés autorisés ?

Et le CRNA Nord ?  Notre centre n’a pas la saisonnalité très forte des centres du Sud et de l’Ouest, il n’a pas non plus la variabilité horaire de Reims, nos pointes d’arrivées et de départ se situent toujours aux mêmes horaires. Centre à l’i1 le plus faible de la DSNA, il fait figure d’exception. Pour autant, notre particularité s’explique aisément car nous avons besoin lors des pointes d’arrivées comme de départs d’assurer l’écoulement d’un grand nombre d’avions. Pour contrôler ces flux de trafic, nous devons travailler sur des secteurs a minima dégroupables, et dégroupés en fonction des conditions particulières de chaque jour. Sans quoi les capacités seraient mécaniquement plus faibles et les 71 à 73 arrivées par heure pour Roissy-CDG (80 visées à l’horizon 2020) ne pourraient être assurées ! Le CRNA Nord a donc une importance stratégique pour la DSNA et pour la desserte de la première plateforme française en particulier. Il est urgent de reconnaître ses besoins en offre de secteurs comme en effectif PC.

Dès aujourd’hui, en particulier pour certaines équipes en zone W (qui ponctuellement ont vu fondre leur effectif qualifié à 10 voire 9 PC !), puisqu’aucun cadre ne permet à l’administration locale d’amener de la robustesse à notre tour de service, et que son objectif reste d’assurer un écoulement sans délai du trafic, elle procède de manière insidieuse :

  • Pour pallier des absences imprévues, l’administration a trouvé un subterfuge et s’attache à équilibrer les équipes par binômes. Ensuite en cas de besoin, il n’y a plus qu’à faire un switch c’est à dire piocher dans l’équipe jumelle, mélangeant :
    • M : 6h15-14H et J1 : 7h-15h
    • J2 : 8h-18h et S1 : 11h-22h ou 14h-22h
    • S2 15h-23h ou 15h-23h30 et N : 19h-6h15

Cette flexibilité évite bien des retards cause staffing. 

  • Si aucune solution ne peut être trouvée dans l’équipe jumelle, l’administration recherche un shift, c’est à dire un renfort dans une équipe « voisine ». Un problème en J1 ? Si l’équipe de S2 la veille peut monter à un PC de moins, elle « propose » une dispense à l’un d’eux pour qu’en contrepartie il fasse le J1 du jour suivant. « A charge de revanche, hein ? »

Ainsi l’administration use et abuse des déplacements de vacation pour un agent l’amenant à travailler soit sur un horaire différent de celui initialement prévu sur une même journée, soit sur un de ses jours de repos. Elle est en train ainsi de systématiser des pratiques contraires au travail en équipe et à la prédictibilité des jours de travail que défend le SNCTA. A petites doses, cela pourrait nous sembler anodin, mais la chute des effectifs institutionnalisera ces pratiques de flexibilité sans cadre et donc sans limites.

 Le SNCTA dénonce l’hypocrisie avec laquelle l’administration tente de mettre en place à pas de loups un cadre de flexibilité qui avait été proposé comme un cadre expérimental alternatif en début d’année par la DO au plan national mais non validé par les syndicats : switchs, shifts, des limitations de congés à 20% en période de charge (3 pour 11) et 20%+1 en dehors (4 pour 11), des déclenchements de vacations complémentaires (septième jour de travail un lendemain de S2 ou une veille de J1 contre récupération, une fois par an et par PC)…  Et demain des recyclages dirigés ? Aucun système n’est actuellement en place mais lors de la dernière réunion sur la mise à jour des notes relatives aux détachements on a bien senti la
volonté de l’administration d’y arriver…. Le SNCTA dit STOP !

Nous constatons quotidiennement la flexibilité croissante recherchée par l’administration face à la multiplication des impondérables que la baisse des effectifs empêche désormais d’absorber. Puisqu’il semble inenvisageable pour l’administration que notre centre devienne le goulot d’étranglement des arrivées parisiennes, nous devons ENSEMBLE prendre nos responsabilités et mettre la problématique du service rendu par le CRNA Nord, de ses effectifs et de leur gestion sur la table. Nous ne pouvons plus subir ; il est urgent de regarder en face notre avenir et d’obtenir des garanties sur l’effectif pour enrayer la baisse continue que nous subissons depuis 2008

LFFF17-0620 Avenir Et Effectifs VF (1.8 MiB)

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